‹ Dictionnaire de thâeologie catholiqueChapitre 126 sur 148 · V. A PARTIR DU V® SIÈCLE, EN ORIENT. — 1 » Dans · texte numérisé non relu

V. A PARTIR DU V® SIÈCLE, EN ORIENT. — 1 » Dans

le premier quart du v^ siècle. — Deux témoignages s'offrent d'abord à nous, où se marque une tendance assez nette pour écarter du langage eucharistique les termes de tûtioç, (t-J!j.oo)oç, et autres semblables, qui pouvaient prêter à l'équivoque. L'un est de Théodore de Mopsueste (f vers 428), qui, dans son commentaire sur saint Matthieu, fait cette remarque : « Le Christ n'a pas dit : « Ceci est le symbole de mon corps, et ceci « de mon sang, «mais : « Ceci est mon corps et mon « sang,» nous apprenant par là qu'il ne faut pas considérer la nature de ce qui est offert, mais que, par l'intervention de l'action de grâces, il y a conversion au corps et au sang. » Oùx slue- toOtô èati to <7j[j.go>,ov toO ToSixaTÔ; nou,y.ai toOto to-j a"(;.aTÔç (jlo-j, àWà' tovtô in-zi. TÔ (TM^â [XO'J v.(x.\ TO alpià (lo-j, SiSotffxMv r,tJiîç (l,-^ upô; tt)'/ çûciv ôpâvTO-j upoy.='.[x=vou,àX),àTïiçyEvo[ji7r,çeùxa'pi(7i:ca; etç (jipv.% xai at|JLa !;.îTaoâX).E(rGai. In Matlh., xxvi, 26, P. G., t. Lxvi, col. 713. C'est tout à la fois l'affirmation de la présence réelle et de la conversion du pain et du vin au corps et au sang du Christ.

Non moins significatif est le témoignage d'un contemporain de Théodore, celui de Macarius Magnés : Aaêwv (6 XptCTTo;) aptov xal Ttor/ipiov eÏtc" to-jtô £<7Ti TÔ o-(ônâ^ij.ou xa-i TÔ al|j.â f/.ou. Où yàp xûitoc (76i(j.aT0i; oOôk TUTTo; a([;.aTOç, wç -tveî èppa4'(î>6-/i(7av TrsTTojptotxévoi tôv voûv, àXXot y-arà àXviOsiav uoifia y.a'i ai(j.a Xpimo-Z, ÈiiEiSri TÔ (7(5(ia àTTÔ yriç, iTib yr,; 6' ô apTo; ô;j,o:(,); y.a\ ,', otvoç. ATTOTpsTTTiy.ôç, m, 23, édit. Bloudcl, Paris, 1876, p. 105 106. '

Signalons simplement une allusion faite par Théophile d'Alexandrie, dans sa lettre pour la fête de Pâques de 402, à l'invocation du Saint-Esprit sur le pain et le vin de l'eucharistie. Parmi d'autres erreurs qu'il reproche à Origène, il relève celle d'avoir dit que le Saint-Esprit n'opère pas dans les êtres inanimés ou dépourvus de raison. Il oublie, dit-il, les eaux du baptême consacrées jiar la venue mystique du Saint-Esprit; il oublie aussi panemque dominicum, quo Salvatoris corpus oslenditur, et quem frangimus in sanctificationem noslri, et sacrum calicem, quœ in mensa ecclesiœ collocantur et utique inanima sunt, per invocationem et adventum Sancti Spirilus sanctificari. Trad. de saint Jérôme, Epist., xcviii, 13, P L t. XXII, col. 801.

Mais bientôt, à l'occasion des hérésies de Nestorius et d'Eutychès, la question christologique ne fut pas traitée sans provoquer quelques rapprochements entre le dogme de l'incarnation et celui de l'eucharistie. Le danger était de fausser ces rapprochements en les exagérant; car s'il existe entre ces deux dogmes certaines analogies, il n'y a pas de similitude complète. On le vit bien lorsque, par i rainte du monophvsisine et pour sauvegarder dans l'incarnalion l'existence de deux natures dans l'unité de personne, on en vint à introduire le dyophysisme dans l'eucharistie. L'écrivain f|ui a dévelojipé le plus cette opinion erronée fut Théodoret; les autres qui l'ont partagée ne font connaître qu'une école et qu'une époque, l'école antiochienne du v^ siècle. Cf. Lebreton, Lr dogme de la transsubstantiation et la christologie antiochienne au v siècle, dans les Études, Paris, 1908, t. cxvir, p. 477 sq.; ou dans le Report du XIX-' congrès eucharistique international, Londres, 190!', p. 326-340. Ils n'ont pas réussi à modifier la doctrine traditionnelle, telle que saint Cyrille d'Alexandrie venait de la confirmer, à la suite des Pères grecs, ses prédécesseurs

2" Nestorius (t 451). - Jusqu'à la publication du Livre d'Héraclide, composé par Nestorius peu de temps

EUCHARISTIE D'APRÈS LES PERES

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