Nicolas aurait composé, sous le pontificat de
liiM
NICOLAS D'OSIMO
NICOLAS DE SPINACIOLA
Nicolas V, un autre traité ascétique, en italien, qui porte comme titre : Zardino de oraiione ou Giardino di omzione. Il a été publié sans nom d'auteur, à Venise, vers la lin du xv siècle, en 1511 et en 1521, et comprend 2-1 chapitres. L'attribution à Nicolas d'Osimo n'est pas prouvée, d'autant qu'il n'existe aucune édition qui le lui attribue, qu'il n'a pas été publié avec le Quadriga spirituelle, dans l'édition de Venise, 1-194, et que l'image du frère mineur, tenant à la main un chapelet et ayant devant lui un ange et une église, ne caractérise pas uniquement les œuvres de Nicolas d'Osimo, comme on l'a cru jusqu'ici, puisque cette tmage se rencontre déjà auparavant dans un autre irait é : Monte dell' oratione, que personne n'a encore attribué à Nicolas d'Osimo. Cf. Prince d'Essling, Les livres à figures vénitiens de la fin du XV siècle, part . I, t. n, p. 240 et 192-193.
3. Il a écrit, ensuite, une court commentaire sur la règle des frères mineurs : Deelaratio super régula fratrum minorum, cf. ci-dessus. Cette déclaration a été publiée pour la première fois, à Rouen, en 1509, dans le Spéculum minorum, pars III, fol. 85-80. Elle a été imprimée ensuite dans les Monumenta ordinis minorum, tract. II, Salamanque, 1511, et dans le Firmamenlum trium ordinum, pars IV, fol. 179-180, Paris 1512. Enfin, Joseph Spezi, scrittore de la bibliothèque Vaticane, a publié, à Rome, en 1865, trois opuscules de Nicolas d'Osimo, conservés dans les cod. M. 7631, 7690 et 7339 de la bibl. Vaticane, sous le titre : Tre opérette volgari di Fraie Niccolo da Osimo. Le second de ces opuscules est intitulé : Délie regole dell' Ordine et expose les préceptes contenus dans la règle, tandis que le troisième porte comme titre: Esposizione délia nuova dichiarazione sopra la regola.
4. Nous avons encore de lui une apologie de la bulle d'Eugène IV, qui sépare les observants des conventuels. C'est une réponse aux attaques répétées des conventuels, principalement de Robert Liciensis, contre les observants (cf. ci-dessus). Elle est intitulée : Apologia adversus Fr. Roberlum Liciensem an. 1453 pro bulla Eugeniana.
5. Il faut mentionner encore une Deelaratio preceptorum régule sancte Clare, publiée par L. Nunez O. F. M., dans Archivum franciscanum historicum, t. v, 1912, p. 308-314; un opuscule sur l'état religieux intitulé : Délia religione, qui constitue le premier des trois opuscules que J. Spezi a édités à Rome, en 1865, sous le titre : Tre opérette volgari di Frate Niccolo da Osimo, cités plus haut ; un Compendio de salute, imprimé en 1479 : c'est un extrait du Quadriga spiriluale.
L. Wadding, Annales minorum, t. x, p. 119-120, et 172; t. xi, p. 39, 84, 101, 110 et 111; t. xn, p. 29 et 171; du même, Scriptores ordinis minorum, 2e édit., Rome, 1906, p. 176; J. H. Sbaraiea, Supplemenlum ad scriptores trium ordinum S. Franeisci, t. il, 2e édit., Rome, 1921, p. 266-268; J. A. Fabrichis, Biblioiheca latina Mediœ et Infimœ jâEtatis, Padoue, 1754, t. v, p. 104; L. Hain, Repertorium bibliogr.aphicum, Stuttgart, 1826-1838, n. 2154-2167 ; W. A. Copinger, Supplément lo Hain's Repertorium bibliographicum, Londres, 1895-1902, t. n, n. 785; D. Reichling, Appendices ad Hainii-Copingeri repertorium bibliographicum, Munich, 1905-1910, t. i, p. 148; t. il, p. 121, 412, et n. 522; t. m, p. 11-12; t. v, p. 86 et n. 1531 ; L Jeiler, Nicolaus von Osimo, dans Kirchenlexikon, t. IX, Fribourg en Br., 1895, col. 335- 336; Catliolic encgclopedia, t. xi, p. 64; F. von Schulte, Die Geschichle der Quellen und Literatur des canonischen Redits von Gratian bis auf die Gegemoart, t. II, Stuttgart, 1877, p. 435-437; J. Dietterle, Die Summœ Confessorum, dans '/.eitschrift fiir Kirchengésehiehte, t. xxvn, 1906, p. 183-188.
A. Teetaert.
45. NICOLAS SIMONIS (dit aussi Hari.emensis), théologien, canoniste et historien carme du xv= siècle. — Nicolas Simonis naquit à Maarlem
(Hollande), et embrassa l'état religieux au couvent des carmes de sa ville natale. Certains auteurs le disent provincial de la province carmélitaine d'Allemagne inférieure, à tort cependant, car il ne figure pas sur le livre officiel de l'ordre. Bon théologien et canoniste, il fut en outre excellent prédicateur et défenseur ardent de la foi. Il mourut à Haarlem en 1495 d'après les uns; d'après d'autres en 1511 à un âge avancé. On lui doit divers ouvrages ; tels : 1. Disputatio, Venise, 1487; 2. Repetiliones, Strasbourg, 1493; puis ensemble : Disputationes et repetiliones, Venise, 1497; 3. De potestate papœ, imperatoris et concilii libri quatuor, in II libro Décrétai, de foro competenti, cap. Si guis contra clericum, Milan, 1495 et 1510; 4. Un volume de sermons du temps et des saints en latin sous le titre de Vademecum, Strasbourg, 1493 et Nuremberg 1498. Nicolas laissa encore à la postérité plusieurs autres ouvrages, restés prodablement manuscrits : Consiliorum volumina duo; Vitœ sanctorum Pairum, lib. I;De sacris mulieribus, lib. I; Vita sanctx Année lib. 1; Vita sancli Cyrilli, lib. 1; Historia ordinis carmelitarum, lib. I; Farragc Fragmentorum, lib. I; Chronicon lemporum, lib. I; et, d'après^ certains auteurs, uneLvie de saint Simon Stock.
Jean Trithème, Catalogus illustrium viror. Germanium... exomaniium, Opéra hislorica, Francfort, 1601, p. 179-180; Baie, Scriplorum illustrium majoris Britanniœ catalogus, Bâle,1559,cent.IV,cap. VII, t.i,p.297; Gesner, Biblioiheca (Epilome de Simler), Zurich, 1574, p. 525-526; Pierre Lucius, Carmelitana bibliotheca, Florence, 1593, fol. 68 r°; Possevin, Apparatus sacer, Venise, 1606, t. n, p. 495; André Valère, Bibliotheca belgica, Louvain, 1623, p. 629-630; 1643, p. 696-697; Gérard J. Vossius, De historicis latinis libri très, Leyde, 1627, lib. III, cap. x, p. 565; Sweert, Athenœ belgica', Anvers, 1628, p. 582; Biscareti, Palmites vineœ Carmeli, ms. de 1638, conservé au collège Saint-Albert à Rome, fol. 179 v°; Alègre de Casanate, Paradisus carmelitici decoris, Lyon, 1639, p. 372; J. Fr. Foppens, Bibliotheca belgica, Bruxelles, 1639, t. n, p. 919 b; J.-B. de Lezana, Annales, Rome, 1645-1656, t. iv, p. 991, n. 4; Daniel de la Vierge Marie, Spéculum carmelit'anum, Anvers, 1680, t.n, p. 1109, n.3931; Albert Fabricius, Bibliotheca latina Médite et Infimœ Mtatis, Florence, 1858, t. v, p. 125; Aubert Mirœus, Aucluarium de scriptoribus ecclesiasticis, Hambourg, 1718, p. 97, n. 525; P.-A. Orlandi, Origine e progressi délia slampa (1457-1500), Bologne, 1722, p. 371; Mien. Maittaire, Annales typographici, Amsterdam, 1733, t. i, p. 491, 649; Cosme de Villiers, Bibliotheca carmelitana, Orléans, 1752, t. n, col. 511-512, n. 50; Goyers, Annoialiones in Biblioih. carm. (de Cosme de Villiers), manusc. de l'Univ. de Gand, t. n, col. 511 ; Panzer, Annales typographici, Nuremberg, 1793, t. i, p. 51, n. 257; t. m, p. 249, n. 1050; Hain, Repertorium bibliographicum, Stuttgart, 1826, t. in, p. 492, n. 11777 et 11778; Hurter, Nomenclalor liierarius, 3e édit., t. n, col. 1177; Benedict Zimmcrmann, Monumenta historica carmelitana, Lérins, 1907, p. 268, 279, 308 et 522.
P. Anastase de Saint-Paul.
46. NICOLAS DE SPINACIOLA, frère mineur de l'observance (xvne siècle). — Il fut plusieurs fois gardien du couvent de Salerne qu'il construisit ; exerça successivement les fonctions de pénitencier de Saint-Jean de Latran, de ministre provincial, de secrétaire de l'ordre et fut élu, en 1639, défmiteur général. Il composa plusieurs ouvrages dont la plupart sont restés inédits : 1. Traclalus cusuum conscienlia:; 2. Traclalus de electione; 3. Omncs ordinis conslituliones ad re/ormationum ulilitatem ac gubernium spectanles, juxla lenorcm bullarum Gregorii XIII et démentis VIII; 4. Constitutiones omnes apestoliese. a rcligionis exordio usque ad anum 1648 a diversis summis pontificibus emanatse; 5. Libcrculus multariim rerum ad (jeneralium, provincialiumque ministrorum officium spcuanlium 6 ludi: i:;lis prctciica ad jv.nhtuimadministrandam erga sui ordinis religiosos ; 7. Tractatus super
NICOLAS DE SPINACIOLA
NICOLE (PIERRE
régulant S. Francisa; 8. Origo nique annules siuv procinciœ ab exordio religionis seraphicœ usque ad annum 1648. Il mourut, en 1052, au couvent de Salerne.
J. H. Sbaralea, Supplementinn ad scriplores trium ordinuin S. Francisco, t. n, 2e édit., Rome, 1021, p. 288.
47. N ICOLAS DE STRASBOURG, dominicain de la première moitié du xiv» siècle. Il enseignai! à Cologne vers 1330. Deniflc a montré qu'il a démarqué et plagié dans son De adventu Cliristi deux ouvrages de Jean Quidort : De adventu Christi secundum carnem et. De antichrislo. M. Grabmann a retrouvé dans le Val. lai. 3091 la Somme où Nicolas de Strasbourg, avant la canonisation de saint Thomas, aborde les principaux problèmes de métaphysique et de philosophie naturelle, specialiter venerabilium doclorum frutris Thome de Aquino el domini Alberli duorum magnorum luminarium Ecclesie dicta conneclendo. Pfeiffer a édité ses treize sermons allemands qui rappellent davantage la manière d'Eckart et de Tauler. G. Théry conjecture qu'une des causes du procès d'Eckart est le rôle réformateur confié à Nicolas de Strasbourg, en 1320, par le pape Jean XXII avec titre de vicaire du Maître général et visiteur des couvents de la province de Germanie, où il s'attira sans doute la haine d'Hermann de Summo, et, à coup sûr, un grave conflit avec Henri de Virnebourg, archevêque de Cologne, en janvier 1327.
Déni fie, Der Plagiator Nieotaus von Strassburg, dans Archiv f. LUI. und Kirchengeschichte, t. iv, p. 312-329; Grabmann, Neu aufgefundene lateinische Werke deutscher Mysliker, dans les comptes rendus de l'Acad. de Bavière, Philos, philolog. und historicité Klasse, 1929, 3 Abhandl., p. 43-68; Pfeiffer, Deutsche Mystiker des 14. Jahrhunderts, t. i, p. 261-305 — et avec une abondante bibliographie complémentaire : Théry, Contribution à l'histoire du procès d'Eckart, 1926, p. 9-10, 16-21.
M. -M. Gorce.
48 NICOLAS DE STRASBOURG M, voir Kempf (Nicolas), t. vm, col. 2337.