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de toutes les causes morales et physiques qui agissent sur lui ; telles sont les études opiniâtres , la méditation , les veilles prolongées, les passions violentes, les commotions extérieures, la chaleur, les ligatures, surtout les cravates trop serrées qui s’opposent au libre retour du sang. Les poumons s’irritent et s’enflamment sous l’influence de l’air ou trop chaud ou trop froid , chargé de gaz et d’ exhalaisons irritantes , par le passage subit du chaud au froid, par le chant, la déclamation, etc. Je pourrais entrer dans des détails beaucoup plus étendus, et passer en revue toutes les causés d’inflammation, mais ies bornes que je me suis prescrites ne me permettent pas de le faire.
Mais ce ne sont pas seulement les ageiis extérieurs qui donnent lieu aux inflammations , par leur action irritante ; les organes peuvent encore s’enflammer parle seul effet de leur jeu et de leur mouvement. II est difficile de concevoir un corps vivant dont toutes les parties soient tellement en équilibre qu’aucune n’agisse plus fortement que les autres. Hé bien ! l’organe qui est plus actif s’enflammera plus facilement que. celui qui l’est moins. Ainsi les individus chez qui le cerveau jouitd’une grande énergie seront exposés à l’inflammation de cet organe, lors même qu’aucune cause extérieure ne tendrait à faire développer cette inflammation. Ceux dont la poitrine est étroite, dont les poumons sont très-sensibles , pourront être attaqués d’une maladie de poitrine, lors même qu’ils ne seraient pas exposés à l’action dés causes externes qui peut y donner lieu , parce que l’usage seul de ces parties suffit pour les enflammer. Lès personnes qui ont les yeux naturellement sensibles et irritables pourront être affectées d’ophthaïmie par la seule action ordinaire de la lumière, et ainsi de suite.
Il résulte que plus les organes sont sensibles, plus ils sentent facilement l’impression des corps qui agissent sur eux , pi us aussi le jeu de ces organes sur eux-mêmes les irrite et les enflamme avec facilité. Que deux personnes prennent juste la même quantité et la même qualité de nourriture , l’une pourra être malade, et l’autre non : cette différence dans les résultats ue peut provenir que de la différence delà sensibilité del’èstouicic. On tire de là une conséquence pratique que la quantité et la qualité des alimens doivent être en rapport avec l’état particulier des organes digestifs; que celui chez qui il est très-sensible et très-irritable doit éviter avec soin non-seulement tous les écarts derégime, qui neconviennent à personne, mais encore les choses dont l’usage pourrait passer pour de la sobriété chez d’autres personnes douées d’un estomac moins impressionnable.
Les phénomènes qui résultent de l’inflammation d’une partie