‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 5)Chapitre 255 sur 457 · SOLARI (BENOIT) — SOLLICITATION · texte numérisé non relu

SOLARI (BENOIT) — SOLLICITATION

tique des isles et royaumes du Jappon, dont le premier volume parut en 1627.

Il reste à parler de ses démêlés avec la Sorbonne, qu'il mit en branle en fournissant à l’un des adversaires les plus passionnés des jésuites, le célèbre syndic Edmond Richer, une occasion d’humilier les bons Pères. ἃ Saintes, en 1611, un an après la béatification d’Ignace de Loyola, le P. Solier avait traduit et publié trois sermons panégyriques composés par un augustin et deux dominicains espagnols à la louange du fondateur de la Compagnie de Jésus : Trois très excellentes prédications prononcées au jour de la béatification du bienheureux Ignace... L'’opuscule avait eu le visa du docteur Mathieu Le Heurt. Néanmoins, sur rapport de son syndic, la faculté de théologie de Paris jugea et censura quatre propositions tirées du livre, comme « scandaleuses, erronnées, blasphématoires et impies ». Le bon sens et l’autorité d'André Duval ne purent empécher la condamnation (1er octobre 1611). Ne venait-on pas d’accuser les jésuites d’avoir trempé dans l’assassinat d'Henri IV? Le P. Solier eut beau se défendre à bref délai par une Lettre justificative, les choses en restèrent là. Au fond les propositions censurées n’étaient incriminables que d’une pieuse et un peu sotte exagération. Le style du panégyrique est un style convenu où l’on admet volontiers l’hyperbole, surtout peut-être dans les langues méridionales. Mais c'était dépasser les limites que de présenter les miracles faits par Ignace comme supérieurs en nombre et en merveilleux aux miracles de Moïse et des apôtres; la sainteté du converti de Pampelune comme une sainteté sans égale, etc. Le tort du P. Solier avait été de traduire trop naïvement les panégyristes d’au delà des Pyrénées.

Sommervogel, Bibl. de la Comp. de Jésus, t. vis, col. 1357-1366; Rivière, Supplément à Sommervogel, col. 278 et 816; Fouqueray, Hist. de La Comp. de Jésus en France, t. 11, p. 510-515; t. 111, p. 141; t.1V, p. 273; Prat, Recherches historiques sur la Comp. de Jésus en France au temps du P. Coton, τ, ται, p. 368; Carayon, Doc. inédits concernant la Comp. de Jésus, t. xxI1 : l'Université de Pont-à-Mousson du P. N. Abram (1870), p. 114-115; Bonaventure de Saint-Amable, Annales du Limousin, Ὁ. 808; Abbé Arbellot, Le P. Solier de Brive, Tulle, 1887.

M. Tomas.

SOLITO Vincent, frère mineur conventuel. — Né à Terranova (Sicile) en 1840, il entra dans l’ordre le 18 août 1859, fit profession le 14 septembre 1860 et fut un des plus grands prédicateurs italiens de la fin du xix® siècle. Curé à Sainte-Dorothée de Rome depuis le 14 septembre 1884, il mourut le 14 septembre 1907. Outre plusieurs ouvrages de prédication, il écrivit contre Dumas : Le apparizioni della Madre di Dio in Lourdes ed i disegni divini, Terranova, 1887, in-8, 140 p.; contre les méthodistes de Palerme : 71] genio di S. Paolo apostolo, Andria, 1880; 2e éd., Palerme, 1897, 2 vol. in-8°, 276 et 218 p.; contre le méthodiste Saverio Fera : La confessione auriculare nei tempi primilivi della Chiesa, Palerme, 1884, in-8°, 36 p. Quelques-uns deses principaux discours ont été aussi édités.

D. Sparacio, O. F. M. Conv., Frammenti bio-bibliografici di scritiori ed autori minori conventuali dagli ultimi anni del 600 al 1930, dans Miscellanea franciscana, 1930, t. xxx, p. 94-95 et Assise, 1931, p. 183-184.

A. TEETAERT.

SOLLICITATIO AD TURPIA. — On désigne par là le délit commis par un confesseur qui, abusant de son ministère, en profite pour solliciter un pénitent à commettre un péché grave contre la chasteté.

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