‹ Dictionnaire de thâeologie catholique (volume 5)Chapitre 439 sur 457 · SYNÉSIUS — SYNOPTIQUES · texte numérisé non relu

SYNÉSIUS — SYNOPTIQUES

christianorum, Leipzig, 1871, ἡ. 3-23, et par J. Flach, Synesii episcopi hymni metrici, Tubingue, 1875.

Une traduction française des œuvres de Synésius est due à H. Druon, Les œuvres de Synésius, évêque de Ptolémaïs dans la Cyrénaïque au commencement du Ve siècle, traduites entièrement pour la première fois en français et précédées d’une étude biographique et littéraire, Paris, 1878. Une traduction anglaise, due à A. Fitzgerald, a paru à Londres en 1926 et

Parmi les études consacrées à Synésius, nous citerons seulement : A. Gardner, Synesius of Cyrene, philosopher and bishop, Londres, 1886; O. Seeck, Studien zu Synesios, dans Philologus, t. ται, 1893, p. 442-483; J. Mandoul, De Synesio Ptolemensi episcopo et Pentapoleos defensore, Paris, 1899; W.S. Crawford, Synesius the Hellene, Londres, 1901; A.-J. Kleffner, Synesius von Kyrene, Der Philosoph und Dichter und sein angeblicher Vorbehalt bei seiner Wahl und Weihe zum Bischof von Ptolemais, Paderborn, 1901; G. Grützmacher, Synesios von Kyrene, ein Charakterbild aus dem Untergang des Hellenentums, Leipzig, 1913; J. Stiglmayr, Synesius von Kyrene, Metropolit der Pentapolis, dans Zeitschr. für kathol. Theologie, t. xxxvinr, 1914, p. 509-563; A. Hauck, Welche griechischen Autoren der klassischen Zeit kennt und benützt Synesius von Kyrene? Ein Beitrag zur παιδεία des 4. Jahrhunderts nach Christus, Friedland in Meklemburg, 1911; R. Sollert, Die Sprichwôrter bei Synesius von Kyrene, Augsbourg, 1909 et 1910.

G. BARDY.

2. SYNESIUS KRIEGER, frère mineur allemand (xvirie siècle). — Originaire de Ratisbonne, il

fut lecteur pendant les années 1715-1719 et mourut à Cham, comme vicaire du couvent, le 18 novembre . 1740. On lui doit les ouvrages suivants : Simon magus proto-hæresiarcha a Simone Petro Romæ ex aere præceps actus, nunc naluræ artisque legibus subjectus ac secundum Colchica sua opera philosophice examinatus, Landshut, 1713, in-8, 109 p.; Theses theologicæ de necessilate pænilentiæ, Ingolstadt, 1717, in-8°, 72 p.; Quæstiones theologicæ im-el opportunæ de fide, Ingolstadt, 1718, in-8, 102 p., où il traite les quatre questions suivantes : An catholicus semper fidem fateri leneatur interrogatus (p. 1-20); An liceat aliquando fidem dissimulare (p. 21-60); An catholici lempore perseculionis possint vel teneantur fugere (p. 61-74); Qualiter prohibita sit lectio librorum hæreticorum (p. 74-104); Pax æterna, Landshut, 1715.

B. Lins, Geschichte des ehemaligen Augustiner-und jetzigen

Franziskaner-Klosters in Ingolstadt, Ingolstadt, 1920, p.135. A. TEETAERT.

SYNOPTIQUES (ÉVANGILES). — Les trois premiers évangiles, qui portent respectivement les noms de saint Matthieu, de saint Marc et de saint Luc, sont désignés sous le nom de Synoptiques (ils ont reçu ce nom de J.-J. Griesbach en 1774), parce qu’ils ont presque le même contenu, disposé dans un ordre à peu près semblable, de sorte que leur texte peut être placé sur trois colonnes parallèles et être ainsi embrassé d’un coup d’œil (σύνοψις). Ces trois évangiles ayant déjà été étudiés individuellement (art. MATTHIEU, t. x, col. 359-374; Marc, t. 1x, col. 1939-1959; Luc, t. 1x, col. 971-1000), il reste à examiner leurs rapports, à préciser leurs ressemblances et leurs différences, en vue d’apporter une solution à ce qu’on appelle le problème synoptique, l’un des plus difficiles parmi les problèmes d’ordre littéraire que pose l’Introduction au Nouveau Testament.

I. LE FAIT SYNOPTIQUE. — La comparaison des trois premiers évangiles fait ressortir entre eux, soit pour le fond, soit pour l’ordre des épisodes, soit pour la forme, des ressemblances étroites, et en même temps de notables différences.

1° Ressemblances et différences pour le fond. — 1. Ressemblances. — Le fond des Synoptiques est constitué par un ensemble d’épisodes de la vie de Jésus et d’entretiens du Sauveur, dont beaucoup sont communs à ces trois évangiles, ou au moins à deux d’entre eux,

qui tous présentent le même caractère (en contraste avec les récits et discours du quatrième évangile), et sont disposés dans le même cadre général. Ils débutent (mis à part les récits de l’enfance de Jésus rapportés par saint Matthieu et saint Luc seuls) par le baptême du Sauveur, racontent son ministère en Galilée et en Pérée, conduisent ensuite Jésus à Jérusalem, où, après quelques jours de prédication, se déroulent les événements de la passion et de la résurrection. Tout l’apostolat du Christ semble ainsi renfermé dans le cadre chronologique d’une seule année, et dans un cadre géographique qui comprend deux théâtres successifs : la Galilée (et régions environnantes), puis la Judée, alors que le quatrième évangile indique plusieurs voyages de Jésus à Jérusalem avec retours en Galilée, et laisse entendre, d’après les données chronologiques qu’il fournit, que la prédication du Sauveur a duré deux ans et demi ou trois ans.

On se rend compte avec précision de la ressemblance du contenu des Synoptiques, soit en divisant leur texte en sections et en déterminant le nombre des sections communes, soit en comptant le nombre des versets communs. D’après le comput de Reuss (Histoire évangélique, Paris, 1876), si l’on divise la matière évangélique en 130 sections, 47 sont communes aux trois Synoptiques, 12 communes à Matthieu et Marc, 6 communes à Marc et Luc, 2 communes à Matthieu et Luc; Luc a 38 péricopes particulières, Matthieu 17, et Marc 5 seulement (ce sont : 111, 20-21, la famille de Jésus veut s’emparer de lui; τν, 26-29, parabole de la semence qui croît d’elle-même; νι, 32-37, guérison d’un sourd-muet ; vit, 22-26, guérison de l’aveugle de Bethsaïda; χιν, 51-52, le jeune homme qui s’enfuit sans vêtements après l’arrestation de Jésus). — En comptant les versets au lieu des péricopes, on trouve 350 versets communs aux trois Synoptiques, 170 communs à Matthieu et Marc, 50 communs à Marc et Luc, 230 communs à Matthieu et Luc; Matthieu a 330 versets particuliers (le tiers environ du premier évangile), Luc 541 (à peu près la moitié du troisième évangile), Marc 68 seulement (un dixième de cet évangile). La double constatation que, d’une part, le contenu de Marc se retrouve presqu’intégralement dans Matthieu et dans Luc, et que, d’autre part, Matthieu et Luc ont une proportion considérable de parties communes qui n’ont pas de parallèles dans Mare, constitue un des éléments essentiels du fait synoptique.

2. Différences. — a) Elles apparaissent d’abord dans les additions et suppressions que l’on constate en comparant les Synoptiques. Luc et Matthieu surtout ont en propre des parties considérables, par exemple les récits de l’enfance de Jésus, complètement différents d’ailleurs dans ces deux évangiles. Luc a en propre une dizaine de chapitres, 1x, 50-xvur1, 14, dont le contenu : récits et paraboles placés par l’évangéliste au cours du voyage de Jésus à Jérusalem, n’a pas le plus souvent de parallèle dans Matthieu et surtout dans Marc. Par contre, il y a dans Luc une omission assez considérable : le voyage de Jésus dans les pays du Nord et les récits qui s’y rattachent, Matth., x1v, 22xvi, 12 et Marc, vi, 45-vurr, 21, n'ayant pas de parallèle dans le troisième évangile.

b) Α côté des additions et suppressions, il y a dans les Synoptiques de grandes différences pour le développement donné au récit de certains faits que tous les trois mentionnent : par exemple. la mort de saint Jean- Baptiste, à laquelle Luc fait simplement allusion, 111, 19-20, que Matthieu raconte sobrement, χιν, 3-12, et dont Marc fail un récit tout à fait détaillé et vivant, vi, 17-29.

c) Les différences de fond entre les Synoptiques vont parfois jusqu’à d’apparentes contradictions, soit dans les faits eux-mêmes, soit dans les détails des récits.

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