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Canon 4. Ei oï T'.ve; àTtoo-TaTr.Ta'.îv twv v/r.pt-
Tout métropolitain d'une éparchie quelconque, qui, après s'être séparé de ce saint et œcuménique concile, a adopté ou adoptera à l'avenir les opinions de Célestius, ne peut en aucune manière porter de sentence contre les évêques de son éparchie, car il se trouve déjà privé par le fait même de tout pouvoir et exclu par le concile de toute com munion ecclésiastique.
S'il est des clercs qui apostasient et osent pro-
ÉPHÈSE (CONCILE D'
fesser, soit en secret, soit publiquement, les doctrines de Nest orius ou de Célestius, ceux-là, le saint concile les déclare aussi déposés.
xà)V /.où T'j> u.r, Taiïv V, v.x' lôc'av r, 5r,iJ.0Tia xà Neiiopio-J ■;^ràK£X£(iTÎoy9povTi'Tai,*ai TO-JTOuç E"îvat y.a6r,pv-,ix=vo'j;
Sixaiwtai.
Au moment où s'ouvre le concile d'Éphèse, l'his toite du pTlagianisme touche à sa fin. La secte a deja été condamnée à la fois en Orient et en Occident Si le svnode de Diospolis, en 415, a absous Pelage oui a f al? semblant de se rétracter, il a reprouve la doctrine pélagienne. En 418, Théodote d'Antioche et Pràylius de Jérusalem se sont déclarés contre 1 hérésie et la même année, le pape Zosime lui a donne îe coup de grâce par son Epislola traclatona D xhuit évêquef itaUens, à la tête desquels se rouve Tuîien d'Éclane, ont refusé de souscrire le document In^ Fxl^és d' talie par édit impérial, ils ont vame- SteSyfde s'"ttir?r les bonnes grâces de m q^ dp rnnstantinople, Atticus (406-425). Celui ci les a Ïcommuniés effait expulser. Son, successeur S.sinnius (426-427), ne s'est pas montre plus favorable
'' At'ïvtnement de Nestorius, plusieurs des évêques rebelles pLmi lesquels Julien, Florus et Orontius,
paru ên'^^ à Constantinople, et cherchèrent a gagner es'bonnes grâces du nouvel élu. Ils remp --U-^^y^^^^^^^ de leurs protestations d'orthodoxie et de leurs plaintes coS c'eux qui les persécutaient Con.ne s il n eu rien su de leur passé, Nestorius leur ^^ un accue relativement bienveillant. Lui qui se montrait si
rouche contre tous les hérétiques, se -,ntait visible- ^ont lin fTible Dour les d sciples de CelcstiUS et ue Sge II V illa'à e que les pélagiens ne fussent pas
nommés dans l'édit que, sous son ;-P;"\-"|J;S 'reur Théodose II promulgua contre toutes les hcre Les Puis il écrivit lettres sur lettres au pape Gelestin pour lu demander des renseignements sur les exiles, Sue c ; ains déclaraient hérétiques, que d'autres prodamaient orthodoxes. Loofs, Nesioriana, p. 16..-166, no A ce moment, l'Africain Marius Mercator se troula?t parTonheur à Constantinople. Voyant que la laveur dont les couvrait Nestorius attirait aux hérétî^ues la sympathie de plusieurs, il s'empressa d adrcsser à l'empereur son Commonilorium super nomme cS ' dans'lequel il rappela toutes les condanmations des conciles et des papes contre ^%P^>^J ''JJ: P L t xLvm,col. 61-108. L'eïïet ne se fit pas at fendre -Théodosc expulsa les hérétiques de sa capitale ''itiL en iuger'par la lettre qu'il écrivit à cette énoaue à Célestius, Loofs, op. cil., p. 172-17.i, Nesio iT^ut fort chagriné de la décision impériale On nPiit se demander d'où lui venait cette s>mpatnic nour la sect" vu que sa doctrine sur le péché originel ÏZ ^rrîSrochabl, ^^^^l^^''"^^^ ill-^
L^utS;ti'i:i;::'^=eird^;r;
ce faU q ,e les évêques pélagiens, pour mieux s attirer Vprôtection, s'empressèrent, dès le début, d accepter'^sa doetri;e christolofiique et de reje er avec lu l'expression 0e.t6/.o;. Voilà pourquoi Nestorius enciSe C îestius à supporter vaillamment les perécution's pour la vérité, à l'exemple de f ^""f P; liste, des apôtres Pierre et Paul. Il ^''»'->;.^ '^"^ ^^ hérétiques persécutés de précieux auxiha.rcs, qui pourraient grossir le nombre de ses partisans au concile général qui allait avoir lieu. Remarquons aus nue Vil rejetait la doctrine pélagicnne relat.vemen àla iustice originelle et au péché de naturel parait a 01^ dmis les vues de Célestius sur la grâce et le
libre arbitre. Garnier, Disserlailo I de hwresi et libris \eslorii P. L., t. xlviii, col. 1163.
Plusieurs de évêques pélagiens exilés se montrèrent en fa Te amis dévoués de Nestorius durant le conce. A plusieurs reprises, les lettres des Orthodoxe signalent des pélagiens, .e)a,.avoc', xs).s.T.avo= dans le groupe des Orientaux. Mans., t. iv, col. 1329, 1424 1425, 1457. Dans la lettre écrite au pape a nssue de la ve session, les Pères déclarent « qu on a U"au concile les pièces se rapportant à la ;lePO-tion des impies pélagiens et célcstiens, de Célestius, ûe pïlag7deJulien%ePersidius.deFlorus,deMarcelin
d'Orontius et de tous ceux qui partagent leurs id es A notre tour, disent-ils, nous avons jugé que tout ce nufa éïé déc dé par Votre Piété à leur sujet doit rester îaUde et avoir force de loi; c'est pourquoi nous sommes tous unanimes à les considérer comme depoé è8'-/.a.<i.a,sv .al r,,.a, i.yypa .^ péga.a ,sve.v xa
.i;n^o. uàvre; àcTixèv, .«erip^aivou; '.y.ov^ç a'.to.ç. » Mansi , t IV col 1338. Nous n'avons malheureusement pas d'autre détail sur cette condamnation des pélagiens a Ha^ lie il est ici fait allusion. Le pape Celestin avatt- Tmandé à ses légats de faire sanctionner par le conçue œcuménique les sentences portées contre les hTr que en Occident? Rien ne l'indique et c es peu probable. Il est vraisemblable que les Pères furenfanenés à s'occuper des pélagiens, parce que plusieurs d'entre eux faisaient cause commune avec
"'ïl'oncile ne se contenta pas d'approuv^er ce qui avait été fait en Occident contre la secte. Il la cou damna lui-même positivement dans deux de ses canons le 1" et le 4e. Ces canons sont dogmatiques, caTks peines portées contre les hérétiques sont motivées par les doctrines qu'ils professent Le canon lefexcommunie, prive de juridiction et frappe d incapacité au point de vue ecclésiastique (avsvepToto '"L/ V) le métropolitain qui adhère aux opinions de Céîestiu . Les mots âv.e-:Osv -^^o, ûuo .r,; ^.vo.o. Ey.g.gW oTfont allusion à la sentence deja port e contre les membres du conciliabule de Jean, à la ^session. Voir plus haut, col. 144. Non seu emen le métropolitain en question ne peut plus txtrcci auc^neTridiction sur ses suffragants, spécialement L pouvoir coercitif, 5.aupdi:ts.0a.;xr.aTàx<ove,:.a/.o.,ov, ma^s encore il tombe sous la juridiction de ces dernie s a?nsi que sous celle des métropolitains voisins auT sont chargés de le déposer co.nplètement de répiscopat. Telle est la clause finale du canon.
Le canon 1" ne vise que les métropolitains et ne parle au point de vue doctrinal, que de 1 hérésie de. cïcstius. Le canon 4^ prononce la déposition de tous I?s clercs qui ne veulent pas se soumettre au concile l\%'sent professer, soit en secret, soi en public^^ doctrines de Nestorius ou de (>elestius. Les aeux hSrésTarques sont ainsi unis dans une même con-
''ce"céie"tius, que le concile présente comme le chef de^pélagens, é ait un avocat d'origine noble, que pTlnge avaU de bonne heure gagné à ses doctrine u\TJ^:n, l'entrée en scène de ^-^f.^^^^ principal théologien du pélagiamsme.I '«^ l^^^^"^" ièrement connu en Orient, et surtout â LP' ^se ou l'était enfui après la condamnation porté conte lui par le concile de Carthage de 411. et où il avaii. réu s à se^aire ordonner prêtre par llérachde, prcdcrcussi a se laui- ,,';,,„ Mercator, Cnminoiuln-
cesseur de Memnon. ^^'ar us McrcJi . , rhim simer nominr Cxleslii, 2, P. L., t. xlv ii, coi. 72 7V De là il s'était rendu à Constantinople, pu s I'ro m ^^ù M avait réussi à surpremlre P-.i- que^ mie temps la bonne foi du pape Zosime. Lnfin, on ràSaU revu à Constantinople, au début du ponti-
EPHÈSE (CONCIT.E D'
ficat de Nostorius. Sur sa doctrine que le concile d'Éphèsc condamne dans son ensemble, voir Péla.-
•GIANISME.
3° Sur la primauté du pontife romain. Mansi, t. iv, col. 1296.
OÙSevI à|j.i>iôoX6v iTTiv, jiiXXov ci ■Kini toÎ; aîwircv à-l'vwiO/), OTt ô (Îy'o; >'0'' (j.ax5tpio')TaT0i; IlêTpoi;, ô à'Sapxo; ■/a\ y.£ça).-/i tmv àitoirrôXw/, 6 xîtov tf,? 7i:<j- TSiDç, ô 6£;jLéXio; r-rj; xa6o- ),!-/-•?,? 'Exv.A-ouîaç, aTTÔ to-j
ZUpt'oU r||J.â)V 'I'/)ITO'J XpiT-
ToO, Toû (jwTripoç xa\ )."J- TptOTOû ToO l'Évoyç xo\) avflpuTTÎvou, Ta; y.Xet; xr; ^aTtXet'a; âSélaro, •/a\ aù-w SéSoTat È^oudia toû 8£cr[j.eîv ■>ta\ XuEiv ânapria;' ïo-ii; É'w; TO'j vOv xal às\ èv toî; a-jTOÛ ôiaSôyotç xal Ç<-, xal êizâÇEt.
Il n'est douteux pour personne, ou plutôt c'est un fait connu detous les siècles, que le saint et bienheureux Pierre, le prince et le chef des apôtres, la colonne de la foi, le fondement de l'Église catholique, a reçu de Notre - Seigneur Jésus- Christ, le sauveur et rédempteur du genre humain, les clefs du royaume, et qu'à lui a été donné pouvoir de lier et de délier les péchés; c'est lui qui, jusqu'à maintenant, et pour toujours, vit et juge dans ses successeurs.
Nous avons vu plus haut, col. 144, que les trois légats du pape, Arcadius, Projectus et le prêtre Philippe, qui n'avalent pu assister à la !'■'= session, demandèrent, conformément aux instructions du pape Cclestin, communication de ce qui s'était fait avant leur arrivée, afin de pouvoir confirmer la sentence portée contre Nestorius. Le concile accéda à leur désir. Ils parcoururent les actes de la P* session, n'y trouvèrent rien à reprendre et, au début de la iw session, ordonnèrent de les relire en leur présence. C'est après cette lecture que, se levant le premier, le prêtre Philippe approuva la condamnation de Nestorius dans un discours commençant par la solennelle déclaration qu'on vient de lire. En la prononçant, le légat pontifical voulait attirer l'attention des membres du concile sur l'autorité souveraine dont il était investi comme représentant et suppléant de l'évêque de Rome.
Philippe proclame comme une chose qui n'est douteuse pour personne, comme un fait connu de tous les sièctes, l'institution divine de la primauté de juridiction de l'apôtre Pierre sur les autres apôtres et sur l'Église universelle, la transmission de droit divin de cette primauté à ses successeurs, les évêques de Rome, et la perpétuité de cette primauté en ces derniers.
1° Le légat parle d'abord de la primauté de Pierre, et les termes qu'il emploie signifient, non une simple primauté d'honneur, mais une véritable primauté de juridiction. Par rapport aux apôtres, Pierre est le prince, le guide (princeps, 6 é'Eapxo;) qui préside et conduit, le chef, la tête (caput, xsçaXfi) qui commande et donne l'impulsion. Par rapport à l'Église universelle, Tîiç xaOoXixr,!; è/.xXr)(7:a;, si celle-ci est un édifice, Pierre en est le fondement, ô 9e[jiéXioç; si elle est un royaume, il en a reçu les clefs, ràç xXeîç r-iic patriXeiac ÈSéSaTo, et personne ne peut en faire partie sans son intervention ou contre son gré; si elle est une société religieuse destinée à acheminer les âmes dans la voie du salut et à les délivrer du péché, c'est lui qui possède le pouvoir souverain de lier et de délier les consciences, xal auTô) SISùTai è^o'jcrîa tûù SedjJieîv xaï Xûsiv àfiapTiac. Par rapport à la doctrine révélée Pierre est la colonne inébranlable de la foi, ô xiwv t/jç Tzlartwç. Déjà contenue implicitement dans les expressions précédentes, l'idée de l'infaillibilité doctrinale apparaît ici plus directement.
C'est un commentaire fort exact du T'a es Peirus
que le prêtre Philippe donne en quelques mots bien choisis; il nous affirme, en effet, que c'est de Jésus- Christ que Pierre tient les privilèges de la primauté et l'allusion au texte de saint Matthieu, xvi, 18, 19, est évidente. L'institution divine de cette primauté est ainsi directement affirmée.
2° Le légat n'est pas moins heureux dans la manière dont il exprime la primauté du pontife romain, successeur de Pierre. C'est Pierre qui vit en lui, h xoï; aijToO 5tao6/o'.ç ÎJy), et qui lui passe tous ses pouvoirs, •/ai ôiv.ilu. Le pontife romain (car c'est bien de lui qu'il s'agit, d'après la suite du discours : tojtoj ro'.yapoOv xatà xâ^tv ô ctâôo/o; v.a'i T07tox-C|pr^XT|Ç o âyio; y.a'i jj.axapuôxaTo; niiia; r,jj,[;jv Ke/îttîvoç) continue la personne de Pierre à travers les siècles et jusqu'à la fin des temps, é'wç xoO vOv xai àti. Pierre ne meurt pas. Impossible de mieux dire que la primauté romaine est de droit divin et qu'elle doit durer autant que l'Église militante. Déjà, à la fin de la 11= session, le même prêtre Philippe avait exprimé d'une manière non moins énergique la primauté de juridiction de l'évêque de Rome par ces paroles adressées aux Pères du concile: « En applaudissant aux lettres de notre bienheureux pape, membres saints, vous vous êtes unis à la tête sainte; car votre béatitude n'ignore pas que le bienheureux apôtre Pierre est la tête de la société des croyants, et des apôtres eux-mêmes, xà âyia [jiéXr] x/j âyi'a xs^paX/; è/r,voy^axe" o-j yàp àyvoît ij|j.ù)v r| [j.axapcôxr,; oxt r, zE^aXr, SXr,ç xri; TXÎTxeioç -îî xa\ tûv ànoiTalwi ô aaxâptoç TlÉxpoç ô àTXfiTxoXoç. » Mansi, t. iv, col. 1289. Entre l'évêque de Rome et les autres évêques de la catholicité, il existe les mêmes relations qu'entre la tête des membres dans le corps, et la raison de cela est que l'apôtre Pierre, qui se survit dans les évêques de Rome, ses successeurs, a été établi chef des apôtres et de toute la société des croyants.
Dans les déclarations du légat Philippe on trouve la substance des définitions solennelles que, quatorze siècles plus tard, prononcera le concile du Vatican. Denzinger-Bannwart, Enchiridion, n. 1823, 1825. Aussi il n'est pas surprenant que ce concile ait fait siennes ces déclarations, en les insérant dans le c. ii de la constitution Pastor œternus. Ibid., n. 1824.
Il y a lieu cependant de se demander quelle est la valeur théologique de ces affirmations dans les circonstances où elles furent prononcées. Ou n'y peut voir évidemment une définition proprement dite du concile d'Éphèse. Mais le fait que les Pères du concile n'y trouvèrent rien à reprendre et n'élevèrent, en les entendant, aucune protestation, constitue une approbation tacite dont la portée doctrinale est considérable. C'est devant un concile œcuménique, c'està-dire devant les représentants officiels et les juges de la foi de l'Église universelle, que le prêtre Philippe proclame d'une manière si solennelle et presque em phatique la primauté de Pierre et celle du pontife romain. L'absence de quelques évêques orientaux n'ôtc pointa l'assemblée d'Éphèse son caractère d'œcuménicité; et d'ailleurs, ces absents qui ont eu entre les mains les actes du concile, n'ont jamais protesté contre les déclarations du légat. En n'élevant point li voix contre la doctrine exprimée par celles-ci, l'Église universelle dans la personne de ses représentants ofiiciels a reconnu tacitement que cette doctrine était l'expression même de la vérité révélée. Il n'y a pas eu, sans doute, intervention du magistère solennel; mais le magistère ordinaire entre ici en jeu. Il j' a eu consentement moralement unanime des évêques catholiques sur un point touchant la foi. Cela cependant ne suffisait pas pour constituer une définition de foi. Cf. A. Vacant, ii^udes théologiques sur les constitutions du concile du Vatican, Paris, 1895, t. ii, p. 122.
EPHÈSE (CONCILE D'I
Ce n'est pas seulement par leur silence approbateur que les Pères d'Éphèse ont rendu témoignage à la primauté romaine. Par leurs actes autant que par leurs paroles, ils ont affirmé positivement leur croyance à cette vérité, que le prêtre Philippe déclarait hardiment être connue de ses contemporains comme des siècles antérieurs. Toute l'histoire du concile est un vivant commentaire des affirmations du légat.
La conduite du pape Célestin montre d'abord combien était vif le sentiment qu'il avait de son pouvoir primatial. A peine a-t-il entendu parler de la nouvelle controverse qui commence à agiter l'Orient, ■ ([u'il demande des renseignements à l'évêque d'Alexandrie. Quand il les a reçus, il convoque sans retard son concile, tranche décisivcment la question tiogmatique et prononce contre Nestorius une sentence de déposition, si dans le délai de dix jours, l'hérésiarque ne s'est pas rétracté. Il considère sa sentence comme étant celle même de Jésus-Christ : Eadem hœc ad sanctos qiioque fratres et coepiscopos iiostros... perscripsimiis, quo nostra, imo vero diviiui Christi Domini nostri sententia pliiribus de eo sil manifesta. Epistola ad Cyrilliim, Mansi, t. iv, col. 1022. Cyrille, l'évêque du premier siège de l'Orient, est chargé de veiller à son exécution, et pour cela, est investi des pleins pouvoirs du pape : « L'autorité (le notre siège vous est communiquée, et vous en userez à notre place pour exécuter rigoureusement notre décret. » Ibid., col. 1019.
Le pape a tranclié l'affaire sans appel; il n'y a pas eu besoin de l'intervention d'un concile œcuménique, dont il ne voyait nullement la nécessité. Cependant, quand l'empereur, sollicité par Nestorius, convoque le concile général, Célestin y consent; mais il veille à ce que l'autorité du siège apostolique n'en soit point diminuée. Le concile n'aura point à reprendre un procès déjà terminé; son rôle sera de se conformer à la sentence papale et de l'exécuter : Direximus j>ro nostra sollicitiidine sanclos fratres et consacerdotca nnslros (les légats)... qui iis quae aguniur intersint, et quœ a nobis antca statuta sunt exscquantur. Quibiis prxstandiim a veslra sanctitale non diibilamiis assensum. Epistola ad sanctarn synodum, Mansi, t. iv, col. 1287. Les légats ne devront point compromettre la dignité qui convient au siège apostolique en se mêlant aux discussions comme de simples évcques; ils devront agir en juges et ne point se laisser juger : l'A auclorilalem sedis apostolicœ ciistodiri dcbere manu'imus... Ad disceptationem si fuerit ventum, vos de corum sententiis judicarc dcbeatis, non subire cerlamen. Mansi, t. iv, col. ô.'jC. S'ils arrivent en retard, iis s'informeront de la manière dont les choses se ^ont passées avant leur arrivée. Ibid.
Le concile, pris dans son ensemble, a accepté le rôle d'exécuteur des volontés du pape. C'est forcés |)ar les canons, mais aussi par la lettre de leur très Miint père et collègue, Célestin, évêquc de Rome, que les Pères ont porté leur sentence contre Nestorius : àvaYxat'w; xaTe^iEi/OÉvTE; xT.h xi /.avévwv zaï Èx tt,; âni- TTo/.r; ToC âyidj-âTou Ilatpô; /||j.o>v /.ai TuX/.etTOvpyo'j Ks- / ETTÎvoa ToC éjriT/ÔTîO'jTT,; 'l'(<)|j,at(j)v £/•/), /jataç... éit'i Tr,v T/.vOpwTîT,-' /.xT'aJTCiC eyfopriTaiJsv à^TÔçxT;/. Mansi, t. iv,
ol. 1211. Après avoir entendu la lecture de la lettre
lu pape où il demandait qu'on s'en tînt à son jugement, les Pères, loin d'être froissés de ce langage, l'approuvent par des acclamations unanimes : Hoc
nstiun judicium; novo l'auto, Cœleslino..., Cœleslino ■ itstodi fidei, Csetestino ciim sijnodo concordi, Cœleslino iiniuersa synodus grattas agit. .Mansi, ibid., col. 1287. lirmus, évêque de Césaréc de Cappadoce, ajoute au
lom de tous : « Le Saint Siège apostolique du très saint ' \t(|uc Célestin... avait déjà jtorté sur cette allairc
une sentence et prescrit une règle, que nous n'avons fait que suivre, quand nous sommes arrivés à Éphèse. » Mansi, ibid., col. 1288-1289. Le concile se prêta aussi avec docilité à la demande des légats, quand ceuxci, conformément aux ordres reçus, réclamèrent les actes de la V^ session pour les confirmer en connaissance de cause, î'va [BôêaKÔTwacv, Mansi, ibid., col. 1280, et en ordonnèrent la lecture, à la iii« session.
A côté de ces témoignages collectifs, on peut citer les témoignages particuliers rendus à la primauté romaine par les principaux membres du concile et même par ceux du conciliabule. Dans la lettre qu'il écrivit au pape Célestin pour lui dénoncer l'hérésie de Nestorius, saint Cyrille déclare que c'est la coutume ancienne des Églises d'avertir l'évêque de Rome, quand la foi est en danger; il reconnaît que le pape est le centre de la communion ecclésiastique et que c'est à lui de décider si l'on doit continuer à communiquer avec Nestorius. Mansi, ibid., col. 1012, 1016. L'évêque d'.\lexandrie se trouve fort honoré de tenir la place de Célestin en toute cette affaire, comme on le voit par ses lettres et par les actes du concile. Mansi, ibid., coL 1003, 1070, 1123, 1279, 1291, 130fi. A la iv<= session, Juvénal de .lérusalem déclare que Jean d'Antioclie « aurait dû rendre hoiineur et obéissance au siège apostolique de la grande Rome... par lequel l'usage et la tradition apostolique veulent que le siège d' Anlioche lui-même soil dirigé cl jugê.y> Mansi, ibid., col. 1312.
Les Orientaux reconnaissent aussi la primauté do l'évêque de Rome. Jean, leur chef, a écrit à Nestorius, avant l'ouverture du concile, pour lui conseiller de se soumettre sans retard à la sentence du papo Célestin. I\Iansi, ibid., col. 1061. S'il a ensuite fait opposition au concile, c'est sans doute moins par motif doctrinal que par froissement d'amour-propre et antipathie pour Cyrille. Nestorius lui-même ne paraît pas avoir nie l'autorité souveraine du Siège romain. S'il ne s'est pas soumis, c'est parce qu'il s'est figuré que Célestin était mal informé et qu'il était peu capable de comprendre sa doctrine : Ad Romanum Cselestinum convertitur [Cyrillus], quipps ut ad sinipliciorem quam qui posscl l'im dogmalum sublilius penetrare. E.vlrail de la Tragédie. Loofs, op. cit., p. 204. Dans Le livre d' Iléraclide, il reconnaît que le siège romain est le siège de Pierre et qu'il a la prééminence, p. 302-303.
'Tous ces actes, tous ces textes, et d'autres encore qu'on pourrait relever, montrent jusqu'à l'évidence qu'à réi)oque du concile d'Éphèse la primauté de droit divin de saint Pierre et de son successeur, l'évêque de Rome, ne faisait de doute pour personne, o'JSevi àiJ.;pî6o).ov.
V. ŒcuMÉNiciTÉ. — -Malgré certaines apparences contraires, le concile d'Éphèse réalise toutes les conditions d'œcuménicité exigées par la théologie catholique.
On ne peut tout d'abord lui refuser roecuménicité de convocation. La lettre circulaire îles empereurs Théodose II et Valcnlinien III appelait au concile tous les métropolitains de l'empire romain avec quelques-uns de leurs suffragants. On con\ iendra qu'une représentation de ce genre était suffisante. Le pape Célestin n'eut pas, sans doute, l'initiative du concile; ce n'est pas lui, matériellement iiarlant, qui le convoqua; mais on sait que, durant les premiers siècles, l'Égliss laissa aux empereurs chrétiens le soin d'appeler les évoques en concile, par une sorte de délégation tacite, légitimée et même rcmlue nécessaire jusqu'à un certain point par les circonstances. Voir cependant, t. ni, col. 61 1 616, 6,'Jl 6:^2. Il faut rendre à l'empereur Théodose II cette justice que, dans les instructions données au comte Gandiilicn, il délinii-
ÉPHÈSE (CONCILE D'
tait exactement les attributions du pouvoir séculier et les droits de l'Éf^lisc. Candidien devait veiller à l'ordre extérieur; il ne devait point prendre part aux discussions, « car à ceux qui ne sont pas évêqucs il est interdit de s'immiscer dans les débats ecclésiastiques. » Mansi, t. iv, col. 1119; Le livre d'Héraclide, p. 101-102.
Le pape, du reste, fut l'auteur de ce qu'on peut appeler la convocation formelle, par le fait qu'il approuva la réunion de l'assemblée, s'y fit représenter par les légats et en traça le ])rogramme. Dans une lettre à l'empereur, il loue celui-ci de son zèle pour la foi et ajoute : Hinc sijnodo, quant esse jiissislis, nostram prœsenliani in liis qiios misinnis exhibemus. Mansi, ibid., col. 1291. Il trouve que l'initiative impériale pourra avoir d'excellents résultats : Indifficulter est ecclesianim el catholicee fidci speranda tranquillilas, quando pro hac laborare christianissimos principes sic videmus; non est ineffieax in divinis maxime causis cura regalis, qiise pertinet ad Deiim. Epislola ad Cijrilliim, Mansi, t. iv, col. 1292.
On peut regretter la déplorable division qui se produisit entre les partisans de saint Cyrille et ceux de Jean d'Antioche; mais cette division n'ôte point au vrai concile l'œcuménicité de célébration, car : 1" les Pères réunis sous la présidence de saint Cyrille, à la !'■' session comme aux suivantes, l'emportaient de beaucoup sur les absents et les schismatiques par le nombre et la valeur représentative. Ceux-ci ne furent jamais qu'une infime minorité; ceux-là ont conscience de représenter la catholicité, et ils le disent hautement, Mansi, t. iv, col. 1239, 1299, 1335, 1426, 1434, 1461; 2° le pape a présidé par ses représentants le concile des Orthodoxes; il n'a participé en aucune manière à l'assemblée des Orientaux; il a reconnu que le concile qui a condamné Nestorius représentait l'univers catholique, congregatum ex omni pêne miindi parle concitiiim, Mansi, t. v, col. 276; 3° s'il y a eu quelque chose d'irrégulier dans la P^ session, voir Le livre d'Héraclide, p. 98-100, cette irrégularité a disparu par le fait que les légats du pape ont fait lire en leur présence, à la iii'^ session, les actes de la V, et ont tout approuvé et confirmé.
La confirmation papale n'a pas manqué au concile d'Éphèse. Les théologiens distinguent trois sortes de confirmations : la confirmation antécédente, par laquelle le pape fixe à l'avance au concile l'objet de ses décisions; la confirmation concomitante, lorsque par lui-même ou par ses représentants attitrés le pontife romain participe au vote conciliaire, au moment où il se produit; la confirmation subséquente, qui est la confirmation au sens propre du mot, et se produit après le concile. Voir t. m, col. 655-656. On peut dire que le concile d'Éphèse a reçu cette triple confirmation. En effet : 1° le pape a chargé le concile d'exécuter les décisions prises par lui au concile romain de 430, Mansi, t. iv, col. 1287; voir plus haut, t. m, col. 653-654; 2° par ses légats, il a approuvé et confirmé ce qui s'était fait à la i''^ session, c'est-à-dire la condamnation de l'hérésie nestorienne et la déposition de son auteur; 3» après le concile, il a écrit à celui-ci une lettre que les historiens, beaucoup du moins, ne paraissent pas avoir suffisamment remarquée. Dans cette lettre, datée du 15 mars 432, Célestin reconnaît que le concile a fidèlement exécuté ses volontés en ce qui touche Nestorius : Hujusce tam fidcliler peractœ rei vos executores nobiscum videmus juisse fidei defensores... obtinui quod credidi, quia contra nocentes alque perversos, innocentes et recti adhœseruni mihi. Mansi, t. v, col. 266, 267. Mais il n'approuve pas la sentence qui a été portée contre Jean d'Antioche et les siens. Il a sans doute découvert sous le zèle des Pères contre, les schis-
matiques quelques indices de querelles personnelles et quelques poussées des passions humaines. Ne regardant qu'aux intérêts supérieurs de la foi, il ne veut condamner que les hérétiques obstinés, et l'on ne saurait dire que les Orientaux, la plupart du moins, sont hérétiques. 11 faut dès lors user de longanimité à leur égard et imiter l'exemple que Célestin a donné dans l'affaire des pélagiens, c'est-à-dire leur laisser ouvert le chemin du retour. Qu'on écrive à Jean d'Antioche pour le ramener et lui faire condamner l'hérésie : De his autem qui cumNestorio videntur pari impietate sensisse, alque se socios cjns sceleribus addiderunl, quamquam legatur in cas vestra senlentia, tamen nos quoque dcccrnimus quod videtur. Mulla perspicienda sunl in lalibus causis quse apostolica sedes semper aspcxii ... Antiochenum vero, si habel spem correctionis, epistolis a vestra fraternilale volumus conveniri. Mansi, t. v, col. 269. On ne saurait trop admirer la sagesse de cette décision, dont la réconciliation de 433 sera l'heureux fruit. Voir t. m, col. 457.
A propos de la présidence du concile, il faut remarquer que ce ne furent pas seulement les trois légats Arcadius, Projectus et Philippe, qui représentèrent le pape; ce fut aussi saint Cyrille. Bien qu'on ne voie nulle part que saint Célestin ait délégué expressément î'évêque d'Alexandrie pour tenir sa place dans l'assemblée et la présider en son nom, les actes répètent régulièrement, au début des sessions, même après l'arrivée des légats, que Cyrille tient la place de I'évêque de Rome, KypiXÀo'j 'AÀslavSpï-a; StéTiovio; xat TÔv T^Trov Toîj âyioiTotToy -/a; oiricoTiTci'j è~i(r/.ô~o'j xriç 'Pcoixauov 'Ey./.).r|(T;aç. Mansi, t. IV, col. 1123, 1279, 1305,1341 ; cf. t. v, col. 602, 688 ; Le livre d'Héraclide, p. 117. C'est aussi Cyrille qui signe le premier; les autres légats viennent ensuite, mais les trois ne souscrivent pas toujours l'un après l'autre, ni dans le même ordre; le prêtre Philippe précède parfois ses deux collègues évêques. A la iv session, Juvénal souscrit avant les légats. Mansi, t. iv, col. 335, 1329. Dans ses lettres ofiicielles, le concile reconnaît Cyrille comme son chef, Mansi, t. iv, col. 1462; il déclare que Cyrille représente I'évêque de Rome et les Africains : Nam et magnœ Romse episcopus sijnodo simul interest el Africani per piissimum archiepiscopum Cyrillum. Mansi, ibid., col. 1426.
Toutes ces déclarations ne s'expliquent que si l'on admet que la délégation donnée par le pape à Cyrille en 430, avant qu'il fût question de concile général, a persévéré, tant que l'affaire de Nestorius n'a pas été réglée. De fait, on ne voit pas que Célestin ait retiré à Cyrille les pleins pouvoirs dont il l'avait précédemment investi; plusieurs passages de ses lettres insinuent plutôt le contraire. Les trois légats reçoivent pour instruction de se tenir étroitement unis à Cyrille, ad fralrem et coepiscopum nostrum consilium vestrum owne converlite, el quidquid in ejus viderilis arbilrio, facietis. Mansi, ibid., col. 556. Dans la lettre qu'il lui écrivit avant le concile, le pape dit à Cyrille : Tuie sil sanclilalis cum venerando fratrum consilio, ul orli in Ecclesia strepilus eomprimantur. Mansi, ibid., col. 1292. On est sans doute étonné de voir les légats exiger qu'on relise devant eux lès actes de la pesession, afin de les confirmer, ivaps^atoiiTiû^Ev; mais il faut se souvenir que le pape leur avait expressément donné cet ordre. Mansi, ibid., col. 556. Célestin trouvait la foi de Cyrille irréprochable : Alexandrinœ Ecclesiae sacerdotis fidem et probavimus et probamus, disait-il dans sa lettre à Nestorius, Mansi, t. IV, col. 1034, mais il semble qu'il le jugeait moins apte, à cause de son caractère personnel et de ses démêlés avec Nestorius et l'empereur, à représenter le siège apostolique avec la sérénité et l'impartialité voulues. C'est pourquoi, tout en laissant le premier
ÉPHÈSE (CONCILE D'
rôle au concile à ce légat de la foi, il lui adjoignit trois autres légats proprement dits, qui veilleraient à ne compromettre en rien la dignité du siège de Pierre. Sur la légation de Cyrille au concile d'Éphèse, voir la note de Tillcmont, Mémoires, t. xiv, p. 7G,5-766.
C'est donc à tort que Nestorius a reproché à saint Cyrille d'avoir été à la fois son accusateur et son juge, d'avoir pris de lui-même la présidence du concile et d'avoir fait l'évêque de Rome, tout en n'étant que l'évêque d'Alexandrie. Le livre d'Héraclide, p. 106,
VI. Légitimité de la condamnation de Nestorius. — Il s'est trouvé, au cours des siècles, des historiens et des théologiens qui ont avancé que la controverse nestorienne n'avait été qu'une pure logomachie. Xestorius, ont-ils dit, était tout aussi orthodoxe, sinon plus que saint Cyrille. Les quelques homélies, lettres et fragments que l'on possédait jusqu'ici de Nestorius suffisaient am])lement à établir que ni Cyrille ni le concile d'Éphèse n'avaient bataillé contre une chimère. La récente publication du Livre d'Héraclide, en nous livrant le fond de la doctrine christologique de l'hérésiarque, ne permet plus le doute sur son opposition radicale au dogme catholique, et l'on se demande comment Béthune- Baker, qui a utilisé l'ouvrage en question, a pu arriver à une conclusion contraire dans son livre : iVesloriiis and his Teaching. a fresh examination of Ihe '■vidence; ivilli spécial référence to the neu-ly recovered Apologij of Nestorius, Cambridge, 1908.
Ce qui a peut-être fait illusion à Béthune-Baker, comme à tous ceux qui, avant lui, ont soutenu la thèse de la non-hétérodoxie de Nestorius, c'est que celui-ci s'exprime parfois comme un orthodoxe; il affirme, par exemple, énergiquement la divinité du Christ ; il défend de dire deux Fils et deux Seigneurs; il ne répugne pas absolument à admettre le terme Seotô/.o;, pourvu qu'on ne lui attribue pas un sens arien ou apollinariste et qu'on ne l'entende pas dans Je sens de mère de la nature ou personne divine. Mais toutes ces affirmations se greffent sur d'autres affirmations hérétiques. Le Christ nestorien, dans son unité de prosôpon, est un composé de deux personnalités distinctes et complètes, celle du 'Verbe et celle de l'homme, fondues dans une unité juridique et purement morale. Le livre d'Héraclide. p. 83-8."). Eu voulant écrire son apologie, Nestorius a écrit sa condamnation et a justifié du même coup la sentence portée contre lui à Éphèsc. Cf. L. Fendt, Die Chrislolcgie des Xestorius, Kem])ten et .Munich,
A supposer, ce qu'il est bien difficile d'admettre iprès la lecture du Livre d'Héraclide, (jue Nestorius ait 11, subjectivement, une pensée orthodoxe, il faudrait néanmoins reconnaître que l'expression de cette pensée rend le son de l'hérésie; et cela suffirait pour légitimer sa condamnation comme hérétique, du moment qu'il a refusé obstinément d'accepter la terminologie que l'Église adoptait et voulait lui im|)oser. L'infaillibilité de l'Église, en clTet, s'exerce sur le sens <lcs mots pris en eux-mêmes et dans leur contexte, et non sur la signification subjective que peuvent arbitrairement leur prêter ceux qui les emploient, l'ar ailleurs, c'est le droit du magistère ecclésiastique de choisir et d'imposer à tous les croyants les lormes et les formules qui lui paraissent les plus .i|)tes, vu les circonstances, à rendre l'idée dogmatique et à la préserver de toute altération. Sera hérétique au for externe, et justement considéré comme tel, celui qui refusera d'obéir à l'Église et continuera d'employer une terminologie (|u'elle condamne : Mnnifeslum esl, dit fort bien le P. Billot, quod ad inidllihilrm coruin quir fidei sunl proposilioncm, mut