‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 2)Chapitre 77 sur 233 · NICÉE (IK CONCILE DE · texte numérisé non relu

NICÉE (IK CONCILE DE

La règle apostolique citée est le 30e canon des apôtres. Les canonistes grecs ont fait la remarque que, s'il est question nettement de simonie dans la deuxième partie du canon, la première traiterait plutôt le cas de ceux qui ont été élevés à la cléricature, à cause de leur générosité envers les Églises ou les pauvres et qui tirent avantage de cette situation.

ç' 'E7T£iSr)TrEp xavtôv ècmv ô XÉytov 8lç toû etouç xa0'éxào"T7)v ÈTrapytav ypTJvat ytvea0at Stà auvaOpotascoç ETuaxÔTrcov Tàç xavo-

Vlxàç ÇtjTTJCTEIÇ, 8tà T7]V

auvTptêrjv xal to èvSsMç s/eiv Trpoç ôSoircoptav toùç auvaOpotÇojjtsvouç, copiaav ot tîjç e'xttjç auvôSou ôatoi TOXTÉpsç, Èc; àrcavTOç Tpôtcou xal rcpocpàGEcoç àiraÇ toû ÈvtauToû ytv£cr0at, *al Ta éaçaX[j.éva 8top0oûa0at.

Toûtov oùv tov xav'ôva xal 7)[X£tç àvaveoû[jt£v- xal eï tiç eùp£07) apycov toûto xcoXûcov, àcpopi^éaÔoj- si

8É TIÇ EX TCOV [ATJTpOTCoXl-

tgjv àfjtEXTjcrot toûto ytvEC- 0at èxtoç àvâyxTjç xal (3taç xal Ttvoç sùXoyou 7rpo<pâascoç, toïç xavovtxotç ÈTUTtjxtotç ûttoxeIoOco.

Tîjç Se auvôSou y£vo|iiv7]ç TTEpl xavovtxiov xal EÛayysXixûv 7rpay(i.âTCûv, Set TOtç auvaOpota0£tatv È7Uax67toiçèv|j.£XÉT7)xal çpov- Tt8t Tl0Ea0at toû cpuXaT- TEO0ai Tàç Ostaç xal Çmo- 7iotoùç ÈvToXàç toû ©eoû.

'Ev yàp tcô cpuXaTT£a0ai, aÛTàç àvTaîrôSoaiç ttoXXï], ôrt xal Xû"/voç 7] ÈvtoXt], v6[aoç 8s çwç xal ô8àç Çmtjç, iXsy/oç xal Tcat§£ta xal- 'H èvtoXt) Kupiou TYjXauyrjÇ çomÇouora ôcp- 0aX(i.oûç. M 7) è'/ew 8s aSfiiav tov fjt7)TpoTcqXÎT7)v,

èZ, COV EKlCpÉpETal. Ô È7TÎCT- XOTtOÇ [JtET 'aÙTOU, 7] XTTjVOÇ 7) ETEpOV EÏSoÇ «TCaiTelV Et

yàp toûto ÈXEYX07J tcettoi-

7)XCOÇ, àTtOTtOEt TETpauXâ-

atov.

Le Ier concile de Nicée avait prescrit la tenue du synode provincial deux fois par an. Le concile Quinisexte (appelé ici le VIe concile) dans son 8e canon avait mitigé cette obligation. C'est à ses prescriptions que se tient le IIe concile de Nicée. — Inséré au Décret, dist. XVIII, c. 7.

6. Une loi dit : Deux fois par an doit se réunir dans chaque province une assemblée d'évèques pour faire les enquêtes régulières. Les Pères du VIe concile ont décidé, pour éviter la fatigue et afin que ceux qui doivent se réunir aient toute commodité pour le voyage, que ces assemblées auraient lieu une fois par an pour la correction des abus. Nous renouvelons ce canon. Tout prince qui empêchera l'exécution de cette règle sera excommunié.

Le métropolitain qui la négligera sans nécessité et sans raison ou sans être empêché par une force majeure sera puni des peines canoniques.

Les évêques réunis devront veiller à l'exécution des vivifiants commandements de Dieu, car leur observation amène une riche rétribution.

Le précepte devant servir de Hambeau, la loi de lumière de voie qui mène à la vie et de discipline selon l'Écriture qui dit : Le précepte du Seigneur esl lumière, il illumine nos yeux. Le métropolitain n'a pas le droit d'exiger des évêques ni monture ni autre chose de ce qu'ils ont avec eux. S'il est démontré qu'il l'a fait, il paiera le quadruple.

Ç' "EcpT) ltaûXoç ô Ostoç àTToaToXoç- Tivûv àv0pcôttwv al âjxapTtat v:p68r[koi état- Ttoi 8è xal Itcocxo- Xou0oûcnv à[i.apTtâ>v yàp TcpoxaTaXa^.6avouatôv xal sTspat âjxapTtat sTtovTat TauTatç. Tf) ouv àasêEt atpsasi tcov ^ptaTtavoxa- TTjyôpcov xal àXXa àaeê'/)u,octoc auv7)xoXoù07)cTav.

7. Le divin apôtre Paul a dit : Certains péchés sont publics ; il g en a aussi qui en entraînent d'autres. Il arrive que certains péchés sont suivis nécessairement par d'autres. C'est ainsi que l'hérésie des calomniateurs de chrétiens (innocents) a entraîné avec elle d'autres impiétés.

On n'a pas seulement enlevé

"Q.GTtsp yàp T7)V tgSv a£7T- Ttov EÎxôvcov àçstXovTO Ô<]hv Èx TTJç 'ExxXTjataç, xal ETEpâ Ttva s0tj Tcapa- XeXotTcaatv, à XP'Ô àva- V£co07]vat, xal xaTà ttjv èyypacpov xal àypacpov 0sapto0Ealav oûtw xpaTstv.

"Oaot oùv ctstctoI vaol xa0t£pcô07)aav Èxtôç àyta>v XEt^âvcov [j.apTupcov, ôpl- ^optsv Èv aÛTotç xaTàGsatv ytv£CT0at X£t<J;àvtov y.erà.

T7)Ç CTUV7)OOUÇ SÙ'/JIÇ- 'O 8È

avEu àytcov Xet^âvtùV xa- 0t£pwv vaôv, xa0atp£ta0co, cbç Tcapa6£6'^xàx; Tàç èxxX-/)ataaTtxà<; TcapaSôaetç.

les saintes images, on a aussi supprimé certaines pratiques ecclésiastiques qu'il est nécessaire de remettre en honneur selon la législation écrite ou traditionnelle. Nous ordonnons donc qne dans tous les temples qui ont été consacrés sans avoir de reliques, on en place maintenant avec les prières accoutumées. Si à l'avenir un évêque consacre une église sans y mettre des reliques, il devra être déposé, comme contempteur des traditions ecclésiastiques.

L'iconoclasme ne s'était pas seulement attaqué aux images, mais aux reliques des saints. La décision du concile visait la légitimité du culte des reliques; le canon prescrit, en certain cas, la nécessité de ce culte.

7]' 'E7TEt87) TrXaVW[i.£V0t TtVEÇ EX TTJÇ TtOV 'E6patCOV

0p7)o-xstaç }j.uxT7)pîÇeiv e8o-

£av XptOTOV TOV 0EÔV TjfXWV, TCpOOTCOtOÙptEVOt [XEV

Xpto-TtaviÇstv, aÙTOV 8è àpvoûpiEvot xpù687jv, xal Xa- Tpaîtoç o"a66aTt£ovT£Ç, xal ETSpa 'IouSatxà TrotouvTsç,

ÔpiÇoji.SV TOLITOUÇ [X7)T£ EÎÇ XOtVWVtaV, [JtTJTE EtÇ S\)JT^,

[i.7)T£ £tç 'ExxXTjalav 8s- X£o0af àXXà cpavspciç eïvat xaTà ttjv sauTcov 0p7joxslav 'Eêpatouç, xal (xt)te toùç 7vat8aç aÙTcov Pair-

TtCstV, JtTJTE SoGXoV tôvEtO--

0ai 7j XTaaOat. El 8è èE,

EtXtXptVOÛÇ 7i:taT£tOÇ È7tl-

Tpé^Et tiç aÙTojv xal ÔpLO- XoyTjcTEt èZ, ôXtjç xapStaç, 0pta[x6s'jcov Ta xaVaÙTcov E07j xal 7rpày[i.aTa, Ttpàç tô xal àXXouç sXEy/07Jvat xal 8top0tÔCTaa0at, toûtov 7Tpoa8É)^£CT0ai xal PaitTt- J^siv toùç rratSaç aÛTOÛ, xal ào-cpaXtÇsa0at aÙTOùç aTToaT^vat tûv 'E6patxwv

ÈTltT7)8£U(xàTtOV Et 8è [AT] OIJTCOÇ EJ(Ol£V, |i.7)8a(i.tôç

aÙToùç 7rpoa8£/£a0at.

0' LTâvTa Ta [xstpaxtwSTj

à0ûpîxaTa xal [xavtcoS^ (3ax- ^EÛfxaTa, Ta (JjEuSoauyypà(i.(xaTa, Ta xaTà tcov aETiTcov stxôvcov ytv6(X£va,

8ÉOV 8o07]Vat TÔ) ÈTCtCTXO-

7rstwKtûvo-TavTtvou7rôX£Cûç, ïva à7TOT£0côat [XSTà tûv Xoitccôv alpETtxôJv (ïiêXîtov

El SE TtÇ £Ûp£0Et7) TaÙTa XpUTITWV, Et [JtÈV È7TtaXO- TCOÇ 7) 7Tp£a6lJTSp0Ç 7] 8tà-

xovoç EtT], xaOatp£ta0co- Et 8è Xatxàç t) [xovayéç, à<popt^éaOto.

8. Comme certains Juifs se moquent du Christ, se donnant l'extérieur de chrétiens, tandis qu'en secret ils le renient, font le sabbat et vivent à la manière juive, nous avons décidé de ne les admettre ni à la communion, ni à la prière, ni de les recevoir dans l'église. On ne doit pas baptiser leurs enfants et ils ne doivent ni acheter ni posséder d'esclaves (chrétiens). Si un Juif se convertit sincèrement et professe la loi de tout cœur, en dénonçant leurs mœurs et leurs habitudes pour que d'autres puissent être convaincus et amendés, on doit le recevoir et le baptiser et agir de même pour ses enfants, mais on doit s'assurer qu'ils abandonnent leurs usages juifs.

Ceux qui ne seraient pas dans ces dispositions ne doivent pas être admis (au baptême).

9i Tous les écrits puérils et remplis de sotte fureur contre les vénérables images doivent être déposés au palais épiscopal de Constantinople, pour y être mis de côté avec les autres livres hérétiques. Quiconque les gardera en secret devra, s'il est évoque, prêtre ou diacre,, être déposé; s'il est moineou laïque, anathématisé.

NICÉE (IIe CONCILE DE;

10. Comme, nu mépris des canons, quelque clercs quittent leurs paroisses pour aller dans d'autres, et viennent surtout trouver de puissants seigneurs dans cette capitale protégée par Dieu, et célèbrent l'ollîce divin dans leurs oratoires, à l'avenir nul ne devra les recevoir dans sa maison ou dans son église, sans l'assentiment de l'évèque de ce clerc et de l'évoque de C.onstantinople.

Ceux qui s'obstinent à agir de cette manière devront être déposés; quant à ceux qui n'accepteront ces situations qu'au su des évêques indiqués plus haut, ils ne devront pas accepter de diriger des affaires temporelles parce que les canons le défendent. Si l'un d'eux accepte l'emploi de majordome, il devra résigner cette fonction, ou bien il sera déposé.

11 vaudrait mieux qu'il instruisît les enfants et les domestiques, et qu'il leur lût la sainte Écriture, car c'est pour cela qu'il a reçu les saints ordres.

t' 'EtteiS/) Tiveç twv xXyjpixwv, 7rapaXoyiÇ6[Aevoi, ttjv xavovix/jv Siàra^w, àiTOXi.- 7t6vteç t9)v eauxwv 7tapoixîav elç èxépav toxpoixîav èxTpé-/ouat., xarà to 7tXeïaTov 8è TaÙTf) Tfj OeoçuXâxTw xal PaaiXlSi 7t6Xei, xal elç àp^ovxaç 7tpoo-e8peùouat.v, èv toïç aÙTwv eùxT?)p(oiç ràç Xei- Toopylaç ttoioûvteç' toùtooç x^P'Ç T0U ISloo èmoxÔ7rou xal toû Kwvo-Tav- Tivou7i6Xewç oùx ëÇeart SeyOyjvai èv olw8ïi7TOTe oïxw r] èxxXr(aîa- el Se tiç

TOÛTO 7TOirja£l è7UU.£VWV,

xaOaipelaOw. "Oaoi Se uxt' elSVjaewç tûv 7tpoXex0év-

TWV ÎEpécùV TOÛTO TtOOOÛ- 0"W, oùx ëCecmv aÙTOÏÇ xoffu.(.xàç xal PicoTixàç çpovxlSaç àvaXa!i.6âvea()at.

wç xexwXuuivouç toûto 7Toieîv 7rapà tûv 0eîwv xavôvwv. El Si tiç çwpa- 0elr] twv Xeyo[xèvwv u.et.- ÇoTepwv ttjv cppovTtSa èné- /wv, 7^ TtauaàaOw, vî xa- 0aipelaOw |i.àXXov u.èv oùv Etw npbç SiSairxaXîav twv Te rralSwv xal twv olxetwv, èrcavayivwo-xwv Taç Gelaç Tpaçâç, elç toûto yàp xal T7)v lepwaùvrjv èxXyjpwaaTO.

la' cTl?6ypeot ôv~eç 7ràv- 11. Obligés d'observer tous

Taç toùç 0eîoi>ç xavovaç les divins canons, nous de-

9'jXâTTSt.v, xal tov XéyovTa vons aussi oberver celui qui

oîxovôu.ouç eïvai èv èxà.az7] prescrit que chaque Église

èxxXfjala 7ravxl Tpo7rw doit avoir son économe. Si

àroxptxTpwTOv Siar/jpeiv chaque métropolitain éta-

ô<pelXou.ev. Kalelfxèvé'xaCT- blit un économe dans son

toç (xï)Tp07roXlTTf)<; èv -rî) au- Église, la chose est en règle;

TOÛ èxxXï)aîa xa0iaTa sinon, de sa propre autorité

otxov6[i.ov,xaXtoçavè'xofet l'évêque de Constantinople

Se (i^)ye, èç aùOevTÎaç pourra établir un économe

ISîaç tû KwvCTTavTtvou- dans l'Église du métropoli-

rcôXewç Ètcio"xÔ7tw aSeiâ tain en faute. De même les

ècm 7tpo;(eipîÇeo"0ai o'iy.0- métropolitains ont le droit

v6(jlov èv T7) aÙTOÛ èx- d'établir des économes dans

xXirjaîa. 'QaaÙTwç xal toiç les Églises de ceux de leurs

(i^Tpo7roXtTatç et Ù7r'aù- suffragants qui n'en éta-

Toùç È7TÎoxoTtot où rcpoai- blissent pas. La même ordon-

poûvTai otxovô[i.ouç èyxa- nance doit être observée vis-

Tao"rrjaat èv Taïç éauTwv à-vis des monastères. èxxX-rçalaiç- to aÙTÔ 8è tpuXdcTTeaôai. xal èni twv (xovaaT^pîwv.

Le 26e canon de Chalcédoine avait demandé l'institution d'un économe dans chaque Église épiscopale. Celui-ci renouvelle la prescription et l'étend aux monastères. Inséré au Décret, causa IX, q. m, c. 3.

l(5' El' tiç è7ïÎCTX07TOÇ 12. S'il se trouve qu'un

eôpeOeu) r] 7)yoù|i.evoç èx évèque ou un higoumène

twv aÙTOupyiwv toù èltt- donne des biens de son évê-

C7XOTteîou^TOÛ[AOvaiTTY]plou ché ou de son monastère à

èxTCOloufxevoç elç àpyovTt- un prince ou à une autre per-

y.rtv /etpa, tj ÉTepw Ttpoaw- sonne, cette donation est

tcw èxSiSoOç, axypov elvat, nulle selon le canon des

T7)V è'xSoeriv, xaxà TÔv xa- saints Apôtres qui dit :

v6va twv àylwv àrtoaTÔ- L'évêque doit avoir soin de

Xwv, TÔvXéyovTa- LTàvTWV tous les biens de Vfiqlise et les

TwvèxxX-rçaiao-Tixwv ^pay- administrer comme devant en

(zdcTwv ô èniaxoKoq, èyé- rendre compte à Dieu; U tu

tw ty]V <ppovTlSa, xal Sioi- lui est pas permis d'en aliéner

xetTW aÙTa, wç0eoû ètpo- ou de donner à ses proches ce

pwvTOÇ- [AT] è^eïvai Se aÙTW qui est à Dieu; s'ils sont pau-

açeTepî^eaOaô ti IÇ au- ires qu'il les soutienne comme

twv, ^ auyyevèaiv ÎStoiç des pauvres, mais que sous ce

Ta toû 0eoù yjxpiC,eoQ<xi- prétexte ce qui est à Dieu ne

el Se 7révr]Te<; eïev, è^i/o- soit pas dilapidé. Si on pré-

p-r)yeÎTW wç 7tévY]aiv àXXà texte que ces biens sont à

U.ï) Trpocpâaet. toÔtwv Ta charge ou qu'ils ne rapportent

toù 0eoô à7reu.TCoXetTW. El rien, en ce cas non plus on ne

Se TCpocpao-îÇoiVTO Çr)[xîav doit les donner aux seigneurs

è(i.7ioieïv, xal (xyjSèv TCpôç de l'endroit, mais à des clercs

ÔvT)<jiv Tuy/âveiv t6v à- ou à des colons. Si un sei-

ypôv, (XYjSè oÔTW toïç xaTà gneur usant de ruse, veut

tÔîtov apj(Ouaiv èxStSôvai acheter ce bien au clerc ou

tov totcov, àXXà xXy)pixotç au colon, la vente est nulle

ï) yewpyoïç. El 8è TCavoup- et son objet doit être remis

yîa Ttov7)pà xpYJaoïvTO, xal à l'évêché ou au monastère.

èx toO xXY)plxoû Y) toô L'évêque ou l'higoumène qui

yewpyoù wvY)o-?)Tai àp^wv agit ainsi doit être déposé,

tov àypov xal oÛtwç àxu- l'un de son évêché, l'autre de

pov elvai T7]v 7rpâaiv, xal son monastère comme dissi-

àn:oxa6l.(TTâcr0ai tw èm- pant ce qu'il n'a pas amassé. CTX07relw r) tw u.ovaaTY)plw.

Kal ô èTiîaxoTcoç r] 7)yoùu.evoç toûto 7TOtwv èxSi-

Wx6t)TW, Ô [XeV è^'.CTXOTCOÇ

toû è7rto-xo7relou, ô 8è 7)yoù- [ievoç toû [xovao"TY)ptouwç Siaoxop7Ti^ovT£Ç xaxwç a où auvTjyayov.

Le canon apostolique qui est rappelé est le canon 39. Celui de Nicée a été inséré au Décret, causa XII, q. n, c. 19.

iy' 'ETieiSy) Sià ttjv ye- 13. Dans les temps malheu-

vofjivrçv xaTa Tàç à[xap- reux qui viennent de s'écou-

TÎaç rjjjiwv aufxçopàv èv 1er (le temps de la guerre

Taïç èxxXvjo-taiç, xa67]pTrâ- contre les images), beaucoup

y7)o-<xv Ttveç eùayeeïç olxoi d'églises, de maisons épisec-

Ûtc6 Ttvwv àvSpwv, èm- pales et de monastères ont

axoTceta Texai[xovaaT7)pi.a xal èyèvovTO xotvà xaxaywyia- el [xèv ol Siaxpa- Toûvxeç TaÛTa, Trpoatpoûv Tai aTroSiSôvai to àpxaïov àTTOxaTaaTa- 0wc7i,v,euxalxaXwçè'xei. • el Se [17] ye, eljxèvToûxaTaXoyou toû lepaTtxoû elcri, toÔtouç xaGaipeïaOa!. upoc- Tàaao(xev- el Se j^ova^ol v^ Xal'xot, àçopîÇeo"0ai, wç

été changées en caravansérails. Si les possesseurs actuels de ces biens les restituent de plein gré, pour être ïva xaxà rendus à leur première destination, ils agiront d'une manière juste et honnête; sinon, ils seront déposés, s'ils sont clercs, et excommuniés, s'ils sont moines ou laïques, condamnés qu'ils sont par le Père, le Fils et le Saint-Es-

ôvTaçxaTaxptTOoç àrcÔTOÛ prit» et qu'ils soient mis là

LTarépôç xal toû Tloû xal où le ver ne périt pas et où

toû àylou LTveû[j.aTOÇ- xal le feu ne s'éteint pas, parce

Texâj(0waav, 8w>u ô ctxw- qu'ils méprisent la parole du

Xt]Ç où TcXeoTa, xal to 7tûp Seigneur qui a dit : Ne faites

où a6évvuTai, Ôti tj\ toû pas de la maison de mon Père

xuploo cpwvrj èvavTioûvTat, une maison de commerce. tt) Xeyoùffr)- My) noieZze tôv olxov toû LTaTpôç \10\), olxov èyiTzopiox).

Inséré au Décret, causa XIX, q. ni, c. 5.

iS' "Oti. xâÇiç è[inoXi- 14. Il est connu de tous

TeûeTai èv lepwaùvr) Trôcaiv qu'il y a des degrés dans la àplSY)X6v èaT',, xal to aùv hiérarchie et il est agréable

NICÉE (Ile CONCILE DE)

àxpiêeîa 8taT7)pEÎv xàç à Dieu que les fonctions sainttjç t£p<oaûvr)ç èy/eipYjasiç, tes soient bien remplies. 0ew EÙâpeaTOv. 'EtcI oùv Or nous remarquons que ôpcôjjtev èxTÔç yetpoGeaîaç certains ayant reçu encore V7]7Ti66ev tï]v xoupàv toû très jeunes la tonsure clérixX?;pou XafiéàvovTâç Ttvaç, cale, sans autre ordination (i.ïjrtw Se 7Tap'ÈTTiox67rcov de la main de l'évêque, font X£tpo0Eatav Xa66vTaç, xal cependant les lectures du àvaytvcôo*xovTaç èv TÎj ou- haut de l'ambon, lors de la và^st è7t'à|i.6a)voç, àxavo- synaxe (ce qui est contraire vIcttcoç Se toûto TrotoûvTaç, à la règle). Il ne devra plus £7UTpé7TO|i.ev «710 toû net- en être ainsi à l'avenir. La pôvTOÇ toûto [X7] ytVEcr0af même règle sera appliquée to aÙTÔ Se cpuXâTTeaôat aux moines; toutefois l'hixai stcI tôv fiovaxôiv. 'Ava- goumène pourra conférer à yvwaTOu Si ystpoÔEaîav ses propres moines le grade âSctà ècmv èv tSîç) [i.ovaa- de lecteur, si cet higoumène a TYjpîw xal fjtôvco éxàaTW reçu l'imposition des mains Tjyoufjiévcp tvoisîv, si aÙTÛ de l'évêque pour être higouxw 7)youfi.évM £TT£T£0r) -/£t- mène, c'est-à-dire s'il est po0£o"ta 7rapà £7TioxÔ7VOU prêtre. Semblablement selon 7Tpoç 7TpoeSpîav 7)youfi.É- l'ancienne coutume les chorvoi) StjXovoti ovtoç aÙTOÛ évêques pourront, sur de- 7rp£o"6uT£pou.'QcraÛTCùÇ xal mande de l'évêque, conférer Toàp/aîov è'6oç,Toùç XWP~ le lectorat.

E7Tiax67TOUÇ Xax' £7TI,Tp07r7]V

toû ètoctxôttou Set 7tpoxEtptÇsaOat àvayvcoaTotç.

Pour apprécier toute la portée de ce canon, il faut se souvenir que le lectorat est l'unique ordre mineur de l'Église grecque. Le lectorat est régulièrement conféré par l'évêque. Ce canon permet aux higoumènes (correspondant à nos abbés) de le donner à leurs sujets, à la condition qu'ils soient eux-mêmes prêtres et aient été établis par l'évêque. Dans sa traduction, Anastase a certainement compris que seuls les higoumènes ayant reçu une imposition des mains spéciale étaient autorisés à faire cette ordination mineure (si duntaxat abbati manus impositio facta noscatur ab episcopo, secundum morem prœficiendorum abbatum). C'est une précision qui n'est pas dans le grec. Comme Gratien a inséré la traduction d'Anastase dans le Décret, dist. LXIX, c. 1, le droit occidental a réservé aux seuls abbés, ayant reçu la bénédiction solennelle, le pouvoir de conférer les ordres mineurs.

ts' Kk-qpixbc, oltzo toû rax- 15. A l'avenir, aucun clerc

povTOÇ i^T) xaTaTaTTÉCTÔw èv ne pourra être préposé, en

Suoiv èxxX7]CTtaiç- èfjt7ropîaç même temps, à deux Églises.

yàp xal aïaxpoxEpSEÎaç Ceci est du commerce et de

tStov toûto, xal àXXÔTpiov la recherche d'un lucre mal-

èxxXvjaiacmxYJç o-uvY)6sîaç. honnête; c'est aussi contrai-

'Hxoùo-afjtev yàp è£ aù-rijç re a l'habitude de l'Église.

TTJçxupiaxî)ç cpwvîjç, ÔTioù Nous avons entendu de la

SùvaTaî Tiç Suai xuptotç bouche du Seigneur que nul

SouXeÙeiv 7} yàp TÔv éva ne peut servir deux maîtres; ou

[Xiarjaei, xal tov srspov il haïra l'un et aimera Vautre

àya7nf)o-ei, ï] toû évôç àv0é- ou il soutiendra l'un et négli-

ÇeTai, *al toû êrspou xaTa- géra Vautre. Chacun selon la

<ppovr)a£t. "ExaaTOÇ oùv, parole de l'apôtre devra res-

xaTà tt)v à7rooToXix-/)v «peu- ter là où il a été appelé et

vv)v, èv w exXy)07), èv toÙtcû demeurer dans une seule

ôçstXst fiivstv, xal 7TpoaeS- Église; ce qui se fait par

peùetv èv fila êxxXvjaîa- Ta esprit de lucre dans les cho-

yàp St'atCTXpoxspSsiav yt- ses d'Église éloigne de Dieu.

vôfiEva èm twv èxxXyjcriao-- Pour subvenir à ses besoins,

Tixwv 7tpay(jtàT6JV àXX6- il existe différentes occupa-

TpiaTOÛ0£OÛxa0eaT7)xa°"i- tions auxquelles (si son bien

IIpoç tï)v toû [iiou toutou ne sulTit pas), le clerc peut se

Xpeiav è7tiT7)8eû[xaTà état livrer pour gagner ce qui lui

Stâcpopa- èE, aÙTÛv oùv, eï est nécessaire, ainsi que l'a

Ttç poùXoiTO, Ta xps^Svj dit Paul : A l'égard des choses

toû acifJtaTOÇ 7roptÇéaOa>. dont moi et ceux qui sont avec

"Ecpv] yàp 6 'AttocttoXoç- moi ont besoin, ces mains n

Taîç ypsionç fi.ou, xal toîç onf pourvu. Cette règle sera

oùoi [i.ET'èfi.oû, Û7T7)pÉT7)- applicable à la capitale,

aav al y tïpzç aÙTat. Kal Quant aux petits pays, on

TaÛTa [AÈv èv TauTf) tï) devra, vu la diminution des

0£O<puXâxTW 7r6X£f èv Se liabitants, avoir égard à la

toîç e^co ytùploiç 8tà tyjv situation (si les localités sont

eXXei'Jiiv twv àv0pcÔ7rcov, petites, un clerc pourra en

Trapa/opEiaGoi. desservir plusieurs).

Inséré au Décret, causa XXI, q. i, c. 1.

tç' Iïâaa pXaxsta xal 16. Tout luxe et tout soin

x6ct(jL750"(.ç aco[i.aTiX'/) àXX6- (exagéré) du corps est étran-

Tptal zlcsi zî)ç kpaTix^ç ger à la vie ecclésiastique.

Ta^stoç xal xaTacyTàascùç. Les évêques et les clercs qui

Toùç oùv ÉauTOÙç xoaji.oûv- se parent de vêtements lu-

Taç èTTiC7x67rouç r] xki)pi- xueux doivent être rappelés

xoùç Si.'èo"07)Tcov XapLTtpwv à l'ordre; s'ils s'obstinent

xal TCEpiçavwv, toutouç qu'on les punisse; de même

Siop0oûa0ai XP'V £'- ^£ ceux qui usent de parfums.

èrouivoiEV, èraTiuio) rcapa- Quand la racine de la malice

Sî8oa0ai- waauTcoç xal eut poussé des rejetons dans

toùç Ta (i.ùpa XP'op'-svouç. l'Église, l'hérésie des calom-

'EkeI Se pî(^a TTtxplaç àvw niateurs du Christ et ses ad-

qjûouaa (xlaCT[i.a yéyove t^ liérents n'a pas seulement eu

xa0oXix9j 'ExxXr]ala, y) les images en horreur, mais

Twv XPtOTtavoy-aT"/]Y°Ptov a rejeté toute sainteté et a

aïpeo-iç, xal ol TaÙTrjv So- pris en haine tous ceux qui

^âfjiEVOi, où (jLÔvov Tàç El- mènent une vie sainte et

xovtxàç àva^wypacp7)(T£ti; austère, et en eux s'est ac-

e6SeXùÇavT0, àXXà xal 7tâ- complie la parole de l'Écriture

cav EÙXàSeiav àrKoaavTO, qui dit que la piété est un

toîç a£|j.vwç xal eÙcteSwç sujet de haine pour le pécheur.

Ploûcti. 7rpoaox0lÇovT£ç- xal S'il s'en trouve qui se mo-

TCETcXTjpcoTat è7r'aÙT0Îç to quent de ceux qui portent

yEypafi.fi.evov pSÉXuyfxa un habit simple et austère,

àfi.apTO>Xù 0socj£6Eia. El qu'ils soient punis, car de-

eùp£0à)CTi toîvuv Tivèç èyye- puis les temps anciens tout

Xcôvteç toîç T7)v eÙteXîj xal homme d'Église portait un

CT£fxvr)v àficptacHv TirspixEi- habit simple et austère. Qui-

fxévoii;, 8V ETCiTipLÎou Siop- conque, sans nécessité, mais

0oÙCT0waav èx yàp twv par vaine gloriole porte de«

àvco0£V XP0VWV Tfôtç kpa- vêtements de pourpre est en

tixoç àvrjp, [XETà fxeTptaç faute comme le dit le grand

xal aEfivîjç àfi-çiâoEcoç èizo- Basile : Ils ne portaient pas

Xiteueto. . nôcv yàp Ô fjt'J] non plus des vêtements de soie

Sià XP£&av, àXXà Slà xaX- de couleur variée, ni des orne-

Xw7T!.CTfX0V 7tapaXafi.ëâv£- ments de diverses couleurs sur

Tai, UEpTiEpElaç è'xei xa- fa bordure de leurs habits. Ils

TTjyoptav, wç ô fiéyaç £<p/) avaient entendu de la bouche

BacuXEioç- 'AXX'oùSè êx divine, que ceux qui portent

C7)pt.xô!)VÙ<pa(T(i.âTOJVîT£Troi- des vêtements de mollesse sont

xt.Xfi.év7)v èa0î}Ta èvsSÉSuv- dans les palais des rois. to, oùSè Ttva rrpOCT£TÎ0r)CTav ETEpôxpoa è7u6Xr)fi.aTa èv toîç àxpoiç tôjv IfxaTttov.

"Hxouaav yàp èx ty)ç 0eo- 906yyou yXwaaïjç, oti ol Ta fzaXaxà (popoûvTEç èv toîç oïxoi.ç twv paatXécov eIctIv.

Très caractéristique de ce qu'a été la lutte iconoclaste; ce fut essentiellement une réaction contre le

monachisme, appuyée par tous les éléments plus ou moins mondanisés de l'Église. Les moines prennent ici leur revanche. — Le canon a été inséré au Décret, causa XXI, q. iv, c. 1.

iÇ' Tivèç twv fiovaxcôv 17. Certains moines dési

xaTaXiTtovTSç Ta éauTwv roux de commander et las

|i.ovao-T7)pta, e91.Eji.EVOt TOÛ d'obéir, abandonnent leur

àpxeiv, xal to Û7taxoùetv couvent, et commencent à

àTOtvatv6fi.£V0i, èyxetpoûat bâtir des maisons de prière

xxlÇeiv eùxxyjplouç oïxouç, xà rcpôç àTcapxia[xèv fXY) èxovxeç. EÏ xtç ouv xoùxo èTuxeipY)o-oi, rcoielv, xa>- XyèaOw Û7rô xoù xaxà xôv xôtcov è7uo-xÔ7rou- et Se xà rcpôç àTCapxiajxôv ëxei xà Pe6ouXeujxéva aùxw, elç rcépaç àysaOwaav. Tô aùxô Se cpuXaxxéaOw xal èjti Xaïxwv xal xXyjpixwv.

17]' ' ATcpôaxorco!. ylvsa- 0e xal xoîç ë!;w0ev, çyjoIv ô Oeîoç àrcôaxoXoç. Tô Se yuvatxaç èvSiaixâaOat, èv è7uaxo:reîo(.ç yj [xovaax/)ploiç, rcavxôç rcpoaxô(X[xaxoç aïxiov. El' xiç ouv Soù- Xtjv y) èXeuOépav èv xw èruaxorcelw xxwjxevoç çw-

NICÉE (IIe CONCILE DE)

(c'est-à-dire de petits couvents), sans avoir assez de ressources pour achever l'œuvre commencée; à l'avenir, les évêques devront prohiber de pareilles tentatives. Celui qui a assez de bien peut terminer l'œuvre commencée.

La même règle sera applicable aux clercs et aux laïques.

18. Soi/e: sans reproche aussi vis-à-vis de ceux qui sonl du dehors, dit le divin apôtre. 1 .e séjour des femmes dans les maisons épiscopales ou dans les monastères donne matière à reproche. Aucune femme ne doit habiter dans les maisons épiscopales ou dans les paOetYj, 7) èv |xovao-XY)plw couvents. Tout évoque ou 7rpôç èyxelpYjaiv Siaxovlaç higoumène qui a chez lui xivôç, è7rixi.fxàa0w è7tifxè- une esclave ou une femme vwv Se, xa0at.pelaOw. El Se libre pour le servir, sera xal TÙypi èv Tcpoaaxeloiç blâmé, et s'il ne s'en défait yuvatxaç elvat, xal GcXy)- pas, il sera déposé. Si des aot èrclaxoTcoç r) Yjyoùjxevoç femmes habitent dans les rcopetav èv xoîç èxetae rcot- maisons de campagne d'un Y]aaaOai, rcapovxoç èret- évêché ou d'un couvent, elles cxôrcou ri 7)you|xèvou[x Y]86- ne devront être employées à Xwç èyxelpYjatv Staxovlaç aucun service tant que l'évê- 7toieïa0w xax'èxeïvov xôv que ou l'abbé seront préxatpôv yuvY), àXX' IStaÇéxw sents, et elles devront aller èv èxépw XÔ7CW, ëwç àv xyjv habiter ailleurs. èroxvaxwpYjeuv TCoiY)aY)xat ô

è7CÎOX07TOÇ, Sià xô àv£7VÎ XYJ7TX0V.

A comparer au canon du Ier concile de Nicée sur les mulieres subintroductie.

10' Toaoùxov xaxeve[X7)- 6t) xîjç cptXapyuptaç xô (xûaoç elç xoùç YjyYjxopaç xwv èxxXY]atwv, waxe xal xtvaç xwv Xeyofxévwv eùXa- 6wv àvSpwv xe xal yuvaixwv è7uXa0ojxévouç xyjç êvxoXîiç xoù 0eoù è^arcaxTjôîjvai, xal Sià /pualou xàç eîaSoxàç xwv Tcpoaep- ■/oji.évwv xw lepaxtxw xày- [xaxt xal xw fxovYjpet (3tw 7toieïa6ai. Kal ytvexat cov y) àpx'ô àS6xt[xoç xal xô

TCÔV à7t66XY)XOV, wç ÇYjatV

ô (xéyaç BaalXetoç- oùSe yàp 0ew xal jxafxwvâ Sou- Xeùetv ë^eaxtv. Èï xtç ouv eûpe0Y) xoùxo rtotwv, el [xèv èTtlaxo7r6ç èaxiv y) Yjyoùfxevoç r) xtç xoù lepaxtxoù, r] KauaàffOw r) xaôaipelaOw xaxà xôv Seuxepov xavôva x^ç èv XaXxYjSôvi àylaç auvôSou- el Se Tjyoujxèvr,, èxSiwxOrjxw xoù [xovaax-^plou, xal TOxpaSoOrjxw èv éxépw (A0vaax7)plw Trpôç Û7roxayï)v. 'Qaaûxwç xal 7)yoûji.evo<; ;xy) èxwv xetP°" xovlav7rpeo"6uxépou. 'ËulSè -wv 7rapà yovéwv 7rapa8e-

19. L'amour de l'argent s'est tellement répandu parmi les dirigeants des Églises, que certains supérieurs d'Églises ou de couvents soit d'hommes soit de femmes, se laissent aveugler par la cupi-" dite, au point de demander de l'argent à ceux qui veulent entrer dans l'état ecclésiastique, ou dans un couvent, leur autorité en est ébranlée et toute l'institution tombe dans le discrédit, comme le dit le grand Basile. Si un évêque, ou un higoumène ou un clerc commet une pareille faute, il devra, conformément au deuxième canon de Chalcédoine, être déposé, si une abbesse commet cette faute, elle sera retirée de son couvent et envoyée dans un autre, sans y être supérieure. De même l'higouméne qui n'est pas prêtre. Quant à ce que les parents donnent pour l'entretien de leurs enfants, qui entrent au couvent, ou que ces enfants ont apporté euxmêmes, déclarant qu'ils le

So(iévwv 8lxr,v rcpoixwwv consacraient à Dieu, il est

xoîç xéxvotç ï) ISioxxtjtwv décidé que ces biens restent

aùxwv 7rpay(Aaxwv reposa- acquis au couvent, que ces

yo|j.évwv, ôjjioXoyoûvxwv enfants y demeurent ou se

xwv Trpoaayôvxwv xaùxa retirent, à la condition tou-

eîvai àcpiepw(xéva xw 0ew, tefois que le supérieur du

wplaapLev x&v xe (jLStvy), couvent n'ait rien à se repro-

xàv xe è£éX0r), (jlveiv aùxà cher (pour la sortie des

èv xw |i.ovao"X7)piw xaxà intéressés). xr)v ÛTCôaxeaiv aùxoû, et (i.ï) eÏ7) alxta xoù Tcpoeaxwxoç.

x' 'ATcôxoÙTcapôvxoçôpl- 20. Mous ordonnons qu'on

Ço|xev, jj.7] ylvea0ai StrtXoùv n'établisse plus désormais de

(jt.ovaaxr)pt.ov, 6rt axdcv- monastères doubles, parce

SaXov xal np6oxo[L[i<x xotç que c'est une pierre de scan-

TtoXXoïç ylvexai xoùxo. El dale et d'achoppement pour

Se xiveç (xexà auyyevwv 7cpoatpoùvxat àrcoxâ^aa-

un grand nombre. Des groupes de parents désirent-ils

Ôat, xal xw (i.ovr)pei plw renoncer au monde d'un

xaxaxoXouOetv, xoùç jxèv commun accord et embrasser

àvSpaç SeT àmévat elç àvS- la vie monastique ensemble,

peîov ji.ovaaxT)piov, xàç Se que les hommes prennent le

yu^aïxaç elatèvai èv yu- chemin d'un monastère

vaixelw [i.ovao-XY)plw- èrcl d'hommes et que les femmes

xoûxw yàp eùapeaxeïxat ô entrent dans un monastère

0e6ç. Ta Se ôvxa ëwç xoù de femmes, car voilà ce qui

vùv SiTcXâ xpaxelxwaav plaît à Dieu. Quant aux mo-

xaxà xôv xavôva xoù àylou nastères doubles déjà exis-

ITaxèpoç y)|i.wv BaatXelou, tants, qu'ils se conforment

xal xaxà xtjv Staxayyjv à la règle de notre Père saint

aùxoù oûxw SiaxoTCOÛaOw- Basile et vivent selon ses

aav. Mï) SiatxàaOwaav prescriptions. Qu'un seul et

èv èvl (jiovaaxY)plw fxova- même monastère ne serve

Xol xal (xovàaxptat.. Moi- point en même temps de ré-

Xela yàp ji.eaoXa6eï xrjv sidence à des moines et à des

GUvSiaîxY)ai.v. Mï[ èxéxw moniales, car l'adultère suit

(xovaxôç TcappYjalav ixpôç toujours de près la cohabita-

liOvàoTpiav, r) (xovàoxpia tion; que le moine n'ait au-

repôç (jiovaxôv ISlq: TCpoao- cune familiarité avec la mo-

(i.iXetv, jj.7) Se xotxa^éaGw niale et que la moniale n'é-

(xovaxôç èv yuvatxelw [i.0- change aucune conversation

vaaxYjplw- (XY) Se auveaôiéxw [xovàaxpia xaxà (xôvaç, xal ôxe xà àvayxaîa xoù piou rcapà xoù àvSpelou [xépouç Trpôç xàç xavovixàç àrcoxojxlÇovxai, BÇw0ev xy)ç tcuXy)ç xaùxa Xajx 6avèxw Y) yuvaixelou

particulière avec le moine; que le moine ne couche jamais dans un monastère de femmes et ne prenne jamais place à table avec une moniale. Quand les provisions nécessaires sont transportées YjyoufxêvY) xoù du monastère des hommes txovaaxYjplou, dans celui des femmes, qu'el-

jxexà ypaôç xivoç [xovao- les soient reçues à la porte de XY)plaç- el Se ou[x6fj, <ruy- celui-ci par la supérieure yevY) xiva èOéXetv 6eàaaa- accompagnée d'une sœur 0ai (xovaxôv, èrel rcapouala âgée. Si un religieux a besoin xîjç Y)you[xévY)ç xaùxY) 7Tpo- de voir une de ses parentes aofXt.Xelxw Slà (Xixpwv xal religieuse, que l'entrevue ait Ppaxéwv Xôywv, xal auv- lieu en présence de la supéxôjxwç èÇ aûxYÎç àrcava- rieure et se borne à quelques Xwpelxw. mots très brefs.

Cette question des monastères doubles, de leur origine, des inconvénients qu'ils ont pu entraîner, des réglementations prises à leur sujet, tant par l'autorité civile que par l'Église, a été bien étudiée par J. Pargoire, Les monastères doubles chez les Byzantins, dans Échos d'Orient, 1906, t. ix, p. 21 sq.; et d'une manière beaucoup plus générale parle P. St. Hilpisch, Die Doppelklôster, Entstehung und Organisation, Munster, 1928. — Canon inséré au Décret, causa XVIII, q. h, c. 21.

xa' Où Seî [xovaxôv y) 21. Aucun moine et aucune (xovàaxpiav xaTaXt|xr:âve!.v moniale ne doit de son chef

NICÉE (lie CONCILE DE;

tt]v olxslav |j.0V7)V, xal èv abandonner son couvent

ETspa à7rép)(ECT0oct- si 8È pour passer dans un ainre.

o-'jfx6f) toôto, ÇevoSo^eia- S'ils le font, on devra leur

0ou aùxôv àvayxaïov, nprjcs- donner l'hospitalité, mais

Xaji.6âv£a0ai. 8s avs'j yva>- non les recevoir sans le con-

[lt]C, TOÙ T)you|jl.svou <*ÙtoÔ sentement de leur higou-

où nç>0O7]xei. mène.

xj3' 0sô> uiv tô 7tôcv àvaTÎÔeaOact, xal où toïç ISîoiç 6eXr][i.aot. SouXoùo0ai., fiÉya XP^!^a wyx<Évei"

EÏte yàp èo-0iét£, ElTE

TOVETE, Ô 6sÏ0Ç aTrÔCTOXÔç

cprjCTi., Tràvra elç 86i;av 0eoù 7toisïts. Xpiaxôç Se Ô 0EOÇ r)[xûv èv toïç EÙayysXloi.ç aÙTOû Taç àp^àç tojv à[i.ap- TY)[i.aTcov èxxoTcxeiv 7rpoa- TÉra^Ev. Où yàp ï) [loiyela.

[xôvov 7rap'aÙToG xoXàÇeTai àXXà xal Y) xlvrjaiç toù Xoyia(i.oû irpôç tï)v ttjç [xoixelaç èy^eipyjaiv xaxaxsxpiTai, XsyovTOç aÙTOûô È|i.6XÉ'.[ia<; yuvaïxa 7tpôç

TÔ £7Tt6u(i.^CTai aÙTÎjç v^St)

Ijjior/EuaEV aÙT7)v Èv ttj xapSta aÙTOû- êv0EV oùv (/.a07)TEuOÉVTE<;, Xoytcii.oùç ôçslXofjisv xaGalpEiv. El yàp xal navra e^eotiv, àXX'où uâvTa au;j.9£p£i, <î>ç èÇ à7ToaToXix^ç cpojvîjç StSaax6[X£0a. 'E7râvayxeç oOv Ècm 7ravxl àvSpl 8(.à to

ÇflV EO-0ÎEI.V. Kal OÎÇ jJLÈV

Ploç Èctti. yâu.ou xal texvcov xal XaixTJç SiaOeascoç àvajxlS; Èa0Σtv àvSpaç xal yuvaïxaç tojv àSta6Xr)Tcov

ECTTt, [i.6vOV TÙ StSÔVTl TpO-

cprjv T7)v sù/apiaTiav TtpoaâyovTaç, f/,7] fXETa tivcov 0u[i.£Xixwv £7riTr(8suji.âTa)v, eÏt'ouv oaTavixcov àa|Jiâtcûv, xiôapwv te xal Tropvixcov Xoyta[i.aTcov, oïç

ETTÉp/ETai 7) 7IpO<pY]TtX7]

àpà oÔTcooi XÉyouaa- oùal ol (i.£Tà xtOâpaç xal <\>ot.X- T'/jpîou tÔv olvov 7tIvovteç, Ta 8è ëpya xuptou oùx è\x- 6Xéjrouai, xal ta è'pYa tcôv yeip&v aÙTOÙ où xa- TavooGai- xal eï 7toù uote

El£V TOlOÙTOt EV TOÏÇ XPl0"~

Tiavoïç, S'.opOoùa0coaav eî Se jjnf) ye, xpaxEÎTtoaav en' aÙTOïç Ta roxpà twv Ttpô

YJ[XtOV XaVOVIXÛÇ EXTE0ÉV-

Ta. OIç Se ô ploç ÈaTw Yjaùxtoç xal [i.ov6Tpo7uoç, ô auvaÇâfjiEvoç Kupîco tù 0ecô Çuyov [xovYJpir) apai, xaOtaeTai xaTà (xovaç xal atwTïyjasi.- àXXà [x/)v xal toïç ÎEpaTtxôv èxXs?;a(i.évoiç piov oùS'ôXcoç ëÇeoti, xax'lStav yuvai^l auvsa- Oleiv, si (xr) ttou jjLETa tivojv 9eo<p6p(ûV xal £ÙXa6ôiv àv- Spwv xal yuvaixwv, ïva

22. C'est une grande chose d'offrir tout à Dieu et non de suivre sa propre volonté.

Le divin apôtre dit : Soif que vous buviez, soit que vous mangiez, faites tout pour la gloire de Dieu. Le Christ Dieu, dans l'évangile, nous commande d'éviter les occasions de péché. Non seulement l'impureté est proscrite, mais aussi la pensée impure est condamnée, rjuand il dit : Celui qui regarde une femme pour la convoiter à déjà commis l'adultère dans son cœur. Avons donc des pensées pures. Car si tout est permis, selon l'Apôtre, tout n'est pas utile. Tout hommedoit manger pour vivre. Les laïques des deux sexes engagés dans le mariage et ayant des enfants peuvent manger en commun, à la condition toutefois d'adresser des actions de grâces à Celui qui donne toute nourriture, et de s'abstenir, dans les repas, de toute représentation mimique et de chansons sataniques et lubriques, car c'est à ceux qui agissent ainsi que s'applique la menace prophétique qui dit : Malheur à ceux qui boivent le vin avec accompagnement de cithare et de psallérion, qui négligent les œuvres du Seigneur et qui ne font aucun cas de ses préceptes. S'il y a des chrétiens qui agissent ainsi, qu'ils se corrigent, sinon on leur appliquera les canons décrétés par les anciens. Quant a ceux qui vivent en silence et dans la solitude, et qui ont promis à Dieu de porter le joug du célibat, de s'asseoir et de se taire, et de même ceux qui ont fait choix de l'état ecclésiastique, ils ne doivent jamais manger en particulier avec une femme, mais seulement en présence de plusieurs hommes et de plusieurs femmes remplis de la crainte de Dieu, afin que le repas contribue à leur perfectionnement spirituel.

Cette règle s'applique aussi aux rapports des parents entre eux. Toutefois, s'il arrive que, dans un voyage, un moine ou un clerc n'ait

xai auT/) 7) auvEaTlaaiç pas apporté avec lui sa nour-

7Tp6ç xaTÔpGcoatv 7TVEUfi.a- riture et se voie dans la né-

t(.xt)v à^ây-fl. Kal Êrcleroy- cessité d'entrer dans une

yEvwv Se tÔ aÙTÔ tcoieItcû. hôtellerie, ou dans une mai-

El 8È xal aù6(.ç Èv ùSoitco- son privée, il peut le faire,

puisqu'il n'a pu agir autrement.

pta au|xêv) Ta tyjç àvayxsîaç xpsîaç |j.t) ÈTucpspsa6ai (i.ovaxôv y) ÎEpaTtxôv avSpa, xal Sià tô àvayxaïov xaTaXùaat floùXe-Tat, eÏts Èv 7rav8o-/Elw sÏts Èv ol'xw Tivoç, aSstav s/eiv

aÙTOV TOÙTO 7TOt.£tV, WÇ

tyjç XP£îaÇ xaTaTVEtyoùoyjç.

Conclusion. — Il ne semble pas que le septième concile ait demandé au pape son approbation. Nous possédons deux lettres de Taraise à Adrien, écrites toutes deux peu de temps après le concile. Dans l'une, il lui raconte ce qui s'est passé au concile; dans l'autre, il expose son sentiment sur la simonie et sa manière de la combattre. "Voir le texte de ces lettres dans Mansi, t. xm, col. 457 sq. Ni l'une ni l'autre ne parle d'approbation demandée ou reçue.

Par ailleurs, le long mémoire rédigée par le pape Adrien Ier en réponse aux violentes critiques faites par les Livres carolins au IIe concile de Nicée, Jafïé, n. 2483, laisse au premier abord dans l'indécision. Après avoir réfuté les capitula apportés à Rome par Angilbert, le pape termine par une brève narration de ce qui s'est passé à Nicée, et il ajoute : Ideo ipsam suscepimus synodum, nam si eam minime recepissemus, et ad suum pristinum vomitum fuissent reversi, quis pro tôt millium animarum christianorum interitu habuit reddere rationem... nisi nos solummodo. Cette réception du concile de la part du pape était d'ailleurs logique, car le concile ne faisait qu'affirmer la doctrine reçue à Rome et afïirmée spécialement par Grégoire II. Et le pape continue : Nos vero adhuc pro eadem synodo nullum responsum hactenus eidem imperatori reddidimus, metuentes ne ad eorum reverterenlur errore.m. La lettre d'Adrien est écrite dans la seconde moitié de 794. Ainsi sept ans après la fin du concile, le pape n'a pas encore manifesté son approbation à la cour byzantine. Mais dans quelle erreur le pape craint-il que cette cour ne retombe? On comprendrait assez difficilement que l'approbation pontificale des décidions iconophiles de Nicée pût amener à Constantinople un regain d'agitation iconoclaste. L'erreur dont parle ici Hadrien n'est pas une erreur doctrinale, mais un méfait d'ordre politique. Nous avons vu, ci-dessus, col. 418, que les légats pontificaux avaient mission de restaurer en Orient le culte des images, mais aussi de réclamer la restitution au pape tant de ses droits patriarcaux sur les pays que l'on avait soustraits à son obédience que des patrimoines romains, sis en terre byzantine et qui avaient été confisqués à l'époque de Constantin Copronyme, cf. col. 421. Or, silices deux points, rien ou à peu près n'avait été obtenu. Des trois « erreurs » qui auraient dû être réparées, il en restait encore deux : In hoc oslenditur quia ex uno capitulo ab errore reversis, ex aliis duobus in eodem permaneant errore. Approuver simplement le IIe concile de Nicée, ce serait paraître donner à la cour byzantine un quitus qu'elle n'a pas mérité. Textes dans P. L., t. xcvm, col. 1291-1292.

Tel est le sens de cette longue conclusion, à vrai dire singulièrement entortillée, du mémoire adressé par Adrien à Charlemagne. Le pape donne à l'œuvre dogmatique de Nicée une approbation explicite, quoi qu'il en soit de la réserve qu'il garde à l'endroit de Constantinople. On a dit à 1 art. Images {Culte des), t. vu, col. 775 sq., et à l'art. Carolins (Livres), t. u,

NICÉE (lie CONCILE DE) — NICÉPHORE BLKMMYDE

col. 1792, que l'accueil de l'Église banque avait été bien dilTérent. Il faudra du temps pour qu'y soit reconnue l'autorité du VII0 concile; voir loc. cit., col. 781. Kn Orient même, le renouveau de l'agitation iconoclaste après l'avènement de Léon V remit en question les décisions de cette assemblée : elles ne furent définitivement acceptées qu'à partir de 842. Le VIIIe concile œcuménique. IV0 de Constanlinople (869-870), considère l'assemblée de Nicée comme œcuménique. Pour l'Église « orthodoxe » elle clôt la liste des « sept conciles ».

Pour la bibliographie se reporter à celle qui est donnée, très complète, a l'art. Image (CuUe des), et aux art. Caroi.ins (l.iurcs) et Iconoclasme. Un commentaire très sobre des décisions tant dogmatiques que disciplinaires dans I lefele-Leclercq, Histoire des conciles, t. m, p. 741 sq.

G. Fritz.

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