VAR
mais toutes ces symptômes disparaissent quand la desquammation arrive.
Symptôme de la variole confluente et maligne. Dans cette variété, l’éruption est précédée de fièvre violente , souvent de vomissemens fréquens, de convulsions, de coma, de délire, d’un malaise indéfinissable, quelquefois de diarrhée. L’éruption se fait en général moins attendre que dans la variole discrète ; elle a lieu plus souvent du deuxième au troisième jour. Les boutons sont si multipliés et si rapprochés , qu’il est quelquefois difficile d’en apercevoir les interstices; sur la face,, ils semblent ne former qu’une seule pustule à surface inégale. Après l’éruption, la violence des symptômes, excepté le vomissement, ne diminue point; presque toujours elle augmente, il y a encéphalite aiguë, et souvent l’inflammation s’élève au degré de l’adynamie et de l’ataxie. La face entière se tuméfie d’une manière si horrible, qu’il est impossible de reconnaître un seul des traits du malade; la déglutition est extrêmement difficile et douloureuse ; il y a ptyalisme qui , chez les enfans , est remplacé par la diarrhée. Les pustules tendent à la suppuration , ce qui a lieu un peu plus tôt que dans la première variété ; elles ne fournissent le plus souvent, au lieu/de pus, qu’une humeur sanieuse , et la desquammation ne se fait que vers le vingtième ou vingt-septième jour, en laissant sur la peau des empreintes plus ou moins profondes.
Quand la maladie est très-violente , et que l’éruption se fait avec peine, on voit quelquefois apparaître à la peau des taches livides, typhoïdes; souvent l’urine est. sanguinolente ; un érysipèle général peut précéder ou suivre l’éruption.
.Entre la variole la plus bénigne et la plus confluente , il existe une infinité de nuances qui ne sont autre chose que des degrés plus ou moins violens de l’inflammation , soit interne, soit externe.
Causes. Cette maladie est éminemment contagieuse, c’est-àdire qu’elle se communique par le contact médiat ou immédiat des individus qui en sont affectés ; il n’y a peut-être pas d’exemple bien avéré qu’elle ait attaqué deux fois le même individu.
La variole discrète emporte, d’après les tableaux les plus exacts , environ le dixième des individus qui en sont atteints ; la variole confluente en fait périr la moitié. La déglutition très-laborieuse , surtout s’il y a une grande prostration de forces , les symptômes cérébrauxj, les taches pétéchiales de la peau, les hémorragies des voies urinaires sont des signes de violente inflammation , et par conséquent de funeste présage. Lors même que cette maladie se termine par la guérison , elle laisse souvent après elle des difformités , telles que des cica-