P. SÉJOURNÉ
SFORZA Jean-Marie, frère mineur conventuel italien (xvrre s.). — Originaire de Palagiano (prov. de Tarente), dans la Pouille, il appartint à la province monastique de Saint-Nicolas de la Pouille, dans laquelle il fut définiteur perpétuel et régent du studium à Foggia. D’après les bibliographes, il aurait composé et édité les ouvrages suivants : Scotus corroboratus ex contradictionibus scholæ adversæ, in quo celebriores ex quatuor Sententiarum libris controversiæ theologiæ inter Scotum et D. Thomam ponuntur et explicantur, Lecce, 1661, in-4°, exposé de vingt-neuf controverses, qui divisaient scotistes et thomistes ; Scotus jurista, comprenant cinq traités : de judice, de accusalore, de reo, de testibus, de advocato et de notario, Lecce, 1659, in-4°, précédé d’un Elogium apologeticum de Jean Oronzo Reluca, archidiacre de Lecce; Aphorismi pro confessariorum aliorumque utilitate, ex quatuor Scoti Sententiarum libris collecti, Lecce, 1664, in-4°; Selectiora de transnaturali philosophia Aristotelis ad mentem Doctoris sublilis, Foggia, 1646; Metheorologicæ elucubrationes ex Aristotele ad mentem subtilissimi doctoris J. D. Scoti, Naples, 1655; La Floridea, Naples, 1658; Tractalus de cælo et mundo; Selectiora de physico auditu. Dans l’Epistola ad lectorem du Scotus jurisla, il dit avoir déjà publié ces deux derniers ouvrages, donc avant 1659. Le P. Jean Sforza aurait encore publié à Lecce plusieurs poésies : L’Aldimarte; L’Eromilia ravvivata; Il decollato innocente; La Dorosolinda; 11 pellegrino amante; La Sofronia. Enfin, il aurait préparé pour l'impression : Tractatus de ortu et
SFONDRATI (CÉLESTIN) — SGAMBATI (ANDRÉ)
inleritu; Traclatus de anima; L'Adriano, suite de L'Aldimarte; La chiave di Dorosolinda.
N. Toppi, Biblioteca neapolitana et apparato agli huomini illustri di Napoli e del regno, Naples, 1678, p. 148; Minieri- Riccio, Memorie storiche degli scrittori nati nel regno di Napoli, Naples, 1884, p. 329; J. Franchini, Bibliosofia e memorie letterarie di scrittori francescani che hanno scrillo dopo l'anno 1585, Modène, 1693, p. 327; L. Wadding, Scriptores O. M., 3° éd., Rome, 1906, p. 144; J.-H. Sbaralea, Supplementum, 2° éd., t. 11, Rome, 1921, p. 101; J.-H. Sbaralea et E. Rinaldi, Scriptores. continuati, dans J.-H. Sbaralea, Supplementum, 2° éd., τ. 111, Rome, 1936, p. 256; H. Hurter, Nomenclator, 3° éd., t. 111, col. 944; D. Scaramuzzi, 11 pensiero di Giov. Duns Scoto nel Mezzogiorno d'Italia, Rome, 1927, Ὁ. 214-215.
A. TEETAERT.
SGAMBATI André, frère mineur conventuel italien (Χν τη s.). — Originaire de Naples, et entré chez les conventuels, il accomplit le cours de ses études philosophiques et théologiques au couvent de Sainte- Lucie de sa ville natale. Envoyé ensuite au collège de Saint-Bonaventure à Rome, il y fut promu docteur en théologie en 1763. Le 1er juin 1766, il fut adjoint au P. Joseph Rugilo pour travailler au Bullaire franciscain, mais, deux ans après, il fut remis dans l’enseignement et, au chapitre général du 20 mai 1771, nommé recteur du collège Saint-Laurent des conventuels à Naples. En récompense des services rendus, il fut nommé définiteur perpétuel le 17 mai 1774. On lui confia aussi la chaire de théologie à l’université de Naples et il édita un cours de théologie intitulé : De theologicis institutis, Naples, 1775-1782, 14 vol. in-8°, dans lequel il se rallie étroitement aux doctrines de saint Bonaventure. Ce cours fut adopté comme manuel dans les séminaires des réguliers en Espagne et dans ceux des mineurs observants. En 1830 encore, le chapitre général des observants, célébré à Alcala en Castille, prescrivait : in collegiis explanabilur theologia juxta « Instilutiones » p. fr. Andreæ de Sgambali, qui omnium diversarum classium lectionis textus erit. Voir M. Fernandez, De vita, scriptis et doctrina b. Joannis Duns Scoti, Quaracchi, 1910, p. 64. Aussi le fr. mineur Cyrille Alameda y Brea en fournit une 2e édition : Opus de theologicis institutis, Madrid, 1833. Peu après cet ouvrage, A. Sgambati en édita un autre, aussi apprécié que le précédent : De præcipuis theologiæ locis, Naples, 1785, 2 vol. in-8°. En récompense, Pie VI le nomma, le 18 mars 1785, consulteur de la Congrégation des Rites.
En 1785, André Sgambati ayant été nommé professeur de théologie au Collège romain, quitta Naples pour venir résider au couvent des Douze-Apôtres. Mais Ferdinand IV, roi des Deux-Siciles, défendit en 1788, aux réguliers de son royaume toute relation de dépendance avec des supérieurs étrangers, le P. Sgambati renonça donc à l’affiliation au couvent de Sainte-Lucie à Naples et opta pour le couvent de Macerata. Le 21 août 1804, il fut attaché au couvent de Velletri. Comme à cette époque le jeu de la loterie avait pris une grande expansion et s’était introduit même dans les couvents, André Sgambatilecombattit avec énergie. A cette fin, il réédita, pourvue de notes, la réponse faite jadis par son confrère Antoine Lucci, évêque de Bovino, à la question émise par un autre conventuel : An licitus sit regularibus ludus vulgo del lotto, 1741, dans laquelle il condamnait la loterie et la défendait à tous les réguliers, surtout aux fr. mineurs. ἃ. Sgambati répandit cet ouvrage sous le titre: Adnolationes in responsionem Ven. Servi Dei fr. Antonii Lucci super dubio : An licilus sit regularibus ludus vulgo del lotto, Rome, 1791. Ce livre fut traduit ensuite en italien, probablement par le conventuel Étienne Rinaldi : Del ven. servo di Dio fr. Antonio Lucci… risposta al dubbio : Se ai regolari sia lecilo il giuoco del lotto, tradotta dal
lalino con note del fu p. Andrea Sgambali, Pesaro, 1836. André Sgambati édita encore 5. Bernardi abbatis liber De consideratione notis ornatus, Rome, 1793, in-4°, Xv1-234 p. et un Commentarius in seplem Psalmos pænitentiales, Rome, 1794, in-8°, xvi-310 p.
Nommé définiteur général, sur l’ordre du pape, le 12 novembre 1793, A. Sgambati devint, en 1795, après la mort du P. Augustin Arbusti, procureur général pour les missions étrangères en pays païens. Il mourut le 17 juillet 1805, au couvent des Douze-Apôtres, à Rome. Outre les ouvrages déjà mentionnés, il doit en avoir composé encore d’autres restés inédits. Ainsi le ms. C. 90 des archives de la Curie généralice des conventuels contient, entre autres, une Raccolta delle proposizioni del corso teologico del P. Sgambati, in-4°, 30 p.
D. Sparacio, Frammenti bio-bibliografici di scrittori ed autori minori conventuali dagli ultimi anni del 600 al 1930, Assise, 1931, p. 179-181 et dans Miscellanea francesc., τ, xxx, 1930, p. 90-93; J.-H. Sbaralea-E. Rinaldi, Scriptores trium ordinum ὃ. Francisci continuati, dans J.-H. Sbaralea, Supplementum, 2e éd., t. 111, Rome, 1936, p. 175.
A. TEETAERT.
SGHEMMA Gaspar, frère mineur conventuel italien (xvne s.). — Natif de Palerme, il y prit l’habit et, en 1612, fut immatriculé au Collège Saint-Bonaventure de son ordre à Rome, où il fut promu docteur en théologie. Il professa la théologie pendant de nombreuses années et régit les studia de l’ordre à Palerme, à Naples et à Catane. Il s’y révéla un fidèle disciple de Duns Scot. Il fut aussi examinateur synodal et censeur de l’Inquisition pour le royaume de Sicile, visiteur général des provinces monastiques de son ordre de Calabre, Sicile et Naples, commissaire de sa province de Sicile et, enfin, provincial. Mort à Palerme le 24 juillet 1657, il fut enterré dans l’église des conventuels.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dans lesquels il s’est efforcé de propager les doctrines de Duns Scot : Scoticæ digressiones cum commentario in octo libros Physicorum, Palerme, 1635, in-4°; Manuale scoticum in quatuor libros Sententiarum, ibid., 1638, in-16; Enchiridion scoticum in Organum Arislotelis, ibid., 1648, in-16; Opuscula scotica, 2 vol. : t. 1 : De Deo trino et uno, ipsiusque essentialibus et notionalibus ad intra, ibid., 1645 et 1652; t. 11 : De Dei visione, lumine gloriæ, fruitione, beatitudine, præscientia οἱ prædestinalione, ibid., 1652, il y expose sa doctrine sur le mérite du Christ et sur la conception et la prédestination de la Vierge; Opusculum scoticum de scientia el voluntate Dei in ordine ad ultimum finem, ibid., 1651. Outre plusieurs recueils de sermons, il aurait composé, d’après les bibliographes, quelques traités inédits sur la théologie et un Liber de incarnalione Verbi.
J. Franchini, Bibliosofia e memorie letterarie di scriltori francescani che hanno scritto dopo l’anno 1585, Modène, 1693, p. 279-280; V. de Giovanni, Storia della filosofia in Sicilia dai tempi antichi al secolo X1IX, t. 1, Palerme, 1873, p. 144-145; L. Wadding, Scriptores O. M., 3° éd., Rome, 1906, p. 99; J.-H. Sbaralea, Supplementum, 2° éd., t. 1, Rome, 1908, p. 318-319; D. Scaramuzzi, 11 pensiero di Giov. Duns Scoto nel Mezzogiorno d'Italia, Rome, 1927, p. 219- 220; H. Hurter, Nomenclator, 3° 64., t. 111, col. 942-943; F.-A. Benofi, Memorie minoritiche dal 1560 al 1766, con note et aggiunte del P. G. Abale, dans Miscellanea francesce., 1. xxx, 1933, p. 99; M. Grabmann, Die Geschichle der kath. Theologie seil dem Ausgang der Väterzeit, Fribourg-en- Br., 1933, p. 166, qui l'appelle Sghama, tandis que L. Wadding, loc, cit., le dénomme Sgerra.
A. TEETAERT.
SHERLOCK (SHIRLEY) Paul, jésuile irlandais (xvire siècle). Né en 1595 à Waterford, il entra dans la Compagnie de Jésus à Salamanque en 1612, gouverna pendant vingt ans le Collège des Irlandais à Compostelle et à Salamanque, enseigna la contro
SGAMBATI (ANDRÉ) — SHINTOISME
verse, la théologie, l'Écriture sainte et mourut à Salamanque en 1646. Il publia : Anliloguia in Salomonis canlicorum canticum, Lyon, 1633, 3 in-folio (réédité en 1640), sous le pseudonyme de Leonardus Hibernicus ; De pontificis romani humano et polilico magistratu, Lyon, 1637, ouvrage dirigé contre Calvin; Vindiciæ scientiæ mediæ, Lyon, 1644, in-4°, sous son pseudonyme; Anliquitatum hebraicarum dioptra, Lyon, 1651, in-fol., qui traite surtout de la création...
Hurter, Nomenclutor, 3° éd., t. 111, col. 1031-1032; Sommervogel, Bibl. de la Comp. de Jésus, t. vi, col. 1177-1179; Sotwell, Bibl. scriptorum Soc. Jesu, Ὁ. 654-655; H. Foley, Records of the English province of the Society of Jesu, t. XXXV, 1879, p. 475; The Month, t. LXxxvVIt, 1893, p. 532-546; Oliver, Collections towards illustrating the biography of the Scotsh, English and Irish members of the Society of Jesus, 1845, p. 265.
A. RAYEZ
SHINTOISME. I. Vues générales et développement historique. II. Le shintoïsme moderne. Ses croyances (col. 2022). III. Le culte (col. 2024).
I. VUES GÉNÉRALES ET DÉVELOPPEMENT HISTO- RIQUE. — Le shintô, « le chemin des dieux », a constitué la religion primitive du Japon avant l'introduction du bouddhisme. Il est à l’heure actuelle la religion officielle de l’empire du Levant.
Le shintoïsme se résume en un alliage assez confus du culte des forces de la nature, et du culte des ancêtres. Il personnifie toutes les forces et tous les phénomènes de la nature, leur prête une intelligence et une volonté, les anime, les prie et les adore. De là ces dieux {kami) du vent, du feu, de la mer, de la montagne, de la plaine ou des épidémies, que le peuple cherche à se rendre favorables par des prières et des offrandes. On ne peut nier que, pour le Japonais des basses classes, le shintoïsme constitue une religion véritable, Pour le Japonais évolué, pour celui surtout qui a fréquenté l’Occident, le shintoïsme ne serait qu’une institution éminemment japonaise et qui unit le respect envers les traditions qui ont fait la force et la gloire de l’empire à la vénération des empereurs, pères de la patrie. Ses cérémonies ne seraient plus cultuelles, mais patriotiques.
Les recherches des ethnologues et des préhistoriens semblent bien avoir établi que le fond dela population dans le Japon primitif était constitué par des Ouralo- Altaïques apparentés aux races qui occupent actuellement le nord de la Sibérie et dont les Aïnos constituent les descendants authentiques. Du Sud sont venus quelques négritos qui accusent une parenté nègre; du Sud et de l'Ouest des Indonésiens et des Malais. Au début du premier millénaire avant l’ère chrétienne, des tribus mongoles en nombre assez considérable et des Sino-Malais ont abordé au Japon en partant de la Chine. C’est de toutes ces races qu'est issu le peuple japonais et il est assez facile de retrouver la contribution culturelle et religieuse que chacune d’entre elles a apportée au nouvel empire,
A l’époque où se fait le mélange de ces races, elles sont toutes plus ou moins pénétrées d’animisme. Elles croient à l'existence d’esprits, maîtres souverains de la nature et qui régissent souverainement tout ce qui se passe dans les limites de leur domaine. On les appelle kami. Ce nom correspond assez bien aux odpavioves des Grecs, aux superi et aux cælicoli des Latins. Les kami sont innombrables, ils animent dans le monde physique tout ce qui constitue une entité distincte, président à tous les phénomènes et répandent autour d’eux le malheur ou la prospérité. Parmi eux, les Japonais primitifs ont distingué de bonne heure Amaterasu, la déesse solaire, la protectrice particulière de l’empereur et de sa famille, Isanagi et Isanami qui ont fait surgir le sol de l’Archipel, Singen,
OV
la déesse du Fouji-Yama, qui fait fleurir les arbres, Hachiman, le dieu mongol de la guerre que les bonzes, vers la fin du vi siècle de notre ère, ont identifié avec Ojin Tennô, le conquérant de la Corée.
D'autres kami président aux clans qui comprennent tous les individus de même sang se réclamant d’un ancêtre commun et plus tard, lorsque les grandes familles japonaises se mirent à spéculer sur leurs origines, elles identifièrent leur premier ancêtre connu avec un kami. Ce lien de parenté leur semblait d’autant plus admissible que les kami étaient conçus sous des traits anthropomorphiques. Elles imaginèrent donc un ancêtre par clan et un fondateur par caste ou corporation et qui furent censés descendre d'un kami d'autant plus illustre que le clan était plus puissant et que la caste accomplissait un travail plus noble. Ancêtres de clans, fondateurs et chefs de corporations se virent donc ainsi rattachés immédiatement à une lignée divine, promus eux-mêmes au rang de kami, honorés d’un culte divin et invoqués comme protecteurs par tous ceux qui se réclamaient d’eux.
Les Ouralo-Altaïques ne pratiquaient en aucune façon le culte des morts et les Japonais primitifs ont ignoré la déification des mortels. La divinisation des empereurs et des héros célèbres qui, à l'heure actuelle, constitue l’une des caractéristiques du shintoïsme moderne, est due à une influence du bouddhisme. Le Mahäyäâna (le Grand véhicule, l’une des voies de salut pour parvenir au nirväna), admettait que le Bodhisallva, le futur Bouddha, en échange de son vœu de perfection, revêtait des pouvoirs surhumains et pouvait devenir un être divin. Les ancêtres, empereurs et héros, ne pouvaient faire moins que de parvenir, eux aussi, à « la plaine du haut ciel » et c’est ainsi qu'ils furent eux aussi déifiés.
La pensée chinoise ἃ fait sentir son influence dans l'élaboration de légendes shintoïstes où se retrouve quelque chose des théories philosophiques si compliquées de la Chine, mais c’est surtout par l'invasion du bouddhisme que l’empire du Milieu a modifié l’évolution de la pensée religieuse japonaise. Au vi®siècle, le bouddhisme pénétra au Japon et, dès 572, le prince Shotoku Taïshi justifiait l’amalgame des trois voies en disant : « Le Shindô, ou la voie des kami, est la première voie suivie par les hommes et elle évoque le souvenir du passé; le Jüdô, le confucianisme, est la voie du juste milieu et concerne le présent ; le Butsudô ou la voie de Bouddha se rapporte à la vie future, il est la voie dans laquelle il faut mourir afin de se procurer une éternité bienheureuse. » Cette théorie, étrangère à toute préoccupation logique et qui avait été conçue exclusivement au point de vue de l’utilitarisme politique, ἃ obtenu un succès extraordinaire. Les Japonais depuis lors ont toujours honoré les kami selon les rites traditionnels shintoïstes, ils ont demandé au moralisme chinois des leçons de morale individuelle, sociale et politique et ils ont eu recours au bouddhisme pour se procurer une renaissance heureuse. De cette fusion entre les deux religions est né le Ry6bu-Shinto, sorte de compromis entre les anciennes et les nouvelles croyances et qui ἃ dominé au Japon du vr siècle jusqu’au début du xvrr,
Les bonzes en profitèrent pour identifier kami et bouddhas. inaugurer un culte où se retrouvaient à la fois des éléments hindous, chinois et japonais et s’essayer à une philosophie.
Toutefois, cette victoire du bouddhisme sur la religion primitive ne fut ni aussi rapide ni aussi complète qu'on pourrait le penser. Le Shinlô représentait en fait le passé national en face d’une importation étrangère. Qu'un choc réveillât la conscience du Japon et les traditions shintoïstes reprendraient une nouvelle vie. L'occasion en fut fournie par un mouvement à la
SHINTOISME.
CROYANCES 2022 fois historique et littéraire, entrepris pour affranchir des interprétations. chinoises l’étude des antiques croyances japonaises. Les anciens livres sacrés, le Kôjiki et le Nihonghi, qui constituaient les premiers documents écrits de l’histoire japonaise, sont remis en honneur et étudiés, et des érudits, des penseurs et des réformateurs religieux, coupant les liens qui reliaient le shintoïsme au bouddhisme et à l’influence chinoise, restaurent la religion primitive et raniment l'enthousiasme pour le mikado, empereur et dieu, descendant de la déesse solaire Amaterasu. La voie était déblayée et Meiji Tennô (1868-1912), en 1868, non seulement triomphe de ces maires du palais qu’étaient les shoguns, mais rétablit le pouvoir personnel du mikado et, par voie de conséquence, restaure le shintoïsme.
II. LE SHINTOISME MODERNE. 1° Le shintoisme civil ou nalional. — Le gouvernement japonais d’aujourd’hui distingue soigneusement entre l'hommage shintoïste national, rendu à la patrie et à ses grands hommes, et le culte shintoïste religieux (réponse du ministre de l’Instruction publique à l'archevêque de Tokio, 22 septembre 1932). Les cérémonies qui se font, par ordre des autorités, dans les temples ou monuments nationaux sont donc reconnues comme ne revêtant pas un caractère religieux. De là les règles pratiques de conduite données par une instruction de la 5. C. de la Propagande au délégué apostolique du Japon, 26 mai 1936; cf. Acta apost. Sedis, série IT, t. 111, 1936, p. 406 sq.:
1° Ordinariiin territoriis Japonici imperii doceant fideles, cæremoniis, quæ fieri solent ad monumenta Jinja a Gubernio civiliter administrata, annecti ab auctoritatibus civilibus... itemque communi cultiorum hominum sensu meram significationem patrii amoris, scilicet filialis reverentiæ erga familiam imperialem et patriæ benefactores; ideoque, cum hujusmodi cæremoniæ valorem induerint mere civilem, catholicis licere interesse eis et more ceterorum civium agere, declarata sua intentione, si quando hoc necessarium apparuerit, ad falsas interpretationes sui actus removendas.
29 Eidem Ordinarii permittere possunt ut fideles, quando intersint funeribus, matrimoniis, aliisque privatis ritibus in vita sociali japonensi usitatis, participes fiant sicut ceteri.. omnium illarum cæremoniarum, quæ, quamwvis forte a superstitione originem duxerint, ex cireumstantiis tamen locorum et personarum et ex communi æstimatione nunc temporis non retineant nisi sensum urbanitatis et mutuæ benevolentiæ.
20 Le shintoisme religieux. — 1. L’Être suprême. — Le Shinlô ne reconnaît pas de divinité unique ni suprême. Sans doute il a eu et il y a encore une tendance à exalter la déesse solaire Amaterasu, à la mettre au-dessus des autres dieux et à lui reconnaître à un degré éminent le caractère d’une providence générale, mais d’autres dieux coexistent avec elle. Il n’est d’ailleurs admis pour aucun être divin qu'il puisse se glorifier d’une connaissance, ni d’une puissance infinies.
2. Le mythe de la naissance des dieux. — Le livre sacré, le Nihonghi débute par un essai philosophique où l’on retrouve des traces manifestes d’une influence chinoise et qui décrit l’apparition du ciel et de la terre en partant d’un œuf primitif. De cet œuf naissent d’abord le ciel et la terre et c’est d’eux que sont issus tous les êtres divins. A la septième génération, Isanaghi et Isanami font émerger de l’Océan les îles du Japon et cette création est suivie de l’apparition d’une foule de divinités qui commencent à organiser et à fertiliser les îles. En même temps se manifestent les dieux du vent, de la mer, de la pluie, des arbres, des montagnes, etc. Isanami meurt des atteintes du dieu du feu. Pour la retrouver, son époux Isanaghi descend dans le monde souterrain, mais, en remontant à la lumière du jour, il est obligé de se purifier et de sa purification naissent les kami suprêmes. Amaterasu, la déesse solaire, naît de son œil gauche, de l’œil droit le dieulune Tsukiyomi et du nez le terrible Susanô qui se
partagent respectivement « la plaine des cieux », la nuit et l'océan. Les excentricités furieuses de Susanô envers sa sœur Amaterasu contraignent la déesse à se réfugier au fond d’une caverne. Les dieux réussissent à l’en tirer en lui présentant un miroir. Susanô est alors exilé dans un royaume terrestre, mais les dieux refusent de le reconnaître et ce sera le petit-fils d’Amaterasu, Ninighi, qui fondera le royaume des Iles et qui deviendra l'ancêtre de la race des mikados, par Jimmu Tennô, son petit-fils, le premier des empereurs japonais, le père de la maison impériale qui règne encore aujourd’hui.
Comme il est aisé de le voir, ces mythes ne sont là que pour expliquer la naissance d’une religion où toutes les forces et tous les phénomènes de la nature sont divinisés et pour montrer en même temps l’origine divine de la famille impériale. Les premiers conquérants du Japon avaient apporté avec eux le culte du soleil et à mesure qu’en s’avançant vers le Nord, ils soumirent les différentes îles qui devaient former l'empire du Levant, ils y propagèrent l’adoraticn de la déesse solaire et la maison impériale victorieuse lui fut associée dans une très étroite parenté.
3. Le panthéon du Shintô. — A côté des kami suprêmes, d'innombrables esprits, huit cents myriades, se partagent les phénomènes de la nature. Okuni Mushi, le dieu de la terre, préside aux cultures, tandis qu'une déesse de l’abondance, Uke Moshi, assure au peuple japonais sa nourriture. Trois divinités ont remplacé Susanô dans le gouvernement de la mer. Des kami anonymes dominent sur les rivières et dirigent à leur gré la pluie, les vents et les orages. Les arbres que distinguent une antiquité vénérable ou une beauté spéciale sont considérés comme le séjour d’esprits particulièrement honorés. Le pilier central qui soutient la maison reçoit un culte approprié. Snari, le dieu-renard, était à l’origine un dieu du riz et de l’agriculture, il est devenu le kami qui assure la réussite dans toutes les affaires matérielles et le peuple rend aux renards sacrés de son temple un culte aussi fervent qu’intéressé. Le phallus, symbole de la force créatrice, emblème de la vigueur et de la santé, est honoré dans tout le Japon par un rite spécial.
4. Les kami esprits. — Comme il ἃ été dit plus haut, il ne semble pas que les Japonais primitifs aient pratiqué le culte des morts. La déification de certains défunts est due à l'influence du bouddhisme, mais elle était trop dans l’esprit animiste du Shintô pour ne pas prendre aussitôt un développement tel que cette divinisation des ancêtres et des héros est devenue au cours des siècles le trait le plus saillant de la religion oflicielle du Japon. Quiconque se distingue au cours de sa vie par des qualités extraordinaires de science ou de bravoure, peut devenir après sa mort un kami respecté. Les Mongols avaient pour dieu de la guerre Hachiman et celui-ci était censé incorporé dans la bannière portée en tête de la horde lorsqu'elle allait au combat. Vers la fin du vit siècle, les bonzes bouddhistes identifièrent Hachiman avec Ojin Tennô, le conquérant de la Corée. Sa mère Jingô et son fils Nintoku partagent les hommages qu'il reçoit. Jimmu, le premier mikado, Yamato-Dake qui conquit l’est du Japon, sont également honorés comme kami. Le cas le plus patent de la divinisation d’un simple mortel est celui de Temmangu. Ministre d’un empereur dans 16 cours du 1Χ siècle ap. J.-C. et renversé par ses ennemis, il se manifesta après sa mort comme un kami terriblement puissant et rancunier. Il est adoré comme 16 dieu du savoir.
Par ordre du mikado, en ces dernières années, une vingtaine de personnes qui avaient bien mérité de l’empereur et de la patrie, ont été élevées officiellement au rang de kami et honorées par des temples. Il n’est pas nécessaire au surplus d’avoir été un grand homme
SHINTOISME.
CULTE 2024 pour devenir un kami, un acte sensationnel qui manifeste une force redoutable suffit pour cela. ἃ Tokyo, le tombeau d’un brigand exécuté pour ses crimes est devenu le centre d’une dévotion populaire très achalandée, Il est aisé de voir que nous n’avons dans ces pratiques que l’application des idées animistes à l’âme de certains morts, en tant que ceux-ci se sont manifestés comme des forces redoutables. De semblables faits se retrouvent dans toutes les religions à base d’animisme.
III. LE SHINTOISME MODERNE. LE CULTE. — Le culte shintoïste va nécessairement reproduire dans sa pratique la dualité signalée dans la croyance, culte officiel des dieux-esprits dans les temples, culte des morts dans le sanctuaire de la famille, tous les deux s'adressant en fait aux kami, forces de la nature ou défunts déifiés.
19 Le sacerdoce. — Le prêtre suprême dans le Shintô est le mikado lui-même et, dans les cérémonies les plus importantes, c’est lui qui officie en personne. Dès les temps les plus reculés, l’empereur a délégué ses pouvoirs à des familles sacerdotales qui ont héréditairement exercé les fonctions religieuses. Ce sacerdoce héréditaire ἃ maintenant disparu. Les prêtres shinthoïstes ne sont plus que des employés nommés par le gouvernement et auxquels leur emploi ne confère aucun privilège. Leurs fonctions consistent à réciter les prières dans les cérémonies oflicielles, à veiller à l'entretien des temples et à l’exacte ordonnance des rites et des sacrifices. Ils ne se rasent pas la tête comme les bonzes bouddhistes, ne portent aucun costume particulier et, en dehors de leurs fonctions, peuvent exercer le métier qui leur plaît. Ils trouvent une source assez importante de revenus dans le ministère privé que de nombreux Japonais leur demandent d’exercer au sein des familles, tels que exorcismes, bénédiction d’une maison nouvelle, prières pour les morts, etc.
20 Sacrifices, prières et purificalions. — Le sacrifice a toujours été en honneur dans le shintoïsme. Il est offert dans un but d'action de grâces, de propitiation et d’expiation. La matière ordinaire en est constituée par des aliments et des boissons. Ainsi dans le sancluaire national d’Isé, consacré à la déesse solaire, les prêtres offrent le matin et le soir quatre coupes d’eau, quatre coupes de sel, seize coupes de riz, des fruits, des poissons, des oiseaux et des légumes. Ces dons doivent être préparés sur un feu sacré obtenu encore aujourd’'hui par le frottement de deux morceaux de bois.
Il est à peine fait mention de la prière privée dans les anciens documents. La prière officielle, norilo, est toujours formulée en japonais archaïque. Elle s'adresse soit à l’universalité des kami, soit à quelque divinité particulière. On demande la santé, la longévité, le bonheur temporel, la paix et la prospérité du pays, la victoire dans les combats, l'éloignement de toute calamité. On n’y rencontre aucune intention spirituelle ni morale, aucune préoccupation de la vie future, sauf cependant dans ces derniers temps, mais rarement et sous l'influence du bouddhisme.
Les pratiques purificatoires demeurent en vigueur pour les individus et les familles. Une grande purification nationale, l'Oharaï s’accomplit deux fois l’an. Elle consiste en lustrations, sacrifices et prières, et le mikado, en vertu de l'autorité que lui a conférée la déesse solaire, y déclare la cour et le peuple purifiés de leurs souillures et de leurs péchés. Les cérémonies de l’Oharaï rappellent par les paroles et par les rites la grande purification mythique à laquelle le dieu Izanaghi fut contraint de se livrer au retour de son voyage dans le monde souterrain, pour laver la souillure contractée par l’attouchement du cadavre de son épouse, la déesse Izanami.
2025 SHINTOISME —
3° Temples el fêtes. — Les sanctuaires shintoïstes sont en général d’une construction très simple, mais souverainement élégante et le cadre de la nature environnante tend encore à faire ressortir leur beauté. L'un des plus célèbres est celui d’Isé consacré à la déesse solaire Amaterasu. C’est là que l’on conserve le miroir sacré que la déesse aurait donné à son fils le mikado et qui, avec le sabre et le collier de perles, constituent les fétiches de la maison impériale. Ces instruments divins sont le signe sensible de l’autorité divine du mikado et la cérémonie d’accession au trône se réduit au fond à la prise de possession des trois objets sacrés par l’empereur intronisé. A Izumo, se trouve le temple du dieu de la terre. Hachiman, le dieu de la guerre, est honoré à Kioto; à Tokyo se trouve le temple de l’empereur divinisé Antoku. On compte dans le Japon plus de 100 000 sanctuaires, grands ou petits; un petit nombre seulement est consacré aux grands hommes qui ont fait la patrie japonaise, la grande majorité est dédiée aux kami de la nature.
Chacun de ces temples a sa fête annuelle que le peuple célèbre par des réjouissances bruyantes, car tout ce qui apporte aux hommes joie et plaisir est censé également une source de joie pour les dieux. On y vient de toutes les parties du Japon, en des pèlerinages très fréquentés et des processions solennelles; des représentations théâtrales y attirent de très nombreux fidèles.
49 Le culte des morts. — Le culte des morts au Japon s’est développé sous l'influence des idées chinoises, mais il s’est incorporé au shintoïsme d’une façon si intime qu’il en est désormais l’un des éléments caractéristiques et que les âmes des morts divinisées sont honorées au même titre que les kami. On ne saurait mieux les comparer qu'aux dit manes des Romains. Une étroite union existe entre les vivants et les morts et ceux-ci sont informés officiellement des nouvelles qui concernent la famille. L'âme survit près de la tombe qui garde ses ossements et c’est là que le Japonais porte ses offrandes de riz, de vin, de fleurs et de fruits, tandis que le défunt, reconnaissant de ces marques d’un souvenir persistant, devient un esprit tutélaire dont la protection s'exerce sur tous les descendants.
Le culte des morts au sanctuaire de la famille ἃ pour centre le Mitamaya, coffret qui renferme la tablette des ancêtres et où l’esprit des morts est censé demeurer. C’est un temple en miniature et qui, pour le fidèle shintoïste, correspond à ce qu'est l’autel des ancêtres pour les Chinois; les offrandes à l'esprit des morts devenus kami se font obligatoirement devant lui.
Dans le sanctuaire impérial de Tokyo, une salle en bois blanc, sans ornements, reproduit en grand le mitamaya familial et réunit dans un même culte l’aïeule impériale, la déesse Amaterasu, tous les autres dieux du panthéon kami et tous les ancêtres du mikado réunis dans un même culte divin.
5° La morale. — La morale du shintoïsme semble se réduire à un précepte unique : « Suivez l’impulsion de votre nature et obéissez à l’empereur ». Les théologiens shintoïstes enseignent très sérieusement que la nécessité d’un code moral n’existe pas pour les Japonais, parce qu'ils sont honnêtes de naissance et par nature. C’est pour la même raison qu’ils n’ont besoin ni de révélation, ni de prophètes, ni de sages qui viendraient les réformer.
Les anciens documents shintoïstes donnent quelques listes de péchés, mais ces péchés sont de ceux qui comportent une impureté rituelle et qui justifient dans la religion japonaise les nombreux rites de lustration qui sont en usage. La notion du péché moral et qui souille la conscience, n’existe pour ainsi dire pas dans le shintoïsme primitif. Eile n'apparaît que tardive-
SIBERT DE
BEEK 2026 ment et sous l'influence du bouddhisme. Semblable évolution se retrouve dans un certain nombre de religions de l’antiquité et en particulier dans le paganisme grec. Cependant, des germes de moralité apparaissent dans ce fait que l'intention droite, la droiture, la justice et la sincérité sont particulièrement recommandées et mises en honneur. L'idée de la pureté d'âme qui s’identifie avec la vertu n'apparaît que très tard et sous l'influence des bonzes chinois.
La pauvreté religieuse du shintoïsme est à l’heure actuelle très vivement ressentie par tous les Japonais intelligents. De là, dans les hautes classes, une incrédulité systématique et qui devient générale, l’agnosticisme, le mépris des traditions, mais aussi cette tentative des gouvernants de faire du Shintô un simple aspect national de l’âme japonaise, la vénération des héros qui ont fait la grandeur du pays. De là aussi le pullulement des sectes bouddhico-shintoïstes dont la morale ἃ inspiré le code d’honneur des samouraïs et dont les idées de rédemption attirent un si grand nombre d’âmes. Quant au peuple, il se satisfait avec le culte du dieu-renard et celui des divinités phalliques, les superstitions qui assurent le bonheur et la pratique aisée des observances matérielles.
On trouvera une très abondante bibliographie japonaise et anglo-japonaise du Shintô dans Genchi Katô, Le Shint6, religion nationale du Japon, dans Annales du musée Guimet, Bibliothèque de vulgarisation, t. 1.
I. OUVRAGES GÉNÉRAUX. — W.-G. Soston, À history of japanese literature, Londres, 1899; W.-E. Griffis, The Mikado’s empire; Fr. de Wenckstern, Bibliography of the japanese empire, Leiden, 1895-1903; H. Cordier, Bibliotheca japonica, Paris, 1912; B.-H. Chamberlain, Things Japanese, Londres, 1905; Murdoch et Yamagata, History of Japan from the origins to the arrival of the Portugese in 1542, Yokohama, 1910; La Mazelière, Le Japon. Histoire et civilisation, Paris,
Les anciens livres sacrés du Japon ont été traduits, The Kojiki, par B.-H. Chamberlain, Londres,1883; The Nihongi, par W.-G. Aston, Londres, 1896.
II. OUVRAGES CONCERNANT LE SHINTOISME. — Καὶ, Florenz, Japanische Mythologie, Leipzig, 1901; W.-G. Aston, Shint6, Londres, 1905; M. Revon, Le shintoïsme, sa mythologie et sa morale, dans Annales du musée Guimet, t.x, Paris, 1904; le même, Le shintoïsme, dans Revue de l'histoire des religions, 1904-1907; K. Florenz, Die Japaner, dans Lehrbuch der Religionsgeschichte de Chantepie de La Saussaye, t. 1, p. 262-1421 ; M. Hozumi, Ancestor worship and Japanese law, 1901; J.-M. Martin, Le shintoïisme, religion nationale, t. 1, Les origines, Essai d'histoire ancienne du Japon, Hongkong, 1924; t. 11, Le shintoïsme ancien, Hongkong, 1927; E. Satow, Ancient Japanese rituals, dans Transactions of the Asialic Society of Japan, t. vx, Ὁ. 97-132, 409-455; t. 1x, p. 183-211; t. xxvI1, p. 1-112; le même, The Revival of the pure Shinto, dans le même recueil, t. 111, Append., p. 1- 87; l'étude de J. Dahlmann, Les religions du Japon, dans Christus, Paris, 1921, garde toute sa valeur; P. Lowell, Occult Japan, Boston, 1895; le même, Esoteric Shinto, dans Trans. of the Asiatic Society of Japan, t. xxt et xx11; Matsumoto, Essai de mythologie japonaise, Paris, 1928.
Sur le bouddhisme japonais, on pourra consulter utilement : A. Lloyd, Developments of the Japanese Buddhism, dans Transactions of the Asiatic Society of Japan,t. Xx113 Gyan-nen, Esquisse des huit sectes bouddhistes du Japon, dans Revue de l’histoire des religions, 1892, t. xxv et XxXv1, trad. A. Millioud; G.-W. Knox, The development of religion in Japan, New-York, 1908; W. Gundert, Der japanische Buddhismus, Stuttgart, 1922; R. Fujishima, Le bouddhisme japonais. Doctrine et histoire des douze grandes sectes bouddhiques du Japon, Paris, 1889; H. Haas, Die Sekten des japanischen Buddhismus, Heidelberg, 1905.