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Le traitement est de deux sortes. Il s’agit d’abord de rétablir les reins dans leur état naturel, en faissant cesser l’irritation ou l’inflammation dont ils sont atteints, pour s’opposer à la formation de nouvelles concrétions ; ensuite de favoriser l’expulsion de ceux qui existent. On obtient le premier résultat en bannissant sévèrement le vin et toutes les boissons spiritueuses et stimulantes, en employant celles qui sont légèrement diurétiques , telles que les tisanes de chiendent , de graine de lin , de feuilles d’oseille, édulcorées avec le sirop de gomme arabique ou de guimauve. La nourriture consistera seulement en légumes frais, en fruits aqueux et doux. Si les personnes étaient assez dociles pour ne se nourrir que de lait pendant un temps plus ou moins long, par exemple, cinq, six mois, une année même , je présume qu’elles finiraient toujours par détruire l’irritation des reins, cause première de la gravelle. Quanta l’expulsion des graviers, nous devons dire que le régime que nous venons d’indiquer peut servir admirablement à la provoquer, et à calmer l’irritation déterminée par leur présence; cependant on a proposé dans ces derniers temps l’usage de l’eau de chaux, de magnésie, comme propres à décomposer ces petits calculs. Il est certain que ces médicamens ont réussi dans quelques cas, et nous pensons que l’on peut en faire usage, pourvu que l’estomac soit parfaitement sain, ce que l’on connaît lorsque l’appétit est bon, que la langue est dans un état naturel, etc. Mais si la langue était pâteuse, rouge dans ses bords , la bouche mauvaise , îl faudrait s’abstenir de cette médication. Voici au reste comment on administre l’eau de chaux.

P. eau de chaux, une verrée; coupez avec deux parties égales de lait ; à prendre dans la journée en trois ou quatre fois.

Si l’on emploie la magnésie calcinée, on en met un gros dans une pinte d’eau ou de lait; on mélange exactement, et on boit dans la journée en plusieurs doses. On continue l’usage de cette médication pendant plusieurs semaines ; on la suspend, s’il survient de l’irritation dans l’estomac, et l’on s’en tient aux boissons émollientes.

On a encore conseillé contre là gravelle certaines eaux minérales légèrement laxatives; telles sont celles de Luxeuil , de Balaruc, de Brides en Savoie, de Contrexeville. Mais il ne faut pas avoir une confiance exclusive en ces eaux, comme le croient certaines personnes. Si le canal intestinal est irrité, surexcité , ces moyens ne feraient qu’aggraver le mal en augmentant l’irritation. Bien plus, il arrive très-souvent que leur emploi immodéré détermine un état d’irritation chez les personnes même les plus saines. Ainsi, c’est l’état du canal intestinal qui doit servir de règle dans ce cas, comme dans tout

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autre où l’on emploie des médicamens dont l’action peut donner lieu à l’irritation de ce canal.

GRIPPE. Nom populaire donné à Y angine ou esquinancie. V. Angine.

HECTIQUE. V. Fièvre hectique.

HEMATÉMÈSE ou vomissement de sang. Avant de lire cet article, lisez celui Hémorrhagies en général. Il n’est pas difficile de reconnaître cette affection. Le malade commence par éprouver des nausées et une douleur profonde dans la région de l’estomac ; ensuite il vomit plus ou moins abondamment un sang ordinairement noirâtre , grumes leux, quelquefois mêlé avec les alimens. On reconnaît que le sang vient de l’estomac, et non des poumons , en ce qu’il n’est pas rejeté par des efforts de toux, mais par des efforts semblables à ceux du vomissement ordinaire. Lorsqu’il est rejeté par des efforts de toux, c’est une hémorrhagie des poumons ; on lui donne le nom A' hémoptysie. Au reste, dans l’hémorrhagie des poumons, le sang est d’un beau vermeil, au lieu qu’il est noirâtre et le plus souvent mêlé avec des matières étrangères dans l’hémorrhagie de l’estomac.

Les causes de l’hématémèse ou hémorrhagie de l’estomac sont les excès de table , l’abus des liqueurs spiritüeuses , des vomitifs et de toutes les substances irritantes , les coups , les chutes sur la région de l’estomac , la présence d’un corps étranger dans Ce viscère, l’irritation, l’inflammation de cet organe, le squirrhe, le cancer, etc.

Traitement. Si le sujet est d’une bonne constitution, on applique des sangsues à l’anus et sur la région de l’estomac ; dans tous Içs cas, boissons froides, acidulées, telles que la limonade à la glace, diète sévère, repos absolu. On peut aussi appliquer de la glace pilée sur l’estomac, tandis que les extrémités sont maintenues chaudement au moyen de bains sinapisés qu d’emplâtres irritans. Dès que la maladie est arrêtée, il faut tâcher de ne pas produire de récidive en donnant trop tôt des alimens; On se contentera, pour’ toute nourriture, de lait, de quelques fruits cuits, de potages au lait, d’un œuf frais. Plus tard on permettra des alimens un peu plus substantiels, et on reviendra insensiblement au régime ordinaire, qui doit toujours être doux et peu excitant , sans quoi l’on s’exposerait au danger d une rechute.

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HÉMATURIE , pissement dé sang. Écoulement de sang par le canal de l’urètre fourni par la vessie ou les reins. Avant de lire cet article, il convient de lire celui Hémorrhagies en générai. Les symptômes de l’hématurie sont d’abord l’écoulement du sang ; ensuite il y en a d’autres au moyen desquels on peut reconnaître si le sang vient des reins ou de la vessie. S’il vient des reins, on observe tous les symptômes qui caractérisent l’inflammation de ces organes , tels sont : une anxiété générale, refroidissement des extrémités , fièvre, chaleur, douleur vers les lombes, connues sous le nom de douleurs néphrétiques. S’il vient de la vessie, l’hémorrhagie est ordinairement précédée des signes qui caractérisent l’inflammation de cet organe ; tels sont : envies fréquentes d’uriner, chaleur, ardeur, douleur vers l’anus, démangeaison ou douleur vers l’extrémité du canal de l’urètre, émission douloureuse des urines. Il peut arriver que le sang s’accumule en grande quantité dans la vessie, avant d’être rejeté; alors il donne lieu aux mêmes symptômes que la rétention d’urines. De plus, ce sang peut se coaguler dans la vessie ; les caillots sont rendus difficilement et avec de grandes douleurs, et quelquefois ils s’opposent entièrement à l’émission des urines. II y a souvent nausées, vomissemens , défaillances, sueurs froides , difficulté d’uriner.

Les causés sont en général toutes celles de l’inflammation des reins ou de la vessie, puisque l’hémorrhagie dépend d’une irritation ou d’une inflammation de ces organes. Ces causes sont principalement la suppression des hémorrhoïdes ou de toute autre évacuation sanguine habituelle; l’abus des boissons échauffantes , l’équitation , les efforts pour porter ou soulever un fardeau trop pesant, les chutes et les contusions sur les reins ou la vessie, les altérations organiques de ces viscères , la présence de calculs ou de graviers , l’usage des cantharides à l’intétérieür, comme le prouvent de nombreux exemples fournis par les libertins qui cherchent à rallumer leurs feux éteints au moyen de ce médicament incendiaire et très-souvent mortel.

Le traitement consiste d’abord à calmer l’irritation des reins ou de là vessie par tous les moyens émolliens applicables aux inflammations en général. Ainsi, saignées générales, applications de sangsues au périnée ou sur lebas-ventre, au nombre de 10, i5, 20, 3o, /joetplus, suivant la violence de l’inflammation; bains tièdes fréquens , boissons rafraîchissantes , lavemens émôlliens, repos absolu. Le malade doit être couché sur un lit peu mollet, et dans une chambre où l’air soit frais et libre. Si I’hémorrhagie était très-abondante, et qu’elle eût déjà trop affaibli le maladp, il ne serait plus possible d’employer les saignées, de peur d’épuiser entièrement ses forces. On a recours alors aux

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applications froides sur les lombes , au périnée , sur le basventre; on administre à l’intérieur les préparations astringentes, entre autres la décoction de racine de rathania, et si l’on ne peut se la procurer , celle d’écorce de chêne , de grenadier, de racine de tormentille, de bistorte, et d’autres substances astringentes. V. page 123 , où il est question des astringens.

Lorsque l’hémorrhagie est arrêtée, il faut s’occuper de prévenir les rechutes, en éloignant les causes. Le malade sera astreint pendant quelque temps à un régime sévère et peu nourrissant. Point de vin, ni de liqueurs. S’il était sujet à des évacuations habituelles supprimées, par exemple, aux hémorrhoïdes, on tâcherait de rappeler ces évacuations par les sangsues appliquées à l’anus, au nombre de 10 ou 20, j aux époques où cet écoulement avait coutume d’avoir lieu , par les bains de siège, les boissons légèrement laxatives, et si lecanal intestinal est en bon état, par quelques purgatifs peu irritans , tels que le sel de Glauber , celui d’Empson , la manne; la décoction de séné , etc. Mais de tous ces moyens , le plus efficace est sans contredit l’application des sangsues jusqu’à ce que l’écoulement soit rétabli. Y. Hémorrhoïdes.

Si l’hémorrhagie dépend de la présence d’un calcul dans la vessie, il n’y a d’autre ressource à employer que celle d’extraire ce calcul par les moyens appropriés. V. Calctjis. S’il existe des graviers dans les reins, on se conduit comme dans la gravelle. V. Gravelle. Enfin, si des caillots de sang existent dans la vessie, soit qu’ils s’opposent ou non à l’émission des urines, il faut les délayer par des injections d’eau tiède que l’on pratique en introduisant une sonde dans la vessie, et en adaptant une seringue à son orifice extérieur. Il est nécessaire pour cela d’avoir recours à une main exercée.

HÉMENTÉRËSE ou Hémorrhagie clés intestins. Avant de lire cette article, voyez celui Hémorragies en général. Le symptôme caractéristique consiste dans une évacuation de sang par l’anus. Ce sang est d’abord mêlé avec des matières fécales , ensuite il est rendu pur, et. quelquefois coagulé. La quantité qui est évacuée dans l’espace de vingt-quatre heures peut s’élever depuis une once jusqu’à une livre, et quelquefois même à une quantité beaucoup plus considérable. Le sang excrété n’est pas toujours rendu en entier par l’anus , mais il reste quelquefois épanché dans les intestins ; alors on dit qu’il y a hémorrhagie interne , qui , pour le dire en passant, n’est pas moins dangereuse que l’externe.

L’hémentérèse ou hémorrhagie des intestins est précédée et suivie des mêmes symptômes que celle de l’estomac, c’est-a-

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dire, froid des extrémités , angoisses , frissons , défaillances , surtout si l’hémorrhagie est abondante.

Le traitement est absolument le même que celui de Yhématém'ese. Boissons froides et acidulées, applications réfrigérantes sur le ventre , et chaudes aux extrémités , lavemens astrigens faits avec la décoction de roses de Provins , et mieux encore avec celle d’écorce de chêne ou la racine derathania.

HÉMOPTYSIE. Hémorrhagie des poumons , expectoration de sang provenant des conduits de la respiration. II est bon , avant de lire cet article, de consulter celui Héjhorrhaoies en général. Le symptôme principal auquel on peut reconnaître l’hémoptysie d’une manière certaine consiste dans l’expectoration d’une plus ou moins grande quantité d’un sang pur , vermeil et écumeux. Cette hémorrhagie est ordinairement précédée d’un léger refroidissement des extrémités , de frissons, de douleurs de tête, de rougeur des pommettes, de toux , de gêne de la respiration , de chatouillemens dans le gosier, .d’une sensation de chaleur, de pesanteur, d’anxiété dans la poitrine. La respiration est accompagnée d’unbouillonement produit par le passage de l’air à travers le sang déjà épanché dans les divers canaux de la respiration. L’anxiété augmente, et un besoin de tousser amène des flots de sang de la nature dont nous avons parlé. La toux, le bouillonnement qui se passe dans la poitrine avant et pendant l’hémorrhagie, ne permettent pas de confondre l’héinoptysie avec l’hémorrhagie de l’estomac, et que l’on nomme hématémèse.

Les causes de l’hémoptysie sont les mêmes que celles des irritations et des inflammations de poitrine. On voit pètte affection se manifester principalement chez les sujets disposés à la phthisie pulmonaire. L’hémoptysie est même très-souvent un signe précurseur de cette maladie. Ainsi, toutes les personnes dontlespoumonssonttrès-irritables peuvent être atteintes d’une * inflammation ou d’une hémorrhagie de ces organes. Les causes prédisposantes sont : la jeunesse, le tempérament sanguin, une mauvaise conformation de la poitrine, là suppression d’une évacuation habituelle, telles que les règles , les hémorrhoïdes, une hémorrhagie nasale, une disposition héréditaire aux affections de poitrine, que l’on reconnaît à la longueur du cou, des membres et du corps en général, à l’étroitesse de la poitrine , à la teinte blonde des cheveux, à la finesse de la peau, à la couleur rosée elcirconscrite des joues, enfin à une grande irritabilité des organes respiratoires , etc. Lorsque ces causes prédisposantes existent, l’hémorrhagie pulmonaire peut arriver sous l’influence de la moindre cause irritante, stimulante, excitante. Ainsi le froid, en refoulant le sang vers Tinté-

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rieur, les grandes chaleurs en activant la circulation, la produisent avec la plus grande facilité chez les personnes qui se trouvent dans les dispositions dont nous venons de parler. Il en sera de même de la marche rapide, des courses, des cris, des chants forcés ou trop souvent répétés, de la déclamation , de l’usage desinstrumens à vent, tels que la flûte, la trompette, le cor le hautbois, etc. Ces exercices irritent, échauffent le poumon; cette irritation y attire le sang; s’il est retenu dans leur tissu* il en résulte. une inflammation; s’il transsude à travers ces mêmes tissus, il y a hémorrhagie, La respiration des vapeurs âcres, irritantes; les coups, les chutes sur la poitrine, donnerront encore lieu au même accident. Les pulsations trop violentes du cœur résultant d’une affection de Cet organe , en poussant le sang avec trop de vigueur dans les poumons, peuvent aussi produire une hémoptysie , comme on le conçoit aisément; mais la cause la plus fréquente est l’irritation même des poumons.

Il s’ensuit de ce que nous venons- de dire sur les causes de l’hémoptysie, que cette affection est une véritable irritation de la poitrine, que cette irritation s’élèverait souvent au degré inflammatoire, si le sang ne pouvait pas trouver une issue, et qu’ainsi l’hémoptysie, si elle est modérée, peut être considérée comme le remède naturel de l’inflammation de poitrine dont l’individu est menacé.

L’hémoptysie chez les jeunes sujets, surtout chez ceux qui ont ce qu’on appelle ¥ habitas phthisique et dont nous avons parlé plus haut, est très-fréquemment une affection de mauvais augure; elle est souvent l’avant-coureur delà phthisie pulmonaire. Si, après l’hémorrhagie , il ne reste pas de toux, s’il n’y a ni douleur, ni gêne dans la poitrine; si l’hémorrhagie est l’effet d’une cause accidentelle et non d’une disposition organique, les suites sont moins à craindre.

Traitement de l’ hémopthysie. Si l’hémorrhagie est peu abondante il ne faut pas l’arrêter , car elle prévient l’inflammation des poumons, ou même elle est, comme nous venons de le dire, le remède naturel de cette inflammation. Mais si l’on ne doit pas arrêter cette hémorrhagie lorsqu’elle est légère, ceux qui y sont sujets doivent prendre des précautions pour détruire la disposition à cette maladie. Pour cela , il faut i° s’astreindre pour toute la vie à la sobriété, afin de ne pas augmenter la masse du sang; le régime lacté est ici le plus convenable; 2» s’abstenir de toute boisson stimulante et spiritueuse , de tout exercice violent, de chant, de déclamation, 'de cris; 3° éviter le froid et les grandes chaleurs, ainsi que toutes les fortes impres-

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sions morales et surtout la colère ; rappeler les évacuations supprimées par les moyens convenables. Si les individus disposés à l’hémoptysie ne vivent pas avec les plus grands mé~ nagemens , sous tous les rapports , ils entretiennent et augmentent la stimulation de la poitrine , et ils finissent par en déterminer pinflammation dont ils sont menacés.

Lorsque l’hémorrhagie est violente et que l’on en redoute les résultats, il faut l’arrêter. On emploie les moyens suivans : saignées de bras plus ou moins abondantes ; sangsues sur la poitrine ou sur le- creux de l’estomac; bains de pieds et de mains chauds et à la moutarde; repos, silence absolu. ; boissons douces et émollientes. Si le malade avait déjà perdu beaucoup de sang, on ne pourrait plus avoir recours à la saignée , de crainte d’épuiser entièrement ses forces , mais il serait urgent d’arrêter l’hémorrhagie par d’autres moyens. On administre dans ce cas des boissons astringentes, telles que l’une des potions indiquées page 188, ou l’une des tisanes indiquées page 201. Lorsque la toux est violente, on peut ajouter un grain d’opium pulvérisé , ou 20 gouttes de laudanum, ou une once de sirop diacode à ces potions ou tisanes. Ces potions et ces boissons doivent alors être administrées à froid ejjmême à la glace , s’il est possible. La limonade froide, l’eau glacée peuvent encofe être employées avec succès. Les mains et les pieds seront maintenus chaudement , au moyen de bains sinapisés ou de linges chauds , comme dans le premier cas. Si ces moyens ne réussissent pas, on applique cinq ou six ventouses sur la poitrine ou un large vésicatoire, dont il est important que l’effet soit plus prompt que celui d’un vésicatoire ordinaire, La pommade indiquée page i85 sous le nom de Pommai irritante avec l’ammoniaque remplit parfaitement ce but. Il est de la plus grande importance que le malade ne profère pas une seule parole, parce que le repos de l’organe malade est une condition sans laquelle la guérison est impossible ; or l’organe malade, ce sont les poumons, et pour qu’ils soient en repos il ne faut ni parler, [ni faire aucun acte qui exige des efforts de respiration.

HÉMORRHAGIES EN GÉNÉRAL. C’est l’irritation des vaisseaux sanguins caractérisée par l’écoulement du sang. Les hémorrhagies ont le plus grand rapport aveel’inflammation. Les causes sont les mêmes. Le siège a la plus grande analogie , c’est-à-dire que les parties du corps qui sont le plus sujettes à l’inflammation sont aussi celles qui le sont le plus àl’hémorrhagie, par conséquent elles arrivent plus facilement dans les tissus abondans en vaisseaux sanguins. Les phénomènes qui précèdent l’hémorrhagie ne diffèrent pas de ceux qui

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précèdent i’inflammatiou. On voit souvent ces affections se changer l’une en l’autre; une hémorhagie fait place à l’inflammation et réciproquement. Les jhémorrhagies difficiles à arrêter sont ordinairement celles qui arrivent chez les sujets faibles.

On a remarqué que les personnes disposées aux hémorrhagies ont la plupart du temps un degré plus ou moins considérable d’irritation ou d’excitation du cœur. Mais l’hémorrhagie peut aussi avoir lieu , et elle a effectivement lieu très-souvent par le seul effet de l’irritation locale.

On dit que l’hémorrhagie est constitutionnelle , lorsqu’elle dépend d’une disposition naturelle; supplémentaire , lorsqu’elle a lieu à la place d’une hémorrhagie habituelle; par exemple, si une hémorragie nasale remplace le flux menstruel chez une femme, on dit que cette hémorrhagie est supplémentaire; critique , lorsqu’elle donne lieu au changement ou ù la terminaison d’une maladie.

L’activité du système nerveux et du système sanguin sont une des causes qui disposent aux hémorrhagies. Les causes productrices ou déterminantes sont toutes celles de l'inflammation. Tels sont le froid, le chaud, les stimulans, les exercices violens , une nourriture trop abondante, les alimens et les boissons stimulantes , les affections vives de l’âml et principalement la colère , les coups, les chutes, les obstacles à la circulation du sang, tels que les vêtemens trop serrés , les affections organiques du cœur , des gros troncs artériels. Outre cela il y a des causes particulières à chaque espèce d’hémorrhagie. dont nous avons parlé aux articles où il est question de ces hémorrhagies. • ■

Leshémorrhagiës sont ordinairement précédées de pesanteur, de fourmillement , de chaleur , de démangeaisons , etc. Dans un grand nombre dé cas, l’hémorrhagie peut être considérée comme le remède d’une inflammation commençante, en sorte que si elle n’avait pas lieu , les tissus par où elle arrive seraient atteints d’inflammation. Citons un ou deux exemples, pour mieux faire ressortir l’analogie, ou même l’identité qui existe entreThémorrhagieetUinflainmation.' Une congestion de sang s’opère tous les mois dans l’utérus dô la femme; si le sang s’écoule, comme cela arrive ordinairement; tout va bien; mais si l’écoulement ne.peutpàs avoir lieu, il y a inflammation de l’utérus , ou de l’estomac , ou de la poitrine, ou enfin de quelque autre partie.Une congestion dé sang se manifeste-t-elle au cerveau? une abondante hémorrhagie nasalerétablit l’ordre; sans cette hémorrhagie, on aurait pu avoir une attaque d’apoplexie, une inflammation cérébrale, et ainsi de suite. '

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