TET RAG AMIE
dent du texte de pseudo-Clément par le jésuite Fr. Torrès (Turrianus), en 1503, que les humanistes ont commencé à en mettre en doute l'authenticité.
Cependant, vers le même temps où le Quini-Sexte exprimait contre la rédaction actuelle de l'Octateuque grec de Clément la réprobation, d'ailleurs fort mitigée, que l'on vient de dire, l'Église jacobite de Syrie se constituait, elle aussi, son Octaleuque syriaque. Sans doute entendait-elle par là faire concurrence aux Constitutions apostoliques de l'Église rivale. En 687, date fournie par le colophon qui termine le 1. II du Testament de Jésus-Christ, ci-dessus, col. 195, le célèbre Jacques d'Édesse (car c'est bien lui ce Jacques l'Humble dont il est question) achevait la traduction dudit Testament du grec en syriaque. Selon toute vraisemblance, le Testament en grec existait déjà depuis près de deux cents ans, ayant pris naissance dans les milieux monophysites de Syrie, au temps de Sévère d'Antioche, qui, dans une de ses lettres cite quelques passages de l'un et l'autre livre. Voir Rahmani, édit. citée, p. xvi et la note 1. C'est à la même date que nous ramène la citation de la 0eoao<p[a d'Aristocrite. Texte dans Funk, Didascalia et Const. apost., t. n, p. 16. L'auteur de ce petit livre avait fabriqué son texte en cousant bout à bout une petite apocalypse, spécialement rédigée à l'usage de la Syrie ou de l'Asie Mineure, et un développement passablement verbeux du l.VIII des Constitutions apostoliques. Le motif qui a déterminé cette rhapsodie est obvie : il s'agissait de conférer aux ordonnances canoniques une autorité plus grande. Dans pseudo-Clément les divers préceptes, liturgiques ou moraux, étaient mis tour à tour sous le nom de quelqu'un des apôtres. Ici ils proviennent du Christ lui-même, encore qu'ils soient transmis par les apôtres, Clément continuant d'ailleurs à servir d'intermédiaire entre ceux-ci et l'Église. La citation faite par Sévère et celle de la Theosophia donnent comme terminus ad quem pour la composition du texte grec les dernières années du ve siècle. Il est vraisemblable que le travail de compilation qui a joint au Testament, préalablement traduit en syriaque, de Copieux extraits du 1. VIII des Constitutions apostoliques, s'est effectué très peu après le travail de traduction de Jacques d'Édesse. La division du tout en huit livres est évidemment voulue, il s'agissait de donner dans l'Octateuque syriaque un pendant aux Constitutions apostoliques des melchites. Voir sur ce point les remarques d'A. Baumstark, Ueber den « Octateuchus Clementinus », seine Geschichte und seine handschriftliche Ueberlieferung, dans Rômische Quartalschrifl, t. xiv, 1900, p. 1-45; cf. 291-300.
C'est plus tard que l'Église monophysite d'Egypte se constitua sur le même plan un Octateuque clémentin, qui s'ouvrait lui aussi par le Testament; cette traduction copte fut à son tour traduite en arabe et en éthiopien; Mgr Rahmani en a colligé quelques variantes dans son édition. De cet Octateuque copte il faut distinguer un court recueil copte, en dialecte sahidique, qui paraît remonter à un original grec; il a été publié d'après le ms. Or. 1320 du British Muséum par P. de Lagarde dans ses JEgyptiaca, Gœttingue, 1883; G. Horner en a donné une traduction anglaise, The Statules of the Apostles or Canones ecclesiastici, Londres, 1904. Diffèrent encore de ces textes les « 127 canons des apôtres » qui n'existent plus qu'en arabe et qui ont été publiés et traduits par J. et A. Périer dans la Pair. Orient., t. vin, 1912, p. 551-570. Divisés en deux livres, renfermant respectivement 71 et 56 canons, ils sont parallèles, pour le 1. I, au Testament, allégé de toutes ses formules de prière; le 1. II, étant une simple réédition, avec un numérotage spécial des 84 (85) canons apostoliques.
Toutes ces indications, qui nous écartent un peu du
Testament de N.-S. Jésus-Christ, ont du moins l'intérêt de montrer la complexité des problèmes textuels que posent tous ces écrits canoniques. A la vérité ces problèmes intéressent davantage les historiens de la liturgie et du droit canonique que ceux de la théologie. Pour ce qui est du Testament en particulier, les renseignements dogmatiques que l'on y peut trouver se réduisent à bien peu de choses et il faut beaucoup de sagacité pour y découvrir les attaches de l'auteur primitif avec le monophysisme. Le fait que, dans une des formules liturgiques, le Fils est nommé avant le Père mérite d'être relevé : Offerimus tibi hanc gratiarum actionem, œlerna Trinilas, Domine Jesu Christe, Domine Pater..., Domine Spirilus sancte. L. I, c. xxm, éd. Rahmani, p. 43. Mais l'on n'en saurait tirer d'autres conséquences. La formule de la distribution de l'eucharistie a été également signalée : Corpus Jesu Christi, Spiritus sanclus ad sanalionem animœ et corporis, 1. II, c. x, p. 133; elle n'implique nullement une confusion entre les personnes de la Trinité. Le discours mystagogique mis sur les lèvres de l'évêque pour l'instruction des seuls fidèles, à l'exclusion des catéchumènes, les jours de Pâques, de l'Epiphanie et de la Pentecôte, 1. I, c. xxvin, roule essentiellement sur le mystère de l'incarnation; il demanderait à être étudié de près; il ne nous semble néanmoins rien dire qu'un melchite n'aurait pu avancer. L'assertion, selon laquelle le Verbe de Dieu, désireux de sauver le genre humain, descend au sein de la vierge « en se cachant à toutes les armées célestes et en trompant les phalanges adverses », p. 61, est évidemment un trait d'archaïsme. La phrase qui suit : « Quand celui qui était incorruptible a revêtu une chair corruptible, il a rendu incorruptible la chair qui était soumise à la mort », cette phrase est susceptible d'une interprétation orthodoxe et ne suffit pas pour que l'on puisse ranger l'auteur parmi les aphtartodocètes. Bref les formules liturgiques ne trahissent guère la confession à laquelle appartenait l'auteur ou le traducteur. L'intérêt de l'ouvrage est ailleurs; encore faudrait-il être bien certain, avant d'en faire un témoin de la liturgie du vie ou du vne siècle, que l'auteur reproduit fidèlement les rites et les formules de son époque. Mais n'est-il pas à craindre que l'utilisation de textes archaïques l'ait entraîné à contaminer les formulaires qu'il lisait dans son livre et ceux dont il était le témoin à son époque? C'est dire que la publication du Testament n'a pu être qu'un point de départ pour des recherches ultérieures.
La 1" édit. complète du Testament est celle de Mgr Ignace Éphrem Rahmani, Testamentum Domini nostri Jesu Christi, texte syriaque et traduction latine, Mayence, 1899; mais ce texte était connu antérieurement : Renaudot en parle déjà dans La perpétuité de la foi, dans l'éd. d'Ant. Arnauld, Paris, 1782, t. Il, p. 573 sq. ; de même J.-W. Bickell, Gesch. des Kirchenrechts, t. i, p. 183 sq. P. de Lagarde publie le texte syriaque en 1856 d'après le texte très incomplet du ms. même qu'avaient vu Renaudot et Bickell, dans Reliquiee juris ecclesiastici anliquissimœ syriace, p. 2-19; cette édition ne contient que la 1" partie du Testament, l'apocalypse; un autre texte syriaque de cette apocalypse a été publié aussi par J.-P. Arendzen, dans Journal of theol. sludies, t. n, 1901, p. 401-416.
Outre les travaux mentionnés en cours d'article ou aux articles précédents, il faut signaler le travail capital de F.-X. Funk, Dos Testament unsercs Herrn und die verivandten Scliriften, Mayence, 1901 ; la mise au point actuelle est bien faite par O. Bardenhewer, Altkirchl. Literatur, t. iv, 1924, p. 262-275; indications à relever dans E. Hennecke, Xeutestamenlliche Apokryplien, 2° éd., l'J24, p. ôôl sq.
É. A.MANN
TÉTRAGAM IE, conflit qui s'éleva entre l'Église byzantine et l'empereur Léon VI le Sage à la suile des quatre mariages successifs de ce prince. Voir Léon le Sage, t. ix, col. 367-379, où la question a été longuement traitée. Sur le décret d'union, t6|jloç
TÉTRAGAMIE —
évcÔCTswç, qui mit fin au débat, voir V. Grumel, Regestes des actes des patriarches de Constantinople, fasc. 2, p. 169-171, où l'on trouvera tous les renseignements utiles sur ee document qui fixe la législation de l'Église orientale à propos des secondes et des troisièmes noces. La date du décret d'union est le 9 juillet 920. Voir aussi É. Amann, dans Fliche-Martin, Histoire de l'Église, t. vu, p. 117-125.
R. Janin.
TEXIER Claude, jésuite français de la province d'Aquitaine (1611-1687). — On lui doit plusieurs recueils de sermons (avent, carême, dimanches de l'année, fêtes de la sainte Vierge, fêtes des saints, octave du T. S. Sacrement) ainsi qu'une Conduite spirituelle pour les personnes qui veulent entrer en retraite, Paris, 1677, dédiée à Mgr de Fénelon, évêque de Sarlat. Une édition de ses Œuvres complètes a paru à Avignon en 1845, puis à Lyon en 1847, 9 volumes.
Sommervogel, Bibl. de la Comp. de Jésus, t. vil, col. 1951-
J. DE BlIC.
TEYSSEYRRE Paul-Émlle, né à Grenoble, d'une famille de magistrats, le 13 juin 1785, mort au séminaire Saint-Sulpice dans la nuit du 22 au 23 août 1818. Nature d'élite, belle intelligence, à la fois profonde et sachant se mettre à la portée de ses auditeurs; cœur généreux, sensible, puisant dans un ardent amour de Notre-Seigneur un amour débordant pour les âmes, en particulier pour les enfants. Ses études littéraires terminées à Grenoble, il entra, à seize ans, à l'École polytechnique, où il fut reçu le 12e sur 108. Après deux années à l'école des Ponts-et-Chaussées, il revint à l'École polytechnique en qualité de répétiteur. Partout il s'était montré fervent chrétien. Le 17 novembre 1806, il entra au séminaire Saint-Sulpice, où il reçut le sacerdoce le 8 juin 1811. C'était le moment où un décret de Napoléon chassait les membres de la compagnie de la direction des grands séminaires. M. Teysseyrre fut prié d'y demeurer en qualité de professeur d'Écriture sainte. La chute de l'Empire ayant permis la rentrée des sulpiciens, il demanda d'être agrégé à la compagnie. Après la mort de M. Montaigne, il fut chargé de la direction des catéchismes de Saint-Sulpice. Mgr Dupanloup, dans son Incomparable livre : L'œuvre par excellence, ou entretiens sur le catéchisme, Paris, 1868, in-8°, t. VI, Deux expériences, mentionne la profonde et inoubliable impression que lui firent la vue et la parole de M. Teysseyrre. directeur des catéchismes de Saint-Sulpice. Il lui attribue le génie du catéchiste. I )'aulrc part la découverte qu'il fit un jour au séminaire de la rue du l'oi de i er, des petits papiers de M. Teysseyrre, t fragments d'instructions familières, avis porr la première communion, histoires racontées aux enfants, paraboles, homélies », fui pour lui une révélation. Il y avait en CCS noies mie telle alliance île l'esprit le plus vif et du cœur le plus tendre, de la naïveté la plus aimable avec la sublimite et la profondeur qu'on eût dit qu'il tyail avec les enfants une langue céleste », Tout cela était écrit d'une façon difficile à lire, mais quand on it .lit arrivé à déchiffrer cette écriture, on avait le sentiment de la découverte d'un trésor. Le fut une révolution dans les habitudes d'esprit du jeune Dupanloup et l'éveil de sa vocation de catéchiste. Il lit copier ces papiers de M. teysseyrre sur des feuilles in L de couleur bleue pour ménager sa vue et relier en 16 volumes, les notes concernant le catéchisme forment les cahiers 8 à II. Les autres volumes conceraenl des lettres, des matières de théologie et la dlrec tioir de la petite communauté, (/est à lui en ellet
qu'on doit la ruai ion de la Petite communauté du clercs de Saint Sulpice. Il lui donna un règlement dé
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taillé avec-ure glose indiquée par des notes marginales extrêmement pratiques.
Mais ce qui importe plus encore à ce Dictionnaire, c'est l'influence profonde que M. Teysseyrre a eue sur Lamennais, en particulier pour la composition du premier volume de l'Essai sur l'indifférence. Le dimanche 29 janvier 1809, dans l'église Saint-Sulpice, devant un concours de plusieurs milliers d'auditeurs, surtout des étudiants, l'abbé Frayssinous avait fait une conférence sur l'indifférence en matière de religion, et montré d'une façon saisissante tout ce que cette attitude a de déraisonnable et de funeste. L'abbé Teysseyrre très frappé de ce remarquable exposé en nota les idées, y ajouta ses réflexions et des citations d'auteurs. C'est à l'usage de sa Communauté des clercs qu'il avait fait ce travail. Le manuscrit comprend trois traités : 1° Sur l'indifférence et la tolérance en matière de religion; 2° Réfutation du système de la tolérance et de l'indifférence en matière de religion; 3° Sur l'indifférence en matière de religion. C'est grâce aux instances de Teysseyrre que Lamennais se mit à composer le premier volume de l'Essai sur l'indifférence, et on reconnaît dans l'œuvre de Lamennais l'influence du manuscrit dont nous venons de parler. M. Christian Maréchal, dans La jeunesse de Lamennais, Paris, 1913, in-8°, en a, dans les pages 598 à 632 de son volume, donné la preuve. Lamennais travaillant sur ces matériaux y a ajouté la magie de la présentation, qui faisait dire à Teysseyrre dans une lettre à M. Poiloup : « Vous allez voir paraître un ouvrage de M. de Lamennais qui réunit le style de Jean-Jacques Rousseau, le raisonnement de Pascal et l'éloquence de Bossuel. » Mais ce qu'on ne trouve pas dans les matériaux fournis par Teysseyrre, restés toujours dans la pure tradition de l'Église, et ce qui commence à percer dans ce premier volume, c'est un esprit nouveau qui s'accentuera dans les suivants. L'audace du nouvel apologiste n'était pas préservée des écarts, son éducation théologique étant incomplète.
M. Teysseyrre mourut peu de temps après. A la nouvelle de sa mort, Lamennais s'écria avec douleur : « L'Église de France ne pouvait pas faire une plus grande perte. »
Sur la vie de Teysseyrre et ses écrits, on peut voir : L. Bertrand, Bibliothèque sulpicienne, t. il, p. 50-53; Paguelle de Follenay, Monsieur Teyssenrre,sa vie, son œuvre, ses lettres, Paris, 1882, in-12 ; Christian Maréchal, La jeunesse de Lamennais, Paris, 1913, in-8e; M. Teysseyrre, 16 vol. manuscrits reliés contenant : des notes de M. Damarsais sur la vie de Teysseyrre, des lettres de ce dernier, des instructions dogmatiques et des dissertations, des notes de catéchisme, des règlements de la Petite communauté, etc., à la bibliothèque du séminaire Saint-Sulpice.
F. I.ÉVF.SCjlTE.
THALASSIUS, moine et écrivain ascétique byzantin (vu1' siècle), auteur de quatre Centuries spirituelles Uzpï %Yâ.Trrlç, y.at èyxpaTeiaç xal -rf,ç y.arà voûv TroXiTetaç (P. G., t. xc.i. col. 1428-1 169). — On l'identifie d'ordinaire avec l'abbé Thalassius, higournène d'un monastère voisin de Cari liage durant la première moitié du vu1' siècle. Ce personnage jouissait en Afrique d'un grand renom de science cl de vertu, au dire de la S'/r-frpi.c <^<)yi'i^z~/:r,ç publiée par Cumhélis, Auctarium nooissimum, 1672. t. i. p. 325. Il entretenait des relations suivies avec Maxime le Confesseur qui composa à son Intention le Dr vuriis sacra Scriplunr difflcultatibu», /'. G., t. \< . col. 244 sq., et lui adressa au moins cinq lettres. Il'id.. I. \< i. col. 115. B16, 633-637. Maxime l'appelle son maître et sel gneur ■>. sans autre dessein vraisemblablement que de souligner l'âge et la dignité sacerdotale de son correspondant. Wagenmann et P. Seebcrg (art. Maximus Confetêor, dans Protest. Realencyclopâdie, 3' éd.. t. xn, i Identifient l'écrivain ascétique et l'ami de saint
THALASSIUS
THANNER (MATTHIAS)
Maxime avec le prêtre et higoumène du monastère romain de Sainte-Lucie de Renatis dit aussi des Arméniens, que nous trouvons à la nc session du Concile du Latran de 649 (Marsi, t. x, col. 903, 910). Cette opinion pourrait s'expliquer par l'ignorance de la Ai^yKjctç <|>u/G><peXY)ç chez les auteurs cités.
Les quatre centuries sont adressées à un prêtre Paul. Les initiales des pensées forment un acrostiche continu qui n'est autre que l'envoi. Les maximes sont remarquables de concision et presque uniformément composées de deux membres sensiblement égaux. Elles ne suivent pas d'ordre déterminé. L'auteur insiste surtout sur la purification qui prélude à l'apathie : rectification du concupiscible par la charité, de l'irascible par la tempérance (èyy.pireia.). Il n'en mentionne pas moins, à de nombreuses reprises, la deuxième phase de la vie spirituelle : prière pure et contemplation dont il connaît les degrés. Rien de neuf; tout au plus un mémento fidèle des leitmotiv de la spiritualité monastique byzantine, qu'il s'agisse des étapes de. l'ascension spirituelle, de l'anthropologie ascétique et de tous les concepts fondamentaux. L'inspiration générale rattache la doctrine des Centuries à Maxime en de multiples passages, à Évagre, directement ou indirectement, en d'autres. On trouvera de nombreux exemples de ces dépendances dans l'étude de M. Viller, Aux sources de la spiritualité de saint Maxime, dans Revue d'ascétique et de mystique, t. xi, 1930, passim et surtout p. 262, 266, notes 199, 210. Chaque centurie s'achève sur des pensées de contenu dogmatique : incarnation, Dieu, Trinité. A juger par ce qui regarde l'incarnation, la compilation paraît antérieure à la crise monothélite dont il n'est pas soufflé mot. Sur la théologie des attributs divins et de la Trinité, l'auteur appartient à la ligne Denys- Maxime. Pour la procession du Saint-Esprit, pas la moindre mention d'un rôle du Fils. Thalassius (iv, 92, 94, 99) en reste strictement à la notion d'àpx^ et de 7rpo6oXeùç. Malgré l'absence de toute préoccupation polémique, le Stà toû Tloù est entièrement absent.
Édition princeps des Centuries par Fronton du Duc, Biblioth. Pair. gr. lat., t. Il, Paris, 1624, col. 1179 sq., reproduite par Gallandi, Vetcrum Patr. bibl., t. xm, 1779, p. 3- 23, puis par Migne, toc. cit. Ce texte appellerait quelques corrections, par exemple ïSca au lieu de Zia (n, 99), ■k(tzimç pour yvaxTcioç (iv, 61). Le Libellus ad l'heodosium imperatorem publié par Migne, t. xci, col. 1472, au compte de Thalassius appartient à un homonyme du Ve siècle (430), lecteur et moine; cf. Fabricius, Bibliolheca grec, t. x, 1737, p. 167-168 (2» éd., t. xi, p. 112-114, P. G., t. xci, col. 1426- 1427); A. Ehrhard dans K. Krumbacher, Geschiclite der byz. Literatur, 2e éd., 1897, p. 147.