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neüses, telles que le veau et la jeune volaille. On prescrira l’abstinence des liqueurs spiritueuses , du café , du 'thé , et l’on ne permettra l’usage du vin que modérément et toujours tempéré par beaucoup d’eau.
Enfin, lorsque la boulimie dépend d’une activité particulière des organes digestifs, sans que pour cela il y ait irritation de cès organes, le meilleur moyen à employer consiste à donner à ces personnes des alimens d’un tissu serré et d’une digestion assez difficile, pour qu’ils servent pour ainsi dire de lest à l’estomac. Ainsi, un pain dur et d’une pâte ferme; la chair de bœuf, de mouton, de porc; les légumes secs tels que les pois, les lentilles , les haricots, “et d’autres substances d’une texture compacte doivent être préférés à des alimens légers et plus délicats. Tel est en général le cas des gens de la campagne et des personnes qui fatiguent beaucoup leurs membres.
BOUTON MALIN. ( V. Pustule maligne. )
BRONCHITE. On appelle ainsi l’irritation ou l’inflammation des bronches , c’est-à-dire des ramifications du canal de la respiration. Cette dénomination est certainement plus convenable que celle de catarrhe pulmonaire , qui est la même maladie; mais puisque l’usage contraire a prévalu, nous nous y conformerons. (V. Catarrhe pulmonaire. )
BRONCHOCÈLE. (V. Goitre. )
BRULURE. Il est inutile d’expliquer en quoi consiste ce genre d’affection que tout le monde connaît ; mais nous parlerons plus particulièrement du traitement qu’il convient de suivre dans les différens cas dé brûlure. Pour procéder avec ordre, nous diviserons la brûlure en 5 degrés : io la brûlure légère, superficielle et peu, étendue ; 20 la brûlure superficielle et étendue; 3° lu brûlure profonde. Lorsque la brûlure est légère et peu étendue, elle est caractérisée par un érysipèle dont la rougeur disparaît sous la pression par une douleur cuisante et un gonflement. Si la brûlure, quoique superficielle, est trèsétendue, elle peut oecasioner une fièvre inflammatoire violente accompagnée d’agitation, de délire, et quelquefois déterminer la mort. La brûlure a-t-elle attaqué profondément la peau et les chairs; elle désorganise ces parties, l’épiderme tombe , la peau s’excorie , il se forme des cicatrices plus ou moins étendues , et il s’établit une suppuration qui dure plus ou moins long-temps. Quelquefois les parties. deviennent comme/charbonnèes, et tombent en escarres ordinairement au bout de huit à neuf jours. La suppuration devient abondante, et entraîne souvent avec elle des lambeaux de chair frappés de gangrène. La brûlure est dans ces cas très-dangereuse , surtout si elle est à la fois profonde et très-étendue.
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Le traitement de la brûlure consiste dans tous les cas, i0 à calmer promptement la douleur, et à prévenir autant que possible le développement de l’inflammation; 2° si on n’est pas arrivé à temps pour cela , de prévenir et de combattre les accidens locaux et généraux qui peuvent être le résultat de la brûlure. Nous allons entrer à cet égard dans quelques détails.
Traitement de la brûlure légère , superficielle et peu étendue. Si les vêtemens sont encore appliqués sur la partie brûlée, on les ôte avec précaution, et l’on plonge cette partie dans le mélange suivant.
P. Chaux vive, i gros.
Extrait de saturne, i once.
Eau , i litre.
Si la partie brûlée exigëait une plus grande quantité de liquide, on augmenterait les doses de chaux, d’extrait de Saturne et d’eau dans les proportions indiquées. La partie brûlée doit étire maintenue pendant plusieurs heures dans ce bain, que l’on renouvelle à mesure qu’il s’échauffe. On enveloppera ensuite le membre avec des compresses imbibées du même liquide. Il faudra les humecter presque continuellement pendant un temps assez long, pour calmer la sensation de chaleur âcre produite par la brûlure. A défaut de chaux, on emploierait l’eau et l’extrait de saturne : à défaut d’extrait de saturne, on emploierait l’eau de chaux seule, dont les effets sont toutefois moins heureux que ceux de l’eau avec l’extrait; enfin si l’on n’avait ni l’un ni l’autre,on plongerait la partie dans I’ëau simple très-froide, ou mieux encore , s’il était possible, dans l’eau glacée. On peut employer, pour remplir la même indication, l’eau gèrement vinaigrée, ou dans laquelle on aurait fait dissoudre de l’alun, du vitriol vert (sulfate de fer) ou quelque autre substance astringente; l’encre même au besoin peut remplir cette indication par restriction qu’elle produit sur lesparties: la pulpe de pomme de terre crue et de quelques autres fruits acerbes peut aussi avoir son utilité quand l’épiderme n’est pas enlevé, li en est de même de l’esprit de vin, de l’eau de Cologne et surtout de l’éther qui en s’évaporant promptement produit un degré de froid qui peut être très-avantageux; mais pour que l’évaporation ait lieu , il ne faut qu’humecter la partie brûlée et non la recouvrir avec des compresses. Le meilleur de tous ces moyens, quand on peut y avoir promptement re^cours , est incontestablement le premier dont nous avons parlé. L’efficacité de ce moyen est incontestable , .et l’expérience prouve que l’on peut y atdir recours un quart d’heure et jusqu’à une demi-heure après l’accident, même lorsque les cloches se seraient élevées.