GRA
lumière trop vive , les chagrins, les veilles, lés études opiniâtres, les passions violentes, les coups sur les sourcils etle front, les excès vénériens, l’abus de narcotiques , en un mot, tous les agens capables d’exciter, d’irriter, de stimuler, d’ébranler le cerveau. La disposition à cette affection peut être héréditaire, c’est-à-dire transmise de père en fils.
Traitement. Y a-t-il compression, congestion, inflammation du cerveau, pléthore ou embonpoint général? saignées générales et locales, régime doux, boissons émollientes, lavemens, bains de pieds sinapisés, application de compresses froides sur la tête. Si l’affection est chronique , c’est-à-dire si elle existe depuis long-temps , les saignées produisent peu d’effet; s’il reste quelque espoir de guérison, rien n’est plus avantageux qu’un large vésicatoire appliqué à la nuque, ou mieux encore un séton sur cette même partie; bien entendu que l’on ne négligera pas les autres moyens indiqués. On a quelquefois obtenu de bons effets de l’emploi de l’électricité , ou d’un courant galvanique, dirigé convenablement sur l’œil malade ou dans son voisinage ; mais peu de personnes, et même peu de médecins savent employer ce moyen , qui , je le répète, produit quelquefois des cures promptes et durables.
GRAVELLE. On appelle gravelle de petites concrétions dures , des graviers qui se forment dans les reins et que l’on rend avec les urines. Elle est ordinairement accompagnée des symptômes suivans :
Chaleur, douleurs sourdes et quelquefois lancinantes dans le trajet que les graviers parcourent pour se rendre des reins dans la vessie. Mais le signe le plus décisif de l’existence de la gravelle, ce sont les graviers que les malades rendent avec les urines , dont l’émission est quelquefois difficile, douloureuse, et même impossible dans certains cas.
Celte maladie paraît être souvent héréditaire, car on la rencontre fréquemment chez plusieurs individus de la même famille. Les vieillards, les goutteux y sont plus sujets que les jeunes gens; mais nous ne disons pas pour cela que ces derniers eh soient toujours exempts. Tout ce qui peut stimuler, irriter, enflammer les reins, doit être regardé comme cause prédisposante de la gravelle ; tels sont les alimens et les boissons échauffantes, surtout l’usage de l’eau-de-vie et de toute espèce de liqueurs spiritueuses, les cantharides, l’abus des diurétiques, qui peuvent déterminer l’inflammation des reins , et par suite la formation des graviers, qui, après tout, ne peut être que le résultat d’un travail inflammatoire, lequel a chapgé. le mode de Sécrétion de ces organes.