‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 9 (volume 2)Chapitre 103 sur 122 · XY · texte numérisé non relu

XY

moins élégants pour les supérieurs, les fellows et les étudiants, de grands et souvent de magniliques réfectoires des chapelles, des bibliothèques. Les bâtiments qui servent spécialement aux cours universitaires et qui constituent, dans un sens strict, l'université, sont également grandioses ; ce sont : l'église de Sainte-Marie, les cours publics, le grand amphithéâtre des promotions et des éloges publics, la bibliothèque Bodleyenne, la bibliothèque de RadelifTe...

» L'université d'Oxford, comme celle de Paris, eut les plus vives discussions avec les ordres mendiants, notamment avec les Dominicains, et fut divisée, comme toutes les universités du moyen âge, entre les nominahstes et les réalistes. Wiclef, un des ardents adversaires du nominalisme et des ordres mendiants, poussa la controverse jusqu'à l'hérésie.

» On remarque, parmi les professeurs qui furent la gloire de l'université d'Oxford, durant le moyen âge, Robert Pulleyn (f 1 150), Roger Bacon (f 1292), Duns Scot (f 1308), Jean Peckham (f 1292), Nicolas Suissel, etc., etc.

C'est de l'école d'Oxford, ce boulevard de l'anglicanisme, qu'est sorti, dansces derniers temps le puseyisme, qui est, comme on le sait, une réaction en faveur de l'église catholique.

Plusieurs puseyistes ont fini par se faire catholiques; le P. Newmann est un des principaux.

Le Noir.

OXYGÈNE et AZOTE (Thêol. mixt.

scien. chim.) — Puisque nous avons donné un article sur l'hydrogène, nous en donnerons un sur l'oxygène; et, n'en trouvant point un sur l'azote, dans notre premier volume, nous profiterons de l'occasion pour dire aussi quelques mots de ce dernier gaz.

Le mot oxygène (du grec oxus, 6Çùî, acide, et gennaein, yewiciv, engendrer) signilie ce qui engendre les acides; on le crut, en effet, d'abord seul capable de donner naissance aux acides; c'est lui, d'ailleurs, qui produit seul les oxydes, puisque ces

OXY

OXY

corps composés ne sont que des combinaisons d'oxygène et d'autres corps, qui sont le plus souvent des métaux.

L'oxygène fut autrefois appelé air vital, air déphlogistiqué, air de feu. C'est un gaz considéré jusqu'à présent comme simple, qui n'a point de couleur, de saveur ni d'odeur excepté lorsque, d'après la théorie de Berzélius, il passe, par l'électrisation, à l'état d'ozone (V. ce mot); il est permanent, c'est-à-dire que jusqu'à présent on n'a pu le faire passer à l'état liquide ni à l'état solide. C'est le gaz essentiellement propre à la combustion des corps et à la respiration des animaux. Un animal plongé dans l'oxygène respire trop bien, a trop de vie ; il éprouve d'abord une aise et une vitalité anormale, puis contracte dans ses poumons une irritation qui entraîne les plus graves accidents.

L'azote (du grec zâè, Çwt,. vie, avec l'a, a, privatif , sans vie) , entre avec l'oxygène dans la composition de l'air pour tempérer l'activité de ce dernier; il est aussi incolore, inodore, insipide et non liquéfiable; mais il entre sous forme solide dans les tissus des animaux et c'est lui qui rend ces tissus si nourrissants; ils le sont d'autant plus qu'ils sont plus azotés ; il ne peut entretenir la respiration, et éteint les corps en combustion ; il n'a, d'ailleurs, aucune propriété vénéneuse ; il se dissout dans l'eau en petite quantité, 25 litres dans un mètre cube d'eau.

L'oxygène aussi ne se dissout dans l'eau qu'en petite quantité, l'eau n'en dissout que les 46 millièmes de son volume. On trouve l'azote dans la nature minérale principalement à l'état d'azotate, c'est-à-dire de sel.

Certaines sources minérales en dégagent en abondance. La chimie possède un assez grand nombre de procédés pour le dégager et le recevoir dans des bocaux à l'état pur.

Revenons à l'oxygène; on voit que le créateur a mis, dans la composition de l'air que devaient respirer les animaux et qui était destiné à entretenir les combustions de toute espèce, à côté du principe actif le

principe inerte, et qu'il a combiné l'un avec l'autre de manière à obtenir un résultat équilibré dans les proportions exactement propres aux meilleures conditions vitales. L'air atmosphérique renferme environ 21 volumes d'oxygène contre 79 d'azote (V. Eau (1') et l'Am.)

Quand on introduit dans un bocal plein d'oxygène, une bougie qui n'est pas tout à fait éteinte, elle se rallume aussitôt et brûle avec un grand éclat Le soufre, le phosphore, le fer brûlent, dans l'oxygène, avec une grande énergie et en développant beaucoup de chaleur.

L'oxygène forme le cinquième de l'air atmosphérique, ainsi qu'on vient de le dire, et les huit neuvièmes de l'eau, avec l'hydrogène qui en constitue le dernier neuvième. Ce ne fut pourtant qu'en 1774 que Priestley le découvrit. Depuis ce temps, on possède dans les laboratoires de chimie plusieurs procédés pour l'obtenir pur. C'est maintenant à l'aide du chlorate de potasse, corps devenu d'un prix modéré, qu'on le prépare; il suflfc de chauffer cette substance au degré convenable ; elle se transforme en chlorure de potassium et abandonne, dans cette transformation, tout son oxygène, à savoir 32 p. 100 de son poids, en sorte qu'un kilogramme de chlorate de potasse fournit 274 litres d'oxygène ; on facilite encore l'opération en ajoutant d'autres substances, telles que de l'oxyde de manganèse, du chlorure de chaux, un peu de protoxyde de cobalt.

Jusqu'à présent l'oxygène pur n'a point été employé dans l'industrie; mais depuis quelques années, on a imaginé d'en faire une application qui serait très-utile et très-agréable et qui est appelée à jouer un jour le plus grand rôle dans l'éclairage des villes ; le seul obstacle qui empêche jusqu'à présent cette grande amélioration de tout envahir, c'est l'intérêt des compagnies du gaz qui seraient obligées, pour la réaliser, de faire des dépenses considérables de canalisation. 11 s'agit simplement d'ajouter aux fabriques de gaz des fabriques d'oxygène, et de diriger, par des

OZA

OZA

tubes, ce gaz vers les becs de manière qu'au moment où la combustion commence, il se fasse un mélange de gaz et d'oxygène ; alors, le tout brûle ensemble, et donne une lumière absolument sans fumée d'une admirable pureté et beaucoup plus éclairante.

Les becs de gaz, tels que nous les voyons aujourd'bui, font honte à la civilisation près des becs nouveaux à mélange d'oxygène. Ce n'est plus cette flamme jaunâtre produisant de Ja fumée ; c'est un foyer pur sans oscillation, fixe, semblable à une belle étoile et éclairant infiniment mieux. Mais les inventeurs ont beau faire de temps en temps des dépenses pour en donner des échantillons au publie sur nos places, en répandant des prospectus sur lesquels on démontre les avantages du nouveau procédé même en économie , les compagnies, armées de leurs monopoles, restent sourdes, ne s'occupant que des gros dividendes, et ne voyant venir qu'avec terreur le moment où elles seront bien forcées d accepter le progrès et de s'imposer les premières dépenses.

Le Nom.

OZANAM (A-Frédéric) (Thcol. hist biog. etbibtiog.) — Lacordaire a écrit la vie de ce jeune professeur enlevé dans son printemps; c'est beaucoup pour sa gloire ; et pour ceux qui, comme nous, l'uni entendu, ce n'est pas trop. Le christianisme vivait sur ces lèvres ardente- avec la liberté,plein d activité civilisatrice et de romantique jeunesse ; il s'y montrait revêtu «rime poésie sublime; et celte âme pieuse Pétait de telle sorte qu'il n'existe rien de pins beau sous les çww. Oamam était un A.liille de Dieu et du Christ ; il méritait un Honii're de oiâme race.

Il était né à .Milan en 1813, avait re<;u les leçons de philosophie de twbt Noirot à Ljen, était venu à Ffrnsen 1834, plein des enthousiasmes de l'école de Chateaubriand, que ne dcva.t partager la jeunesse lettrée que dix ans plus tard. Ses penchants naturels I "attiraient vers la poésie, l'histoire, ], tittératara et la philo.suj.hiL' ; poar complaire à son

père, il fit son droit, tout en lisant es grands écrivains et apprenant italien, 1 espagnol, l'anglais et l'allemand. En même temps, il s'associait, avec sept autres étudiants, à M. Bailly, le vrai fondateur de la société de Samt-Vincent de Paul.

Gomme il allait souvent aux cours de la Sorbonne et du collège de France il déposait souvent aussi sur la chaire du professeur, des lettres de protestation contre des assertions qu'il avait jugées inexactes ou injustes, et le professeur en tenait toujours compte. Ce fut lui qui, à cette époque, réclama, avec quelques amis, de Mgr. de Quelen, la création des conférences de Notre-Dame, en sorte qu'on lui dut en partie 'l'épanouissement subit de l'éloquence unique de notre Lacordaire.

Ozanam fut reçu docteur en droit en 1836, bientôt après, docteur es lettres, et, sur la demande de la ville natale de sa famille, alla professer pendant un an, à Lvon, le droit commercial. C'est de "là qu'il concourut à la faculté des lettres de Pans pour l'aggrégafàen : il fut reçu le premier. Enlin, en 1841, n'avant encore que 27 ans, il inaugurait ses cours à la Sorhonne Le thème principal qu'il choisit fut la civilisation au moyen âge. A l'âge de 32 ans, il succédait à Fauriel, qui venait de mourir, en qualité de professeur de littérature étrangère.

Pendant la révolution de février il fut, en juin, un de ceux qui appuyèrent l'idée de M. AltVe de se présenter comme [pacificateur entre les deux partis. On sait le résultat.

Ozanam, aussitôt le calme rétabli, reprit ses cours, qu'il ne faisait jamais sans avoir , à genoux dans sa chambre, fait une prière mentale, et publia des Etn-hs sur f Allemagne, qui furent couronnées par l'Académie, ainsi que des travaux littéraires et artistiques sur le- anciseaitu de l'Italie. Il avait conçu le plan de former de toutes ses éludes réunies un grand ouvrage dont l'objet eût été l'histoire de la littérature et de la civilisation au moyen âge, au point de vue du christianisme, depuis le cinquième siècle jusqu'à Dante, Un

OZA

OZA

du treizième siècle. Mais il tomba subitement (vers Pâques 1852) malade d'une phtbisie, et mourut à Marseille, en 1853, revenant de Pise, où il avait écrit son testament.

Ses amis publièrent ses œuvres en 8 vol. in-8. « La France, dit M. Buss, a eu le mérite de produire l'Histoire de la Civilisation. M. Guizot l'avait esquissée à grands traits, tout en méconnaissant parfois l'influence de l'Eglise ; Ozanam remplit cette lacune. 11 montra partout l'Eglise rajeunissant, organisant toutes lespartiesde lavie sociale, les mu-urs, les arts, les sciences, le gouvernement, l'administration, l'économie politique. »

M. Buss analyse comme il suit les trois volumes qui contiennent les œuvres d'Ozanam :

a Les tomes I et II décrivent, dans l'ouvrage intitulé : la Civdi.siUi.on au cinquième siècle , les mœurs de ce siècle, le paganisme, le droit, la littérature païenne, la poésie, la tradidition littéraire, la théologie, la philosophie et les institutions chrétiennes ; la Papauté et lemonachisme; les mœurs et les femmes; la langue latine devenue chrétienne; l'histoire, la poésie, l'art, la civilisation matérielle de l'empire romain ; le commencement des nations néo-latines ; les écoles et l'instruction publique en Italie, du cinquième au treizième siècle. Malheureusement on regrette ici l'absence des textes découverts à la suite d'une mission exécutée en Italie, contiée à Ozanam, en 1846, par M. de Salvandy, ministre de l'instruction publique, et publiés dans l'écrit intitulé : Documents inédits pour servir à l'histoire littéraire de l'Italie, dipuis le huitième siècle jusqu'au treizième, avec des recherches sur le moyen âge italien, Paris, 1850, VI, 414, p. 81 —410, documents parmi lesquels on distingue les remarquables Graphùi aureœ urbis Borna?.

» Les tomes III et IV donnent la 2° édition du livre intitulé : les Germains avant le Christianisme, renfermant, dans le I er volume (t. III), l rE partie : la Germanie avant les Romains; les limites de la Germanie ;

l'origine des Germains, leur religion, leur droit, leur langue, leur poésie ; 2 e partie : la Germanie en face de la civilisation romaine ; la civilisation des Germains, leur opposition à l'influence romaine; et, dans le II e volume (t. IV), la Germanie chrétienne sous les Romains; le Christianisme avant l'invasion ; les Franks ; la prédication des Irlandais; les Anglo- Saxons et Saint Boniface, Charlematme et les Saxons ; l'Eglise, l'Etat, les Ecoles.

» Le tome V renferme la 2° édition de l'écrit : les Poètes franciscains en Italie au treizième siècle, charmante étude sur les services que les premiers Franciscains rendirent à la littérature italienne, qui traite de la poésie populaire en Italie avant et après saint François, surtout de saint François comme poète et fondateur d'une école de poètes, d'architectes et de peintres ; de ses premiers disciples, saint Bonaventure, des frères Pacitico, Jacomico de Vérone, lacopone de Todi, etc., et des sources poétiques de la Divine Comédie.

» Le tome VI est une 3 e édition du magnilique livre intitulé : Dante et la philosophie catholique au treizième siècle, qui expose et explique la Divine Comédie du peint de vue de la philosophie du treizième siècle, ce qu'on n'avait jamais fait jusqu'alors.

11 montre, dans le poëte enveloppé dans le tourbillon des révolutions de sa patrie, le prophète des vérités éternelles, le représentant d'une philosophie essentiellement nationale et d'une poésie véritablement sociale.

» Les tomes VII et VIII renferment, sous le titre de Mélanges, une série d'articles portant, la plupart, sur des questions de religion, de philosophie, de politique, de jurisprudence, et en outre des Biographie», des discours et des voyages. Ces opuscules offrent la même rectitude de, vue, la même gravité de pensée, la même lucidité de style. C'est surtout dans ses études de droit que l'auteur a puisé la rigueur et la logique de démonstration qu'il porte dans ses travaux historiques, et dont la clarté peut d'autant plus servir de modèle

ozo

OZO

aux Allemands qu'elles traitent surtout de la civilisation et de la littérature de leur patrie. »

Nous n'oublierons jamais l'ardente conviction avec laquelle cette lèvre convaincue nous disait : Messieurs, quand les barbares se ruèrent sur la civilisation romaine, l'Eglise les suivit en disant : Je passe aux barbares, et elle relit avec les barbares la civilisation moderne. Aujourd'hui il n'est plus question de barbarie ; c'est la démocratie qui est la marée envahissante : passons à la démocratie et faisons avec la démocratie la civilisation de l'avenir.

Le Noir.

OZONE (1*) (Théol. mixt. scien. chimi.) — L'ozone est un corps qui se révèle surtout à l'observation par l'odeur, et c'est de là que lui vient son nom A' ozone, du grec ozéin, ozô, (ôÇeiv) sentir, puer. L'opinion devenue la plus commune sur ce gaz est celle de Berzélius, et elle consiste à penser que l'ozone n'est que de l'oxygène dans un état particulier d'électrisation, de l'oxygène électrisé. Voici l'histoire scieutilique de ce corps.

En 1780, Van Marum fit décharger de puissantes machines électriques dans un tube plein d'oxygène; les étincelles qu'il tirait de la machine avec le tube avaient jusqu'à \o centimètres de longueur, et il en tira 500 de la sorte ; l'oxygène, on le voit, se trouva ainsi bien fortement électrisé ; or Van Marum ressentit dès lors une odeur particulière assez forte qui lui parut être l'odeur de la matière électrique, et il remarqua, de plus, que l'oxygène du tube avait acquis la propriété d'oxyder le mercure à froid.

On rapprocha cette odeur constatée de celle que laisse la foudre après elle et que l'on qualifie vulgairement d'odeur de soufre, et l'on s'en tint là.

Mais en 1839, M. Schœnbein, professeur à Bàle, ayant décomposé de l'eau par la pile, s'aperçut que le pôle positif, ou plutôt le gaz qui allait à ce pôle, l'oxygène, dégageait une odeur particulière; et il tira celte conclusion qu'il se révélait, de la sorte, par rôdeur, dans la décomposition de l'eau, un corps simple inconnu jus-

que-là qu'il appela ozone; car ce fut lui qui donna le nom à la substance, quelle qu'elle soit, qui produit cette odeur. Dès lors beaucoup d'opinions très-opposées se manifestèrent sur ce corps; les unes prétendirent que c était un corps simple, d'autres que c'était un composé d'hydrogène et d'un corps inconnu; d'autres que c était un suroxyde d'hydrogène; Schœnbein lui-même, qui avait d'abord cru au corps simple nouveau, changea d'opinion et crut à un composé; enfin Berzélius, comme nous l'avons dit, soutint que ce n'était que de l'oxygène électrisé; MM. Fremy et Becquerel publièrent en 1852 une étude favorable à cette idée, et depuis ce temps, cette opinion est devenue la plus commune; mais à vrai dire, c'est encore l'incertitude la plus complète qui règne sur ce point, et nous avons, en ce moment, deux chimistes, MM. Andrews et Toit, qui croient que l'ozone est un élément de l'oxygène, lequel deviendrait un corps composé de cet élément et d'un ou de plusieurs autres éléments encore inconnus, bien qu'il ait passé jusqu'à présent pour un des corps élémentaires. D'après eux le volume de l'ozone, extrait d'un volume donné d'oxygène, serait cinquante fois moindre que celui du composé ; d'où il suit que l'ozone entrerait pour un cinquantième dans la composition de l'oxygène.

Depuis cette époque, on a travaillé sur l'ozone, et tout ce qu'on a pu faire, c'a été de trouver beaucoup de procédés pour le produire et de constater plusieurs de ses effets chimiques et physiologiques; il a besoin de l'humidité pour produire ses effets chimiques ; ses eifets physiologiques sont d'exciter les poumons, de provoquer la toux, de suffoquer; il ressemble à une substance toxique; on a cru, lors de la dernière apparition du choléra parmi nous qu'à la présence de celte maladie correspondait une atmosphère ozonisée au mininum et qu'au contraire l'atmosphère ozonisée au maximum devenait favorable à la guérison des affections pulmonaires.

Une grande difficulté pour étudier l'ozone résulte de ce qu'on n'en peut rendre libre que 1/1300 de la masse

ozo

OZO

d'oxygène sur laquelle on opère ; quand l'opération atteint cette limite, elle ne produit plus aucun résultat. On n'a pas encore de moyen tout à fait sûr de constater les états plus ou moins ozoniquesde l'atmosphère ; M. Schoenbein croit pourtant)- arriver à l'aide de papierjoseph trempé dans un liquide composé de 200 parties d'eau, 10 d'amidon et d'iodure de potassium, que l'on a fait bouillir; les bandelettes de ce papier bleuissent, prétend-il, au contact de l'ozone. La

certitude fournie par cette éprouvette est contestée, mais jusqu'ici, on n'en a pas d'autre.

Nous avons donné à nos lecteurs ce court résumé sur l'ozone, tant parce qu'il est souvent question de ce corps aujourd'hui, que parce qu'il s'ensuit que ce que la chimie nous donne comme corps simples élémentaires pourrait encore bien n'être que des corps composés dont on ignorerait la composition.

Le Noir.

P (la consonne) (Théol. mixt. scien.

phioll.) — Cette lettre, qui est la douzième des consonnes et la seizième de l'alphabet dans les langues néolatines et germaniques, figure la plus forte des articulations de l'ordre des labiales ; elle se classe, dans cet ordre, avec ph, f, v et r.

Le c dur et le q se sont quelquefois changés en p dans la formation des mots, aussibien que le 6, le ph, etc., et vice versa. C'est ainsi que te radical primitif qui signilia cheval, fit en sanscrit aevas ou aqvas, en persan açpa, en grec hippos (îictoî), tandis qu'en latin il faisait cqaus, comme en sanscrit; de même le radical primitif qui signifia eau, lit ap en sanscrit, et aq [aqua) en latin.

En sanscrit, le p s'appelle pa ; en turc, il y a le pa et le pc ; eu grec c'est le pi.

En hébreu, il n'y a pas de p ; m;iis le b (beth, 3) y est le substitut du p.

Le Noir.

PAGCA (Bartolomeo) (Théol. hist.

biog. ctbibliog.) — Ce célèbre cardinal né à Bénévent en ,1750 et mort en 1844, avait été chargé par Pie VI, dès l'âge de 28 ans, de la nonciature de Cologne, sur la recommandation du savant Zacaria ex-jésuite. Pie VII l'éleva au cardinalat en 1801 et le nomma son prosécrétaire d'Etat en 1808; ce fut sur ses conseils que Pie VII lança contre Napoléon la bulle d'excommunication de 1809, après l'abolition des Etats du Pape.

11 fut emprisonné pendant plus de trois ans à Florence dans la forteresse de Eenestrelle ; et le Pape n'ob-

tint sa liberté qu'après le concordat que lui arracha Napoléon à Fontainebleau, en 1813. Aussitôt Pacca vint trouver Pie Vllqui, sursesinstances, retira sa signature. En 1814, il accompagnait le Pape à sa rentrée dans Rome. Ce fut lui qui détermina Pie VII à rétablir l'ordre des Jésuites. M. Crétineau-Joly a traduit en français ses Mémoires; il raconte avec une grâce italienne, tous les événements dont nous venons de donner le sommaire en quelques mots.

Le Nom.

PACIAIRES. Voyez Trêve de Dieu.

PACIEN (saint), évèque de Barcelone, mort sur la fin du quatrième siècle, et mis au rang des Pères de l'Eglise. Il a laissé quelques ouvrages qui se trouvent dans la Bibliothèque des Pères et dans le Reçu il d 9 Conciles d'Espagne ; le principal est une réfutation des donatisteset des novatiens.

Behgier.

PACIFIQUE (hostie). Yoy. Hostie.

PACIFIQUES, ou PACIFICA- TEURS. On nomma ainsi, I» au sixième siècle, ceux qui suivaient l'IIc- TWtique de l'empereur Zenon, et qui, sous prétexte de réconcilier les catholiques avec les eutychiens, s'écartaient des décisions du concile de Chalcédoine; comme s'il était permit de changer quelque chose à la foi de l'Eglise par complaisance pour les hérétiques. V0V1 I 11 2° Au douzième siècle, ceux qui

Page 1