‹ Dictionnaire de santé ou vocabulaire de médecineChapitre 86 sur 106 · SC B · texte numérisé non relu

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de la lèvre supérieure et du nez , suintement des oreilles ; couleur vitrée de la cornée de l’œil, gonflement et irritations fréquentes des bords des paupières , de la conjonctive, de la muqueuse nasale qui se tapisse souvent de-croûtes; les lèvres se fendillent facilement sous l’influence du froid; il y a disposition aux engorgemens des glandes lymphatiques sous l’influence de la plus légère cause, articulations volumineuses , déviation des os des membres , de ceux du thorax et de la colonne vertébrale ( füctiitis},'. disposition à la carie des dents et des os-; peau blonde et molle. Cependant les scrofules peuvent exister chez des individus bruns. Les enfans disposés aux scrofules sont généralement beaux , gais , d’une intelligence précoce. Le carreau, maladie qui consiste dans l’engorgement des glandes mésentériques, est aussi un signe de fa disposition scrofuleuse, ou plutôt ce sont les scrofules déjà développés dans ces glandes , car les engorgemens des ganglions du cou , des aisselles^ de l’àîne , de la glande tyroïde, du mésentère , les tubercules qui constituent la phthisie pulmonaire, ne sont souvent que des variétés de la même affection occupant un siège différent ; il en est de même du ramollissement , du gonflement des os , soit chez les enfans, soit chez les adultes. En effet, dans les familles qui apportent ces dispositions organiques, dans les lieux où cette maladie est endémique , les uns sont affectés de glandes au cou, aux aines , d’autres du carreau, d’autres de phthisie pulmonaire, ceux-là de rachitis, ceux-ci de goitre, d’autres d’irritations chroniques des paupières , etc. , etc. Dans tous ces cas, il est-facile de suivre la trace du même travail morbide, savoir la prédominance anormale des tissus spongieux et lymphatiques , plus une grande tendance des membranes muqueuses à contracter l’irritation ; de là la fréquence des ophthalmies, des otorrhées,des coryza, des catarrhes pulmonaires, des gastro-entérites avec forme muqueuse chez les individus doués d’une constitution scrofuleuse.

On a donné différens noms à l’affection scrofuleuse, suivant qu’elle occupe les ganglions sous-cutanés , ceux du mésentère , les tissus pulmonaires , les os, articulations , etc.

Des variétés de l’affection scrofuleuse. Première variété. Gakglions TCBEKCotEux. Les ganglions des parties -latérales du cou, depuis l’angle des mâchoires jusqu’aux clavicules, ceux des aisselles et des aines , ceux qui occupent le trajet des gros vaisseaux, des membres, s’engorgent fréquemment chez les scrofuleux et donnent lieu à des tumeurs indolentes , arrondies, molles d’abord et ensuite reniteotes. D’abord isolés, mobiles et peu volumineux, ces ganglions se développent ensuite suççessivejmçnt ; bientôt ils se gonflent* adhèrent entre

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eux, et Forment souvent des masses considérables, saillantes et bosselées. Ces engorgemens s’observent quelquefois simultanément dans les ganglions du cou , des aisselles , des aines , des mamelles , mais ils peuvent ne se rencontrer que sur un ou plusieurs de ces points. Toutes les variétés décrites plus bas, ou quelques-unes d’entre elles, peuvent exister en même temps que celle-ci. Les tumeurs scrofuleuses ont une marche très-lente; elles restent quelquefois stationnaires pendant des mois et des années entières ; cependant peu à peu elles grossissent, deviennent douloureuses au toucher, elles adhèrent à la peau, qui devient roüge , violette, chaude, s’amincit à son sommet et finît par donner issue à un pus plus ou moins sérëu£; mais avant que la maladie arrive à ce degré d’inflammation', elle marche plus ou moins lentement, s’arrête * augmente ët rétrograde plusieurs fois. Les tubercules des scrofuleux n’entrent en suppuration que partiellement, de là des ulcères et des fistules qui laissent échapper des portions de matière tuberculeuse ramollie. Ces ulcères scrofuleux suppurent très-long-temps, quelquefois pendant plusieurs années ; changeant fréquemment déformés, dans leur fond, dans leur contour; quelquefois douloureux, mais le plus souvent ïndoïéns. Souvent de nouvelles tumeurs se forment et s’ulcêrérit auprès de celles qui sont déjà en suppuration ; les cicatrices qui se ferment enfin après un temps plus ou moins long sont d’abord rouges; plus tard elles deviennent pâles, molles et comme flétries.

Bàns le plus grand nombre dès cas , la maladie aboutit à là Suppuration , mais elle se termine aussi quelquefois par résolution , surtout si on l’attaque d’une manière convenable dés le principe.

Oh voit quelquefois des tubercules se développer sur beaucoup d’autres parties du corps que celles indiquées ; chez quelques individus , toutes les pârfiés fournies de tissu cellulaire en sont pour ainsi dire farcies.* ' ;

Les scrofules qui constituent cette variété s’observe n t à tou t âge , mais particulièrement dans l’enfance. Cette maladie commence ordinairement à.Fépoque de la première ou de la seconde dentition , on un peu avant l’âge de puberté , rarement plus tard ; cependant on voit quelquefois des individus de 3o , 4o, 5o ans, affectés dè tuberéules scrofuleux. Quand la maladie commence dès l’enfance, et qu’elle n’est pas compliquée d’autres irritations internes ? elle se termine souvent heureusement vers l’âgé de puberté; cétSge est au contraire celui où les tuberctiles pulmonaires se forment le plus ordinairement.

Deuxième variété. Goitre. On donne le noni de goitre à un

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développement anormal du corps tyroïde , qui se manifeste par une tumeur plus ou moins considérable au-devant de la trachée. Dans certains pays où les scrofules sont endémiques , on voit chez les habitans tantôt un goitre, tantôt des ganglions tuberculeux, ou d’autres formes de cette maladie. Toutes ces formes peuvent exister simultanément ou isolément. Ainsi, dans les vallées des Alpes , on trouve des individus affectés de goitre et sans autres symptômes de scrofules, tandis que d’autres ont des ganglions tuberculeux, des ophthalmies, des lèvres gonflées , des coryza chroniques , etc. , avec ou sans tuméfaction du corps tyroïde. Dans d’autres pays et sous certaines influences de climat et de régime, les scrofules affectent presque toujours la même forme; par exemple, rien de plus commun à Paris que les ganglions, le rachitis, la phthisie tuberculeuse, le carreau , tandis que l’on y rencontre très-rarement le goitre.

Quoique l’engorgement du corps tyroïde soit le plus souvent une des formes de l’affection scrofuleuse , il peut néanmoins survenir accidentellement chez des individus dont la constitution n’est nullement scrofuleuse; c’est ainsi que, sans rappeler d’autres circonstances, les efforts le déterminent assez fréquemment chez les femmes en couche. ( V. Goître. )

Troisièmevàrieté. Carreau ou irritation entéro-mésentérique. Cette maladie, qui affecte beaucoup plus souvent les enfans que les adultes , se reconnaît aux signes suivans : symptômes ordinaires de : gastro-entérite ou d’entêro-colite , ensuite le ventre se tuméfie , devient dur et sensible au toueher ; à mesure que la maladie fait des progrès , le sujet s’atrophie ; tin peut apercevoir au travers des parois abdominales des tumeurs arrondies on bosselées, ce sont les glandes mésentériques engorgées; il y a soif ardente, anorexie ou voracité , diarrhée opiniâtre, surtout vers la fin de la maladie; quelquefois, mais rarement, constipation, suppuration des glandes tuberculeuses, fièvre hectique, marasme, mort. À l’autopsie, ou trouve constamment des traces d’inflammation de lu muqueuse intestinale correspondant aux glandes engorgées. Le carreau peut se manifester isolément ou être aceompagné d’une ou de plusieurs autres variétés de scrofules. Cette maladie peut aussi exister accidentellement , et chez des individus dont la constitution n’est point scrofuleuse. (V. Carreau.)

Quatrième variété. Phthisie pulmonaire tuberculeuse. Si les individus doués d’une constitution scrofuleuse ont la muqueuse des yeux ou des fosses nasales très-irritables , ils auront une ophthalmie ou un coryza; si l’irritabilité prédomine dans la muqueuse intestinale , ils seront affectés d’une inflammation gastro-mésentérique; si c’est dans la muqueuse des bronches,

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ils seront sujets aux éatarrhes bronchiques , |>tiis aux irritations du parenchyme pulmonaire et aux tubercules qui se forment chez ces sujets avec la plus grande facilité.

Quoique la phthisie pulmonaire tuberculeuse, toutes choses égales d’ailleurs, se manifeste plus facilement chez les individus prédisposés , elle survient néanmoins très-souvent sans cette prédisposition et sous l’influence de toutes les causes qui irritent les organes de la respiration. Comme il a été traité dans un autre article de la phthisie pulmonaire, nous n’y reviendrons pas. (V. Poumons.)

Cinquième variété. Piàchitis. On doit rapporter à cette variété diverses altérations du système osseux, tels que le ramollissement des os et la déviation qui en est la conséquence chez les enfans , plusieurs tumeurs blanches des articulations , et souvent la carie spontanée des os , à tous les âges. Le raehitis se manifeste ordinairement chez les enfans entre l’âge de six à sept ans, par quelques-uns des signes suivans ou par tous simultanément : les muscles sont flasques, le visage pâle , la tête devient volumineuse ; les extrémités articulaires se tuméfient, se nouent , comme on le dit vulgairement ; les os des jambes se courbent, la colonne vertébrale subit diverses déviations, les côtes se dépriment et le sternum s’élève en pointe; l’éruption des dents est tardive , et elles tombent de très-bonne heure; l’abdomen est tendu, ce qui dépend ordinairement d’une concomitance de l’engorgement des glandes mésentériques, et alors il y a diarrhée; si les vertèbres sont tuméfiées, elles nuisent à l’action de la moelle épinière , et les enfans ne peuvent pas ou ne peuvent que difficilement se soutenir sur les extrémités inférieures ; quelquefois les os malades se carient.

L’ossification marche toujours lentement chez les sujets scrofuleux, et les extrémités articulaires restent surtout bien plus long-temps baignées de liquides , molles et cartilagineuses, que chez d’autres individus. Cette disposition des os les rend faciles' à s’irriter, et conséquemment à se tuméfier et à subir divers genres d’altérations , ainsi que le prouved’obseirvation des faits. (V. Rachitis. )

. Sixième variété. Ophthaxmie , coryza. Les irritations des membranes muqueuses des yeux, du nez et des oreilles , ont été décrites ailleurs. Prises isolément, elles ne sont point un symptôme de l’affection scrofuleuse , car on les remarque fréquemment chez les enfans de toute constitution; mais quand à ces signes se joint Y habitus scrofuleux qu’un œil exercé reconnaît aisément et que nous avons signalé plus haut ; quand, chez les enfans , les bord3 libres des paupières sont habituellement tuméfiés? comme boursouflés, chassieux, que la mem*

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brane muqueuse du nez se charge de croûtes qui tombent et reparaissent fréquemment , on peut regarder ces irritations comme scrofuleuses. -L’ophthalmie dépendant de cette cause, ainsi que l’inflammation de la muqueuse du nez , s’observent le plus souvent dans l’enfance , mais l’âge adulte n’en est pas exempt.

Ces irritations coïncident le plus souvent nvpc d’autres variétés des scrofules. (Y. OpHTHAXMIE et CoRYzM)

Causes des scrofules. L’affection scrofuleuse est endémique dans la plupart des pays bas et humides , dans les vallées sombres, les endroits marécageux. Dans les grandes villes , on l’observe principalement chez les individus qui appartiennent aux classes peu aisées de la société et qui sont obligés de vivre dans les quartiers étroits et sombres , dans les arrière-boutiques , où ils respirent un air vicié. L’absence de la lumière du soleil paraît avoir sur l’homme une influence analogue à ce qui s’observe à l’égard des plantes qui croissent à l’ombre , dans , les caves,; ces plantes sont aqueusés , <. sans coloration , étiolées ; or, la constitution scrofuleuse est une espèce d’étiolement, l’assimilation se fait mal, il y a comme arrêt de la nutrition. Dans l’énumération des causes de cette maladie, il faut aussi.tenir compte de l’hérédité : ce n’est pas, on le pense bien, que les parens transmettent à leurs enfansle germr des scrofules, mais ils leur transmettent une disposition organique analogue à la leur; savoir, la prédonfinancedes tissus cellulaires et du système lymphatique , jointe à une irritabilité remarquable des membranes muqueuses , laquelle disposition étant donnée, les causes occasionelles développent plus facilement la maladie, que lorsque la prédisposition n’existe pas. Telle est la véritable théorie de toutes les maladies dites héréditaires. Dans le plus grand nombre des cas, les scrofules se développent chez les individus dont la constitution dispose à cettc maladie ; mais elles peuvent se manifester chez d’autres individus qui s’exposent long-temps au froid, à l’humidité, à l’obscurité; c’est ainsi qu’on les a observées chez des sujets bien constitués , enfermés pendant long-temps dans des cachots obscurs et humides, chez ceux qui vivent habituellement dans les mines, etc. Ajoutez à. ces causes le défaut d’exercice musculaire, la mauvaise nourriture , la malpropreté. On a observé que la disposition scrofuleuse se contractait facilement par . les individus qui quittaient un climat chaud pour aller vivre dans un plus froid,, et que cette disposition se dissipait souvent par les moyens contraires. Qu’une telle forme se manifeste de préférence à telle autre, cela s’explique encore par l’action. des eauses sur certaines parties plutôt que sur d’autres, ou parce

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que certaines parties sont plus irritables que d’autres ; ainsi , des ganglions se développent promptement chez celui qui étant prédisposé s’expose tout à coup au froid ou à l’humidité ; chez un autre, les glandes du mésentère s’engorgeront; chez celui-ci , les extrémités osseuses se tuméfieront , seront affectées de carie sous l’influence d’une cause externe souvent inaperçue ; un autre aura une ophlhalmie, un coryza, une bronchite chronique , une phthisie tuberculeuse ; quelques-uns éprouveront tous ces désordres , ou isolément, ou simultanément, ou successivement.

II existe encore d’autres formes de l’affection scrofuleuse, telles que certaines indurations de la peau, des ulcérations sur diverses parties du corps, surtout aux jambes, des sarcocèles tuberculeux, etc.

Les ganglions tuberculeux se terminent le plus souvent par la guérison vers l’âge adulte , lorsqu’il n’y a pas de complication interne ; le carreau et la phthisie tuberculeuse aboutissent presque toujours à la mort; le rachitisj s’il y a complication trop vive de la moelle épinière , carie des vertèbres , est presque toujours funeste. S’il est accompagné de tuméfaction de l’abdomen, cette complication de l’entéro-mésentérite offre peu de chances de guérison. S’il n’y a que développement un peu plus que naturel des articulations des pieds, des genoux, des poignets, sans autre complication, le travail de l’ossification peut se rétablir et l’enfant jouir d’une bonne santé. Les dangers qui résultent de la carie, des tumeurs articulaires, sont en raison de leur étendue, de leur siège qui permet ou non de pratiquer sur ces parties les opérations et les retranchemens convenables. Dans tous les cas, il faut toujours avoir égard aux organes internes qui peuvent être affectés.

Traitement. Il est préservatif ou curatif. On peut prévenir jusqu’à un certain point le développement des scrofules chez les individus prédisposés ou nés de parens scrofuleux, en les soustrayant de bonne heure à l’influence des causes qui peuvent y donner lieu. Les moyens les plus convenables sont ceux qui tendent à donner au système musculaire, nerveux et sanguin, l’énergie et l’activité qui leur manque, et faire cesser la prédominance des systèmes cellulaire et lymphatique.

L’habitation à la campagne dans un air pur et sec , sous l’influence de la lumière solaire , les exercices manuels en plein air, tiennent le premier rang, et l’on peut regarder toute espèce de moyens comme insuffisans tant qu’on laisse les enfans vivre dans des rues étroites , humides et sombres, ou entassés dans des ateliers, des hospices, etc. On doit en dire autant deshabitans des vallées oü I9 constitution scrofuleuse est endémique.

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Il serait à souhaiter que ces individus pussent aller vivre , au moins pendant quelques années , sous un ciel plus sain. L’individu originaire d’un pays chaud, s’il a une constitution scrofuleuse , n’ira point habiter un climat plus froid, et même, sans qu’il y ait prédisposition, il n’est pas rare de voir des individus des contrées méridionales contracter l’affection scrofuleuse, la phthisie pulmonaire, en allant vivre dans les contrées plus septentrionales; par la raison inverse, il est trèsavantageux de quitter un pays froid et humide pour aller dans un autre plus chaud et plus sec.

II est bon que les matelas sur lesquels couchent les enfans contiennent quelques substances aromatiques, telles que la fougère, la lavande, la sauge, etc. Si l’épine du dos commence à se courber, on couchera l’enfant précisément sur le point qui fait saillie. Si l’enfant prédisposé est déjà appliqué aux études, on les suspendra entièrement pour qu’il puisse se livrer en toute liberté aux exercices musculaires.

Les alimens doivent être substantiels et fortifians , et consister principalement en viandes bouillies ou rôties; les œufs, les végétaux frais , les fruits bien mûrs seront associés en proportion convenable aux matières animales. Pour boisson , on fera usage de vin ou de bière forte. En employant ce régime, il faut surveiller l’état des voies digestives ; car l’on sait que les membranes muqueuses ont une grande tendance à contracter l’irritation chez les constitutions scrofuleuses ;, mais en donnant de l’activité aux muscles, à la peau et au système circulatoire, par le moyen des exercices, on diminue aussi cette irritabilité des muqueuses ; et si dans les grandes villes le régime tonique est si peu avantageux, c’est que l’activité vitale n’étant nullement répartie sur la peau et les muscles, les muqueuses l’ont en excès et s’enflamment avec la plus grande facilité. On conseille aussi l’usage de certaines substances toniques , telles que les préparations ferrugineuses, celle de quinquina, les décoctions de gentiane, de houblon , le vin d’absinthe, etc, ; mais l’emploi de ces substances ne peut avoir lieu qu’avec modération et dans les cas où les voies digestives sont dans un état d’intégrité parfaite. Ne pourrait-on pas employer l’iode à l’intérieur, et de loin en loin , comme moyen propre à prévenir la tuberculisation ?

Les bains exçitans, salés, sulfureux, les frictions sèches sont, après l’influence de l’air sec, des exercices et des alimens, un des moyens les plus avantageux, en ce qu’ils servent à entretenir l’action de la peau. Pour la même raison , on doit avoir soin de la préserver du froid et de l’humidité.

On pense bien que s’il survenait des irritations locales , sur-

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