‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 5)Chapitre 205 sur 457 · A. BRIDE · texte numérisé non relu

A. BRIDE

SIMONS Pierre, deuxième évêque d’Ypres (1538-1605). Né à Thielt en 1538, Pierre Simons fit ses études à Louvain sous la direction de Corneille Jansénius dont il devint le protégé. Jansénius étant devenu évêque de Gand, y appela son ancien élève et le nomma chanoine pénitencier de sa cathédrale, puis archiprêtre de Saint-Bavon. Simons fut nommé, le 3 septembre 1584, évêque d’Ypres où il succédait à Martin Rythovius, premier titulaire de ce siège; Pierre Simons administra son diocèse d’une façon remarquable et manifesta surtout son zèle en introduisant les réformes décidées par le concile de Trente. Il mourut des suites d’un accident le 5 octobre 1605.

Le jésuite Jean David, ami d'enfance de Simons, publia en 1609 : Petri Simonis Thiletani, episcopi Yprensis, De verilate libri IV : et reliqua ejus quæ supersunt, multa eruditionis et pietatis opera. Collegit οἱ recensuit pro suo in amicum defunctum affectu P. Joannes David Soc. Jesus sacerdos, in-fol. Ce volume contient, outre le De veritate, p. 1-218, les deux traités suivants : Veritatis catholicæ apologia contra Calvinum pro epistola Jacobi Sadoletio S. R. E. cardinalis novellam adhuc Calvini hæresim jugulanti (p. 219-400); De hæreseos hæreticorumque natura tractatus (p. 470-508).

C. Carton, Biogr. de Mgr Pierre Simons, évêque d'Ypres, Bruges, 1844; Biogr. nat. de Belgique, τ. Xx11, 1914-1920, col. 597-619 (importante bibliographie); Hurter, Nomen-

clator, 3° δα. t. 111, col. 420-421 ; Eubel, Hier. cath., ἃ. 111, Munster, 1910, p. 359.

ΖΦ. MERCIER

SIMONZIN Louis, né à Salurn (Tyrol) en 1662, entré dans la Compagnie de Jésus en 1683, professa la théologie à Dillingen et à Amberg pendant neuf ans, la controverse à Trente, et la morale à Inspruck pendant douze ans. Il mourut à Trente en 1742. On a de lui : De inefjabili sanctissimæ Trinitatis mysterio, Dillingen, 1709, in-4°; Libertas creata, ibid., 1711; Moderamen conscientiæ dubiæ theologico-morali ratiocinio stabilitum, in societate Jesu gymnasio Tridentino publicæ disputationi proposilum, Trente, 1718, in-4°, mis à l’Index par décret du 15 janvier 1726.

Sommervogel, Bibl. de La Comp. de Jésus, t. vi, col. 1223- 1225; Hurter, Nomenclator, 3° éd., t. IV, col. 1338.

A. RAYEZ

SIMPLICE (SAINT), pape du 3 mars 468 au 10 mars 483, selon Duchesne (du 25 février 468 au 2 mars 483, selon Jaffé). — Originaire de Tibur, aux environs de Rome, Simplice succéda au pape saint Hilaire, sans que l’on puisse absolument rien dire de son curriculum vilæ antérieur. On n’est guère mieux renseigné sur le rôle qu'il a pu jouer et sur la situation qui lui fut faite lors des graves événements politiques dont l'Italie et Rome même furent le théâtre entre 465 et 476. L'insurrection de Ricimer contre l’empereur Anthime, la défaite de celui-ci aux portes de Rome et le pillage de la capitale qui s’ensuivit, les proclamations successives comme empereurs d’Olybrius et de Glycérius, la lutte de Népos contre ce dernier qui, fait prisonnier dans Rome, est obligé d’embrasser l’état ecclésiastique et devient évêque de Salone, le soulèvement d’Oreste contre Népos, la proclamation comme empereur du fils d’Oreste, Romulus Augustule, l'intervention enfin du chef hérule Odoacre, qui met fin à ces parodies en prenant lui-même le titre de roi d'Italie et en supprimant le titre d’empereur en Occident (476), rien de ces convulsions où agonise l'empire n’a laissé de traces ni dans la notice consacrée à Simplice dans le Liber pontificalis, ni dans les pièces assez nombreuses de sa correspondance. Une seule allusion est faite au droit de regard que se réserva le roi arien Odoacre sur l’administration de l’Église romaine. Au lendemain de la mort de Simplice et quand on se préparait à lui donner un successeur, le préfet du prétoire, Cécina Basilius, agissant comme représentant du roi Odoacre, fit remarquer à l’assemblée électorale que, d’accord avec le pape défunt, il avait été décidé, pour éviter des troubles, que l’élection de son remplaçant ne se ferait pas sans que le souverain fût consulté, non sine nostra consullatione. 1] ajouta que, du temps même de Simplice, l’aliénation des biens ecclésiastiques n’avait pu se faire sans l’autorité du roi : cum, etiam sacerdote nostro superstite, nihil sine nobis debuisset assumi. Ce texte est cité à l’un des conciles tenus sous la présidence du pape Symmaque; voir P.L.,t. LxI1, col. 74: cf. art. SYMMAQ 'E. Quoi qu'il en soit du détail qui nous échappe, il y a lieu d'admettre que le nouveau souverain d’italie, bien qu'il fût arien, n’a paslaissé d'intervenir dans les questions qui touchaient plus ou moins au temporel. C'est la même politique que continueront les souverains austrogoths de l'Italie.

Cette situation faite au pape Simplice ne l’empêcha pas de régler en toute indépendance les questions proprement spirituelles. Outre la construction de plusieurs églises nouvelles dans Rome, le Liber pontificalis lui attribue l’organisation du service que l’on pourrait nommer paroissial dans les trois basiliques extraurbaines de Saint-Pierre, de Saint-Paul et de Saint- Laurent, propter pænilentes et baptismum, dit le texte. Une des pièces de son registre, Jaffé, n. 570, nous le

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