VII. DE LA DIRECTION DE L'ÉCRITVRE ET DE LA
PONCTUATION. — l^La direction de l'écriture est celle des Romains et des Grecs : elle va de gauche à droite. Les exceptions sont très rares. Des épitaphes écrites de droite à gauche se trouvent dans Boldetti, op. cit., p. 555, et dans Perret, op. cit., t. v, pi. 64, n. 5 (en partie). Sur les empreintes des sceaux et les marques des briques, cette dernière direction est naturelle. L'écriture en colonne est moins rare sur les objets minces. Voir un exemple dans l'inscription damasienne du pape Eusèbe, dans Marucchi, Éléments, t. i, p. 227.
2° La ponctuation n'est pas sans valeur pour la chronologie. Un certain nombre d'anciennes inscriptions, ainsi que la plupart de celles des iv« et V' siècles, en sont dépourvues. Cette observation vaut en particulier pour les monuments des Gaules. Le point triangulaire est un indice d'une très haute antiquité. Puis vient le point rond. La feuille de lierre, hedera distinguens, est fréquente au m" et encore au iv<= siècle. Mon. lit., n. 3173, 3210, 3269, etc. Rarement on a fait emploi de l'astérisque, d'une lettre de l'alphabet plus ou moins bien faite (X, Y, Y, a, 0, V, couché horizontalement), d'une petite palme, de la croix grecque. Régulièrement les signes de ponctuation ne devraient se trouver qu'en dedans des lignes pour séparer les mots les uns des autres et rester à mi-hauteur; mais l'exception n'est pas rare et la ponctuation des monuments chrétiens est souvent très irrégulière. Pour les indications qui précèdent, les planches de De Rossi, Le Blant et Perret fournissent des exemples en grand nombre; ainsi Inscript, christ., t. i, p. 38, n. 39; p. 42, n. 48; p. 61, 11. 96; p. 87, n. 154; p. 179, n. 411, etc.