V. - as
der cliristtichen Arcltâologie, Paderborn. 1905, p. 383. Pour la généralité des monuments, surtout pour ceux des premiers siècles, l'interprétation symbolique ne saurait être douteuse. L'Écriture la favorise en faisant suivre le miracle de la multiplication^deila promesse de l'institution de ce sacrement. Les Pères en parlent comme d'une chose connue et reçuejpar tous, par exemple, Origène et Éphrem, en Orient, saint Anibroise et le poète Prudence, en Occident. Cf. P. Syxtus, Noliones archœologiœ chrislianœ, t. ii b, p. 43 sq. En outre, certains détails dans les monuments mêmes montrent que les artistes ont voulu représenter autre
3. — Poisson de la crypte de Lucine. D'après Wilpert, Die Malereien, pi. 28, n. 1 .
chose que le simple fait bibhque : le lien intime de nos scènes avec les scènes certainement symboliques du baptême, par exemple, à la chambre A^ de Saint- Calixte; l'éti-oite compénétration, sur plusieurs monuments du iii« et du iv« siècle, de la multiplication des pains avec le miracle de Cana; le nombre sacré de sept convives par opposition au nombre variable des personnes présentes à d'autres repas; l'absence très fréquente du personnage principal, le Christ, qui dans l'eucharistie reste invisible; la présence d'une table et d'un calice qui ne figurent pas dans le récit biblique; la place qu'occupent ces peintures, par exemple, à Sainte-Priscille et à Alexandrie, où elles se trouvent sur la frise de l'abside, directement audessus de l'autel; le remplacement des paniers bi-
Leclercq, art. Agape, dans le Dictionnaire d'archéologie chrétienne, t. i, col. 775. Or il est certain que cette peinture ne fait pas d'exception. Ce que nous'venons de dire pour les autres vaut également pour celle-ci. Sa place directement au-dessus de l'autel, le nombre sept des assistants, la présence des sept paniers 'symboliques de l'Évangile, l'absence de la Charité et de la Paix personnifiées qui, dans les scènes du repas