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trie , se débat , change de place , il se désespère et présente un aspect déplorable.
La durée des accès n’a rien de déterminé ; ils peuvent durât des jours, des semaines même; d’autres fois ils cessent après quelques instans. Au bout de quelque temps , les mines finissent par entraîner des graviers , et l’accès se termine souvent après leur sortie. Le malade est ensuite plus ou moins calme.
Le retour de l’attaque est déterminé par les vicissitudes de l’atmosphère, les affections vives , le froid des extrémités, les excès de boissons spirilueuses, les exercices violens, le coït, et toutes les causes ordinaires de la néphrite aiguë.
Nature des coliques néphrétiques . C’est une irritation des reins qui tantôt crée des calculs, tantôt n’en crée pas. C’est à tort qu’on l’attribuait Uniquement et toujours à la présence des calculs dans les reins et dans les uretères. Ces graviers sont un effet avant d’être à leur tour cause d’irritation. Elle alterné souvent avec- la goutte , le rhumatisme , les règles, les hémorrhoïdes, les dartres, ët d’autres exanthèmes? cette maladie peut disparaître complètement si on l’attaque avant qu’il y ait altération de la structure du rein. Elle peut être remplacée par une autre irritation; elle peut persister dans les reins , les rendre tubereulenx, y produire des calculs, les transformer en une espèce de sac qui remplît l’abdomen , et qui contient une plus ou moins grande quantité d’urine ; elle peut y produire le squirrhe, le cancer, et amener l’hydropisië ; enfin elle peut donner lieu à l’irritation des principauxViscères, au marasme et à la mort. Comme cette maladie est souvent entretenue par la présence de graviers qui se sont formés dans les reins, ce n’est alors autre chose que ce que les auteurs ont nommé gravelle. (V. ce mot.)
Traitement de la néphrite chronique et des coliques néphrétiques. Le même que celui de la néphrite aiguë : sangsues sur le rein, au nombre de 20, 3o, 4o, 5o ;icataplasmes émolliens, fomentations, lavemens , boissons adoucissantes , émulsion très - légèrement camphrée; bains tièdes fréquetts, régime doux, lacté, repos physique et moral. Si , malgré les saignées répétées et le traitement antiphlogistique, les accès persévèrent, si les douleurs s’étendent au cordon spermatique, qu’il y ait convulsions , vomissement , on doit soupçonner l’existence d’un gravier dans les uretères ; on insiste alors sur les bains, les lavemens, les préparations huileuses, qui, en rendant le ventre libre, favorisent le passage de ces calculs. On peut essayer l’usage des pilules de savon, de la térébenthine de copahu, des boissons diurétiques ; mais ce n’est qu’après avoir employé les antiphlogistique».
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Pour prévenir le retour des accès, on conseilleun régime doux
végétal, lacté, peu abondant, des exercices modérés, l’abstinence
du vin, des liqueurs spiritueuses , des excès vénériens. L’usage des eaux minérales qui contiennent de l’acide carbonique peut être utile comme moyens diurétiques. Les eaux thermales sulfureuses administrées en douches sur la région du rein et en boissons, peuvent, avec les substances balsamiques, agir d’une manière efficace. Ces moyens conviennent principalement aux sujets lymphatiques et à ceux qui ont peu de sang. Mais si la constitution est sèche, nerveuse; s’il y a constipation, ardeur dans la vessie; si les urines sont rouges, chaudes, les eaux. thermales en boisson ne feraient qu’exaspérer l’irritation. Il faut alors se borner aux antiphlogistiques. Lorsque les douleurs persistent avec opiniâtreté malgré le traitement; que les. urines sont dénaturées , épaises , purulentes , noirâtres , et que l’on peut juger qu’il y a altération de* l’organe:, les stimulans sont contre-indiqués. Les antiphlogistiques, quelques grains de camphre associés à l’opium pour pallier les douleurs , les diurétiques les plus légers, tels sont les moyens auxquels on doit avoir recours. On administre le camphre et l’opium en fomentation sur les reins, si son usage intérieur augmente l’inflammation.
Lorsque la néphrite chronique reconnaît pour cause la répercussion d’un exanthème, outre le traitement émollient indiqué plus haut, on emploie avec succès les eaux thermales en douches , les révulsifs, tels que les moxa, les ventouses sèches, les vésicatoires sans cantharides (qui ne' conviennent jamais dans les inflammations de l’appareil urinaire, à cause de l’irritation qu’elles déterminent dans lès reins ou la vessie).-
Enfin, si la néphrite est accompagné de la suppression d’hémorrhagies habituelles, il faut employer les moyens propres à rappeler cette hémorrhagie. Cependant, comme cette suppression est ici l’effet de l’irritation portée sur le rein, l’hémorrhagie reparaîtra le plus souvent lorsque cette irritation sera apaisée.
NERFS , Maux de nerfs , Attaques de nerfs. ( V. Névroses. )
NERVEUX. Ôn appelle nerveuses les personnes dont la sensibilité est très-exaltée , qui éprouvent des sensations extraordinaires, et qui sont sujettes à des convulsions , à des évanouissemens, à ce que l’on appelle vulgairement des vapeurs. (V. Névroses.)
: NÉVRALGIES. (Y. Névroses.)
: NÉVROSES et NÉVRALGIES. On donne en général le nom
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de 'névroses aux lésions de la sensibilité et de la contractilité , ordinairement sans fièvre y et celui de névralgie à une douleur nerveuse qui suit le trajet d?un nerf ou ses diverses ramifications. Dans l’un et l’autre cas, il y a toujours exaltation de sensibilité dont les effets sont différens suivant que cette exaltation est circonscrite, à une ou quelques branches nerveuses , et suivant le degré lui-même de cette sur-excitation. Il paraît que, dans la majorité des cas, les causes irritantes exercent d’abord leur action sur le système nerveux , même dans les maladies inflammatoires ; car on sait que la douleur est ordinairement le premier symptôme de l’inflammation : or , les nerfs seuls sont capables de sentir la douleur ou le plaisir. On peut donc dire, à la rigueur, qu’il y a irritation nerveuse toutes les fois qu’il y a douleur ; ainsi, dans tous les cas où une partie est enflammée, les nerfs qui se trouvent dans cette partie participent à l’irritation. Mais ce n’est pas là ce qu’on appelle névroses ou névralgies ; on désigne par ce nom les. maladies dans lesquelles les nerfs sont . seuls affectés, ou du moins d’une manière spéciale. Veut-on la preuve que les affections nerveuses sont de la même nature que les maladies purement inflammatoires, c’est qu’elles se développent ordinairement sous l’influence des mêmes causes que l’inflammation , qu’elles cèdent très-souvent au même traitement , qu’elles peuvent succéder à une inflammation, et la remplacer; ou bien qu’elles peuvent se changer elles-mêmes en une inflammation.
Pour mettre le lecteur en état de comprendre de quelle manière les maladies des nerfs se développent, et par quel genre de médication il convient de les combattre , il est, je crois , nécessaire de lui donner quelques idées des nerfs, du système nerveux en général, et du rôle qu’il joue dans l’économie animale. ^
Le système nerveux, ou, si l’on veut, l’ensemble des nerfs qui le constitue, peut très-bien être comparé à un arbre que nous appellerons l' arbre nervçux. Il sè compose d’une. souche, qui est le cerveau , d’un tronc, qui est la moelle épinière , de branches , qui sont les nerfs qui partent soit du cerveau , soit de la moelle épinière. Les nerfs sont des cordons blanchâtres /.répandus dans toutes les parties du corps. On doit les diviser en deux espèces très-distinctes. Ceux de la première espèce sont fournis par le cerveau ou par la moelle épinière , qui n’est qu’un prolongement de ce dernier. Ils se distribuent à tous les organes , pour leur communiquer la faculté de sentir ou la sensibilité et la faculté de se mouvoir ou la contractilité. Toute partie du corps qui est privée de cette première espèce de nerfs est en même temps privée de sentiment et de mouvement ; tels sont
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les cheveux, les ongles, les os, les cartilages , etc. Les ôr*&aes des sens et ceux de la Locomotion en sont abondamment four nis 5 ces sens sont les yeux, les oreilles, le nez, la bouche et la peau. Les organes du mouvement sont les muscles.
Les nerfs de la seconde espèce sont ceux qui se distribuent aux viscères; savoir : aux poumons, au cœur, au canal intestinal, au foie, à la rate, aux reins et aux organes de la génération On leur donne le nom de splanchniques, mot qui a la même signification que viscéraux, et l’ensemble de toiis ces nerfs splanchniques ou viscéraux porte celui de nerf grand sympathique, lequel est composé d’un grand nombre de ramifications qui se rendent dans les viscères précités. Ces nerfs ont plusieurs points de communication avec ceux de la première espèce, parce que, dans les corps vivans, tout est lié, et ne lait qu’un tout sentant , et , comme dit le père de la médecine , consensus anus. 1
Ainsi les nerfs de la sensibilité ou du mouvement que l’on nomme aussi nerfs de relation , parce qu’ils nous mettent en rapport avec les objets extérieurs , sont fournis par le cerveau et lu moelle épinière. Les nerfs viscéraux, au contraire, ont pour centres un grand nombre de petits ganglions rougeâtres, placés le long de la colonne vertébrale , derrière les entrailles. De ces ganglions partent un grand nombre de cordons nerveux qui embrassent les vaisseaux sanguins , et pénètrent avec eux dans le tissu des viscères. Ces nerfs sont à peu près dépourvus de sensibilité et de la faculté locomotrice ; iis sont soustraits à l’influence de la volonté , car personne ne peut â son gré faire mouvoir son estomac, ses reins , etc.*, comme il fait mouvoir ses bras ou ses jambes. Cependant, comme les viscères reçoivent quelques nerfs du cerveau, ils peuvent aussi lui transmettre quelques sensations; mais elles sont beaucoup moins vives que celles que l’on éprouve dans les tissus où les nerfs du cerveau ou de la moelle épinière se trouvent seuls.
En partant de ce point qu’il ÿ a dés nerfs uniquement destinés à recevoir les imprèssions, et à exécuter les ordres de la volonté, nerfs de relation, et d’autres soustraits a l’influence de la volonté et destinés aux fonctions dés viSeêrës , nerfs viscéraux, on devra distinguer les affections nerveuses ou les névrosS en deux espèces, savoir en affections des nerfs de relation , provenant du cerveau ou de la moelje épinière, et affections des nerfs viscéraux ou des fonctions intérieures. Nous avons déjà donné à entendre, au commencement de cet article, que les névroses avaient les plus grands ^rapports avec l’inflammation. En effet, toutes les fois qu’un organe quelconque est atteint d’inflammation ou d’irritation , les nerfs qui appartiennent à cet
organe éprouvent de la douleur. Mais si l’inflammation, au lieu de siéger sur des points éloignés, réside dans le cerveau ou dans la moelle épinière , que doit-il arriver ? Les nerfs qui proviennent de ces deux centres seront nécessairement affectés.
Il y aura d’abord des sensations douloureuses dans les organes des sens et dans les muscles, puis des mouvemens convulsifs; et si l’inflammation n’est pas arrêtée, et qu’elle s’élève à un assez haut degré pour accumuler le sang dans le cerveau ou dans la moelle épinière, ou qu’elle en ait enfin amené la désorganisation , les douleurs et les convulsions seront remplacées par la perte de la sensibilité et du mouvement, c’est-à-dire par la paralysie; c’est ce qui arrive dans l’apoplexie. Il est facile maintenant, d’après les notions générales que l’on a sur le système nerveux , d’entendre la suite de ces explications.
Tout le monde sait que le cerveau peut être le siège d’inflammation vives, aiguës , et d’inflammations moins violentés et chroniques. Les inflammations aiguës du cerveau constituent ce qu’on appelle la fièvre cérébrale, et que nous aVons décrite aillenrs sous le nom d 'encéphalite. { V. ce mot). On les désigne encore sous le nom de frénésie, d’ haracnitis , de céïêbrite , de méningite , etc. Elles sont presque toujours accompagnées de délire, de convulsions, de sensibilité exaltée de la vision et de l’ouïe. Or, tous ces phénomènes sont nerveux; ce sont de vraies névroses produites par l’inflammation du cerveau ou de ses enveloppes. Mais si l’inflammation cérébrale est moins vive, si elle est chronique , les effets qu’elle produira seront de Ja même nature, mais beaucoup moins saillans ; ainsi on aura des douleurs de tête, occupant unemoitié du cerveau comme dans la migraine, ou un seul point comme le front oü l’occiput , etc. , ou l'a totalité de la masse cérébrale. Ces douleurs seront continues où intermittentes, c’est-à-dire se faisant sentir continuellement, ou ne paraissant que par intervalles. Ces phénomènes locaux sont un indice certain de l’inflammation chronique du cerveau ou des membranesqui l’enveloppent. Mais la souche du tronc nerveux, le cerveau , ne peut pas être atteint sans que les fonctions ou les nerfs , qui en sont les branches , ne soient plus ou moins troublées. Aussi observe-t-on chez les personnes qui portent ces inflammations chroniques divers accidens nerveux, tels que des étourdissemens, des tintemens d’oreille, des éblpuissemens, des illusions d’optique, la perte de la mémoire, une tendance plus ou moins forte au sommeil, ou une insomnie opiniâtre ; les uns éprouvent des mouvemens convulsifs des paupières , des muscles de la face , de ceux des bras , etc. ; les autres peuvent éprouver une roideur de tout le corps, comme
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dans les tétanos, ou bien la moitié du Corps seulement est faible, traînante, demi-paralysée. Chez quelques individus on observe des mouvemens convulsifs extrêmement bizarres qui les font chanceler dans leur marche comme des hommes ivres ou, gesticuler avec les jambes ou les bras d’une manière fort singulière, ainsi qu’on a des exemples chez les personnes atteintes delà danse de Saint-Guy , autrement dite chorée. (Y. Ce mot). Dans certains cas, il survient des attaques d’épilepsie, et l’on voit même des personnes tomber dans l’aliénation mentale après avoir éprouvé pendant long-temps des migraines et d’autres maux de tête. Ces phénomènes nerveux et une infinité d’autres qu’il serait trop long d’énumérer ont été et sont encore regardés par plusieurs médecins comme autant de maladies nerveuses différentes les uns des autres, et surtout différentes des maladies inflammatoires. Mais un examen plus approfondi des faits prouve jusqu’à l’évidence que ces névroses ne sont que l’effet de l’irritation ou de l’inflammation cérébrale, qui commence par troubler le cerveau en tout ou en partie, à déranger en conséquence l’ordre et la.régularité de ses fonctions , et par suite celle des nerfs qui tirent leur origine du cerveau pour se distribuer dans diverses parties du corps.
Ces symptômes nerveux sont souvent remplacés, au bout d’un certain temps, par un état contraire, c’est-à-dire qu’au lieu d’une exaltation de sensibilité et d’une augmentation convulsive des mouvemens musculaires il y a diminution ou perte totale de l’un ou de l’autre. Pourquoi cela? Parce qu’au début de l’irritation il y avait exaltation nerveuse, ce qui veut dire que l’activité cérébrale avait été augmentée; mais l’inertie du cerveau ne tarde pas à succéder à cet état. C’est ainsi que le délire se change en abattement, en stupidité, quand l’irritation a désorganisé la pulpe cérébrale. Si le cerveau n’était altéré que-dans quelques-unes de ses parties, la folie ou l’idiotisme ne seraient pas complets, mais on aurait la perte de la mémoire, de l’ouïe, de la vue, etc. Au lieu de convulsions dans les bras, dans les jambes , ces affections se changeraient en paralysie ou en faiblesse de ces parties. Cette paralysie affecterait .tantôt un côté, tantôt l’autre, suivant .que le cerveau aurait été irrité, puis désorganisé d’un seul côté, ou des deux côtés simultanément. Ces légers aperçus sont sufîisans pour donner des notions positives sur la nature de tant de phénomènes nerveux réputés inexplicables, pour faire comprendre pourquoi les convulsions, les douleurs nerveuses, les paralysies affectent tantôt certaines parties du corps , tantôt certaines autres. Toutes ces anomalies apparentes s’expliquent avec la dernière facilité. La masse cérébrale est-elle atteinte tout entière d’inflammation ,
toutes les fonctioûs intellectuelles setont eïaltééâj tous les mouvemens seront désordonnés ; cet état sera violent ou léger, suivant que l’inflammation sera aiguë ou chronique. Ne f estelle qu’en partie ? le trouble, des fonctions intellectuelles et de la faculté locomotrice sera pareillement partiel. Il en sera de même pour la perte ou l’affaiblissement des uns ou des autres. C’est ainsi que, dans une, violente attaque d’apoplexie, on aura en même temps abolition complète de l’intellecte , des sens externes et des mouvemens volontaires., parce que l’engorgement sanguin'qui constitue cette maladie empêche complètementles fonctions du cerveau ; mais si l’attaque est moins violente, le malade ne perdra pas tout sentiment et tout mouvement, et il paraîtra seulement plongé dans un profond sommeil. (V. Aeopjæxik) . LJengorgemen t du cerveau ne peut produire que la suspension plus ou moins prolongée des fonctions intellectuelles et des mouvemens musculaires, avec, cette particularité remarquable que les; membres conservent pendant ce temps !at position qu’on leur donne; c’est cette névrose que l’on nomme <rcîaleps ie. ÇV . ; ce mo t. ) ; : ;
Il n’est pas rare de, trouver des malades qui, après avoir èprouvé.d’abord des irritations partielles, des convulsions , puis des paralysies également partielles , finissent par éprouver une attaque d’apoplexie, qui, éu pareils cas , est toujours d’une, extrême gravité. Telle est la fin la plus ordinaire des individus atteints de maux de tête opiniâtres, d’épilepsie, de -folie, de monomanie, de paralysie de la langue, des muscles de la face,' des paupières , etc. , en un mot-, de tous les cas ou l’irritation partielle du cerveau a produit la paralysie des nerfs correspondais, parce que la désorganisation cérébrale , d’abord limitée a un ouà quelques points, s’étend .de proche en proche', *et finit par en envahir, la totalité ; c’est alors qu’arrive l’apoplexie. ’ - .
Il est done parfaitement démontré qu’un grand nombre d’affections nerveuses appelées névroses par les auteurs de médecine sont produites par l’irritation , par l’inflammation aiguë ou chronique, enfin, par la désorganisation du cerveau. On ne doit pas être surpris que les désordres cérébraux retentissent dans divers points du corps fort éloignés de la tête , puisque le cerveau est le centre de la sensibilité et du mouvement, et que le centre ou le tronc nerveux ne saurait souffrir , sans que les fonctions dès ramifications nerveuses qui -en partent soient également troublées. Il suit naturellement de ces principe^ que, dans cès diffé'rens cas , les névroses ne constituent point une maladie par elles-mêmes, mais qù’ëll^s.ne sont que l’indice d’une affection générale ou locale , prçjoqde
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ou légère du cerveau. II s’ensuit encore que le traitement doit avoir pour but de calmer l’irritation ou l’inflammation du cerveau, parce que là est le foyer du mal , et que par conséquent rien n’est plus ridicule que les drogues contre la folie, contre les convulsions, les tremblemens des membres, les éblouissemens , etc. , quand ils ne sont que le produit de l’affection cérébrale. Au reste , nous reviendrons sur le traitement.
Ce qui arrive par rapport au cerveau considéré comme un des centres dont l’inflammation et la désorganisation peuvent produire divers désordres, s’applique à la moelle épinière, que nous avons dit constituer le tronc de l’arbre nerveux. Cette moelle qui s’étend depuis la base du cerveau dont elle n’est qu’un prolongement jusqu’à l’extrémité inférieure de l’épine du dos , peut être excitée, irritée, enflammée , désorganisée d’üne manière générale ou partielle, et par conséquént les nerfs qui plongent dans les parties enflammées ou altérées ri’exécüteront plus leurs fonctions d’une manière régulière ; les' membres où ces nerfs se distribuent éprouveront dés;dôuleurs, dés convulsions, des tremblemens, la paralysie, étc^Ges névroses ne sont encore ici que les symptômes de Paffection d’iin des centres nerveux, la moelle épinière. Cette affection és't absolument de la même nature que l'inflammation ayant son siège dans d’autres tissus. Il y a d’abord irritation, inflammation, puis, si rien n’arrête celle-ci dans sa marche, désorganisai ion. ( V. Moelle épinière , où il a été traite plus en détail des maladies de cet organe et des nérfs qui en dépendent).
On vient de voir qu’un grand nombre de névroses , quoique sous des formes très-variées , se rattachent dans certains cas à l’inflammation ou à l’altération organique soit du cerveau ^ soit de la moelle épinière , et qü’en conséquence ces affections si souvent méconnues dans leur cause, et si mystérieuses aux yeux du vulgaire, rentrent dans la -classq générale des irritations et des inflammations. Mais il existe en outre des affections nerveuses, bornées à un seul ou à plusieurs nerfs des sens ou de la locomotion , sans aucune intervention de l’affection cérébrale où spinale. C’est ce qui a lieu lorsque l’irritation, l’inflammation ou la désorganisation siège exclusivement sur quelques-uns des nerfs des sens ou de la locomotion, ou que ces nerfs; soit dans leur trajet, soit dans îëjùr origine, plongent dans un foyër inflammatoire. Si donc une cause quelconque a agi exclusivement sur le nerf optique qui est destiné au sens dé la vue, que cë nerf soit excité, irrité, enflamme, Toèil deviendra d’abord douloureux et tellement sensible qu’il ne pourra pas supporter la lumière, et si l’inflammation amène là désorganisation du nerf o« de son expansion , qu’on nomme
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la'rétîne , il pourra y avoir perte plus ou moinseomplète de la vue. Voilà une névrose des sens sans affection cérébrale. Quelquefois l'affaiblissement de la vue , la cécité survient, parce le nerf optique est affecté vers son origine ,: au lieu de l’être vers son extrémité ; c’est cè qui a lieu dans V amaurose ou goutte sereine , maladie dans laquelle l’œil conserve sa tran sparence et sa netteté, quoique la vue soit entièrement perdue.; Ici le cerveau seul est irrité, désorganisé dans l’endroit d’aà naît lemerf optique. On doit donc considérer l’amaurose comme une affection partielle du cerveau du genre de celle dont il à été question plus, haut. (V. Amaurose.) Ce qui arrive à l'égard du sens de la vue peut arriver à l’égard de celui de l’o'uïe. La faculté d’entendre les sons peut être troublée ou perdue de deux manières, §©it par une affection du cerveau vers les; points- d’oit naissent les nerfs de l’ouïe, et que l’on nomme auditifs ou acoustiques, soit par l’affection des nerfs acoustiques euxmêmes, indépendamment de celle du cerveau. Ges nerfgîcn effet peuvent être irrités, enflammés, soit pour avoir reçu l’impression de sons trop forts , soit par tout autre cause ; il y a alors sensibilité tellement exaltée de l’ouïe que le moindre bruit devient insupportable ; et si rinflahimatkm n’est pas arrêtée et que la désorganisation survienne , il y a paralysie' des mërfs acoustiques , et l’ouïe est à jamais perdue. Voilà; pour lès névroses partielles des nerfs des sens; Nous poùmonscitër d’autres exemples et parler de l’exaltation Ou de la perte du sens de l’odorat et du goût; mais, ce serait nous répéter car il suffit d’appliquer aux nerfs de ces sens le raisonnement que nous avons fait psur ceux de la vue et de i’ouïe, pûîir avoir une idée de la manière d’être de ces névroses.
. Les nerfs destinés aux mouveroens sontpareilièmént suscëptibîes d'irritation , d’inflammation, d’altération dans quelques points de leur trajet, et cela sans que les centres, le cerveau ou- là moelle épinière,. d’où ils tirent leur origine, soient le moins du monde intéressés. Ainsi le tronc nerveux, dont les ramifications se distribuent à toutes lès parties d’un membre , petit être irrité, enflammé ; dansées cas , des douleurs plus ou moins vives se font sentir dans ces diverses ramifications , ët souvent des mouvemens convulsifs , des soubresauts së manifestent dans les muscles auxquels elles sé rendent. Si l’inflammation vient à désorganiser Ce tronc nerveux, il n’y aura plus ni douleurs ni convulsions, mais il y aura paralysie du membre. L’effet est alors le même que si le tronc nerveux avait été eoupé; car les impressions ne peuvent plus arriver au cerveau par l’intermédiaire de ce nerf, puisqu’il y a interruption, et par là même raison l’influence nërvèdèé ne peut plus arri-
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ver . du cernait aux muscles pour les fairè mouvoir. Si l'inflammation est arrêtée, et que la désorganisation n’àit pas lieu, il y a* guérison ; mais si, comme on l’observe très-fréquemment, l’irritation reste fixée sur le trajet du nerf, qu’elle n’est pas assez violente pour désorganiser, les souffrances durent pendant très- long-temps, et quelquefois toute la vie. Dans ces cas \ les douleurs et les convulsions ne reviennent ordinairement que par intervalles plus ou moins éloignés; car elles seraient intolérables si elles tourmentaient le malade sans interruption. G’est à cette espèce dè névroses que l’on donne spécialement le nomt 'de -névralgies. Toutes les parties du corps qui reçoivent desbranches nerveuses destinées au mouvement etau sentiment sont susceptibles d’en être affectées. Cependant ces névralgies': s’observent spécialement dans certains membres, dans certains muscles, ainsi que nous allons l’indiquer. L’irritation qui les produit peut être bornée à un seulpoint ou au tronc entier, ou . même à toutes ses ramifications. Quelquefois la névralgie dépend non de l’inflammation du tronc nerveux , mais de celle des parties, qu’il parcourt , ou dans lesquelles il est implanté; c’est ainsi qu’à: l’occasion, d’une dent malade on voit quelquefois toute la face et même la tête en proie à des doùleürs plus ou moins vives. Dans certaines névralgies, il n’y a pas irritation assez forte pour donner lieu à l’inflammation; il n’y a qu’un surcroît passager d’excitation , et cette excitation passée, la névralgie peut cesser entièrement pour revenir ensuite par une espèce d’habitude dont on a de nombreux exemples , même dans l’ordre naturel des fonctions du corps, telles que le sommeil, le sentiment de Sa faim, le besoin de certaines évacuations. Les névralgies ou les névroses de ce- genre n’ont rien qui doivent surprendre plusjqué ces phénomènes de tous lés jours.
On a divisé les névralgies non d’après leur nature, qui, comme on vient de le voir, est toujours la même,, mais d’après les nerfs qui en sont affectés. Voici les principales divisions :
Névralgie de la face, ou tic douloureux, dont on a encore fait plusieurs sous-divisions, suivant les rameaux nerveux qui se trouvent spécialement affectés. Ainsi on a des névralgies frontales, sous-orbitaires , maxillaires , dentaires et nasales, dont les noms indiquent suffisamment. le siège. La névralgie faciale survient d’une manière lente ou subite; les attaques en sont plus ou moins rapprochées , et durent depuis quelques nçinutes jusqu’à quelques heures; la douleur occupe ordinairement une seule des branches nerveuses qui se rendent dans l’une des régions énumérées, mais elle peut en affecter plusieurs à la fois, oq se transporter de l’une à l’autre.
Névralgie sciatique , ou fémoro- poplitée, C’est une douleur dont le siège est dans un gros nerf que l’on nomme le nerf sciatique; cette douleur, qui suit le trajet du nerf, s’étend depuis la fesse jusqu’à la partie postérieure de la cuisse , et quelquefois jusqu’aux côtés externes du genou, de la jambe et même de la plante du pied. Cette névralgie, qui produit quelquefois des douleurs atroces, n’est accompagnée ni de rougeur ni. de gonflement; les mouvemens sont douloureux et quelquefois impossibles. Cette affection peut durer des jours , des mois et des années entières. Le malade éprouve souvent du soulagement des frictions douces et de la compression exercée sur la cuisse; ce qui n’arrive pas dans le rhumatisme , avec lequel on pourrait confondre la sciatique. (Pour plus amples détails, V. Sciatique) .
Névralgie crurale , ou fémoro- prétibiale. Celte né vralgfe a son siège dans un nerf que l’on nomme le nerf crural ; la douleur suit là partie antérieure de la cuisse et l’interne de la jambe. Elle est de même nature que la sciatique , et exige le même traitement.
Névralgie cubïtb-digitqle. La 'douleur suit le trajet d’un nerf appelé cubito-digital , parce qu’il s’étend du coude aux doigts de la main ; on éprouve fréquemment ce genre de douleur quand le coude heurte contre un corps dur.
Névralgies errantes. Ce sont celles qui passent d’un nerf à.un autre, quelquefois dans des parties assez distantes les unes dçs autres.
Il y a encore beaucoup d’autres névralgies dont l’énumération nous paraît inutile , attendu que le traitement doit être à peu près le même dans tous les cas. Comme il a été question dans un autre article du traitement de la sciatique, je me contenterai de paider ici dé celui des névralgies faciales. On emploie , avec dés succès variés ,.lçs saignées générales et locales, les bains et surtout les douches , le selon , le moxà , lés vésicatoires à la nuque, l’électricité, les antispasmodiques (U sera question plus bas de ces médicàmens). Je dois ajouter qu’après que ces diverses tentatives ont échoué, on a quelquefois recours, à la section de la branche nerveuse qui est affectée , et que ce moyen est très-souvent couronné d’un plein succès. Mais peu de personnes- veulent s’y soumettre. Au reste, toutes les fois que l’on veut traiter une maladie , il faut d’abord. s’enquérir de sa nature ef dés causes qui l’ont .'produite. ,Ce.qui ai été dit jusqu’ici prouve assez que les névralgies doivent être ràugées parmi leé maladies inflammatoires:. En effet, elles sont absolument déterminées par les mêmes causes: Une partie du corps çst irritée, et au iieii d’un érysipèle , d’un rhumatisme ,
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on a l’inflammation d’un tronc nerveux : c’est une névralgie. On doit mettre le froid au nombre des causes qui les produisent le plus souvent. Une explosion vive de sensibilité peut aussi produire une attaque instantanée de névralgie. Les névralgies succèdent assez fréquemment à d’autres inflammations , telles que la goutte, un rhumatisme, des dartres , un érysipèle, et même une hémorrhagie habituelle. C’est ce qu’on appelle une métastase, c’est-à-dire le déplacement d’une irritation qui abandonne un point pour se fixer sur un autre. Rien n’est plus erroné que les idées du vulgaire sur ces déplacemens d’irritation; au moyen du mot vague de maladie qui ne précise rien, on se représente des humeurs de mauvaise qualité voyageant à travers la trame des différens tissus du corps, et allant ensuite se déposer tantôt sur un point, tantôt sur un autre. Quand on voit une inflammation extérieure disparaître, et puis être remplacée par une douleur plus ou moins vive clans une autre partie , on n’hésite plus à prononcer que c’est l’humeur qui s’est transportée ailleurs : de là cette confiance aveugle dans les évacuans. Ce n’est pas ici le lieu de combattre cette erreur , qui a d’ailleurs été réfutée dans plusieurs autres articles de ce livre.
Puisqu’il est démontré que les névroses et les névralgies sont toujours et ne peuvent être que l’effet de l’irritation , de l’inflammation aiguë ou chronique, tantôt des grands centres nerveux, savoir le cerveau et la moelle épinière, tantôt d’un tronc nerveux et de ses ramifications, isolément, le fond du traitement qui doit être opposé à çes maladies est évidemment le traitement que l’on nomme antiphlogistique , Ou si l’on veut, anti-inflammatoire.1 Si la maladie est à l’état aigu , on emploiera, suivant la circonstance, des saignées générales ou locales, la diète, des boissons aqueuses et émollientes, des bains, des îâvemens, etc. Si l’état est chronique, on emploiera les mêmes moyens, mais avec moins d’énergie que dans le cas précédent ; on permettra des alimens légers, doux., peu abondans ; on recommandera les bains, les douches , les frictions sur différentes parties du corps, les applications irritantes, tellesque les moxas, les vésicatoires, les sinapismes, les frictions , etc. , suivant les différens cas. Nous ne donnons ici que des idées générales sur le traitement , parce que nous devons y revenir plus. bas. Cependant ces généralités sont applicables à la majorité des cas , sauf quelques modifications exigées par le siège de là maladie, son degré d’intensité et la constitution du malade.
Jusqu’ici il n’a été question que des affections dès nerfs appartenant au cerveau ou à la moelle épinière , nerfs que l’on
a désignés sous le nom de nerfs de relation, parce qu’ils nous mettent en rapport avec les objets extérieurs, au moyen du sentiment et du mouvement. Il nous reste à parler des névroses de la seconde espèce, c’est-à-dire des maladies des nerfs qui se distribuent aux viscèrfes, et que l’on peut appeler en conséquence névroses des fonctions intérieures.
On a vu plus haut que les nerfs formaient deux divisions bien prononcées, savoir : ceux destinés au mouvement et au sentiment, et qui ont pour centre le cerveau ou la moelle épinière, et ceux beaucoup moins nombreux qui portent le nom de splanchniques ou viscéraux, parce qu’ils pénètrent dans le tissu de la plupart des viscères, tels que le poumon, le cœur, lés intestins, le foie, la rate , les reins et les organes sexuels. Nous avons dit que ces nerfs étaient soustraits à l’empire de la volonté , car il ne dépend pas de nous d’exciter des mouvemens dans ces organes , ni de faire cesser ceux qui s’y passent ; mais comme ces viscères reçoivent en outre quelques nerfs du Cerveau , ils peuvent lui faire parvenir des sensations, quoique beaucoup moins vives que dans les parties où ces nerfs existent seuls. On a vu aussi que les affections des nerfs de la première division dépendaient ou d’une affection de leur centre , ou de quelques cordons nerveux isolément. Il en sera de même à l’égard des nerfs de la seconde division. En effet, de même que les désordres du cerveau ou de la moelle épinière entraînent le trouble des fonctions des nerfs qui en dépendent, et donnent lieu aux névroses que nous avons appelées de relation, de même les désordres des viscères qui reçoivent les nerfs splanchniques troublent les fonctions de ces nerfs et donnent lieu aux névroses des fonctions intérieures. Ces névroses se manifestent de mille manières différentes , suivant là nature du viscère malade, les altérations organiques survenues dans sa structure, suivant le degré de sensibilité du sujet, etc* Ainsi, on aura tantôt des palpitations de coeur, à l’occasion d’une inflammation de ce'c organe ou d’un obstacle à la circulation du sang; une autre fois on éprouvera des étouffemens , des accès d’asthme, à l’occasion d’une irritation des poumons ou du cœur, ou de ces deux viscères conjointement. Une in^ flammation chronique dé l’estomac ou des intestins pourra donner lieu à des vents, à des gonflemens, à dès constrietions, aux symptômes de l’hÿpochondrie, etc. L’irritation de la matrice donnera lieu aux mêmes phénomènes, plus à ceux que Ton désigne Vulgairement Sous les noms de vapeurs , de riaux de nerfs d’ attaques de nerfs , etc.
Les sensations diverses produites dans ces circonstances pt dans d’autres analognés sont transmises au cerveau par l’in-
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térmédîaire de quelques nerfs qui communiquent avec hii et si les viscères ont besoin du concours des nerfs de relation pour se débarrasser de l’irritation dont ils sont le siège, le cerveau les met à leur disposition : de là résultent divers mouvemens convulsifs des muscles soumis à l’empire: de la volonté* En effet, la vnlonté peut en disposer pour l’exercice de la locution, du chant, de la locomotion, etc. , à moins que les; viscères n’en réclament impérieusement Faction. Or, ils en réclament le concours dans un grand nombre de circonstances, même dans l’état, -sain. C’est ainsi que nous ne pouvons pas chanter, parler, quand le besoin de respirer est très-pressant, que nous sommes forcés de provoquer la contraction des muscles de l’abdomen quand un besoin pressant d’uriner, d’évacuer les matières fécales , etc. , se fait sentir. Dans ces, cas et d’autres analogues , la volonté est forcée de venir au secours de ces viscères , en leur abandonnant l’action des muscles dont ils ont besoin. Il en est de même dans certaines maladies. Ainsi , la poitrine s’agite d’une manière convulsive pour satisfaire au besoin de respirer, de tousser, d’éternuer, dans les attaques d’asthme, de. coqueluche; les muscles de l’abdomen se dilatent ou se resserrent pour suivre les variations des intestins quand l’irritation dont ils sont le siège produit des gon? flemens ou des constrictions, des douleurs fixes ou mobiles, etc. Dans ces affections nerveuses , on trouve donc deux choses : d’abord l’irritation viscérale, qui par elle-même ne saurait donner lieu aux phénomènest qu’on appelle nerveux, ensuite l’influence què cette irritation exerce sur le cerveau , centre des nerfs de relation. Il peut donc arriver que les nerfs de relation prêtent leur ministère dans plusieurs irritations viscérales sans que ni eux, ni le cerveau ne participent à cette irritation, c’est-à-dire qu’il peut exister et qu’il existe réellement des convulsions, des spasmes, en un mot, des attaques de nerfs, quoique le cerveau et les nerfs soumis à son influence soient dans un état d’intégrité parfaite. On conçoit que plus lés individus seront nerveux on sensibles, ce qui est la même chose; plus les affections des viscères entraîneront facilement 3e trouble des nerfs cérébraux, à cause de la facilité avec laquelle les impressions qu’ils éprouvent se répètent sur le centre sensitif. -
Mais les choses ne se passent pas toujours ainsi. Assez souvent l’inflammation des viscères détermine celle du cerveau , et dans ces cas les névroses cérébrales, s’associent avec celles des fonctions intérieures. Ces phénomènes se rencontrent principalement dans les, irritations des viscères de l’abdomen. A l’étal aigu , cette association d’irritations, viscérale et çéré-*