‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 5)Chapitre 143 sur 457 · I. ΙΕ. — Michel Servet naquit le 29 septembre · texte numérisé non relu

I. ΙΕ. — Michel Servet naquit le 29 septembre

1511, à Tudela, en Navarre. Mais sa famille était de Villanueva de Sigena, en Aragon, d’où il tira le nom de Villanovanus, ou Michel de Villeneuve, sous lequel il dissimula longtemps son identité. Il étudia à Saragosse, puis à Toulouse. C’est dans cette ville qu’il devint, selon son mot, «estudieux de la saincte Escripture ». De bonne heure, il voyagea. On le trouve en 1529, au couronnement de Charles-Quint, à Bologne, en qualité de secrétaire de Juan de Quintana, confesseur de l’empereur, puis à la diète d’Augsbourg, en 1530. I y vit Mélanchthon, dont il lut avidement les Loci communes (de 1521), Bucer, avec qui il fut en étroites relations. Dès lors, il montre un esprit curieux, avide de nouveautés, original, inquiet. Il adopte le principe du biblicisme absolu, ce qui ne permet pas d'en faire un rationaliste, au sens actuel de ce mot, Mais il applique le biblicisme avec plus de rigueur que les novateurs allemands. Et il croit découvrir que le dogme nicéen de la Trinité n’a aucun fondement réel dans la Bible, qu’il n’en est pas question dans les Évangiles. A vingt ans, son opinion est faite là-dessus. 1 a quitté sa place et s’est établi à Bâle, où il a rencontré Œcolampade, puis à Strasbourg, où il trouve surtout faveur auprès de Capito. Dès 1531, il publie à Haguenau, chez Jean Cesserius, un volume de 120 p., pet. in-8°, intitulé : De Trinilalis erroribus libri VII. Naturellement, le livre fit scandale dans le monde protestant. D'après Bullinger, Zwingli aurait dit alors à Bucer, Capito et Œcolampade : « Prenez-y bien garde, la doctrine fausse et pernicieuse de ce détestable Espagnol renverserait les bases de notre religion chrétienne, »

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