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poussées jusqu’à la salivation , les ventouses sèches , les scarifications, les douches, et plusieurs topiques plus ou moins irritans et rubéfions.

Le traitement des névroses mobiles est fondé sur les mêmes principes que celui des névroses fixes. Ces névroses sont d’abord légères; mais si on exaspère l’irritation qui les produit par les toniques , les antispasmodiques , celte irritation devient fixe, parce qu’elle devient plus forte dans les tissus où elle siège, et ne peut plus être déplacée. D’ailleurs toute irritation tend à devenir chronique, à désorganiser les parties affectées, et consécutivement à déterminer différens phénomènes nerveux. Or, l’usage des stimulons ne saurait que hâter la marche de ces accidens.

NEZ. Il est sujet à diverses affections , entre autres à l’inflammation' plus ou moins jrive de sa membrane muqueuse, ce qui constitue le rhume de cerveau, ou à l’hémorrhagie nasale , qu’on nomme épistaxis , à des polypes , à des cancers , à la fistule lacrymale. Ces trois dernières affections étant essentiellement du ressort de la chirurgie ; ce n’est pas ici le lieu de nous en occuper. Quant au coryza et à l’épistaxis, voyez ces deux mots;

NOLI ME T ANGE RE. Par ces mots latins qui signifient rie me touche pas , on indique certains ulcères cancéreux que l’on exaspère quand on les touche, au lieu de les guérir. Existe-t-il réellement des affections de cette nature, et le malade qui les porte est- il condamné à ne recevoir aucun espoir de guérison des secours de la médecine ? Loin de nous ces doctrines fausses et désolantes. Sans doute qu’un cancer est une maladie grave, sans doute encore qu’on l’aggrave très-souvent en irritant les tissus qui en sont le siège par des applications i intempestives; mais si, au lieu d’irriter ces plaies, on savait employer à propos les émoîîiens, les saignées locales, les révulsifs , on aurait souvent le bonheur d’en arrêter les progrès, et quelquefois même d’en obtenir la guérison complète. C’est ce que nous avons tâché de démontrer dans un autre article. (V. Cakcer. j

NOSTALGIE, maladie du pays. L’homme s’attache aux lieux où fut le berceau de son enlànce; c’est un sentiment que la nature a gravé ep lui; l’amour de la patrie en est la conséquence nécessaire, amour sacré qui fit toujours palpiter les cœurs généreux, et qui ne s’éteint que par la lâcheté, la bassesse et la corruption. Mais tout naturel qu’il est, ce sentiment, ou plutôt cet instinct qui nous attache au sol où nous avons passé nos premières années, peut devenir une source

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