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nom d’eau-de-vie de gaïac; mais nous disons en passant qu’elle ne doit sàpropriété qu’à l’esprit-de-vin ou à l’eau-de-vie , ep que cette dernière étendue d’eau, comme nous l’avons dit, produirait les mêmes effets , qui au reste sont loin d’être aussi merveilleux qu’on pourrait le croire.
Le traitement curatif de la carie dentaire n’est pas le même dans tous les cas ; il varie suivant l’étendue de la carie et la douleur qu’il détermine. On réussit quelquefois à arrêter des caries superficielles , en enlevant tout ce qui est carié avec la lime , et si elle est profonde , par l’application de quelques teintures aromatiques et alcoholiques. Yoici une préparation que j’ai vu souvent employer avec succès :
P. Esprit-de-vin bien pur, \]% once.
Essence de cannelle, 1 ,
Essence de girofle , }*= chaque de lo a 20 gouttes.
Camphre pulvérisé , 20 grains.
Mêlez exactement. On imbibe un morceau de coton avec cette liqueur, et on l’introduit dans la cavité de la dent malade, sans toucher aux gencives bu à la bouche, ët en répétant cette introduction jusqu’à ce que la douleur soit calmée, et la carie arrêtée. Eu disant que ce moyen est souvent couronné de succès , nous ne voulons pas faire croire qu’il en soit constamment ainsi, ni qu’il réussisse dans le plus gram|ga,ombre des cas; mais, comme il est simple, et d’une exécution facile.', "on doit toujours le tenter. Lorsque ce moyen a été employé pendant quelque temps inutilement, il faut cautériser, c’est-, à-dire détruire avec le fer rougi , toute la partie cariée. La cautérisation convient principalement dans les cas où la carie est profojjÿle, et pénètre en forme de canal dans la dent. On doit toujoWs cautériser avec le fer rouge, et ne jamais se servir d’acide nitrique ou eau-forte , dont on ne peut ni diriger, ni borner l’action à volonté , et dont au reste on connaît trop les fâcheux effets pour qu’il soit nécessaire d’insister davantage sur ce point.
Lorsque la carie est bornée , soit par l’un ou par l’autre des moyens proposés, on peut remédier aux désordres qu’elle a produits, en plombant la dent, ou en la remplissant avec de la cire molle qui se durcit ensuite, intercepte le contact de l’air, et s’oppose souvent au renouvellement de la douleur, ainsi qu’aux progrès de la carie.
Enfin , quand tous les moyens ont échoué , quand les douleurs ne peuvent être apaisées, et que la dent répand une odeur fétide, on doit la faire arracher. Il est inutile de dire que pour les opérations du plombage, de la cautérisation et de l’extraction , il faut avoir recours à un dentiste habile.
Quelquefois les dents cariées se hérissent d’aspérités qui irritent ou déchirent la langue ou l’intérieur des joues; on remédie à cet inconvénient en détruisant ces aspérités avec la lime.
Nous ne croyons pas devoir passer sous silence, en parlant de la carie des dents , un moyen employé pour corriger la fétidité de l’haleine , produite soit pat cette maladie , soit par d’autres affections des dents ou des gencives , soit par la malpropreté de ces diverses parties de la bouche. Ce moyen est le même que celui que l’on emploie avec un si heureux succès pour désinfecter les chairs en putréfaction. C’est le chlorure de chaux ou de soude que l’on fait dissoudre dans de l’eau pure, et dont on se rince la bouche. (Voyez, pour la manière dë faire cette préparation et celle de s’en servir, page 1 5?, sous le nom de Gargarisme désinfectant ).
Douleurs- de dents. Les douleurs de dents peuvent être produites par la carie, par les acides appliqués sur les dents qui en attaquent l’émail, par les fluxions sur les gencives, par l’inflammation de la dent , par l’irritation ou l’inflammation des nerfs qui se rendent à la dent. Dans le plus grand nombre des cas , les douleurs des dents sont les avant-coureurs de la carie, ou plutôt elles sont un signe du travail inflammatoire qui donne lieu à cette altération.
Lorsque les douleurs sont produites par la carie des dents, il faut s’occuper du traitement de cette carie , comme nous l’avons indiqué plus haut; mais si la carie n’existait pas encore, et que les douleurs ne fussent que les signes du travail inflammatoire qui la précède et qui la détermine , il faudrait traiter ces douleurs comme toute autre inflammation. L’application répétée des sangsues sur les gencivesprès du siège dé la chaleur, l’usage de gargarismes émoIliens,lesbains de pieds, l’abUneneë d’alimens forts et de boissons échauffantes, peuvent réussir à calmer cette inflammation , et par conséquent les douleurs. Le traitement sera le même, s’il est question d’une simple fluxion sur les gencives, ou d’une irritation nerveuse, connue sous le nom de névralgie des dents , soitodontalgie. 11 suffit de savoir que dans tous ces cas, il est question de combattre une irritation, une inflammation : or, soit que le siège de cette, irritation, soit un nerf ou la chair des gencives, etc., le traitement doit être constamment le même, c’est-à-dire émollient. Lorsqu’après l’avoir employé pendant quelques jours les douleurs persévèrent avec violence,, surtout si, après s’être ralenties, elles reparaissent à plusieurs reprises, on peut dès lors soupçonner une altération dans le tissu de la dent. Dans ôe cas l’extraction est le moyen le plus certain de faire cesser les douleurs, ou si la carie a déjà fait une brèefxe à la dent, il faut chercher à en
borner les progrès , soit par la cautérisation avec le fer rouge, soit par les autres moyens qui ont été conseillés plus haut.
Mais il n’est pas toujours possible de réCoürir sur-le-champ à l’extraction ou à là cautérisation , et les douleurs sont quelquefois tellement atroces qu’il faut au moins ën pallier la violence, ën attendant mieux. On réussit assez bien à produire cet effet pour quelques instans, en introduisant un peu d’opium ou de laudanum dans la dent cariée; mais l'opium ne fait que dissimuler la douleur passagèrement, et si l’on insiste sür son emploi , on n’en obtient plus aucun effet, et même il peut augmenter l’inflammation.
Lorsque les dents sont douloureuses , sensibles, agacées à la suite de l’usage de quelque substance acide, il faut les frictionner avec la magnésie calcinée qui s’empare de l’acide partout où elle le rencontre, le décompose et l’empêche d’altérer l’émail des dents. On est dans le cas d’avoir recours à ce moyen après avoir mangé des fruits acerbes, de l’ôseillé ou des ali— mens préparés au vinaigre, au verjus, etc.
DENTITION. On appelle dentition la formation et ïè développement des dents : on la divise en première et en seconde dentition.
La première dentition commence ordinairement vers six mois ou un an après la naissance; mais il y a des exceptions telles qu’ôn a vu des enfans venir au monde avec dés dents, tandis que dans d’autres circonstances, rares il est vrai, elles ne paraissent qu’au bout de deux ou trois ans, et même plus tard. Pour chaque dent, l’értiption commence ordinairement un peu plus tôt à la mâchoire inférieure qu’à la supérieure. Cé sont le^incisivés qui apparaissent d’abord, puis les dents canines dix-huit mois à deux ans, lés petites molaires sortent. Lorsque Ces molaires sont sorties, la première dèntilion est achevée, ce qui constitue en tout vingt dents, dix pour chaque mâchoire. La vie des enfans peut dès lors être regardée comme plus assurée, puisque les calculs les plus exacts prouvent qu’il en périt un tiers ayant l’âge de ai ou 23 mois. Deux" nouvelles molaires naissent ensuite à chaque mâchoire, vers là fin dé la quatrième année. CeS dernières dents , ainsi que toutes celles qui doivent paraître plus tard , diffèrent des vingt précédentes, en Ce qu’elles doivent rester toute la vie, si nul accident ne leur arrive , au lieu que les premières ou dents de lait tombent vers l’âge de sept ans , dans le même ordre qu’elles étaient sorties , et sont remplacées par de nouvelles dents qui doivent rester définitivement. Deux autres grosses molaires sortent à côté des premières vers l’âgè de neuf ans. L’enfant a alors vingt-huit dents, et l’on peut regarder la dentition comme
complète, quoiqu’il doive encore paraître de vingt à trente ans, et quelquefois plus tard, quatre nouvelles et dernières dents, appelées dents de sagesse.
Pour faciliter l’e'ruption des premières dents, il est des mères , des nourrices, qui ont l’habitude de faire mâcher â l’enfant des corps durs , tels qu’une racine de guimauve, un étui , un morceau de bois, d’os, de métal, etc. Elles croient faciliter la sortie des dents par ce moyen, et la rendre moins douloureuse. Elles se trompent, car la gencive ainsi comprimée entre la pointe -de la dent qui est encore cachée et le corps que l’enfant mâche, se durcit, s’irrite et devient très-sensible; la sortie de la dent est en conséquence plus difficile et plus douloureuse, ce qui peut souvent donner lieu à des convulsions , au dévoiement, etc.
Il faut donc renoncer à ce moyen mécanique , et abandonner la sortie des dents aux soins de la nature , en se conformant toutefois à un régime doux et convenable, pour éviter les accidens qui peuvent accompagner la dentition. Ceci nous conduit naturellement à parler de ces accidens.
Des maladies produites par la dentition. C’est assez l’habitude dans le monde et même parmi plusieurs médecins de mettre sur le compte de la dentition la plupart des maladies qui se ’ manifestent chez les enfans. Ce préjugé a pris naissance de l’i-N gnorance où l’on était de la nature des maladies de cet âge. Cependant les enfans sont sujets à une infinité d’affections plus ou moins graves tout-à-fait indépendantes du travail de la dentition. Le cerveau , la poitrine et l’estomac présentent souvent à l’ouverture des cadavres de profondes traces d’inflammation et d’altération qui peuvent arriver à tous les âges de la vie sans que la dentition y soit pour rien. Cependant quoique^ dentition.soit un phénomène naturel et nullement une maladie, il faut avouer néanmoins qu’elle y dispose les enfans, et que^ lorsque le travail est difficile, il peut réveiller une foule d’irritations, surtout celle du cerveau et du canal intestinal, ou compliquer celles qui pouvaient exister. Pour procéder avec ordre, nous diviserons les maladies qui surviennent à l’occasion de la dentition en locales 3 c’est-à-dire bornées aux parties où les dents se développent, et en sympathiques 3 c’est-à-dire qui se manifestent en outre dans des points éloignés de ces parties. Ce sont surtout les maladies de la première dentition qui doivent fixer notre attention ; celles de la seconde étant bien moins fréquentes çt étant d’ailleurs à peu près les mêmes.
Affections locales produites par la dentition. La principale de ces affeetions, comme la plus ordinaire , consiste dans l’inflam mation et le gonflement des gencives. En effet, lorsque les
dents doivent sortir, la gencive est plus ou moins irritée ; souvent son tissu se gonfle , s’enflamme et acquiert une sensibilité telle, qu’elle.ne saurait souffrir le moindre contact, sans faire pousser à l’enfant des cris perçans.
Il n’est pas rare que cette inflammation locale soit accontpagnée de rougeur de la face, de chaleur, de soif, d’agitation pendant le sommeil, en un mot de tous les signes de la fièvre ; preuve évidente que d’autres organes ont été irrités à l’occasion de} l’irritation des gencives. Telle n’est pas constamment la marche de la dentition; car dans le plus grand nombre des cas, elle a lieu d’une manière presque insensible. Un écoule,mént abondant de salive , propre à ramollir les gencives et en prévenir l’inflammation ; une rougeur passagère du visage , quelques mouvemens de l’enfant, un léger gonflement. des gencives sont ordinairement les seuls signes qui annoncent le travail de la dentitipn : le mieux alors est de ne rien faire ; mais il n’en est pas de‘ même dans le premier cas. Le traitement qu’il convient d’employer alors , est des plus simples. Que se propose-t-on? de calmer Tirritation locale et de l’empêcher de s’étendre^au cerveau , à l'estomac ou à d’autres organes. On y parviendra aisément par l’emploi des boissons émollientes ou légèrement laxatives , dont les meilleures sont l’eau de gomme arabique, la décoction de guimauve ou l’eau miellée. Pour prévenir l’irritation cérébrale, on fera prendre à l’enfant des bains de pieds à la moutarde, ou bien l’on enveloppera les extrémités inférieures avec des cataplasmes de farine de lin , ou des compresses mouillées avec addition d’une très-petite quam tité de farine de moutarde. Si l’on aperçoit un commencement de fièvre , de l’agitation , des rêvasseries pendant le sommeil , on ajoutera à ces premiers moyens une application de dix à quinze sangsues, soit aux tempes, soit derrière les oreilles. Si, malgré cela, l’inflammation locale persévère, que la gencive continue à être très-rouge, gonflée, douloureuse, on a recours à l’incision des gencives sur l’endroit où l’éruption doit se faire. Cette petite opération, quoique trèsr-facile, doit être pratiquée par une personne de l’art; cependant si on voulait la pratiquer soi-même, voici la manière d’y procéder. On écarte les mâchoires avec les doigts de la main gauche; de la droite armée d’un bistouri on fait au sommet de la gencive malade une incision longitudinale assez profonde, pour arriver jusqu’à la dent. Une seconde incision coupe la première en deux , de manière à former une croix; par ce moyen, la dent sort plus facilement , la gencive se dégorge et l’inflammation s’apaise. Mais on ne doit jamais avoir recours à l’incision , avant d’avoir tenté les autres moyens pendant quelques jours.
Il se développe quelquefois des aphtes dans l’intérieur de la bouche pendant le travail de la dentition ; on les traite de la même manière que dans toute autre circonstance. (V. Aphtes.)
Affections sympathiques dépendantes de la dentition. L’irritas tion produite par le travail de la dentition ne se borne pas toujours àux gencives ; elle se répète assez souvent sur d’autrès organes, principalement sur le cerveau ou le canal ihtes* tinal, ou sur l’un où l’autre en même temps. Ces irritations Ou inflammations symphatiques se manifestent par des convulsions, du dévoiement, des maux d’yeux , des éruptions cutanées* etc.
Les convulsions annoncent constamment que l’irritation s’est portée sur le cerveau ou la moelle épinière , quelle qu’en soit d’ailleurs la cause. La dentition n’en est pas à beaucoup près la cause la plus fréquente; la présence des vers dans le tube intestinal, une indigestion , une inflammation de l’estomac, un coup de soleil, une chute sur la tête*, peuvent aussi déterminer une congestion cérébrale, et donner lieu aux convulsions. Il importe donc fort peu en général de savoir si elles dépendent de la dentition ou de toute autre irritation, ou même si elles dépendent d’une irritation qui â débuté directement par le cerveau ; car dans toutes les hypothèses possibles le traitement est à peu près le même, puisque dans tous les cas les Convulsions soit sympathiques , soit primitives , dépendent toujours d’une irritation du cerveau. Les convulsions peuvent Survenir chez les ênfans forts comme chez les faibles. Elles se déclarent quelquefois subitement sans avoir été précédées d’aucun Signe. Cependant on observe à l’ordinaire de l’agitation, dès soubresauts pendant le sommeil. Les convulsions se manifestent aux muscles delà fâcè, dés yeux, desbras, el quelquefois, mais plus rarement, des membres inférieurs. Dans certains cas, l’enfant recouvre promptement ses facultés; d’autres fois lés âcçès durent plus long-temps, et si l’enfant est gai entre les accès, ce signe est d’uir heureux augure ; mais lorsque l'enfant reste comme hébété, ce signe est grave, et l’on â à craindre l’hydrocéphale et la mort, la paralysie ou l’imbécillité. Quand elles sont déterminées par l’inflammation d’une autre partie , il faut tâcher de faire Cesser cette inflammation. Dans le câs qui nous occupe , cela ne peut avoir lieu subitement, puisqu’on ne peut pas accélérer à volonté l’éruption des dents , ni par Conséquent faire cesser les douleurs qui en sont la conséquence. On a deux choses à /airé, i“ à s’occuper du traitement des convulsions , lorsqu’elles se manifestent; a° à les prévenir, lorsque l’enfânt paraît en être menacé. Quand elles se manifestent, il faut mettre les pieds et les mains dans un bain chaud, appli-
quer des cataplasmes rendus irritans par la moutarde , sur les extrémités inférieures v et faire en même temps des applications d’eau froide ou de glace sur la tête. Les premiers moyens servent à attirer le sang vers les extrémités ; le dernier, c’està-dire , l’application du froid , s’oppose à son arrivée vers le cerveau. On doit seconder l’effet de ce traitement par l’application de quelques sangsues aux tempes et derrière les oreilles, et par l’emploi d’un lavement laxatif. Nous avons vu remplacer avec succès les lavemens par un suppositoire de Savon taillé en cône, que l’on introduit dans l’anus. Ces suppositoires , err irritant cette partie du canal intestinal, déterminent assez promptement l’évacuation des matières fécales, et cette irritation est utile pour aider à déplacer celle du cerveau. Les commères, qui ont toujours des secrets admirables pour tous les maux, ne manquent pas de conseiller dans ces cas l’ipéeacuanha ou l’émétique; nous croyons devoir avertir que cette méthode est dangereuse, parce que les efforts de vomissement provoqués par ces remèdes poussent dé plus en plus le sang vers le cerveau, tandis qu’il faut le dégorger. Nous ne conseillons pas non plus les soi-disant antispasmodiques, tels que l’éther, l’assa-fétida, l’opium ou ses préparations, indiqués par quelques médecins. Rien ne saurait en autorise!* l’usage^ car il ne s’agit pas de diriger des remèdes contre les convulsions, mais bien contre l’irritation cérébrale qui est la véritable maladie. Or ces remèdes ne sauraient êtrè autres que ceux que nous avons conseillés. Les seules choses que l’on puisse administrer à l’intérieur senties boissons émollientes.
Les moyens propres à prévenir les convulsions ne diffèrent pas de ceux que l’on emploie pour prévenir les autres Congestions ou irritations cérébrales. Les bains de pieds chauds , les boissons laxatives, telles que l’eau miellée, l’eau de manne, la décoction de pruneaux; les sangsues à l’anus ou derrière les oreilles; le séjourdansune chambre obscure ; l’éloignement du bruit, sont les moyens dont on doit espérer le plus de succès. (Voy. Convulsions.) ■
La diarrhée , soit seule, soit réunie au vomissement, est, après les convulsions , l’accident qui accompagne le plus fréquemment le travail de la dentition. On ne la rencontre guère que chez les enfans de trois ou quatre mois, jusqu’à la fin de la première dentition et à peu près indifféremment chez les riches et chez les pauvres.
Au déb ut de cette affection , l’enfant est triste , abattu , criard ; il a des mouvemens irréguliers de fièvre indiqués par la chaleur, la rougeur alternative des joues, et surtout par une soif ardente. La diarrhée qui est abondante, est formée de ma-
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lières jaunâtres ou verdâtres, baignées dans un liquide transparent. Si la maladie fait des progrès, les vomissemens ou les nausées s’unissent à la diarrhée. Les accès de fièvre sont plus fréquens , mais toujours irréguliers; les yeux se cavent, et deviennent langoureux comme ceux d’un homme ivre; la diarrhée et le vomissement deviennent de plus en plus abondans, et la soif augmente dans la même proportion. Lorsque la maladie est arrivée à ce point, l’enfant est souvent assoupi ; il Se réveille en s’agitant et en poussant des cris; il tombe dans un état de maigreur extrême; des convulsions plus ou moins fortes se manifestent, les forces l’abandonnent, la figure se décom- ■pose, les yeux s’éteignent, et il meurt d’une manière presque insensible.
A ces symptômes, qui peuvent d’ailleurs présenter de nombreuses variétés, suivant la constitution, les forces et surtout le degré de la maladie, il est facile de reconnaître une irritation du canal intestinal; Car il n’y a pas de dévoiement sans que les intestins ne soient irrités d’une manière quelconque, ni de vomissement, sans que cette irritation n’atteigne l’estomac. Le traitement doit donc consister dans l’usage des boissons adoucissantes, telles que l’eau de gomme, d’orge, de guimauve, le sirop d’orgeat, etc. , des lavemens émolliens, des cataplasmes de farine de lin sur le ventre. La diète doit être absolue; Si la fièvre devenait vive , ce que l’on peut connaître à la rougeur non ordinaire du pourtour de la langue, à la chaleur et à la rougeur des joues, on appliquerait de 10 à i5 sangsues* moitié sur le creux de l'estomac et moitié à l’anus, s’il y a diarrhée et vomissement tout à la fois, et le même nombre entier à l’anus seulement, s’il n’y a que diarrhée. Lorsque la maladie est déjà avancée, et que l’état de faiblesse est devenu considérable, on s’abstient de mettre les sangsues, qui ne feraient <lu,aggra'vrer l’état du petit malade. Si l’enfant est assez docile pour rester dans le bain sans s’agiter , on lui en fait prendre plusieurs dans la journée ; c’est même une des moyens qui pâ^ raissent le mieux réussir. L’anéantissement et la faiblesse extrême dans lesquels l’enfant se trouve engagent plusieurs personnes à donner dans ces cas des toniques, du bon vin, du quinquina , sous prétexte de réparer les forces. Qu’on s’en garde comme d’un poison; cette- faiblesse n’est que le résultat de l’irritation : or, les soi-disant toniques ne font qu’augmenter l’irritation , et par conséquent la faiblesse. .Nous rejetions également l’opium et ses préparations, parce qu’il exerce particulièrement son action sur le cerveau , et que chez les enfans , il est toujours dangereux de produire une congestion cérébrale en stimulant cet organe.
Durant le trarail de la dentition , les enfans sont encore sujets à diverses affections de la peau qui disparaissent presque toujours d’elles-mêmes, lorsque les dents sont sorties. II en est de même des légères inflammations ou rougeurs de la peau qui se manifestent au haut des cuisses et vers le bassin, à la même époque.
Ce que nous avons dit jusqu’ici concerne les maladies qui accompagnent la première dentition. Celles qui accompagnent la seconde sont moins fréquentes, moins graves surtout, et exigent en général le même traitement. Le tout se réduit à savoir si la maladie produite par la dentition est locale, .ou si elle a développé d’autres irritations. Si elle est locale, on a recours aux gargarismes émolliens , on s’abstient de mâcher des alimens difficiles à broyer , et si la gencive est très gonflée et douloureuse, sans que la dent sorte, on y pratique une incision cruciale , comme nous l’avons indiqué plus haut. Si l’irritation s’est irradiée ailleurs, par exemple au cerveau, à la poitrine , au canal intestinal, on a recours aux moyens convenables en pareil cas. Les boissons émollientes, la diète, Je repos, les saignées, soit locales, soit générales , suivant le siège de la maladie etla gravité des symptômes, eomposentle traitement le plus raisonnable auquel on puisse avoir recours. Le reste est du charlatanisme..
DÉVOIEMENT. (V. Diarrhée.)
DIABETES ou flux abondant d’urines. On donne ce nom à une maladie qui est .caractérisée par un écoulement. abondant d’urines sucrées, et qui n’est pas en proportion avec la quantité des boissons dont on fait usage.
Les symptômes du diabètes sont les sui vans : la quantité des urines est considérablement augmentée ; on a vu des individus en fournir une dizaine de pintes , et même plus, dans les vingtquatre heures. Elles ont d’abord la saveur naturelle ; mais plus tard, si la maladie fait des progrès, les urines prennent un goût sucré. Dé là la division que l’on a faite de cette maladie en diabétès sucré et non sucré. La bouche est sèche et aride; le malade est tourmenté de soif ardente : l’appétit est quelquefois vorace ; il y a crachement continuel ; la peau se dessèche,, devient brûlante et se couvre de paillettes semblables au son; les pieds se tuméfient, la fièvre hectique survient , et la mort met fin à la scène , si on laisse la maladie arriver à son dernier terme.
Les causes du diabétès sont assez obscures. On regarde cependant comme propres à le déterminer l’abus des liqueurs spirilueuses, des diurétiques, des purgatifs, des fruits sucrés
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et aqueux, la présence de calculs dans les reins. Nous ne disons pas queoes causes ne puissent donner lieu au diahétès; niais cela n’arrive pas constamment; car le diabétès est une maladie assez rare, tandis que les causes dont nous parlons existent très-souvent.
Quelle est la nature du diabétès ? Il consiste dans l’irritation des organes qui sécrètent l’urine, ou de celui qui la reçoit, c’est-à-dire des reins ou de la vessie , mais plus souvent des reins. L’irritation de l’estomac ou des intestins peut aussi se communiquer aux reins, et donner lieu au diabétès. Veut-on une preuve que cette maladie consiste dans une irritation des reins, soit immédiate, soit sympathique? Quand une personne a le malheur de succomber à celte affeetion, on trouve les reins tantôt ramollis, tantôt squirrheux, tantôt ulcérés, tantôt remplis de pus , et transformés en une espèce de sac. On trouve encore bien d’autres altérations qui prouvent évidemment que ces organes ont été en proie à une irritation , à une inflammation , et si l’on ne rencontre pas ces altérations dans les reins, on les trouve constamment dans la vessie ou dans le canal intestinal.
Le traitement ne réussit que bien rarement, parce que cette maladie est d’une nature très-grave , surtout si le diabétès ne s’est manifesté qu’à la suite d’une ancienne affection , soit des reins, soit de la vessie, soit du canal intestinal. Dans ce cas on le regarde généralement comme incurable. Il est très-difficile de guérir celui qui n’a pas été arrêté dès le commencement, et cette maladie est toujours grave, quand elle est ancienne. Le diabétès sucré est toujours difficile à guérir, et il n’est ordinairement sucré que lorsqu’il existe depuis long-temps.'
On a conseillé tour à tour contre le diabétès une infinité de moyens souvent en opposition les uns avec les autres. Les boissons mucilagineuses et émollientes parai:, aient devoir convenir; maiselles augmentent la quantitédes urines. Le quinquina, les astringens, le vin rouge, etc. , ont été employés ; mais ces moyens ne sont pas couronnés de succès. Lorsque le diabétès est sucré, on prive le malade de toute substance sucrée , et on lui donne des viandes noires , de la graisse, du sang; mais si l’on en a quelquefois obtenu des avantages , ce ri’a été que chez lesindivîdus lymphatiques, peu irritables; chez les individus sànguins, nerveux, irritables, ces moyens augmentent l’irritation, et par conséquent la maladie. Ainsi , quel que soit le traitement auquel on ait secours, soit émollient, soit tonique, excitant ou astringent, le diabétès bien déclaré est très-difficile à guérir. 11 faut donc s’appliquer à ôter promptement l’irritation du rein avant que le diabétès ne soit établi. On doit combattre cette
irritation comme toutes les autres , c’est-à-dire par la méthode antiphlogistique. Si elle a son siège dans les reins, ee que l’on connaît' par la douleur sentie vers les régions où sont placés ces organes , on y applique de 3o à 4<> sangsues ; on condamne le malade à la diète, ou bien on ne lui permet que des alimens légers, pris en petite quantité. On lui fait prendre des bains tièdes; on pratique des fermentations émollientes sur la région des reins , ou bien l’on recouvre oeux-ei avec des cataplasmes émolliens. Comme le malade est habituellement triste, et que souvent même les affections morales pénibles peuvent être regardées comme cause de diabétès, il faut chercher à le distraire par un travail qui l’occupe sans le fatiguer, par des promenades à la eampagne, par quelques lectures gaies , par la musique , etc., suivant les goûts qu’il peut avoir.
Voilà le traitement qui semble le plus raisonnable, lorsque les symptômes précurseurs du diabétès commencent à se manifester, ou pour parler d’une manière plus rigoureuse, lorsqu’il y a irritation des reins, de la vessie ou du canal intestinal ; mais quand une fois le flux de l’urine est bien établi , que le diabétès existe d’une manière bien prononcée , il est rare que le même traitement puisse convenir, et jusqu’ici du moins Pexpérienee n’est pas en sa faveur. Un des moyens dont on paraît obtenir le plus d’avantages consiste à donner au malade pour doute nourriture et pour tout traitement de la soupe grasse, du lard, du pain et du vin, et, dans l’intervalle des repas , un peu d’eau. Est-il nécessaire de répéter qu’une pareille méthode de traitement suppose que le canal intestinal soit en bon état? autrement il ne dlgéreraitpas des alimens de cette nature. Ce traitement réussit quelquefois à merveille, et- l’on cite des personnes guéries au bout de fort peu de jours. 11 est même des médecins qui regardent le régime purement animal comme aussi essentiel dans cette maladie que le quinquina dans les fièvres intermittentes.
Lorsque le retour à la santé s’opère , les urines commencent à être moins abondantes, et perdent peu à peu leur saveur sucrée. La soif diminue, l’appétit devient moins voraee , la peau perd sa sécheresse , et quelquefois meme il s’établit une transpiration abondante; «pifin toute l’économie s’améliore, et la guérison est complète. ’On peut dès lors remettre le malade à sou régime ordinaire, en écartant toutefois les causes présumées de la maladie à laquelle il vient d’échapper.
DIARRHÉE et DYSSENTERIE. Nous réunissons ces -deux mots dans un même article , parée que nous regardons la diarrhée et la dyssenterie comme une seule et même maladie, et
qui né diffèrent l’une de l’autre que par le degré et l’intensité.
Voici quels sont les symptômes ordinaires de la diarrhée : le principal consiste dans une déjection fréquente par le bas de matières claires et peu consistantes; d’autres symptômes moins essentiels et qui n’existent pas toujours sont des douleurs d’entrailles, des borborygmes, des vents, des frissons, de la fatigue dans les membres. A ces signes, et surtout au premier , il n’est personne qui ne reconnaisse la diarrhée ; mais elle peut présenter un grand nombre de nuances auxquelles on a donné des noms particuliers, parce que l’on prenait chaque variété pour des maladies d’une nature différente. Ainsi quand la diarrhée devient intense, violente, accompagnée de fièvre, on lui a donné le nom àedyssenterie. Il y a alors tuméfaction du ventre , des douleurs intestinales très-vives, des envies fréquentes d’aller à la garde-robe, auxquelles on donne le nom de ténesme, sans que pourtant les évacuations soient abondantes. Elles ne consistent au contraire qu’en des espèces de glaires , de mucosités écumeuses, sanguinolentes, quelquefois mêlées de lambeaux, de membranes. Les matières stercorales sont souvent retenues, ou elles ne sortent que sous la forme de petites boulettes flottans dans un liquide âcre; mousseux. On a donné à la diarrhée le nom de Lienterie quand les matières ont une couleur blanchâtre, ce qui est arrivé lorsque l’absorption du chyle n’a pas pu avoir lieu dans les intestins.
Les causes de; la diarrhée et de toutes ses nuances, depuis les plus faibles jusqu’aux plus intenses , sont très-nombreuses. Pour bien comprendre comment elles agissent , il faut savoir en quoi consiste la maladie qui nous occupe. Il n’y en a peutêtre aucune sur laquelle il existe plus de préjugés parmi les personnes étrangères aux connaissances médicales. On regarde généralement la diarrhée, le dévoiement, comme une preuve évidente de faiblesse des organes digestifs, et l’on s’empresse de donner du bon vin, des toniques , des alimens substantiels. C’est une erreur. La diarrhée n’est point ce qui constitue la maladie ; elle n’est qu’un effet de l’irritation, de l’inflammation des parties inférieures du canal digestif. C’est donc à cette irritation, à cette inflammation , que l’on doit adresser le traitement convenable, et la diarrhée cessera avec la cause qui la produisait. On sait, et nous l’avonpdéjà dit plusieurs fois, que là où il y a irritation , il y a appel de fluides ; car, si on irrite les yeux, les larmes coulent ; si on irrite l’intérieur des narines par du tabac ou une autre substance, les mucosités en découlent; si on irrite le palais, la salive est sécrétée en plus grande abondance ; si on irrite l’estomac, on y fait affluer la bile, et de là le vomissement; si on irrite les intestins par un purgatif.
on y fait affluer les mucosités qui servent à délayer les matières fécales-, ce qui constitue la diarrhée ; donc celle-ci est le résultat d’une irritation ou d’une inflammation. S’il était nécessaire, nous pourrions accumuler bien d’autres preuves en faveur de cette assertion; mais les bornes de cet ouvrage ne le permettent pas. Il est facile maintenant d’en conclure que toutes les causes excitantes, irritantes, dont l’action se portera sur l’extrémité inférieure du canal intestinal, doivent donner lieu à la diarrhée, et que cette affection ne diffère de la gastrite qu’en ce que celle-ci est une inflammation de la partie supérieure du tube digestif, et que la diarrhée ou la dyssenterie est une inflammation des parties inférieures.
En effet, on voit ordinairement la diarrhée et la dyssenterie se manifester par l’influence des causes suivantes. Les écarts de régime , Fusage des fruits verts et acerbes , les boissons mal fermentées , les liqueurs échauffantes , les viandes et les poissons corrompus, les purgatifs, certains poisons, les vers, la répercussion de la goutte, d’un rhumatisme, d’une inflammation de la peau, telles que les dartres, un érysipèle, la suppression d’un vésicatoire, les marches longues et pénibles, comme on le voit dans les armées , où des régimens entiers sont affectés à la fois de dyssenterie. C’est ce qui a fait croire que cette maladie était contagieuse; mais c’est une erreur : la véritableraisondeeesdyssenteries épidémiques est que les personnes qui en sont atteintes sont toutes placées soüs l’influence des mêmes causes de fatigue, de froid, de chaleur, d’air, de mauvaise nourriture, etc., etc., et qu’il est natureLque les mêmes causes produisent les mêmes effets. La dysenterie n’est donc jamais contagieuse, c’est-à-dire qu’elle ne se transmet jamais d’un individu à un autre individu. L’impression du froid, surtout chez les personnes délicates, est une cause fréquente de la diarrhée. Il peut paraître surprenant qu’une cause débilitante comme est le froid puisse donner lieu à l’inflammation , d’où dépend la diarrhée; mais l’on sait aussi qu’il existe entre la peau et le canal intestinal une étroite sympathie , et que, quand l’action delà peauest diminuée, cette action se reporte sur les intestins, ce qui les irrite ou les enflamme. La diar- -rhée succède très-fréquemment à l’inflammation des parties supérieures du canal intestinal, à la gastrite ou à la gastro-entérite; elle se manifeste à la fin de la phthisie pulmonaire ., et de la plupart des désorganisations qui donnent lieu à la fièvre hectique.
Résumons-nous en quelques mots. Le dévoiement , de quelque nature qu’il soit, muqueux, bilieux, sanguinolent, etc., est constamment le produit d’une irritation ou d’une inflamT
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mation du canal intestinal. Cette irritation peut être passagère et légère, aiguë ou chronique, ou survenir à la suite d’une inflammation précédente. Tout ce qui peut irriter ou exciter le canal intestinal doit donc être regardé comme cause de la diarrhée , du dévoiement, de la dyssenterie.
Le traitement est facile à deviner d’après ce qui vient d’êtrè dit. Il consiste d’abord à éloigner les causes. Si la diarrhée est recente et légère, si elle est le produit d’une indigestion, le repos et l’abstinence d’alimens suffisent ordinairement pour l’arrêter en très-peu de temps. Ainsi il ne faut pas gorger les malades , comme on le fait souvent , de vin, d’eau-de-vie et de bonnes viandes, sous prétexte de donner des forces à des organes déjà trop excités ; cependant les toniques peuvent réussir assez bien dans les. dévoiemens produits par une indigestion, quand il n’y a pas disposition antécédente à l'inflammation, et surtout chez les individus forts ou lymphatiques ; mais la diète est toujours le meilleur et le plus sûr moyen, et l’on doit s’abstenir de toniques pour peu qu’il y ait de disposition à l’inflammation. S’il survient de l’inflammation, si la diarrhée persiste avec opiniâtreté, si elle est accompagnée ou suivie de -vives douleurs d’entrailles, d’épreintes, de ténesmes, il faut l’attaquer par les sangsues à l’anus, au nombre de 20 , 5o, 4o. Ce moyen, que l’on n’emploie que depuis quelques années, depuis que l’on a des idées fixes sur la nature de la diarrhée et de la dyssenterie, guérit presque comme par enchantement, de manière qu’on peut le regarder comme un spécifique de cette affection. Nous ne voulons pourtant pas dire qu’il guérisse toujours; car, s’il existe des altérations dans la structure du canal intestinal, il est évident que la saignée ne saurait remédier à ces lésions. Avec les sangsues on fait concourir les cataplasmes émolliens et chauds sur le ventre, les boissons adoucissantes à l’intérieur, et les vêtemens chauds si c’est en hiver.
Quelquefois la diarrhée se déclare dans les grandes chaleurs, et alors il y a souvent irritation dans tout le canal intestinal et même dans l’estomac; dans ce cas, il y a fièvre et tous les symptômes de la gastrite; le traitement doit être le même que celui delà gastrite, plus celui de la diarrhée. (V. Gastbite).
Quand la diarrhée est chronique , que les douleurs sont violentes, et qu’elle a résisté à l’application des sangsues, on a conseillé de donner l’opium ; mais il faut le donner à très-petites doses; par exemple à celle d’un grain dans une émulsion à prendre dans les vingt-quatre heures. On peut aussi donner des quarts de ïavemenslavec addition d’un demi^grain d’opium pulvérisé ; mais il ne faut pas insister sur ce moyen, si dès le premier abord on n’en obtient pas de succès.