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SOMMES THÉOLOGIQUES. ÉNUMÉRATION

a été éditée à plusieurs reprises. Il y étudie dans son 1. Ier : De mundo archetypo : Dieu, ses perfections, ses personnes, ses noms; 2. De mundo crealto : les anges et les hommes, le monde matériel, l’homme et sa chute, et le péché; 3. la réparation du péché par le Fils de Dieu : incarnation, rédemption, suivie du traité des vertus, du Décalogue; 4. enfin les sacrements et leurs effets, à savoir la résurrection et la vie éternelle. Sa composition vient se placer entre 1215 et 1220.

13° et 14° Ardengus et Herbert d'Auxerre, reprennent et résument la Somme de Guillaume d'Auxerre, le premier avant 1230 (dans le ms. Klosterneuburg, 190); le second avant 1234; de celui-ci existent au moins 14 copies manuscrites.

159 Saint Edmond. — Il serait, suivant ἃ. Lacombe, La Summa A bendonensis, dans Mélanges Mandonnet, τ. 11, p. 163-181, l’auteur de cette somme dont un ms. de Londres, British Museum, King's libr. 9. E. ΧΙΥ, contient 28 et 121 questions; mais dont on trouve encore des extraits dans le ms. de Paris, Bibliothèque nationale, lat. 16 406 et dans le Vatic. lat. 782. On n’a malheureusement que des membra disjecta. Ils permettent cependant de constater la présence de deux rédactions. L'ensemble se placerait entre 1215 et 1233. Autres détails et précisions dans Rech. théol. απο. médiév., 1934, p. 80-84.

160 Gui d’Orchelles. — Sa Somme se place elle aussi entre ces mêmes dates. Elle ne comporte que les deux traités des sacrements et de la résurrection; mais peutêtre ceux-ci font-ils corps avec le traité De ecclesiasticis officiis que le ms. de Paris, Bibliothèque nationale, lat. 17 501, reproduit à la suite; et peut-être avec d’autres questions que conserverait le ms. de Douai, 434. Le problème est encore à l’étude.

17° Roland de Crémone. — Ses Quæstiones super quatuor libros Sententiarum que conserve un seul ms., Paris, Mazar., 795, ne sont pas un commentaire, mais bien plutôt une somme. Divisée en quatre livres : De Deo uno et trino; De Deo creutore; De incarnatione et virtutibus; De sacramentis et sacramentorum effectibus. Le 1. III est perdu. L'ouvrage aurait été achevé en 1232. L'édition est en préparation. Se reporter surtout à l’étude de E. Filthaut, O. P., Roland von Cremona, O. P., und die Anfänge der Scholastik im Predigerorden, 1936. On y trouvera le détail des questions.

18° Philippe le Chancelier. — Sa Summa de bono dont, on ἃ 14 mss au moins, marque une date dans l’histoire des idées et l’élaboration de bien des traités théologiques. Elle exerça une influence considérable sur les contemporains, et a été souvent reprise et démarquée. Le plan suivi part de la notion de bien, étudie d’abord le souverain bien, puis le bien créé et ses divisions : De bono intellectualis creaturæ; De bonis corporalis crea-

| turæ; De crealura composita : ce sont les traités de l’ange

et de l’homme, mais abordés suivant des divisions nouvelles, car dans ces créatures, certains biens ne peuvent être altérés par le mal (essence, libre arbitre), d’autres peuvent être diminués ou perdus par le péché. A cela succède l’étude du bonum gratiæ, avec les subdivisions de la grâce gratis data, de la grâce gralum faciens avec le traité des vertus. Par ce biais, l’auteur passe à la grâce des anges et à leurs hiérarchies; ilrevient au problème des dons du Saint-Esprit, où l’œuvre s’arrête inachevée. Cette somme se place tout à la fin de la carrière de Philippe (entre 1230 et 1236 sans doute; certains disent 1232). On se demande même si elle fut publiée de son vivant. Son édition est en préparation.

‘190-200 Guiard de Laon et Guillaume de Durham. — L'un et l’autre, dans des questions conservées par le ms. de Douai, 434, renvoient à un ouvrage antérieur qu’ils appellent Summa. S'agit-il d’une vraie somme de théologie ou de leur commentaire sur les Sentences ? On n’a découvert encore ni l’un ni l’autre.

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21° Guillaume d'Auvergne. — Il n’y a pas chez lui un seul ouvrage intitulé Sommie. mais son Magisterium divinale, sans en porter le nom, réalise la chose. Rédigé entre 1223 et 1240, il comprend un certain nombre de traités publiés séparément : De Trinitate; De primo principio; De anima (1230); De universo creaturarum (1231-1236); De fide et legibus; De sacramentis; De virtule et moribus. Voir ici l’article GuiL- LAUME D’AUVERGNE, t. VI, Col. 1970; et aussi J. Kramp, Des Wilhelm von Auvergne Magisterium divinale, dans Gregorianum, 1920, p. 538-584; 1921, p. 42-78 et p. 174-187.

220 Albert le Grand. — On a de lui au début de sa carrière, avant 1246, une première Summa de crealuris dont les éléments épars se retrouvent et se rejoignent. Cinq parties : 1. Summa de quatuor coævis (c’est-à-dire de materia prima, de lempore, de cælo, de angelis); 2. Summa de homine; 3. Summa de bono et virtutibus; 4. Summa de sacramentis; 5. Summa de incarnatione et resurreclione. Seules les deux premières parties sont éditées. Puis, à la fin de sa carrière, sa Summa theologica, dont la première partie doit être postérieure à 1270 (t. xxx1 de l’éd. Borgnet), la seconde à 1274 (t. xxx, ΧΧΧΙΠ). Elle suit le plan de Pierre Lombard. La rédaction n’en fut pas achevée, le traité des vertus qui est annoncé, ainsi que celui du mariage, au aient correspondu aux I. III et IV;ils ne furent pas écrits. Sur les rapports entre ces divers ouvrages, bonne mise au point de Ο. Lottin, Commentaire des Sentences et Somme théologique d’ Albert le Grand, dans Rech. théol. anc. médiév., 1936, p. 117-153.

230 Alexandre de Halès. — Sa Summa universæ theologiæ est en cours de réédition à Quaracchi (3 vol. sont parus : 1924, 1928, 1930). Elle était inachevée à la mort de son auteur (1245); Guillaume de Méliton fut officiellement chargé par Alexandre IV (juillet 1256) de la compléter; mais lui-même mourut en 1257. D’autres terminèrent. En raison de ces interventions successives et des emprunts incontestables faits à Philippe le Chancelier, Guillaume d'Auxerre, Jean de La Rochelle, Bonaventure, le problème se pose de la part exacte qui revient à Alexandre dans le plan, les matériaux, la rédaction de la Somme telle qu’elle se trouve publiée. Sans doute sera-t-il difficile à résoudre.

240 Gui de l’Aumône. — Un ms. de la Bibliothèque nationale de Paris, lat. 14 891, fol. 176-206, conserve cette somme encore incomplète malgré ses 133 chapitres. Elle traite de la Loi et des préceptes : loi mosaïque puis loi évangélique, avec la division des préceptes en præcepla necessilatis et supererogationis; les premiers se subdivisant à leur tour en moralia, judiciaria, sacramentalia. Le tout demeure inédit.

250 Anonyme de Bâle. — C’est à l’école de Hugues de Saint-Cher qu'il faut rattacher cette somme conservée par le ms. de l’université de Bâle, δ, IX, 18, et écrite peut-être vers 1240-1250. Elle a été étudiée par Grabmann, dans Rech. théol. anc. médiév., 1935, p. 73-81, qui donne l’analyse assez complète de son contenu, et par H. Weisweiler, ibid., 1936, p. 402-407.

26° Saint Thomas d'Aquin. En attendant l’article qui sera consacré ici à la personne et à l’œuvre de saint Thomas, on consultera, pour sa Summa contra genliles, M. Bouyges, Le plan du « Contra gentiles » de 5. Thomas, dans Archiv. de phil., t. 111, 2e part. (1925), p. 176-197; et Bulletin thomiste, 1930, p. 105-112. Pour la Somme théologique, consulter M. Grabmann, La Somme théologique de saint Thomas d'Aquin; introduclion historique el pratique, trad. Vansteenberghe (1925).

270 Ulrich de Strasbourg. — Sa Summa de bono devait être divisée en huit livres, traitant respectivement de la connaissance de Dieu, de l’Être de Dieu, de la Trinité, de la création, de l’incarnation, du Saint-

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