‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 5)Chapitre 324 sur 457 · STAPHYLUS (FRÉDÉRIC) — STAPLETON (THOMAS · texte numérisé non relu

STAPHYLUS (FRÉDÉRIC) — STAPLETON (THOMAS

J, Le Plat, Monum. ad hist. conc. Trident. illustrandam, t. v, p. 232-259; dans J.-G. Schelhorn, Ergôtzlichkeiten, t. τα, p. 136 sq., 337 sq., 469 sq., le texte du Rathschlag an Pius IV.; cf. Th. Sickel, Reformationslibel Ferdinands 1. von 1562, dans Archiv für osterreich. Geschichte, t. XL, 1871, p. 24 sq.

Il y a une Vie de Staphylus en tête des Œuvres; voir aussi l’art. de N. Paulus dans Kirchenlexikon, t. ΧΙ, col. 730 sq., et l'excellente monographie de P. Tschackert, dans la Protest. Realencyclopädie, qui donnera une bibliographie plus complète.

STAPLETON Thomas, théologien, historien et controversiste anglais (1535-1598). — Thomas Stapleton naquit à Henfield (Sussex), en 1535, au sein d’une noble famille du Yorkshire; il fit d’abord ses études à Cantorbéry, puis à Winchester et les couronna à Oxford, en 1556, par la maîtrise ès arts. Devenu professeur à Oxford et chanoine de Winchester, Stapleton dut fuir son pays au début de la persécution d’Élisabeth; il se réfugia d’abord à Louvain où il étudia la théologie, puis il se rendit à Paris et à Rome. Rappelé en Angleterre, il refusa de prêter le serment d’allégeance et pour ce motif fut destitué de son canonicat ; il revint alors à Louvain où il fut reçu docteur en théologie (1571). C’est à cette époque que le futur cardinal Allen établit les fondements du célèbre Collège anglais de Douai; il y appela dès les débuts son ami Stapleton; celui-ci devait être recteur de l’établissement de 1574 à 1578. A cette date Stapleton quitta sa charge pour entrer dans la Compagnie de Jésus, à Rome, mais il n’y resta pas longtemps; on le retrouve bientôt à Louvain où il est nommé, quelques années plus tard, à la chaire royale de théologie, en remplacement de Baïus (1590). Recteur de l’université de Louvain en 1595, Stapleton fut appelé à Rome par le pape Clément VIII — qui avait, disait-on, l’intention de le créer cardinal — à la fin de l’année 1597; mais la santé de Stapleton ne lui permit pas d'entreprendre le voyage, il mourut en effet quelques mois plus tard après une longue et douloureuse maladie, le 3 ou le 12 octobre 1598.

Œuvres. — Stapleton a laissé de nombreux écrits qui sont loin de présenter tous un intérêt égal; nous citons ici ceux qui méritent d’être retenus : Antidota apostolica contra nostri lemporis hæreses, Anvers, 1595- 1598, 3 vol. in-fol.; Lyon, mêmes dates, in-8°; Principiorum fidei doctrinalium relectio scholastica el compendiana per controversias, quæstiones et articulos tradita. Accessit per modum appendicis triplicalio inchoata adversus Gulielmum Whitakerum anglo-calvinistam, pro authorilate Ecclesiæ, Anvers, 1596, in-4°; Universa justificationis doctrina hodie controversa……, Paris, 1582, in-fol.; Promptluarium morale super evangelia dominicalia totius anni, ouvrage qui eut un très gros succès et dont on connaît de nombreuses éditions : Lyon, 1596, in-8°; Mayence, 1610, 2 vol. in-8°; Paris, 1627, 2 vol. in-8°; Lyon, 1652, 2 vol. in-8°, etc.; Authoritlatis ecclesiasticæ circa S. Scriplurarum approbationem adeoque in universum luculenta et accurata defensio libris 111 digesta, Anvers, 1592, in-8°; An politici horum temporum in numero christianorum sint habendi; oratio academica, Munich, 1602, in-12, et 1608; Manuale peccalorum, sive de vir peccalis capilalibus oraliones catecheticæ x11, Lyon, 1599, in-8°; Apologia pro rege catholico Philippo 11 contra varias et falsas accusationes Elisabethæ reginæ... authore Didymo veridico Henfildano [Thomas de Henfield], Constance, 1572, in-16; Tres Thomæ, sive de sancli Thomæ apostoli gestis, de sancti Thomæ Cantorb., de Thomæ Mori... vila, etc., Cologne, 1612, in-12; la vie de Thomas More a élé traduite en français par Audin et Martin sous le titre Histoire de Thomas More, Liége, 1849, Les œuvres de Stapleton ont été réunies dans

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