‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 9 (volume 2)Chapitre 101 sur 122 · OUD · texte numérisé non relu

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che, au roi Louis le Germanique, et cela « dans un moment de paix » (1).

ee qui ne s'accorderait plus avec les dernières années du roi, après 808.

Le poème à'Otfried, quant au caractère épique, est bien inférieur à l'Harmonie des Enmgiles saxonne d'Héliand, qui est plus vieille d'une trentaine d'années. Le poème d'IIéliand est une peinture vivante et complète de la vie chrétienne du pci.f.le germanique; celui i\'()t[ried est le récit, souvent diffus, d'un moine qui fait sentir partout sa personne, surtout dans* ses applications morales et ses interprétations mystiques, formant, sous les titres de Moraliter, SpirUuuliter, Mystici, des chapitres spéciaux dans chacun des cinq livres du poème. D'ailleurs le narrateur est un homme animé de l'esprit chrétien, plein de sentiment et de poésie, qui nous fait, sous bien des rapports, comprendre le caractère, les mœurs et le savoir de son temps —

» Otfried le premier remplaça l'alitération, jusqu'alors en usage, par le principe musical de la rime, qui l'emporta, et il mit dans son œuvre un tel soin, sous le rapport métrique, qu'on peut y puiser les réglas fondamentales de la prosodie allemande (2).

» L'Allemand reconnaît avec plaisir, dans cette œuvre de la jeunesse de sa langue, sa merveilleuse ilexibilité, ses terminaisons sonores, que n'assourdit point encore le faible son de l'e, les riches modulations des voyelles, la multiplicité et la précision d'une foule de désinences aujourd'hui perdues (3), enlin lereilet bien marqué de l'esprit germanique dans i'étyniologie. des mots (4). »

Le Noir.

(2) 11 s'exprime sur le

difficultés qu'il eut à Taincre danB sa dédicace à Liulbeit.

(3) Aiasi, en place de l'invariable pronom sie (ils, eux, elles,) il y avait las diverses formes sin, 518, »e, sio ; pour le pluriel de Seele, (âme) : nom. et accus-, àela ; gén. Selona; dat. Selon, etc.

(4) Ital, eitel, vain, -zz leer, vide ; làstar, La- Ster, vice, S outrage ; redilih, j\edihapt (IV, 15, 19), reilieh, honnête, avait alors le sens de verslxn/jvj, raisonnable; elile.nti, elend, misérable, — uuslzdisch , étranger, chassé dn pay s,tc.

OTHON DE PASSAU (Théol. hist.

biog. et bibliog.) — Ce Franciscain du dix-septième siècle qui parait avoir été maître d'école à Bàle, est l'auteur d'un livre de piété célèbre en Allemagne, intitulé : Les riiigt-gii'itre Anciens ou le Trône d'or. A la lin de la préface d'une édition de Dillingen (1568), dit M. Schrôdl, on lit que l'auteur, Othon de Passau, Franciscain, anciennement maitre d'école' a Passau, avait fait son livre peu à peu, avec une application longue et sérieuse, et qu'il l'acheva le soir du jour de la Purification de Marie, reine du ciel, dans l'année 1480 depuis la naissance de Jésus-Christ.

On compte Othon parmi les principaux ascètes de la fin du moyen âge, et on le place, tant pour le charme de son style allemand que pour la valeur de ses écrits, à côté du bienheureux Suso. »

Le Nom.

OIT (Auguste) {Théol. hist. biog.

et bibliog.) — Cet auteur français, le plus fidèle disciple de l'uchez, naquit à Strasbourg en 1814, fut reçu avocat en 1836, s'occupa d'abord de travaux historiques et collabora à l'Histoire parlementaire de la Révolution française, dirigea quoique temps en 1848 la Revue nationale, et revint bientôt aux questions de morale et d'économie politique. On a de lui :

Manuel d'histoire universelle, in- 18, 1840-42; Hegel et la philosophie allemande ou exposé critique des systèmes allemands depuis Kant et spécialement de celui de Ilégcl. in-8, 1844; Traité d'économie sociale, ou l'économie poUtigue coordonnée au point de vue du progrès; nous parlons de cet ouvrage dans notre étude pjo.soiino sociale.

Le Noir.

OUDIN (Casimir) (Théol. hist. biog.

et bibliog.) — Ce Prémontré, né à Mézières (Ardennes) en 1628, était dans cet ordre lorsque Louis XIV, en 1680, visita l'abbaye de Bucilly en Champagne, car ce fut Oudin qui fut chargé d'adresser le compliment au grand roi; ce compliment valut au.

couvent un cadeau de 1200 fr. Mais plus tard en 1690, Oudin alla à Leyde,

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y embrassa la réforme et y fut nommé sous-bibliothécaire de l'Université. Cet homme, d'un tempérament de feu, mourut à Leyde en 1617, à 79 ans. On a de lui : Commentarius de Scriptoribits Ecclesix antiquis illorumque scriptis, etc., Lips., 1722, 3 vol. in-fol. compilation pleine d'inexactitudes; Veterum aliquot Gallise et Belgii scriptor-um opuscula sacra nunquam édita, 1692, in-8°; un Supplément des auteurs ecclésiastiques omis par Bellarmin. In-8°, 1868 (publié en latin) ; le Prémontré défroqué.

OURSE (la grande), LA PETITE OURSE, et les PRINCIPALES CONS- TELLATIONS {Théol. mixt. scien.

astron.) — Ces deux constellations boréales furent connues et ainsi nommées dans tous les temps. Elles sont faciles à reconnaître et elles peuvent servir de point de repère pour trouver les autres. Les sept principales étoiles de la grande Ourse se composent de quatre qui forment à peu près un carré long et des trois autres qui s'allongent un peu en arc comme une queue; plus loin la belle étoile d'arcturus, de la constellation du bouvier semble former l'extrémité dernière de cette queue par prolongation imaginaire de l'arc. Les pléiades qui appartiennent à la constellation du taureau et sont près d'Aldebaran, ou œil du taureau, étoile rouge, n'en sont pas excessivement éloignées.

Dieu dit à Job ces deux vers : Pourraistu réunir les brillantes pléiades ?

pourrais-tu rompre le cercle d'Arcturus ? Numquid conjungere valebis micantes stellas plciadas aut gyrum Arcturipoterisdissipare?(xxxvm, 31}.

Arcturus, en effet, avec la grande Ourse, décrit chaque jour, à nos veux, par suite.de la rotation de la terre, un cercle autour du point polaire, que marque à peu près l'étoile du nord.

Cette étoile fait partie de la constellation de la petite Ourse, dont la forme est à peu près la même en sens inverse que celle de la grande Ourse. Quatre étoiles moins visibles forment le carré et des trois autres

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qui forment la queue, l'étoile polaire est la dernière, en sorte qu'il semble que la petite Ourse attachée par la queue au pôle, soit lancée comme une fronde, autour de ce point et en iasse le tour en 24 heures. C'est ce qui doit résulter de la rotation terrestre autour d'un axe passant par le bout de la queue de la petite Ourse.

L étoile polaire mérita son nom dans des temps très-antiques ; elle se trouva alors dans la ligne même de 1 axe de rotation de la terre, et à cette époque elle était vraiment immobile et précisément au nord ; mais par suite de laprécessiondeséquinoxes cette étoile s'est écartée et est en train de s'écarter peu à peu de cet axe ;elle en'est aujourd'hui à 1 ° 1/2 et elle finira par en être éloignée à tel point qu'on ne pourra plus la nommer l'étoile polaire, et qu'une autre étoile aura pris sa place. Ce résultat, au reste, est très-éloigné dans l'avenir.

Nous avons dit que la grande Ourse et la petite Ourse peuvent servir à reconnaître , dans la voûte céleste, beaucoup de constellations; nous allons en indiquer quelques unes avec la méthode à suivre pour les trouver :

En prolongeant la ligne droite des deux dernières étoiles du carré de lu grande Ourse, vous tombez à peu de chose près, sur l'étoile du Nord.

De l'autre côté du pôle par rapport à la grande Ourse et à peu près à la même distance est Cassiopée, qui ne se couche pas, non plus en France, et qui est composée de cinq étoiles de 3 e grandeur formant comme une chaise renversée ; les plus apparentes forment comme un y.

Plus loin, au delà de Cassiopée, à une distance à peu près pareille à celle où elle est de l'étoile polaire, se trouve le grand carré de Pégase formé de quatre étoiles dont l'une, moins bnlfante un peu, est Alpha, a, d'Andromède; Andromède et Persée retournent vers Cassiopée en la laissant à leur droite et forment comme une queue qui se relève au bout de celle de Pégase, assez semblable à la queue de la grande nurse. On remarque dans Persée Algol ou 6, (beat)

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