SÉRAPION
DE THMUIS 1908 nous n’avons pas rencontrés. Il mourut au couvent de Montferrand le 1er octobre 1629.
Juvénal de Lyon, Historica descriptio conventum fr. min. Recollectorum provinciae S. Francisci in Gallia, Avignon, 1678; Michaud, Biographie universelle. :
F. ÉpouarDp d'Alençon.
2. SÉRAPHIN DE ROUEN, frère mineur capucin français. — Né à Rouen en 1566, il revêtit l’habit des capucins dans la province de Normandie, où il s’illustra surtout par son activité contre les protestants. Il ne fut pas seulement un controversiste zélé, mais il possédait aussi le grec, l’hébreu et le syriaque qu'il enseigna avec grand succès. Les bibliographes le comptent d’ailleurs parmi les meilleurs hellénistes du xvie siècle. Le P. Séraphin exerça aussi la charge de gardien et, deux ans avant de mourir, il vint habiter le couvent de Lisieux. A la veille de sa mort il eut à Caen une célèbre dispute avec le chef des protestants de cette ville; celui-ci se vit obligé de prendre la fuite, et un certain nombre de calvinistes notables se convertirent. Cette controverse publique fut éditée à Caen, en 1631. On a de lui aussi une grammaire hébraïque : Tractatus de elementis linguæ
hebraicæ, Rouen, 1628. Il mourut, le 2 août 1631, au couvent de Lisieux.
Bernard de Bologne, Bibliotheca scriptorum O. M. cap., Venise, 1747, p. 228-229; J.-H. Sbaralea, Supplementum, 2e éd., t. 111, Rome, 1936, p. 97; Marcellin de Pise, Annales O. M. cap., t. 111, Lyon, 1676, an. 1631, n. 154-162, p. 870- 872; Guilbert, Mémoires biographiques et littéraires, Rouen, 1812, au mot Séraphin; E. Frère, Manuel du bibliographe normand, t. 11, Rouen, 1860, p. 524.
A. TEETAERT.
3. SÉRAPHIN DE SAINT-FELIP DE MAHO, îrère mineur capucin de la province de Catalogne, où il fut prédicateur et gardien; il eut aussi la chaire de morale à la cathédrale de Solsona et fut examinateur synodal de cet évêché. Il mourut le 28 septembre 1753 dans le couvent de Barcelone. Il est l’auteur de /mperio de Maria en los reinos de la naluraleza del cielo, de la tierra y del infierno, en donde se describe su dominio y señorio, 2 vol., Palma de Majorque, t. 1, 1742, in-49, 250 p.; t. 11, 1748, in-49,
339 p.; ΕἸ orâculo sagrado de la verdad en el culto inmemorial del Doctor iluminado, maestro universal de todas las artes y ciencias, e inclilo marlyr de Jesu- Chrislo, el ὃ. Raymundo Lullio concluido, y en el reyno de Mallorca gravemente a la veneracion obsequiosa abligado, ms. de 193 p., conservé dans la bibliothèque de la Sapiència à Palma de Majorque.
J.-M. Bover, Biblioteca de escritores baleares, ἵ. 11, Palma de Majorque, 1868, p. 351; .J. Fuster, Biblioteca Valenciana, t. 11, Valence, 1830, p. 27; Édouard d'Alençon, Bibliotheca mariana ord. min. capuccinorum, Rome, 1910, p. 68; Manuel de Lete Triay, Escriptors de la prov. caputxina de la Mare de Déu de Montserrat (1578-1900), dans Franciscalia en la convèrgencia centenäria del tränsit del Poverello (1226), de la seva canonitzacié (1228) i de l'autoctonia de l’orde caputxi (1528), Barcelone, 1928, p. 234; Andreu de Palma de Mallorca, ΕἸΣ fra-menors caputxins i el beat Ramon Lull, dans Miscellània Lulliana, Barcelone, 1935, p. 136-137.
A. TEETAERT.
SÉRAPION DE THMUIS, évèque de cette ville d'Égypte au rvesiècle. — Nous savons très peu de chose de la vie de Sérapion. Il s'était retiré au désert avec Amoun; cf. Athanase, Epist. ad Dracont., vir, et y était devenu un des disciples favoris de saint Antoine qui, à sa mort, lui laissa une de ses peaux de mouton (μηλωταί), tandis qu'il léguait la seconde à saint Athanase, Vila Anton., €. LXXXIH, XCI. Dès avant 339, il devait être évêque de Thmuis, car, cette année-là, saint Athanase adressa une lettre à un
évêque Sérapion qui doit être celui-ci. P, G., τ, ΧΧΥῚ, | col. 1412-1413. Il semble aussi avoir pris part en 343