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un morceau de laine sur l’épine du dos, la paume des mains, la plante des pieds. On chatouille les lèvres, les narines, et même le fond du gosier, s’il est possible , avec une barbe de plume ; on fait respirer du fort vinaigre , de l’alcali volatil , mais avec précaution et sans insister trop long-temps sur ce dernier moyen. On fait des inspersions d’eau froide sur le visage et sur la poitrine. 11 ne faut pas se décourager, si le malade ne donne pas des marques de vie dès les premiers instans, car ce n’est quelquefois qu’après plusieurs heures de traitement que l’on obtient le succès désiré. D’autres fois la maladie cesse d’elle-même et sans aucune espèce de traitement.
Si l’état de mort apparente était produit par le froid, par la submersion dans l’eau, par un gaz quelconque , on se comporterait comme il a été dit à l’article Asphyxie .' (Y. ce mol.)
LEÜCOPHLEGMASIE. (V. Hydrofisie.)
LEUCORRHÉE. Ecoulement blanc, fleurs blanches, catarrhe aigu ou chronique des organes sexuels chez la femme. Nous en avons parlé à l’article Catarrhe utérin. (V. ce mot.)
LIENTERIE. Espèce de dévoiement dans lequel les alimcns sont rendus presque tels qu’ils ont été pris. Cette maladie, que les auteurs anciens considéraient comme un effet du relâchement des intestins , est au contraire le résultat de l’irritation de ces parties. Sa nature ne diffère donc nullement de celle de la diarrhée : c’est pourquoi nous renvoyons à cet article.
LIPOTHYMIE. (Y. Syncope.)
LIPPITUDE , chassie. Ecoulement visqueux , blanchâtre , fourni par la membrane muqueuse des paupières, parcelle qui tapisse les yeux, ou par de petites glandes qu’on womme glandes de Méïbomius. Cette affection se rencontre souvent chez les individus lymphatiques et scrofuleux. Elle peut néanmoins exister chez les personnes douées d’un autre tempérament.
La cause de cette maladie est une irritation fixée sur les parties que nous venons de nommer. En effet, il a déjà été dit plusieurs fois dans cet ouvrage que l’augmentation de sécrétion d’une humeur quelconque était toujours un résultat naturel d’un surcroît «d’excitation dans les organes sécréteurs, en vertu du principe que, là où il y a irritation , il y a appel de fluides. Si donc la membrane muqueuse des yeux est excitée, enflammée, irritée d’une manière quelconque, cette irritation fera affluer les humeurs, qui ne sont ici que l’effet et non la cause de la maladie. Il n’y a là rien que de très-ordinaire.
; Le traitement n’est pas difficile. Il s’agit de calmer l’irritatidn, et tout rentre dans l’ordre. Dans le principe on conseillera un régime doux et végétal , dés boissons -aqueuses et l’abs-