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Errores de civili romani pontificis principatu

8 9. Erreurs sur le principat civil du pontife romain.

Deux propositions sont relatives au pouvoir temporel des papes. Pie IX en dit le bien-fondé (proposition 75) et il rejette les prétextes que les adversaires

71. Tridentini forma sub infirmitatis pœna non obligat, ubi lex civilis aliam formam præstituat, et velit

71. La forme prescrite par le concile de Trente n’oblige pas sous peine de nullité, lorsque la loi civile établit

une autre forme à suivre et veut que le mariage soit valide, au moyen de cette nouvelle forme.

hac nova forma interveniente matrimonium valere.

L'autorité civile n’a pas autorité pour changer ou modifier à son gré la forme prescrite par l’Église au mariage des fidèles. Elle est incompétente en ces questions. En pratique, pour l’histoire de la discipline relative au mariage et pour le droit actuel, cf. MARIAGE, t. 1x, col. 2295; PROPRE αὐ, t. XIII, Col. 738-757.

72. Bonifacius VIII votum 72. C’est Boniface VIII castitatis in ordinatione qui, le premier, a déclaré que emissum nuptias nullas red- le vœu de chasteté prononcé dere primus asseruit. dans l’ordination rend nul

le mariage.

L'engagement dans les ordres sacrés constitue un empêchement dirimant au mariage et rend nul de

invoquent pour demander son abrogation (proposi-

tion 76).

75. De temporalis regni cum spirituali compatibilitate disputant inter se christianæ et catholicæ Ecclesiæ filii.

75. La compatibilité du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel est une question controversée entre les fils de l’Église chrétienne et

catholique.

Pour bien juger de la portée de la condamnation, il faut replacer la proposition dans son contexte. Elle exprime l’une des erreurs soutenues par J.-N. Nuytz, et signalées par le pape dans la lettre apostolique Ad apostolicæ Sedis; cf. supra, proposition 24.

Pie IX fait très justement remarquer qu’en laissant chez les chrétiens le champ libre à de semblables discussions, « l’auteur tend à détruire la constitution et le gouvernement de l’Église et à ruiner entièrement la foi catholique, puisqu'il prive l’Église de sa juridiction extérieure et du pouvoir coercitif qui lui a été donné ». Cf. Recueil…, p. 297. Ce sont ces mêmes rai-

sons qui ont provoqué la condamnation des propositions 24, 25, 34, 36 et 42. Sur cette question, cf. conclusions et bibliographie à l’art. POUVOIR DU PAPE DANS L'ORDRE TEMPOREL, t. ΧΙ, Col. 2768-2772

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