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les exercices fréquehs , propres à exciter la transpiration et à répartir sur les muscles l’excédant de nutrition qui embarrasse les viscères. Pour la même raison , on ne devra rester au lit que le temps strictement nécessaire pour le sommeil, c’est-à-dire six ou sept heures. Il est des personnes qui boivent du vinaigre pour faire disparaître leur embonpoint; j’ai même vu des femmes qui recouraient à ce moyen pour réduire à des proportions exiguës leur taille qu’elles ne trouvaient pas assez fine. Ce moyen est très-pernicieux, parce que l’usage prolongé duvinaigrepur ou même étendu d’une trop faible quantité d’eau irrite l’estomac, resserre ses membranes, l’appétit disparaît, les digestions deviennent pénibles, et comme la nutrition ne se fait plus ou qu’elle se fait mal , force est bien que l’embonpoint diminue ; mais c’est en échange d’une gastrite aiguë ou chronique , qu’il sera ensuite très-difficile, pour ne pas dire impossible de guérir. Laissons-nous donc aller à la bonne nature % ne la violentons pas, car on ne le fait point impunément.
Les individus surchargés de graisse , dont le cou est court, a tête volumineuse, doivent être traités comme les personnes prédisposées à l’apoplexie. Si ces individus éprouvent des pesanteurs de tête, de la somnolence, de, l’accablement , outre le -régime végétal et les exercices auxquels ils doivent s’astreindre , il est encore important qu’ils se fassent saigner de temps en temps , et surtout quand ils se trouvent dans les conditions dont nous venons de parler. S’ils sont sujets aux hémorrhoïdesj-ioin de chercher à les supprimer, ils tâcheront de les rappeler ou d’y suppléer à chaque époque où elles avaient coutume d’arriver par une application de sangsues à l’anus. En prenant cès précautions , ils échapperont presque toujours aux dangers d’uné congestion cérébrale. (Y. Apoplexie. )
OBSTRUCTIONS. Cette expression, qui vient du mot latin obstraere, boucher, obstruer , est souvent employée en médecine pour indiquer certains obstacles qu’éprouvent les fluides à leur libre circulation. Il n’y a peut-être pas de maladies sur lesquelles les personnes étrangères à la médecine aient des. idées plus fausses que celles que l’on désigne vulgairement 'sous le nom d’obstructions ou d’engorgemens. Ces mots sont du nombre de ceux jdont l’ignorance et le charlatanisme font l’abus le plus fréquent. En effet, lorsqu’on aperçoit un organe tuméfié, endurci, engorgé, comme on l’appelle , on se le représente à peu près comme un morceau de métal qu’il faut liquéfier par l’emploi des fondons, ou comme farci d’humeurs épaissies qu’il faut diviser par les incisifs ; et comme l’on ne
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pense qü’à désobstruer les canaux eûgorgès, à fondre Ifes tumeurs, à inciser les humeurs incrassantes , sans faire attention à l’estomac , on envoie d’abord ces mèdicamens dans cet organe pour qu’il les fasse passer à qui de droit. Mais si ces substances ont la propriété de désobstruer et de dégorger, elles agissent aussi sur l’estomac avant d’arriver à leur destination ultérieure. En conséquence, il faudra consulter l’état de ce viscère, pour s’assurer s’il peut ou non supporter l’action de ces mèdicamens , car si l’on devait l’exciter trop fortement , l’irriter et l’enflammer, autant et mieux vaudrait-il garder l’engorgement, et ne pas mourir par la violence du remède.
Quelques explications sur la nature des maladies auxquelles on donne le nom d’obstructions feront mieux comprendre combien sont absurdes les idées qu’on s’en fait vulgairement, et combien est souvent dangereuse la médication par laquelle on prétend les combattre. Rien n’est si ordinaire que les mots d’obstructions du foie, de la rate, des reins, des glandes du mésentère, et d’autres parties du corps; et quand ces mots sont une fois prononcés, on croit trouver dans les pharmacies un spécifique jouissant directement de la propriété de désobstruer ces organes. Je le répète , ces idées sur la nature de la maladie et sur les remèdes sont entièrement fausses. En effet, une obstruction ou un engorgement n’est £oint une maladie par elle-même ; ce n’est que le résultat, la conséquence nécessaire d’une autre maladie. Et quelle est cette maladie? C’est une irritation ou inflammation tantôt aiguë, tantôt et bien plus souvent chronique. Et comment cette inflammation peutelle opérer une obstruction ou un engorgement dans les tissus dont elle est le siège ? Rien n’est plus simple et plus facile que la solution de cette question. On sait, et nous l’avons déjà répété cent fois dans cet ouvrage , que toute irritation appelle les fluides dans les organes irrités en vertu d’une loi invariable des corps vivans , ubi ctolor , ibi jluxus. Une épine enfoncée dans les chairs y attire le sang, une inflammation s’y déclare, et la suppuration s’établit ; un vésicatoire irrite la peau, elles humeurs y sont attirées en abondance; un vomitif placé dans l’estomac y fait pleuvoir les mucosités et affluer la bile ^ un grain de sable ou un autre corps étranger introduit dans i’œu y fait arriver les larmes; le tabac provoque par son action irritante l’écoulement du mucus des fosses nasales; un purgalu irrite les membranes internes des intestins, active leurs sécrétions, et produit la diarrhée ; et même un simple morceau de savon introduit dans l’anus d’un enfant suffit pour irriter ce point, y attirer les humeurs intestinales , et produire une purgation salutaire. Je pourrais accumuler Içs exemples polir prouvercette
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assertion, qüi, au teste, est admise aujourd'hui par tous les médecins. Supposons maintenant que le foie se trouve être le siège d’une irritation; il y aura d’abord augmentation de la sécrétion bilieuse. Si celte irritation s’élève au degré d’une inflammation aiguë, on aura les symptômes et les résultats de l’hépatite aiguë, dont nous avons parlé ailleurs. (V. Hépatite.) Si cette inflammation est lente, chronique, il y aura toujours appel du sang , de la lymphe et des autres fluides. Le viscère recevant ainsi continuellement un surcroît de nutrition, il y aura augmentation de volume, conséquemment désordre dans ses fonctions. L’irritation siége-t-elle dans les glandes du cou, des aisselles, du mésentère, même résultat. Celte irritation appellera la lymphe en plus grande quantité dans ces glandes que de coutume. Si l’irritation est violente, il y aura inflammation, puis suppuration; si elle est lente, ces fluides surabondans se coaguleront, s’organiseront, et l’on aura un engorgement, ou, si l’on veut, une obstruction. Si l’inflammation chronique n’est point arrêtée dans sa marche, les tissus engorgés finiront par éprouver différentes espèces de désorganisation; ils prendront une consistance lardacée ; il se formera dans leur intérieur plusieurs petits foyers de suppuration; ils deviendront ulcéreux, cancéreux, etc. , etc- C’est ce que l’on observe dans les soi-disant obstructions du foie , des reins, de la rate; c’est ce que l’on voit encore dans les obstructions des glandes mésentériques , maladie plus particulièrement connue sous le nom de carreau , lequel est tout aussi absurde. (Y. Carseau.) Or, s’il est démontré jusqu’à l’évidence que toutes ces obstructions , ces engorgemens , quels qu’iis soient et quel qu’en soit le siège, ne sont autre chose que l’effet d’une irritation sourde , d’une inflammation chronique qui en altère insensiblement la structure, l’emploi des médicamens exciiaiîs ou irritans ne produirait-il pas un résultat contraire au but que l’on se propose? Ces médicamens, en exaspérant l’irritation , ne la feraient souvent arriver que plus vite aux différentes terminaisons fâcheuses dont nous avons parlé.
Les substances que l’on a mises au rang des fondans sont les plantes chicoracées, lessavoneux, l’iode, le mercure et les sels mercuriaux. La propriété de toutes ces substances est de stimuler les membranes muqueuses du canal intestinal, lorsqu’on les administre à l’intérieur. Cette stimulation s’étend de prophe en proche aux organes voisins , et par ce moyen leur obstruction peut se dissiper dans quelques cas ; dans d’autres, au contraire, l’engorgement devient plus considérable. Cela a lieu surtout si les premières voies sont déjà le siège d’une irritation, car alors les prétendus fondans, qui ne sont
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autre chose que des stîmulans , ajoutant une irritation â une autre irritation , aggravent nécessairement l’état du malade. Quelques exemples de succès obtenus par l’usage de ces médicamens ne sauraient autoriser à y avoir recours à la légère , car puisqu’ils stimulent les organes, ils peuvent augmenter l’irritation dont ils sont déjà le siège , et par conséquent l’engorgement. Ils peuvent aussi, il est vrai, le diminuer, et même le dissiper entièrement par lfeui" action perturbatrice ; mais un homme prudent ne doit jamais exposer la santé de son semblable à des chances si hasardeuses : c’est ,- en effet-, un véritable quitte ou double qu’il n’est pas toujours permis de tenter.
Les circonstances où l’on peut avoir recours à Ces moyens à l’intérieur, dans les cas d’engorgemens chroniques , sont celles où le eanalintestinal est en bon état, ce que l’on reconnaît à l’absence complète de la fièvre, à l’état naturel de la langue et de la peau. Getté condition est assez rare , parce qu’il est prouvé par de nombreuses observations que les obstructions du foie, de la rate, des reins et des glandes du mésentère, sont ordinairement accompagnées d’un état inflammatoire de l’estomac ou d’une autre partie du canal intestinal. Il faut -en outre que les individus soient doués d’une forte constitution , eàr chez les sujets faibles , nerveux , irritables, jamais ces moyens, ne réussissent. Lorsqu’ils ont été employés pendant quelque temps , dans le cas où l’on croit pouvoir y recourir, il faut toujours en suspendre l’usagé, sauf à y revenir plus tard, car à la longue ces médicamens finissent par irriter le canal intestinal j et dès lors ils ne peuvent que produire de mauvais effets. Au reste , ils ne saliraient jamais convenir que dans les engorgemens chroniques etindolens. Dans l’état aigu, leur usage est totalement proscrit.
II est'certain que pour l’ordinaire on réussit beaucoup mieux à faire ^disparaître les obstructions, les engorgemehs, par l’usage des sangsues appliquées de temps en temps sur les points correspondans au siège de la maladie , par celui dés douches sur les mêmes points, par l’usage des antiphlogistiques à l’iritériéür , que par les remèdes fondans , désobstruané et apéritifs , qui , je le répète, ne sont pour la plupart que desstimu-» lans. Combien de personnes ont hâté la fin de leur carrière par remploi inconsidéré de cès médicamens , et qui auraient pu reculer les bornes de leur existence, adoucir leurs maux, et dans un grand nombre dé cas obtenir une guérison complète en employant les moyens propres à apaiser et non à exaspérer les inflammations latentes dont ils étaient porteurs! Mais fl est souvent aussi difficile de déracinerles préjugés du vulgaire qùè les maladies elles-mêmes. §
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Il est aisé de voir , d’après ce que nous venons de dire , que l’histoire des obstructions du foie , des glandes lymphatiques ou autres n’ést autre chose que celle de l’inflammation aiguë ou chronique de ces divers organes. Nous renvoyons donc , pour plus amples détails , aux articles où il est question spécialement de ces affections. (Y. les mots Hépatite, c’est-àdire inflammation du foie ; Néphrite , inflammation des reins ; Carreau, inflammation des glandes du mésentère; Scrophuees, affection des glandes lymphatiques; Phthisie puimok aire , inflammation chronique des poumons.
ODONTALGIE , c/ouifeur de dents. [ V. Dents. ) .
OEIL [maladies de P). V. Amaurose, c’est-à-dire perte ou diminution de la vue, sans iésiqn apparente de l’œil. Y. Oph- THiEMiE, c’est-à-dire inflammation des yeux et des paupières.
OPHTHALMIE, inflammation des organes de la vision. On donne le nom d’ophthalmie à l’inflammation de la membrane muqueuse qui tapisse l’œil et les paupières. Cette membrane s’étend par un canaliqu’on nomme le canal lacrymal jusque danslés fossés nasales ; èt comme la membrane muqueuse du néz correspond à celle de la boùche, il s’ensuit qu’il y a une liaison étroite- entre l’inflammation de ces diverses parties. L’inflammation peut être superficielle , c’est-à-dire n’intéresser que la membrane muqueuse , ou s’étendre plus profondément et affecter tout le globe de l’œil. Cette affection peut exister à l’état aigu et à l’état chronique. .
Les symptômes ou signes de Tophthalmie sont les suivans. Il y a plusieurs degrés entre ïa simple irritation et l’inflammation très-aiguë. Lorsque l’inflammation est très- aiguë et qu’elle est bornée à la membrane muqueuse dé l’œil, il y a rougeur, gonflement de cette membrane , ainsi que des paupières, larmoiement continuel, sensibilité très-vive occasionée par les mouvemens des paupières et ï’aCtiôu delà lumière; le malade cherche l’obscurité; il éprouve un sentiment d’irritation. semblable à celui qüë produirait la présence d’un gra'm de sable ou d’un autre corps étranger introduit sous les paupières, ce qui le porte souvent à se jfrotter les yeux. Quelquefois l’inflammation augmente; et de bornée qu’elie était, elle peut s’étendre profondément et envahir l’œiL tout entier; le malade croit alors voir un globe de feu, et si l'inflammation est plus Violente , surtout si elle est pblegmoneusê , le malade ne voit plus rien; l’œil est gonflé, chaud, et excessivement douloureux; le pouls est fréquent ; il y a fièvre plus ou moins intense la douleur retentit dans toute la tête, et souvent dans tous les côtés correspondans de la face.
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La marche de l’ophthalmie dépend dil degré dè l’iüflammntion, de la nature des causes qui la produisent, et surtout de la constitution et de la disposition des personnes qui en sont affectées. Quand les causes ont agi pendant long-temps , et que l’individu a résisté à leur action , si elle se déclare enfin , elle fait des progrès très-rapides. L’ophthalmie peut se communiquer au cerveau, et donner lieu à tous les symptômes d’une inflammation cérébrale ; l’œil peut se remplir de pus et arriver à une désorganisation complète. L’inflammation existe -t-elle à un degré moins élevé, elle peut épaissir et obscurcir la cornée, rendre opaques les humeurs de l’œil. Quelquefois l’inflammation agit seulement sur le cristallin, lui fait perdre sa transparence ; c’est ce qu’on nomme la cataracte. Dans un degré moindre, l’inflammation se borne à la membrane muqueuse, la rougit, l’épaissit, etquelquefois elle s’étend à la cornée, qu’elle ulcère, qu’elle peut même perforer , et donne issue à l’humeur aqueuse. Dans certains cas, il se développe des excroissances dans l’œil qui se transforment en une masse squirrheuse et cancéreuse avec des douleurs profondes, lancinantes, alrdces; très-souvent alors l’inflammation se communique au cerveau et détermine la mort. On voit l’inflammation siéger tantôt dans un seul œil, mais plus souvent dans les dejux yeux simultanément ; d’autres fois , après avoir siégé pendant quelque temps dans l’un d’eux, l’aiitre s’affecte de la même manière. L’ophthalmie qui se développe sous l’influence de causes vénériennes fait des progrès' extrêmement rapides , et si l’on ne se hâte d’en modérer la violence ,- elle détermine promptement la désorganisation de l’œil. Il arrive quelquefois que l’inflammation de la membrane muqueuse de l’œil ou des paupières gagne, comme nous l’avons dit plus haut, le canal nasal; sous l’influence de cette inflammation, la membrane qui le tapisse peut se gonfler, s’épaissir, obstruer le canal et empêcher le passage des larmes , qui coulent alors sur les joues, les irritent et les excorient : c’est ce qu’on nomme la fistule lacrymale.
: L’ophthalmie chronique ne diffère de l’aiguë que par la moindre violence des symptômes. Elle succède ordinairement à l’état aigu , mais elle peut aussi être primitive, c’est-à-dire débuter d’une manière lente, et persévérer plus ou moins longtemps dans cet état. Elle est caractérisée par une douleur gui n’a lieu que par momens, par la rougeur et le gonflement de la membrane muqueuse de l’œil ou des paupières, ou des deux simultanément, par la sensibilité de la vue, et par un larmoiement continuel. Dans la grande majorité des cas , l’ophthalmie affecte une forme continue, c’est-à-dire que l’inflammation est permanente depuis son développement jusqu’à sa terminaison ;
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mais dans quelques cas rares elle devient intérmitteûte , les yeux s’enflamment pendant quelques heures , puis l’inflammation se dissipe et reparaît après vingt-quatre, trente-six , quarante-huit heures, suivant qu’elle est quotidienne, tierce ou quarte , etc. I
Les auteurs ont établi plusieurs divisions de l’ophthalmie, uniquement basées sur la différence des symptômes sous lesquels cette affection se manifeste. C’est ainsi qu’ils ont appelé ophthalmie purulente celle qui attaque particulièrement les enfans nouveau-nés , et qui est accompagnée d’une grande sécrétion de pus ; ophthalmie blennorrhagique , syphilitique , celle qui survient après la suppression d’une gonorrhée , et plus souvent lorsque le malade porte vers les paupières ses doigts enduits de la matière de l’écoulement , ou lorsque l’affection vénérienne se communique aux yeux d’une manière quelconque ; ophthalmie scrophuleuse , celle qui affecte si fréquemment les individus doués d’un tempérament lymphatique, d’une constitution scrophuleuse ; ophthalmie dartreuse , celle qui remplace une dartre supprimée. Toutes ces variétés sont essentiellement la même maladie ; il s’agit toujours d’une inflammation tantôt aigue , tantôt chronique , plus ou moins opiniâtre , marchant plus ou moins promptement à la désorganisation , suivant la disposition individuelle, la sensibilité particulière des tissus affectés , sensibilité quj variant chez presque tous les individus doit nécessairement modifier les formes nombreuses que peut revêtir l’irritation. Chez les uns, cette inflammation disparaîtra en très-peu de temps; chez d’autres, elle se montrera longue et rebelle, et pourra durer plusieurs mois , plusieurs années ; quelquefois elle désorganisera promptement les parties sur lesquelles elle siège, et ces lésions organiques pourront être de. plusieurs espèces. Mais ce serait une grande erreur de croire que ces diversités de formes, de durée, de résultats, fussent des signes d’autant d’affections particulières. Il est bien vrai, comme on le verra plus bas, que le traitement doit être varié, suivant que l’inflammation est aiguë ou lente, suivant la coustitution particulière des individus , et même suivant les causes qui l’ont produite ; mais ce traitement doit toujours avoir pour but de faire cesser le surcroît d’excitation de l’organe malade, d’éteiridre , si je puis m’exprimer ainsi, le feu qui s’y est allumé.
Les causes de P ophthalmie sont d’abord tous les siimulans qui agissent sur l’oeil; ainsi, une lumière trop vive enflamme l’œil, comme des irritans trop forts enflamment les fosses nasales. Il en (est de même des corps étrangers introduits dans l’œil, tels que le sable , le3 vapeurs d’acides minéraux, de