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livrer avec excès aux plaisirs vénériens , on se repaît continuellement l’imagination d’images lascives , voluptueuses , par des conversations licencieuses, des lectures déshonnêtes. Alors les songes , qui ne sont souvent qu’une représentation des objets qui ont le plus occupé l’esprit pendant le jour, roulent sur les mêmes matières ; les parties de la génération , qu’un exercice fréquent et une imagination échauffée tiennent dans une tension continuelle, obéissent avec facilité à la moindre excitation. Ces mêmes causes, à mesure qu’elles se répètent plus souvent, produisent un état d’irritabilité telle que toute idée lascive, soit en songe, soit dans l’état de veille, suffit pour déterminer une pollution. La chaleur du lit contribue beaucoup à augmenter cette disposition : la situation du corps , couché sur le dos, favorise aussi les pollutions, sans doute à. cause de la chaleur plus considérable dé la moelle épinière que cette position détermine. Il arrive souvent que la tension des parties génitales ne peut plus avoir lieu sans souffrance , parce que cette turgescence n’est plus naturelle , mais elle constitue un état d’irritation peu éloigné de l’état inflammatoire ; alors l’émission spermatique, au lieu d’être accompagnée d’une sensation agréable, dégénère en douleur plus ou moins aiguë, tant la peine est voisine du plaisir. Les effets qui résultent des pollutions nocturnes sont en raison de la fréquence de ces aecidens , de la constitution individuelle, de l’excitation , de l’ébranlement plus ou moins vif qu’éprouve le système nerveux. Mais de tous les excès vénériens, la masturbation est celui qui porte et plus tôt et plus constamment des atteintes funestes à la santé. Les personnes livrées à cette infâme passion , et qui sacrifient sans mesure à cette fausse Yénus, sont en outre plus cruellement tourmentées de pollutions nocturnes ; par où l’on voit que la nature ne manque pas de supplices pour faire expier les crimes commis contre ses lois. Les maladies de toute espèce qui résultent des pollutions nocturnes étant les mêmes que celles produites par la masturbation , nous renvoyons à cet article.
Comme les pollutions nocturnes peuvent être répétées plus souvent encore que l’acte honteux dont je viens de parler, lés effets peuvent en être plus rapides. Dans certains cas, après les émissions spermatiques qui interrompent son sommeil , le malade est plongé dans uné espèce d’anéantissement; ses yeux s’obscurcissent, une langueur extrême s’empare de tous ses sens et le plonge dans une tristesse accablante. Le sommeil vient-il de nouveau fermer sa paupière? à peine est-il endormi , que les songes les plus voluptueux présentent à son imagination échauffée des objets lascifs ; Tin*-
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stinct suit sa pente naturelle ; de faibles désirs naissent aussitôt, mais plus promptement encore les parties qui doivent les satisfaire obéissent à ces impressions et plus encore à l’irritation dont elles sont atteintes ; le nouveau feu qui s’allume ne tarde pas à produire de nouvelles pollutions; le malade se réveille par le plaisir ou par la douleur , et retombe plus fortement dans son anéantissement. Après avoir passé de pareilles nuits, quelle doit être la situation des malades pendant le jour ! On les voit pâles , mornes, abattus, ayant de la peine à se soutenir, les yeux enfoncés, sans force et sans éclat, leur vue s’affaiblit, une maigreur effrayante s’empare de ces malheureux, leur appétit se perd, les digestions sont dérangées , presque toutes les fonctions s’altèrent , la mémoire devient nulle; bientôt des douleurs vagues se font sentir dans différentes parties du corps , un feu intérieur les dévore , des inflammations de la vessie et des reins s’y joignent, une fièvre lente survient, et la mort met enfin un terme à une triste et déplorable existence. On en a vu qui éprouvaient, même pendant le jour et étant bien éveillés , des atteintes de cette maladie , auxquelles il leur était impossible de résister, tomber ensuite dans un affaissement dont ils ne sortaient que pour renouveler les mêmes scènes.
C’est à tort que l’on regarde l’émission spermatique comme la cause de tous ces désordres. Ce qui ruine la santé, ce qui amène le dépérissement, les tremblemens nerveux, la consomption dorsale, ce ne sont point les pertes qui ont lieu dans ces circonstances, mais c’est l’excitation voluptueuse qui met tout le système nerveux en action, l’ébranle sans cesse et porte le trouble dans ses fonctions, et par conséquent dans tous les organes ; car tous sont placés sous l’influence , du système nerveux. Il suit de là que les jeunes gens non encore adultes et les femmes chez qui les rêves viendraient trop fréquemment produire' la stimulation vénérienne, éprouveraient les mêmes accidens,-sans qu’il y ait néanmoins perte de substance; et c’est en effet ce que l’expérience confirme. Mail il faut convenir que les hommes sont bien plus souventles victimes de semblables désordres que les femmes.
Le traitement dont l’expérience la moius malheureuse a retiré le plus d'avantages se réduit aux moyens suivans : les secours moraux, qui doivent tendre à éloigner de l’esprit des malades toute idée lascive, en écartant les livres déshonnêtes, les objets voluptueux, les amis libertins, et en y substituant des lectures agréablés et décentes, car il faut amuser le malade : l’ennui ne ferait qu’augmenter son mal. On pourrait aussi remplir le temps par des parties de jeu, par l’exercice de la chasse, de la natatjon , les travaux agricoles , la gymna^-
tiqiie, etc. tes SéCoui’S diététiques, qui doivëütêirfe propres â nourrir légèrement en rafraîchissant : en conséquence on peut nourrir ces malades avec la viande de jeunes animaux, et s’en servir pour faire leurs bouillons et leurs potages, dans lesquels on peut faire entrer le riz, l’orge, les végétaux frais, tels que la laitue, l’oseille, la chicorée, le pourpier, etc. L’usage presque exclusif du lait est peut-être la nourriture la plus convenable, si les personnes peuvent le digérer. Pour la même raison , on doit éviter avec soin l’usage de tous les mets salés , épicés , dù vin pur, des liqueurs fortes, du café , du thé, et de toutes les substances stimulantes et irritantes. Sine Baccho et Cerere, friget V enus, disaient avec raison les anciens , car rien ne porte tant aux idées lascives que la bonne chère; et certainement les pieux cénobites ne pourraient qu’avec bien de la peine accomplir les vœux d’une chasteté rigoureuse , s’ils n’appelaient à leur secours les jeûnes , l’eau, les végétaux et les mortifications de toute espèce. Tl n’est pas non plus indifférent d’avoir égard au lit du malade ; il doit être légèrement couvert, aussi dur qu’il pourra le supporter, et fort large, afin qu’il puisse changer souvent de place et chercher les endroits frais : il aura soin de se tenir couché sur le côté quand il ^era prêt à s’endormir, pour ne pas échauffer la moelle épinière, comme cela arriverait infailliblement, s’il se couchait sur le dos. . Les médiçamensque l’on regarde comme propres à calmer l’appétit vénérien ne possèdent aucune propriété particulière différente de celle qui est commune à toutes les substances émollientes. Ainsi le nénuphar , qui jouit de cette réputation, est un calmant comme la guimauve, comme la graine de lin, de melon , de concombre , les amandes y. etc. On peut donc en préparer des boissons aqueuses, sans en attendre cependant d’autres effets que ceux produits par la plupart des émolliens. Les boissons acidulées avec le vinaigre , le suc de citron, d’orange, de groseille peuvent remplacer les précédentes. Quand on a employé pendant quelque temps le régime calmant, et que l’on est parvenu à modérer l’état d’excitation habituel des organes , on doit revenir peu à peu à une nourriture plus substantielle, mais toujours en excluant les boissons stimulantes. Enfin, si l’estomac n’est le siège d’aucune irritation , on pourra avoir recours aux toniques et aux astringens , tels que les préparations ferrugineuses, le quinquina, le rathania, etc. ("Voyez, pour ce qui regarde l’emploi de ces médicamens, l’article Toniques, tom. I,pag. ni etsuiv.)
POUMONS ( maladie des), pleurésie, pneumonie, catarrhe pulmonaire , pulmonie, maladie de poitrine, phthisie pulmo -
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natVe, etc. Les maladies dont les poumons peuvent être atteints sont extrêmement fréquentes et des plus importantes à connaître, soit pour les prévenir, soit pour leur opposer un traitement convenable, lorsqu’on en a reconnu l’existence. Comme çes diverses affections se lient essentiellement ensemble , que les unes sont souvent la cause ou la conséquence des autres , qu’elles sont généralement produites sous l’influence des mêmes causes , et qu’elles aboutissent à peu près au même terme , si on ne les arrête pas dans leur marche, nous ayons dû les comprendre dans Un seul article, afin de mieux faire saisir ce qu’elles ont de commun et de particulier. Comment en effet serait-il possible de séparer la pleurésie de la pneumonie, dont l’une indique l’inflammation des enveloppes du poumon, et l’autre l’inflammation de la propre substance de ces viscères, puisqu’il n’y a d’autre différence que celle du siège, et que la pleurésie existe souvent en même temps que la pneumonie et qu’elles exigent d’ailleurs un traitement fondé sur les mêmes bases. Pourrait-on aussi parler des maladies aiguës du poumon sans parler en même temps de ses maladies chroniques , puisqu’il est bien démontré que les secondes succèdent le plus ordinairement aux premières, et qu’elles ont les unes avec les autres des rapports tellement intimes qu’on ne peut les considérer en quelque façon que comme une seule et même maladie , aiguë ou chronique , c’est-à-dire violente ou lente , et produisant divers désordres organiques, tels que l’induration du poumon, des tubercules, la suppuration, la gangrène, etc.
Mais pour bien comprendre la nature des affections pulmonaires et la manière dont elles se produisent , il est nécessaire d’avoir préalablement quelques notions sur la structure des poumons et sur les fonctions qu’ils sont chargés de remplir.
Les poumons sont deux grands viscères contenus dans la cavité de la poitrine, enveloppés par une membrane lisse qu’on nomme plèvre. Entre les deux poumons se trouve placé le cœur. Leur couleur est rouge dans le fœtus, moins vive chez les ènfans , cendrée chez les adultes , grisâtre et parsemé de taches noires chez les vieillards. Les poumons formant deux Viscères, c'est une inexactitude de langage que de les appeler le poumon. Celui du côté droit est plus grand que celui du côté gauche. Les deux poumons sont presque contigus supérieurement; ils s’éloignent l’un de l’autre en descendant. Ils sont absolument libres et comme suspendus dans la cavité de la poitrine , et ne sont attachés ensemble que par les vaisseaux sanguins, parles canaux aériens qu’on nomme les bronches, et par la plèvre. Des sillons profonds partagent chaque pou-
mûû en lobes ; celui du côté droit en a trois , et celui du côté gauche n’en a que deux.
La substance des poumons est formée de plusieurs élémens organiques divers, qui sont les canaux aériens, les artères et les veines pulmonaires , des vaisseaux lymphatiques, des nerfs et du tissu cellulaire , qui sert de lien commun à toutes ces parties.
Les canaux aériens sont formés par ce qu’on appelle la trachéeartère et les bronches ; la trachée est un canal composé de cerceaux cartilagineux, tapissé à l’intérieur par une membrane muqueuse; elle occupe la partie antérieure du cou, depuis le larynx, appelé vulgairement pomme d’Adam, jusqu’au point où elle se divise en deux autres canaux, qu’on nomme les bronches ; l’un se rend au poumon droit, et l’autre au gauche : chacun de ces canaux se divise de nouveau et se subdivise en une infinité de canaux dont le calibre va progressivement en décroissant; et ces ramifications , parvenues a leur dernier degré de ténuité, forment*ce qu’on appelle, les cellules pulmonaires. Ges cellules ou vésicules ne sont donc autre chose que des expansions des membranes des bronches, comme les bronches ne sont autre chose qu’une division de la trachée-artère; tellement qu’en soufflant dans celle-ci l’air pénètre jusqu’aux ex« trémités des vésicules; les poumons se gonflent et ressemblent alors à ceux de bœufs, ou de veau, ou de tout autre animai qu’on voit dans nos boucheries.
Les expansions bronchiques forment des pelotons de vésicules, qu’on nomme lobules internes ; entre ces lobules internes serpentent les ramifications des artères et de la veine pulmonaire. Les plus gros troncs marchent dans les interstices cellulaires , et jettent de tous cotés de nombreuses ramifications qui forment autour des cellules un réseau admirable et d’une ténuité extrême, que l’on nomme réseau de Mal pighi 3 du nom de l’anatomiste qui en a fait le premier la description. Chaque poumon est enveloppé d’une membrane qu’on nomme plèvre ou pleure; cette membrane tapisse toute la cavité de la poitrine ; comme sa surface est lisse et humide, elle facilite le mouvement des poumons et du cœur qu’elle renferme comme dans un double sac.
Les poumons ont un grand nombre de nerfs qui se distribuent dans toute leur substance , et embrassent les ramifications des bronches et des vaisseaux. Le principal de ces nerfs , qu’on nomme pneumo- gastrique , paraît destiné à porter au cerveau le sentiment d’anxiété qui avertit du besoin de respirer.
Pour perfectionner les organes de la respiration ; il fallait un appareil particulier qui pût se dilater cl se rétrécir à peu
près comme üh soufflet , afin de fecétoir lW et dë ^expulser. Cet appareil est formé par les côtes , les muscles qu’on nomme intercostaux et. pectoraux, et le diaphragme: le diaphragme est un muscle qui forme la base de la cavité de la poitrine, et qui sépare comme par une cloison les viscères pectoraux , savoir les poumons et le cœur des viscères abdominaux. La cavité de la poitrine , qu’on nomme aussi le thorax ou la cavité thoracique , présente à peu près la forme d’un pain de sucre dont la base est en bas et le sommet en haut ; forme bien différente de celle que voudraient lui substituer nos modes ridicules , surtout chez les femmes qui, intervertissant l’ordre de la nature, se font avec leurs corsets une poitrine dont la pointe est en bas et la base en haut. Et dès lors comment les organes qu’elles renferment peuvent-ils exécuter leurs fonctions avec la liberté qui leur est nécessaire? Aussi, par combien de maladies ne paient-elles pas la folle prétention de corriger l’œuvre du créateur ! :
Les poumons sont les organes de là respiration : la respiration est cette fonction par laquelle l’air entre et sort alternativement des poumons. Le premier acte s’appelle inspiration ; le second expiration. Ces importans phénomènes s’exécutent de la manière suivante :
Aussitôt que , après la naissance, la communication est interrompue entre la mère et l’enfant , ce qui arrive par la compression ou la ligaturé du cordon 'ombilical, ou par la séparation de l’arrière-faix des parois de l’utérus, le nouveau-né éprouve un sentiment d’anxiété que l’on doit regarder comme la cause de la première respiration. La respiration se fait à l'aide des muscles intercostaux et du diaphragme ; en effet ces muscles venant à se contracter, la cavité de la poitrine s’agrandit dans tous les sens; et il en résulterait un vide, si la dilatation des poumons, qui en est la conséquence, ne permettait à l’air de s’introduire immédiatement. L’air se précipite donc par la bouche, par la trachée-artère, par les bronches, et arrivé jusqu’aux vésicules qui les terminent. Là il se trouve en contact avec le sang dont sont remplis les vaisseaux subtils et innombrables qui forment le réseau de Malpighi. Ce sang, qui a déjà circulé dans le corps, est noirâtre, chargé d’hydrogène et de carbone; l’air abandonne son gaz oxigène ; l’oxigène s’unit en partie avec l’hydrogène pour former de l’eau, et en partie avec le carbone pour former de l’acide carbonique. La contraction des muscles intercostaux et du diaphragme venant à cesser, et ceux de l’abdomen se contractant à leur tour, les côtés se dépriment, les viscères de l’abdomen refoulent le diaphragme , la cavité de la poitrine se rétrécit dans tous les sens, et les
poumons* ainsi Côthprimés , chassent i’atr les clistendoit. L’air rendu par l’ expiration est chargé d’une vapeur qui est très-visible en hiver; il est rendu à peu près sous le même volume , mais une partie dé son oxigène a pénétré dans le sang pour le vivifier et le rendre propre à l’entretien de la vie. Cette partie d’oxigène est remplacée par une égale quantité de gaz acide carbonique exhalé des poumons; de sorte qüc l’air qui a servi à la respiration , quoique propre à être respiré de nouveeu par l’oxigène qu’il contient encore , est cependant malsain à. cause de la quantité plus ou moins grande de vapeur aqueuse et d’acide carbonique qu’il contient; de là les effets souvent perniciéux de Pair qui n’est pas renouvelé, surtout dans un espace étroit comparativement au nombre dés personnes qui s’y trouvent renfermées. Il paraît qu’une petite quantité d’azote se trouve absorbée dans l’acte de la respiration , mais cela n’est pas démontré. Il est probable aussi que le gaz oxigène ne se combine pas totalement avec le sang dans le poumon, mais qu’il passe en partie avec lui dans la circulation , où cette combinaison s’achève peu à peu dans les vaisseaux capillaires d’une manière plus parfaite. C’est à la décomposition de l’air et à son union avec le sang soit dans les poumons, soit durant le cours de la circulation qu’il faut attribuer la production de la chaleur animale. Par son union avec l’oxigène , le sang prend une couleur vermeille qu’il perd à mesure qu’il sé charge d’une nouvelle quantité de carboné. Après l’expiration , une nouvelle quantité de sang noir arrive dans le tissu des poumons , détermine un nouveau sentiment; d’anxiété qui nécessite une nouvelle dilatation de là poitrine et une nouvelle introduction d’air pur pour le vivifier, et ainsi de suite jusqu’à la fin de la vie.
Le nombredes inspirations et des expirations est en rapport direct avec celui des pulsations du cœur et des artères, parce que la respiration et la circulation du sang sont deux fonctions placées immédiatement sous la dépendance l’une de l’autre ; par conséquent la fréquence et la rareté des mouvemens respiratoires doivent varier, ainsi que les pulsations du cœur et des artères, suivant les âges et suivant l’état sain ou malade de l’individu. Dans les premières années de la vie et à l’état sain, on compte de 3o à 35 respirations par minute et de 120 à i/jo pulsations ; vers l’âge de cinq ou six ans , environ 20 respirations et 100 pulsations; à sept ou huit, 21 respirations et de 90 à g5 pulsations; à la puberté , 20 respirations et environ 80 pulsations; dans l’âge adulte, 16 à 18 respirations et de 65 à'? 5 pulsations; vers la vieillesse, environ i/\ ou i5 respirations et de ^5 à 60 pulsations ; par où l’on voit que les mou-
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remens circulatoire et respiratoire Tout en diminuant progressivement depuis l’enfance jusqu’à la décx’épitude. Mais cette rareté ou cette fréquence de la respiration dans un temps donné varie encore selon les individus. Les personnes dont le système nerveux est très-mobile, telles que les femmes, les individus d’une petite stature ont la respiration plus fréquente que les autres. En outre les passions vives, un exercice de corps violent , les cris , le chant , la déclamation , la respiration d’un air très-chaud, et mille autres circonstances accélèrent cette fonction. Dans ces derniers temps, on voyaità Paris un Espagnol qui restait pendant plusieurs minutes dans un four chauffé à une température de i io° de Réaumur ; lorsqu’il eh sortait, on pouvait compter jusqu’à 200 pulsations et 5o respirations par minute.
La repiration devient plus ou moins accélérée dans la plupart des maladies de la poitrine telles que la pleurésie, la pneumonie, l’hydropisie de poitrine, les affections organiques du cœur, dans la péritonite, l’hydropisie de l’abdomen, etc. Comme la respiration est en rapport avec la circulation du sang , elle devient encore fréquente dans la plupart des maladies qui produisent la fièvre , laquelle est toujours indiquée par l’accélération des mouvemens du cœur.
On doit rapporter à la respiration divers phénomènes qui ne sont autre chose que cette fonction plus ou moins accélérée, plus ou moins profonde, plus ou moins lente; tels sont Ies: soupirs , le bâillement, la toux, i’éternument , le rire, les sanglots. La voix et la locution sont aussi sous la dépendance immédiate de la respiration ; l’air expiré heurte contre les cordes vocales et les parois du larynx qui entrent en vibration. Si la glotte est resserrée et tendue, on a le son aigu ; il est au contraire grave lorsque le larynx et la glotte s’élargissent et offrent à l’air un plus libre passage. L’état de maladie du poumon, des bronches, de la trachée-artère et du larynx influent aussi manifestement sur la nature des sons.
Aperçu, général sur les affections des poumons el les causes qui les déterminent. Les poumons ne sont pas seulement; soumis à un mouvement continuel de dilation et d’affaissement pour recevoir et expulser l’air , ils reçoivent en outre à chaque pulsation du cœur une ondée de sang qui vient pénétrer leur tissu , afin d’y subir les épurations dont nous avons parlé. On a calculé qu’à chaque battement, le cœur envoyait approximativement une once et demie de sang aux poumons ; et en prenant pour terme moyen 65 pulsations par minute, on trouve que ces organes reçoivent près de deux kilogrammes et demi de sang chaque minute, ou 170 kilogrammes par
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heure. Et quand on sait combien la substance de ces organes est molle et spongieuse, combien leur contexture est compliquée et délicate, on ne doit pas être surpris que sous la triple influence du mouvement perpétuel auquel ils sont soumis , de la présence de l’air atmosphérique et de celle du sang, ils soient exposés à de nombreuses maladies, pour peu que leurs fonctions se trouvent troublées , et même parla seule action naturelle de ces organes. Il n’est donc pas toujours nécessaire d’aller chercher au dehors de nous des causes étrangères pour expliquer l’origine des désordres dontnos organes peuvent être atteints. Si ces organes sont naturellement bien constitués , il est certain qu’ils continueront leurs fonctions bien plus longtemps et plus régulièrement que s’ils sont originairement niai constitués, trop impressionables et trop irritables. Ces observations sont surtout sensibles dans les affections pulmonaires. De deux individus du même âge, respirant le même air, suivant en tout le même genre de vie, l’un pourra être atteint de rhume, de pneumonie, de pleurésie, de phthisie pulmonaire, tandis que l’autre n’éprouvera aucun de ces accidens. D’où vient cette différence de résultats sous l’influence de causes extérieures entièrement identiques ? C’est que chez l’un la membrane muqueuse de la respiration, le tissu du poumon lui-même est tellement irritable que l’air ordinaire peut devenir une cause d’excitation morbide Et chez ce même individu dont la poitrine peut à peine supporter l’influence des agens de la vie pris dans de justes mesures, que sera-ce, si ses poumons se trouvent exposés aux vicissitudes atmosphériques, au chaud et au froid, à l’humidité ; s’il les force â augmenter leur activité par lè chant, les cris, la déclamation; par des exercices précipités, tels que la course, la danse, le saut, etc. ; s’il respire un air malsain , chargé de miasmes , de vapeurs métalliques , irritantes , de fumée , de poussière , comme cela arrive dans plusieurs manufactures , chez certaines personnes livrées à des professions qui mettent sans cesse leurs organes pulmonaires en contact avec les corps étrangers dont l’air se trouve imprégné? En vérité, quand on connaît la structure intime des tissus pulmonaires et les fonctions importantes que ces organes sont chargés de remplir, ce qui doit étonner, ce n’est pas de les voir quelquefois malades , mais c’est de les voir résister si long-temps à l’action de tant de causes internes et externes auxquelles ils sont exposés , et qui tendent sans cesse à les troubler.
Parmi les causes qui agissent d’une manière nuisible sur les poumons, on doit ranger en première ligne les alternatives de chaud et de froid. Le froid peut agir de deux manières, extérieurement et intérieurement : à l'extérieur , quand la peau
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étant éfchaüffeë , il en attête brusquement Tactiott et refoulé ainsi le sang vers les viscères, d’où résulte tantôt une diarrhée , tantôt une gastrique, tantôt une irritation des voies aériennes, suivant que les individus ont tel ou tel autre organe plus impressionnable et plus ouvert que tel autre à l’action des causes nuisibles. C’est ainsi qu’en été on peut voir se déclarer promptement une fluxion de poitrine chez, le voyageur haletant, couvert de sueur, et qui vient chercher le repos et la fraîcheur sous l’ombre perfidement hospitalière d’un arbre touffu; que l’imprudent jeune homme peut contracter et contracte souvent une pleurésie ou une pneumonie mortelle en se jetant, harassé de chaleur, dans un bain froid qui arrête tout à coup la transpiration et force les poumons à supporter cet excédant de vitalité qui ne tarde pas à les enflammer; c’est encore ainsi que succombent tant de jeunes et intéressantes personnes par une inflammation de poitrine qui les atteint au sortir d’un bal dans une soirée d’hiver. Elles n’éprouveront peutêtre d’abord qu’un rhume léger, et comme on s’imagine qu’un rhume n’est rien, on le néglige; ou comme on s’expose peutêtre de nouveau et souvent aux causes qui ont produit le premier accident, il arrive que ce rhume qui n’était d’abord qu’une irritation légère de la membrane muqueuse des bronches, file et s’étend dans la substance même des poumons, d’où peuvent résulter tous les désordres graves qui seront signalés plus bas. Le froid agit encore lorsqu’il est appliqué directement sur la peau par le moyen de corps froids , de vêtémens humides , etc. A l’intérieur, Pair froid aspiré en grande quantité peut, par l’impression qu’il détermine sur la muqueuse des voies aériennes , 4éterminer un catarrhe, une pneumonie, surtout lorsque le corps est échauffé par la marche ou par la température trop élevée de l’atmosphère.
Les climats dont l’atmosphère éprouve de grandes variations dans un court espace de temps doivent être pour cette raison une cause fréquente d’irritation des organes de la respiration; car lors même que les habitans ne font rien d’ailleurs qui puisse donner lieu à ces maladies, ils se trouvent par la seule circonstance de ces vicissitudes atmosphériques dans la même condition que ceux qui s’étant échauffés artificiellement s’exposent tout à coup à une température plus froide. En effet , l’observation démontre que dans ceux des climats froids ou les alternatives brusques de chaud et de froid, de sécheresse et d’humidité sont rares , on trouve un très-petit nombre d’hommes qui succombent aux affections de poitrine; il en est de même dans ceux des climats chauds ou tempérés dont le ciel offre peu de variations. Mais si ces conditions viennent ù man-
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quer, que le climat soit chaud, froid ou tempéré, les affections de poitrine deviennent fréquentes , lorsque la température est inconstante , parce que le corps et surtout les poumons ne passent pas sans danger à travers ces alternatives continuelles de froid , d’humidité et de chaleur. Sous ce rapport la Hollande et l’Angleterre et principalement Londres sont en Europe les pays les plus meurtriers, et qui présentent proportionnellement le plus grand nombre d’individus succombant aux affections de poitrine. Le climat de Paris est un peu moins défavorable; cependant il présente encore une proportion effrayante de maladies pulmonaires, puisque sur 1000 individus qui meurent dans cette ville, il y en a, terme moyen , i5o à 160 qui périssent de ce genre de maladie, tandis qu’à Rome et à Sienne cette proportion n’est que de 45 à 5o. Nice, que l’on regarde communément comme un pays très-salutaire aux personnes atteintes de phthisie pulmonaire, est très-loin d’offrir à cet égard des chances aussi favorables que ces deux dernières villes. Montpellier et son territoire étant plus éloignés de la mer, et par conséquent moins exposés aux variations atmosphériques, sont plus avantageux que Nice aux individus qui portent des poumons délicats et irritables. C’est tellement vrai que les différences remarquables que l’on observe dans le nombre des individus qui succombent aux affections du poumon dépendent des variations brusques de l’atmosphère, et non de la chaleur ou du froid absolu dans certains climats , que Stockholm, située dans une région glaciale, n’a pas une proportion d’individus morts par suite de ces maladies plus grande que Rome et, Sienne, tandis que Gênes, située dans un climat chaud, offre une proportion presque aussi considérable que Paris.
Tl ne faudrait pas conclure néanmoins qu’il fût convenable, pour éviter ces maladies ou pour en retarder les effets , d’aller indifféremment vivre dans un pays froid ou dans un pays chaud, pourvu que l’atmosphère n’y fût pas sujette aux vicissitudes brusques dont nous parlons. Que les habitans des pays froids viennent dans des régions plus tempérées, si les conditions atmosphériques sont favorables, ils s’en trouveront bien ; mais si l’on abandonne un pays chaud pour aller respirer l’air des régions froides, quelles qu’elles soient, les irritations de poitrine se déclareront facilement, et, si elles existent, elles feront des progrès beaucoup plus rapides. Ceci est un fait constaté par de longues observations ; d’où il suit que tout individu dont les poumons sont irritables , qui centracte facilement des rhumes, des catarrhes , des angines, ou dont l’ensem-* ï?le annonce les dispositions à la phthisie pulmonaire , que cet
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individu, dis-je, doit bien se garder d’aller vivre dans les régions du nord; il doit se garder aussi d’aller habiter les pays môme plus chauds que le sien, s’ils sont sujets à de grandes vicissitudes de température, et surtout si ces pays sont humides.
Cescausesnesontpas les seules qui puissent donner lieu aux irritations , aux inflammations des poumons et aux désordres organiques qui en sont la conséquence ordinaire. Tout ce qui entre avec l’air dans ces organes par la voie de la respiration peut être cause de maladies. Ainsi les vapeurs irritantes , métalliques ou autres, les gaz de même nature, les corps étrangers réduits en poussière, tels qu’en respirent les matelelassiers, les plâtriers, les tailleurs de pierre, les meûniers , ies boulangers, les batteurs en grange, etc., donnent lieu aux affections pulmonaires, et l’expérience nous apprend en effet que les individus exposés à ces diverses causes sont très-sujets à ces maladies. Les personnes qui chantent, qui déclament beaucoup sont aussi exposées à contracter tantôt des irritations pulmonaires, tantôt des maux de gorge, des extinctions de voix, des enrouemens; mais il ne faut pas perdre de vue que ces affections se tiennent de très-près , et qu’une personne sujette aux rhumes et aux maux de gorge , ou , pour parler plus exactement, aux irritations des voies aériennes , peut à la fin, Si elle n’y prend garde , contracter une irritation des poumons.
On doit mettre au rang des causes des affections pulmonaires les exercices violens qui accélèrent la circulation du sang et "le poussent avec force dans les poumons , les passions vives, l’abus des plaisirs vénériens , et surtout dans le jeune âge la funeste habitude de la masturbation. (Y. ce mot.)
Les maladies de poitrine ou des poumons sont aiguës ou chroniques , c’est-à-dire que ce sont des inflammations vives ou lentes. Les inflammations aiguës peuvent précéder les chroniques, mais celles-ci peuvent bien débuter et marcher d’une manière lente sans avoir été précédées de l’étal aigu. On appelle vulgairement fluxions de poitrine les inflammations aiguës des poumons; les médecins les nomment pneumonies quand elles occupent la substance ou, ce qui est la même chose, le parenchyme du ppumon, et pleurésies lorsqu’elles en occupent les enveloppes, c’est-à-dire les plèvres. Si le parenchyme et- les plèvres sont affectés simultanément , l’inflammation porte le nom de péripneumonie ou de pleuro-pneumonie. L’inflammation qui succède à la pneumonie aiguë s’appelle pneumonie chronique, et pleurésie chronique, si c’est à une pleurésie aiguë. Quand au contraire l’inflammation des poumons est lente dès son début et qu’elle chemine pour ainsi dire à pas insidieux., on lui donne le nom de phthisie puimo^
noire ou de consomption ; mais comme il 's’agit en dernière analyse d’une inflammation chronique des tissus pulmonaires, et que cette inflammation exige constamment le même traitement, il importe peu de savoir si elle a été précédée ou non d’inflammation aiguë , et nous pensons que le véritable nom de la phthisie pulmonaire est celui de pneumonie chronique.
Les phthisies ne sont donc que des inflammations chroniques, c’est-à-dire lentes des poumons. Quelques enfans peuvent apporter ces inflammations en venant au monde; car les enfans dans le sein de leur mère ne sont pas exempts de maladie ; mais ils ne tardent pas à périr. Quant aux sujets qui parviennent jusqu’à l’adolescence, à la virilité et à la vieillesse avant que cette maladie se déclare , il est certain qu’ils n’en portaient pas le germe avec eux, comme on le croit vulgairement. Si l’on trouve dans les mêmes familles de nombreux exemples de phthisie pulmonaire , c’est que les enfans héritent de la constitution de leurs parens. Ils naissent, aussi bien qu’eux , avec des poumons irritables et renfermés dans une poitrine étroite ; ce qui les expose à contracter des inflammations pulmonaires, sous l’influence de causes qui n’affectènt que légèrement des poumons moins irritables; et s’il était permis de faire une comparaison , je dirais que les poumons des premiers sont comme une matière inflammable qui prend feu à la moindre étincelle, et que les autres ne s’enflamment que sous l’influence d’un feu plus ardent. Mais ceux qui sont parvenus à i’age adulte ne sont pas nés avec ces inflammations ; il est même possible de les en préserver pendant une longue vie, en prenant les précautions nécessaires; en les préservant du froid , en les faisant vivre sous un ciel doux et uniforme , en guérissant les douleurs de poitrine , les rhumes, les catarrhes , les erachemens de sang, dès qu’ils se manifestent. En effet, les tubercules, petits corpsblancs quel’on trouve dans les poumons des phthisiques, ne se rencontrent jamais dans les poumons de ceux qui n’ont point éprouvé d’inflammation de ces organes; en sorte que ces tubercules sont le résultât et non la cause de l’inflammation, et qu’en arrêtant l’inflammation, on peut raisonnablement espérer d’èn prévenir le développement. Les tubercules sont comme de petits ganglions qui sê développent dans les poumons, autour dés bronches et dans lès autres régions de ce viscère , qui sont en proie à une inflammation prolongée. Ces glandes grossissent , elles se fendent, elles suppurent, et forment des ulcères qui détruisent ces organes. Quelquefois aussi le tissu des poumons entre en suppuration sans tubercules préalables. C'est ce qui
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arrive quand l’inflammation marche rapidement, et la phthisie en est quelquefois le résultat.
Lorsqu’une fois les poumons sont devenus le siège de tubercules , d’ulcères, d’indurations et d’autres désordres organiques, il reste bien peu d’espoir d’en obtenir la guérison, parce que ces altérations se propagent dans tout l’organe et finissent par le détruire entièrement.
Il est donc bien important de ne pas attendre que ces altérations soient survenues, et de ne pas regarder avec autant d’insousciance qu’on le fait ordinairement les rhumes , les catarrhes, les douleurs de poitrine que certaines personnes éprouvent habituellement à l’occasion de la plus petite cause, ou qui leur restent à la suite de pleurésies et de pneumonies dont elles ont été affectées. Toute irritation des organes de la respiration,’ tant légère soit-elle d’abord, peut facilement devenir grave , surtout si les personnes ont naturellement ces organes irritables et délicats. Il ne faut donc pas ici jouer avec les mots etdire, comme on le fait souvent : vous n’avez qu’une touxd’irrilation ;ou bien c’est une toux nerveuse, rhumatismale qui se passera avec le temps, ou au moyen d’un peu d’éther ou d’opium. Un pareil langage est absurde; car qu’est-ce qui produit la toux, si ce n’est l’irritation ou l’inflammation tantôt de la membrane muqueuse des canaux de la respiration , tantôt de la substance même des poumons? or, quelle que soit la cause de celte irritation, il n’en est pas moins vrai qu’à la longue elle s’étend, qu’elle se fixe dans les tissus qui en sont le siège et qu’elle y produit enfin diverses altérations organiques contre lesquelles viennent s’épuiser inutilement les secours trop.tardifs de l’art.
Ce sont principalement les personnes qui ont originairement une constitution qui les dispose aux affections de poitrine qui doivent s’observer pour ainsi dire toute leur vie, et s’appliquer à éviter les causes qui peuvent les déterminer, tels que les passages brusques d’une température chaude à une plus froide, les cris, les chants, les exercices qui précipitent la circulation du sang et accélèrent la respiration, les excès vénériens et surtout la funeste habitude des plaisirs solitaires, cause fréquente de congestions sanguines vers les poumons , et qui contribuent puissamment à déterminer la phthisie pulmonaire chez les individus prédisposés. Nous reviendrons plus bas sur les signes auxquels ont peut reconnaître de bonne heure la prédisposition à cette maladie, et nous parlerons plus amplement des moyens à employer dès l’enfance pour en prévenir le développement.
A perçu général sur le traitement des affections pulmonaires. Le