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tétanos, c’est-à-dire une raideur de tous les muscles, qui est presque toujours suivie de la mort. Cette irritation sympatique n’est pas à beaucoup près une cause aussi fréquente de l’épilepsie que l’irritation locale qui existe primitivement dans le cerveau.

Puisque l’épilepsie est le signe d’une irritation ou inflammation cérébrale , soit sympatique, soit locale, la plupart des causes stimulantes physiques et morales peuvent y donner lieu. De ce genre sont principalement les coups , les chutes sur la tête, la présence des vers dans le canal intestinal, la dentition, la grossesse, une altération organique du cerveau, l’abus des boissons spiritueuses , l’excès des plaisirs de l’amour, et surtout la funeste pratique de la masturbation , les affections morales trop vives, la joie, la tristesse et surtout la terreur, la suppression d’une hémorrhagie habituelle, la pression , le tiraillement , la piqûre , la déchirure d’un nerf.

Outre ces causes, on doit reconnaître une Certaine disposition héréditaire à contracter cette maladie , puisqu’on la voit souvent se transmettre de père en fils.

Lë traitement est variable.'ll faut d’abord s’assurer si l’affection dépend d’unè irritation éloignée du cerveau , si , par exemple, un courant d’air, aura epileptica 3 semble partir des extrémités vers le cerveau. Dans ce cas , on cherche à détruire cette cause, soit en coupant le nerf, soit en ôtant le corps étranger qui le comprime , ou en appliquant un vésicatoire sur le point de départ. Il faut pour cela avoir recours à un chirurgien éclairé. On a souvent réussi à empêcher l'accès* ën së hâtant de lier fortement lë membre au-dessus de Y aura epilepticaqm remonte vers le cerveau.

On vante depuis quelques années la digitale pourprée comme un remède efficace contre l’épilepsie. Quoique nous ajoutions très-peu de foi aux spécifiques, nous pensons pourtant que la digitale pourrait être efficace, à cause de la propriété dont elle jouit de ralentir la circulation du sang et de calmer, en conséquence , les mouvemens convulsifs, qui constituent F épilepsie. (V., pour l’administration de cette substance, pages 58 et 19S). On doit en continuer l’usage pendant des semaines et même plusieurs mois consécutifs, à moins que l’estomac ne soit affecté d’irritation , ce que l’on reconnaît à la rougeur de la langue, à la perte de l’appétit ou à une faim excessive, etc.

Si l’emploi de ces moyens était infructueux, on pourrait tenter l’administration du quinquina, dont l’expérience a démontré l’efficacité dans la plupart des maladies périodiques, c’est-à-dire, qui reviennent à des époques réglées : or, telle est

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l’épilepsie. La meilleure manière d’administrer le quinquina consiste à employer le sulfate de quinine à la dose dé 6, 8, 10, 1 2 grains en plusieurs prises tous les jours , et dans les intervalles d’un accès à l’autre.

Après les ciuq ou six premiers accès , on a quelquefois enlevé complètement l’épilepsie au moyen de saignées générales et locales; mais si, après deux ou trois tentatives, il n’y a pas d’amélioration, il faut y renoncer. On secondera Faction de la saignée par l’usage des révulsifs à l’extérieur , tels que les vésicatoires, les ventouses , les bains , les douches, etc.

On conseille aussi les promenades , les exercices agréables, les voyages, et tout ce qui peut distraire Fimaginâtion.

Il n’y a pas de médicamens qui n’aient été essayés contre cette maladie; mais en définitive on n’a guère obtenu de succès que par ceux dont nous venons de pàrler. Le gui de chêne n’a aucune propriété particulière ; la pierre infernale, que l’on a beaucoup prônée de nos jours contre l’épilepsie , est un poison des plus dangereux , même à petite dose, et ne mérite aucune espèce de confiance.

On peut éloigner les attaques en faisant respirer des vapeurs ammoniacales, de chlore, avec la précaution que ces vapeurs ne soient pas nuisibles à la respiration.

EPISTAXIS. Hémorrhagie nasale . Rien n’est plus facile â reconnaître que cette maladie : l’écoulement du sang par les narines suffit pour la faire distinguer de toute autre affection. Get écoulement est ordinairement précédé de pesanteur Ou de douleur de tête, de rougeur du visage, de chaleur, de démangeaison des narines. Il y a quelquefois éblouissemens ; les^yeux sont animés , rouges , et dans quelques cas , larmoyans.

Les causes qui disposent à l’hémorrhagie nasale sont la jeunesse , le tempérament sanguin , une tête volumineuse , l’embonpoint, une grande sensibilité de la membrane muqueuse du nez. Les causes occasionelles sont tout ce qui peut accélérer le cours du sang et le porter vers le cerveau , et principalement une nourriture trop succulente , l’abus des boissons spiritueuses , les passions violentes et surtout les accès de colère , les grandes chaleurs et plus souvent encore les grands froids, la situation trop basse dé jà tête, les cravates trop serrées ou d’autres vêtemens étroits qui empêchent Fa circulation du sang, tels que les chapeaux, les casques, les corsets, les ceintures, les jarretières, les chaussures, etc.

Le traitement varie suivant l’âge , la constitution et les causes de l’hémorrhagie. Si elle est modérée , surtout chez les personnes sanguines, il ne faut pas chercher à la comprimer;

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elle est alors salutaire; mais si elle est trop abondante, il faut l’arrêter. On y réussit assez bien en faisant mettre les pieds dans l’eau chaude, et en appliquant en même temps des compresses d’eau très-froide sur le front et autour des narines et du nez. Quelquefois on est parvenu à arrêter l’épistaxis sur-lechamp en plongeant brusquement les organes génitaux dans l’eau froide, ou en les recouvrant de compresses froides. Le malade doit être mis dans un air frais et ventilé. S’il y à de fréquentes rechutes, il faut avoir recours aux saignées , aux boissonsaqueuses, acidulés; au régime végétal, aux purgatifs légers, aux sangsues à l’an us deux ou trois fois parmois,et si l’hémorrhagie est opiniâtre , aux ventouses appliquées à la nuque et sur les flancs. Enfin, quand les applications froides ont été infructueuses, on emploie l’eau vinaigrée en injections dans les narines, l’alun étendu d’eaii, ou d’autres substances astringentes. Quelquefois* on tamponne les fosses nasales avec de la charpie saupoudrée d’alun, de colophane, de poudre de lycopode,; etc. , (Voyez Hémorrhagie.)

EROTOMANIE, ou folie amoureuse. Les voyages, les jeux, beaucoup de distractions, l’éloignement des personnes de sexe différent, un régime doux et végétal, des bains tièdes fréquens, quelquefois une légère saignée de temps en temps, sont les moyens les plus convenables pour opérer la guérison; point de romans, ni rien de ce qui pourrait porter à des idées lascives. il ne faut jamais abandonner ces malades à leurs propres réflexions , et l’on doit s’appliquer à détourner constamment leur attention sur des objets qui puissent les distraire et les égayer. ,

ÉRYSIPÈLE. Feu sacré , feu de saint Antoine, chaleur rougeur vive de la peau plus ou moins étendue, disparaissant par la pression.

Cette maladie attaque le plus souvent le visage, et quelquefois les bras, les jambes, la poitrine. Quelquefois cette inflammation se borne à la surface de la peau; mais, dans d’autres circonstances, elle s’élève à un haut degré, et intéresse toute l’épaisseur de la peau et même le tissu sous-cutané.

. Voici quels sont les symptômes de l’érysipèle : il est'ordinairement précédé de malaise, de lassitude dans tous les membres, de friss'ons , de nausées, de perte d’appétit. Au bout de deux ou trois, jours, on aperçoit un léger gonflement de la peau sur les points où l’érysipèle se manifeste, avec une rougeur vive qui disparaît sous la pression, et revient ensuite. Il y a chaleur ardente de la. partie malade avec fièvre plus ou moins forte. Après six, sept ou huit jours , il se développe de

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petites pustules remplies d’un liquide séreux; la douleur et le gonflement diminuent, et il se forme des croûtes légères , qui se détachent ordinairement au bout du neuvième et douzième jour.

Nous avons dit que l’érysipèle affectait particulièrement le visage; alors voici quelle est sa marche : tuméfaction parcourant quelquefois successivement tous les points du visage, ou se développant sur toutes ses parties à la fois ; celte tuméfaction est quelquefois si considérable que les yeux sont complètement cachés; les paupières passent à l’état de supuration. Lorsque l’inflammation est violente, vers le septième jour il y a délire, fièvre ardente , et la mort peut arriver au bout de neuf ou douze jours, si le malade n’est pas secouru d’une manière active.

Causes fie l’érysipèle. Il se déclare fréquemment chez les jeunes gens de constitution sanguine , plus souvent chez les femmes que chez les hommes , et rarement chez les personnes dont la peau est dure et rude. L’érysipèle peut être produit par des causes internes ou externes. Les causes internes sont le plus souvent une irritation du canal intestinal. Comme on observe quelquefois une surabondance de bile, on attribue alors l’érysipèle à la bile : c’est une erreur. La présence de la bile, ainsi que l’érysipèle , n’est que l’effet de l’irritation de l’estomac. Nous pourrions démontrer la vérité de cette assertion par des préuves sans réplique; mais nous nous contentons pour le moment de l’énoncer comme un fait. De même que l’irritation du canal digestif peut donner lieu à celle de la peau et à l’érysipèle , l’érysipèle développe presque constamment l’irritation intestinale , à cause des rapports étroits qui existent entre ces deux parties du corps ; rapports tels, qu’il est rare que l’une soit affectée un peu profondément sans que l’autre ne participe de celle affection.

Les causes occasionelles de l’érysipèle sont ordinairement l’exposition aux rayons du soleil ; la suppression des règles , de la transpiration , d’une hémorrhagie accoutumée , de la goutte ; le refroidissement subit, les bains trop chauds ; l’âge critique, l’abus des liqueurs fortes, les passions vives, les applications irritantes sur la peau, tels que les vésicatoires , les frictions , les pommades irritantes, etc.

La fièvre violente, l’assoupissement et le délire continuel sont d’un mauvais augure dans celte maladie.

Le traitement doit être calmant , puisqu’il s’agit dv combattre une maladie inflammatoire. S’il y a des signes de gastrite , c’est-à-dire perte d’appétit , rougeur de la langue, il faut appliquer sur l’estomac 20 ou 3o sangsues , qu’il est bon de faire

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précéder par la saignée générale chez les sujets sanguins, d’une constitution forte et robuste. D’ailleurs, c’est la violence des symptômes développés sous l’influence de l’inflammation qui doit servir de règle pour la quantité de sang à extraire. Lorsque le visage est le siège de l’érysipèle, on applique les sangsues au cou et derrière les oreilles , si l’inflammation est considérable ; mais si elle est légère, il suffit ordinairement du repos , des boissons rafraîchissantes et de l’abstinence de vin et de liqueurs spiritueuses. Lorsqtie l’érysipèle existe sur toute autre partie, on place les sangsues, tout autour de celte partie, mais jamais sur l’endroit malade. On conseille de recouvrir l’érysipèle avec de la farine sèche de seigle, de blé ou d’avoine, ou avec des compresses imbibées d’eau de guimauve. Point dégraissés, point d’onguens; ces remèdes de commères ne font queretarder la guérison. Repos, diète, boissons rafraîchissantes, telles que la tisane de gomme arabique , de guimauve, d’orge, de pommes, dè réglisse, la limonade légère, des saignées locales , quelquefois générales, et voilà tout.

ÉRYTHÈME. Érysipèle léger borné à la surface de la peau , èt ordinairement produit sous l’influence d’une cause externe. On emploie pour le traitement de cette rougeur de la peau des applications astringentes , telles qu’une dissolution d’acétate de plomb (dite extrait de salurne, eau de Goulard , eau blanche , eau végéta-minérale), l’eau d’alun ou de l’eau froide. Au reste, cette affection est peu importante et disparaît le plus souvent d’elle-même.

ÉTOUFFEMENT. Gêne considérable de la respiration , menace de suffocation; Cet accident peut être produit par des milliers de causes différentes. Une maladie des poumons , un anévrysme, l’asthme peuvent y donner lieu. Il en est de même de la respiration d’un air vicié par la vapeur de charbon , du vin en fermentation , par le g;az hydrogène , le chlore , l’ammoniaque, etc. , etc. On voit par là que l’étouffement peut être le symptôme de plusieurs espèces d’àffection , et que c’est à reconnaître cette affection qu’il faut s’appliquer. On peut cependant établir en thèse générale que si l’étouffement est causé par la privation. ou l’altération de l’air, il faut faire respirer un air pur, frais et libre. S’il y a inflammation de poitrine, gêne de la circulation du sang, grossesse, etc. , la saignée est ordinairement indiquée. Nous n’établissons cétte. règle que d’une manière générale , car elle peut avoir quelques exceptions, parce que l’étouffement peut être produit par des altérations organiques pour lesquelles il fau t du temps et de lapatience.

ÉTOURDISSEMIENT. Trouble ordinairement subit des sen-

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satiohs, et principalement de la vue et de l’ouïe. Le malade croit voir les objets changer decouleur, tourner autour de lui, et se confondre. Il éprouve des tinlemens d’oreille, des vertiges , des éblouissemens , .et tombe quelquefois avec perte de connaissance pendant quelques instans.

L’étourdissement que nous venons de décrire est quelquefois un signe précurseur d’un mouvement de sang vers le cerveau; dans ce cas le traitement consiste dans la saignée, les bains de pieds, les lavemens irritans pour détruire cette disposition qui pourrait conduire à l’apoplexie. Quand les étourdissemens surviennent chez une personne d’une constitution faible , durant ou après une saignée, une hémorrhagie, une opération, il suffit, pour faire cesser cet état presque à l’instant, de faire des inspersions d’eau froide sur le visage , de faire respirer du vinaigre , de l’eau de Cologne, etc.

ESQUIN ANCïE.(V. Angine).

EXANTHÈMES. Nom qnel’on donne généraîementaux affections de la peau , telles que la variole , la rougeole, l’érysipèle, les dartres et les diverses éruptions cutanées.

FAVÜS. Teigne faveuse, c’est à dire ressemblant à un rayon de miel (Y. Teigne).

FER CHAUD (V. Cakduegie).

FEU SACRÉ , feu saint Antoine (Y. Érysipèle) .

FEU SAUVAGE , feu volage. C’est ainsi que l’on nomme une espèce d’éruption qui survient à la face, au menton et particulièrement aux lèvres. C’estune aggrégation de petits boutons ou plutôt de pustules plus on moins rapprochées,contenant une matière épaisse qui s’en écoule et forme une croûte qui tombe plus ou moins promptement, et se renouvelle, si on l’arrache avant qu’elle ne se détache d’elie-même.

Le feu sauvage est une incommodité de peu d’importance ; quand il survient durant le cours d’une fièvre , il est presque toujours un symptôme de bon augure et qui annonce la fin de la maladie.il se développe fréquemment avec le corysa (rhume de cerveau) , et se termine avec lui.

Chezles adultes, cette légère affection n’exige ordinairement aucun soin particulier ; il suffit d’une huitaine de jours pour que tout soit terminé. Cependant si cette irritation des lèvres persistait avec opiniâtreté , on emploierait les applications émollientes , telles que des compresses fines imbibées d’eau de gui-

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