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teigne , fet vice Versa. Les causes déterminantes chez les sujets prédisposés sont surtout la malpropreté de la tête, les poux, les vicissitudes atmosphériques, la mauvaise nourriture, et peut-être l’affection des voies gastriques.
Elle peut rester long-temps stationnaire, sans influence notable à l’intérieur ; mais si elle est exaspérée par le traitement, elle peut devenir très-vive, donner lieu à des dépôts dans le cuir chevelu, à l’engorgement des glandes lymphatiques, à la fièvre et même à l’inflammation cérébrale , puis à la mort. Elle peut disparaître par le développement d’une irritation interne ; quelquefois elle produit des cancers , la phthisie et d’autres désordres graves. Elle disparaît difficilement sans les secours de l’art.
Traitement. Il faut d’abord raser les cheveux ; ensuite, s’il y a inflammation vive, employer les cataplasmes émolliens sur la tête , faire suivre un régime doux et végétal. Une couronne de sangsues peut être très-utile. Après avoir abattu l’inflammation par ces moyens plus ou moins répétés, on emploiera les topiques stimulans pour la dénaturer. Ils sont de plusieurs espèces; mais ceux auxquels on s’est particulièrement arrêté , sont les lotions hydro-sulfureuses, mercurielles, les pommades de soufre, celles de charbon pulvérisé, soit seul, soit mélangé avec le soufre. Les lotions et les pommades d’iode et d’iodure de mercure peuvent être très-utiles. Ne devrait-on pas essayer l’usage des chlorures? On conseille aussi les décoctions de plantes narcotiques et aromatiques, telles que le pavot , la morelle, la ciguë, la lavande, le serpolet, etc.; les astringens métalliques , telles que les solutions d’acétate de plomb , de sulfate de zinc, d’alumine. Si l’on craint des métastases, on emploie des exutoires, tels que les sétons, les cautères à la nuque, les vésicatoires. Si les ulcères deviennent rouges, enflammés , on les traite avec les émolliens , les sangsues et la diète. Si les voies gastriques sont en bon état, la nourriture sera analeptique , sans être stimulante.
TEMPÉRAMENT. On appelle tempérament le mode d’exister propre à chaque individu , qui donne à son caractère et à son esprit une empreinte particulière, qui règle le mouvement et l’ordre de ses fonctions, et le dispose à diverses maladies. Plusieurs circonstances d’organisation concourent par leur combinaison à constituer la différence des tempéramens. Il serait difficile , et même impossible , de caractériser toutes les nuances de tempérament que Ton observe, car entre les tempéramens qui ont un caractère bien tranché , et dont les auteurs ont donpé des descriptions chacun à leur manière, il
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existe une infinité de nuances intermédiaires , qui font qu’un même individu n’en a aucun de bien déterminé, et que sa constitution participe plus ou moins de plusieurs tempéramens à la fois. Il ne faut donc pas prendre dans un sens trop rigoureux les diverses expressions dont on se sert pour désigner les tempéramens; car quand on dit, par exemple, d’un individu qu’il est sanguin, cette désignation ne doit pas porter à croire qu’il n’est pas nerveux ou lymphatique , car tout le monde a des nerfs, tout le monde a un système lymphatique; mais cette expression indique que le système Circulatoire sanguin est plus développé que les autres systèmes, et qu’il prédomine sur eux. Peu d’hommes ont un tempérament nettement caractérisé et qui ne soit propre qu’à eux seuls. Il ne faut point s’étonner qu’il en, soit àinsi ; la plupart des individus de notre espèce sont moulés sur une règle commune d’organisation. La majorité des hommes a donc un tempérament commun à tous , d’où il s’ensuit que les masses d’individus sènt communes , tant au physique qu’au moral ; que ceux qui ont un tempérament décidément sanguin, bilieux, nerveux, sont rares, et que les hommes à caractère sont autant d’exceptions qui s’écartent plus ou moins de la règle ordinaire. Ce n’est donc qu’à grands traits que l’on peut essayer de tracer les tempéramens principaux auxquels se rattachent toutes les autres variétés.
Les anciens divisaient les tempéramens, comme les humeurs, en chaud, en froid, en sec et en humide, ou en sanguin, pituiteux, bilieux et atrabilaire. Les modernes , modifiant les idées erronées des anciens sur la nature des humeurs, admettent généralement la division des tempéramens en sanguin , lymphatique, bilieux et nerveux, auxquels on peut ajouter le tempérament athlétique , qui n’est qu’une exagération du sanguin, et Je tempérament mélancolique, qui est une exagération ou une dégénérescence du bilieux. Nous allons indiquer à grands traits quels sont les signes caractéristiques de ces divers tempéramens, les maladies particulières auxquelles sont sujets les individus qui en sont doués, et quel régime de vie est le plus approprié à chacun d’eux.
Le tempérament sanguin se manifeste par une physionomie animée, par une coloration vermeille , des cheveux blonds ou châtains , par l’agilité et la flexibilité des membres , par des veines de médiocre grandeur , par un pouls grand, vif, mais régulier ; par une peau chaude et douce au toucher , et par des chairs fermes et compactes. Les individus qui en sont doués supportent facilement la faim et la soif; ils sont sujets aux hémorrhagies, surtout nasales; leur transpiration est abondante; la digestion se fait bien, les évacuations sont régulières ; ils
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dorment profondément et font souvent des rêves agréables. Quant au moral, ces individus sont naturellement courageux vifs, gais; ils ont une mémoire heureuse, une imagination vive et brillante ; ils ont des goûts plutôt que des passions se mettant facilement en colère et se calmant de la même manière; ils sont étourdis, légers, inconstans, spirituels, aimant les plaisirs et les arts d’agrément , mais incapables de méditations profondes et sérieuses.
Ge tempérament est un des plus heureux sous tous les rapports ; il est le plus favorable au maintien d’une bonne santé. Les maladies qui affectent les individus qui en sont doués présentent la même instabilité que leur caractère. Ce sont des fièvres de courte durée , des inflammations locales, vives ou légères, des gastrites aiguës , des hémorrhagies, des céphalalgies. Toutes ces maladies marchent et se terminent en général promptement.
Il suit de là que les hommes d’un tempérament sanguin doivent faire un grand usage de végétaux frais , et choisir de préférence ceux qui sont doux , mucilagineux et acides , comme l’oseille, l’épinard, le pourpier, la laitue, les haricots et les pois verts , les salades ; les fruits aqueux , tels que les cerises , le raisin, les poires, lés pommes, etc. Ils mangeront peu de viandes fortes à leur repas , et useront particulièrement de viandes blanches , gélatineuses , de veau , de poisson , d? agneau et de poulet, etc. Ils devront être extrêmement réservés dans l’usage des boissons stimulantes et spiritueuses; et s’ils sont pléthoriques, chargés d’embonpoint, ils ont tout à craindre d’un excès de vin quelconque ; ils ne feront donc usage que de vin étendu de beaucoup d’eau : les vins acidulés, petits , sont ceux qui leur conviennent ; ceux qui sont très-colorés , très-spiritueux , chauds et amers , ne sauraient leur convenir. On doit en dire autant des liqueurs fortes et du café. En un mot, il faut calmer, par une alimentation rafraîchissante et par des boissons aqueuses , l’excès d’activité du système sanguin qui prédomine dans le tempérament qui nous occupe.
Nous avons dit que le tempérament athlétique ou musculaire n’était qu’une exagération du sanguin. Ce tempérament est caractérisé parla prédominance du système musculaire. Les individus qui en sont doués ont en général la tète petite, le cou large et court, les épaules carrées, la poitrine large , les membres gros et les muscles fortement dessinés : tel les sculpteurs anciens nous ont transmis le portrait d’Hercule. La force est le. seul mérite des individus doués de ce tempérament. Ils sont disposés aux mêmes maladies que ceux qui jouissent d’un tempérament sanguin , et leur genre doit être le même quant aux
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aUrnens et a«* boissqns, .N’é^qt nullement aptes gpx arts de goût et aux sciences j ce n’est pas de ce côté qu’ils doivent diriger leur éducation et leurs travaux.
Le tempérament lymphatique est caractérisé par des chairs mollasses, flasques, inertes, gorgées d’une quantité de sérosité, par un tissu cellulaire abondant, plein de graisse et de gélatine, et d’un sang pâle ej très-aq.uepx. Les individus qui en sont doués ont des formes avantageuses, la peau blanche et froide , les cheveux blonds ou châtains , mais croissant avec lenteur ; ils ont le visage pâle , souvent tuméfié , les yeux laaguissans et sans expression. Toutes les fonctions se font avec lenteur; le pouls est petit et mou ; les veines sont d’une trèspetite dimension, ils ont en général peu d’appétit et digèrent avec difficulté; les sens sont obtus , les mouvemens difficiles; toutes les évacuations abondent en mucosités. Les facultés imtellectuelîes sont faibles et languissantes , l’imagination froide, la mémoire mauvaise. Rarement on voit chez eux des éclats de colère, et, si cela arrive, ils se calment assez promptement. L’habitude est leur loi, et l’apathie leur félicité- Ce tempéra-r ment résulte de la prédominance du tissu cellulaire et du système lymphatique sur les autres systèmes sanguin , nerveux et musculaire. Lorsque ce tempérament est fortement développé , il donne ce qu’on appelle la constitution scrofuleuse.
Les maladies particulières à ce tempérament sont les engorgemens des glandes, les inflammations du tissu cellulaire, les hydropisies , le rachitisme , le carreau , les catarrhes , les ophthalmies , les scrofules.
Il est évident que je genre de vie qui convient aux tempéramens lymphatiques est précisément l’opposé de celui qui a été indiqué plus haut pour les tempéramens sanguins. Les individus qui en sopt doués ont besoin de rechercher la chaleur du soleil, de se promener , de faire beaucoup d’exercice dans un air libre, vif, sec et chaud, pour donner à leurs muscles, à la circulation du sang, au système nerveux l’énergie et l’activité qui leur manquent, et pour faire cesser la prédominance des tissus cellulaire et lymphatique, Ppur la même raison, cgs individus pourront faire usage d’ali mens substantiels et échauffans, tels que les viandes tje m°mton , de canard , de boeuf, de vieille volaille, des chairs noires de certains gibiers ; les épices, la moutarde, la cannelle et d’autres assaisonnemens , loin de nuire à leur estomac , ne 'font qu’en remonter le top et lui imprimer une stimulation avantageuse, Tandis qu’il faut aux sanguins dgs boissons aqueuses, rafraîchissantes , on doit donner aux lymphatiques des boissons toniques , amères et alpoboliques , en ayant soin
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toutefois de ne jamais leur en donner en trop grande quantité, parce que leur estomac , quoique paresseux et peu excitable '■ n’est pas à l’abri des irritations. C’est assez dire qu’on devrait les rejeter et les remplacer par les émolliens, s’il était actuellement le siège de quelque inflammation. Ces personnes feront donc un usage habituel et modéré de vin rouge, vieux et généreux; elles pourront aussi prendre, et toujours avec modération , du café , du thé, des liqueurs fortes , qui ,' après les repas , développent une stimulation qui aide puissamment à la digestion. Si le tempérament lymphatique était assez développé pour donner lieu à la constitution scrofuleuse et rachitique , on combattrait cette disposition par les moyens que nous avons indiqués ailleurs. (Y. Scroftji.es et Rachitis. )
Le tempérament bilieux se reconnaît aux caractères suivans : l’individu qui en est doué a des formes rudes et peu arrondies, mais il est généralement fort, sec, nerveux, musculeux. II a les os gros, les chairs fermes et compactes, la peau d’une couleur pâle et jaunâtre; la couleur du visage et les yeux sont d’une couleur pâle et jaunâtre; les cheveux sont très-noirs , la physionomie hardie, les yeux étincelans et réfléchis. Les digestions sont généralement actives; le pouls est vif, élastique, mais raide; les veines sous-cutanées sont saillantes. Le caractère moral des hommes doués de ce tempérament consiste en une grande facilité de conception, une imagination vive , une force de caractère extrêmement prononcée, une am-, bition excessive qui les rend capables de travaux longs et suivis, et de méditations profondes pour atteindre leur but. Ils ont du génie plutôt que de l’esprit ; ils sont prudens jusqu’à la finesse, constans jusqu’à l’opiniâtreté , enclins à la colère , esclaves de l’ambition , dormant peu et d’un sommeil léger.
Ces personnes vieillissent de bonne heure et sont sujettes aux fièvres bilieuses , aux inflammations du foie , à la jaunisse, au choléra-morbus , etc. -
Le régime le plus convenable aux personnes douées du tempérament bilieux consiste dans l’association d’une nourriture animale et végétale ; car il ne serait point convenable à leur santé d’user presque exclusivement de substances animales , ou de s’astreindre à une diète végétale. Elles devront faire usage le moins possible de substances grasses et caséeuses , telles que le lait,, le fromage , la crème, le beurre, les graisses de porc, de mouton , etc. Elles feront au contraire un usage fréquent de boissons rafraîchissantes , légèrement acidulées , ainsi que de végétaux frais, doux; mucilagineux et aqueux ; et quoique le vin pur ne leur soit pas interdit pendant les repas , elles n’en useront qu’avec modération , et s’abstiendront