‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 9 (volume 2)Chapitre 106 sur 122 · DES ENFANTS · texte numérisé non relu

DES ENFANTS

PAGANISME, païens. Le paganisme est le polythéisme joint à l'idolâtrie, c'est-à-dire la croyance de plusieurs dieux, et le culte qu'on leur rend dans les idoles ou simulacres qui les représentent. On croit que ce nom est venu de ce qu'après l'établissement du christianisme, les habitants de la campagne que nous nommons les paysans, pagani, furent les derniers qui demeurèrent attachés au culte des faux dieux, et qui continuèrent à le pratiquer, pendant que les habitants des villes et tous les hommes instruits s'étaient faits chrétiens. De là il est arrivé que polythéisme, idolâtrie, paganisme, sont devenus des termes synonymes.

Depuis qu'il a plu aux incrédules de justifier ou d'excuser toutes les fausses religions pour calomnier la vraie, de pallier les absurdités et les crimes du paganisme, i?.in Je les faire retomber sur les adorateurs d'un seul Dieu, il est devenu nécessaire de connaître à fond le système des païens, son origine, ses progrès, les clfets qu'il a produits, les conséquences qui s'en sont ensuivies; sans cela l'on ne comprendrait pas assez l'importance du service que les leçons de Jésus-Christ ont rendu au genre humain, et l'on ne serait pas en état de réfuter l'odieu* parallèle que les hérétiques ont osé faire entre le culte pratiqué dans l'Eglise catholique et celui des pauns. Nous croyons avoir déjà suflisamment éclairci ce sujet au mot Idolâtrie; mais nous n'avons pas encore discuté les divers systèmes que nos adversaires ont imaginés pour en imposer aux ignorants. Ils ont mêlé d'ailleurs à cette matière certaines questions

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incidentes, touchant lesquelles il est ton de savoir ce qu'il y a de vrai ou de faux.

Nous avons donc à examiner, 1° si les dieux des païens ont été des hommes, et si l'idolâtrie a commencé daûs le monde parle culte àes morts ; 2° si le polythéisme a été la première religion du genre humain; 3° si les polythéistes ont admis un Dieu suprême auquel ait pu se rapporter le culte rendu aux dieux populaires ; 4° si Ton peut en quelque manière excuser l'idolâtrie; 5° si les lois portéespar Moïse contre ce crime étaient trop sévères ; 0° si parmi les Pères de l'Eglise il y en a quelquesuns qui l'aient excusé et d'autres qui l'aient condamné avec trop de rigueur ; 7° de quelle manière les païens ont défendu leur religion lorsqu'elle a été attaquée par les docteurs chrétiens ; 8° si les protestants sont venus à bout de prouver que le culte rendu aux saints et à leurs images par les catholiques, est une idolâtrie. On doit prévoir que dans toutes ces discussions nous serons souvent obligé de répéter en gros les principes et les faits que nous avons posés ailleurs.

§ I. Les dieux du paganisme ont-ils été des hommes? Au mot Idolâtrie, nous avons prouvé par l'Ecriture sainte, par le sentiment des philosophes les plus célèbres, par le récit des poètes, que ces dieux prétendus étaient des esprits, des génies, des intelligences que les païens supposaient logés dans toutes les parties de la nature et auxquels ils en attribuaient tous les phénomènes ; que c'étaient par conséquent des êtres imagi n aires qui n'ont jamais existé ( 1 ) .

(1) Sons une multitude de firmes diverses, l'idolâtrie se réduisait au culte des esprits répandus dans tout l'univers, et au cuite d-îs hommes qu'on croyait être élevés, après leur mort, à un degré de puissance et de perfection qui les rapprochait des esprits céie-tes. (Cicér., de Nat. ÎJeorum, lib. 1, cap. 15.) Les pntnves de ce que nous avançons ici eont partout ; on en composerait des volumes : contraint d'abréger, nous nous bornerons à jeter un coup d o-il rapide sur les diverses religions idolatfiques qui ont régné ou qui régnent encore dans les diff rentes parties du monde.

San ■ 1' in;itoi), dans un fragment conservé par Philon dp Hiblos et cité par Eu-èbe, marque clairement l< s deux genres d'idolâtrie dont nous venons de parier, k Les plus anciens des Barbares, les

Ce sentiment, quelque certain qu'il nous ait paru, a été attaqué par de savants écrivains ; ils ont pensé que

n Phénicieus surtout et les Egyptiens, de qui les a autres peuples ont emprunté leurs coutumes, mi- » rent au ring des principaux dieux les hommes » qui avaient dérouvert les choses nécessaires à a la vie, et û qui le genre humain était redevable • de quelque bienfait. Ainsi ils rendirent les honn netirs divins à ceux qu'ils croyaient avoir été a pour eux les auteurs de beaucoup de biens. Emu ployant à cet usage des temples construits au- » par avant) et consacrant sous le nom de ces bieon faitours des hommes, des colonnes et des statues a de bois, les Phéniciens, attachés particulièrement » à ce culte, leur dédièrent encore des |ours de u fêtes très-célèbres. Ce qu'il y eut de plus remar- » quuble, c'est qu'ils imposèrent h? s noms de i leurs rois aux éléments de cet univers et à plau sieurs des êtres auxquels ils attribuaient la divi- » nilé. Quant aux dieux naturels, ils ne reconnais* a saienl que le soleil, la lune et les antres astres » dont le cours est réglé, les éléments et les choses h q à ont avec eux quelquo affinité. » (Euseb.. Préparât, evany,, lib. i.j Selon le même autour, a Les premiers hommes consacrèrent encore les d productions de la terre, et les ayant mises au a rang des dieux, ils leur offrirent des sacriG- « ces et des libations, u ' îbid , lib. i, cap. 10.) Persuadés que d'invisibles ministres du souverain Etre présidaient aux arbres, aux plantes, à tout ce qui sert à l'entretien de la vie, les hommes adorèrent, pour se les rendre propices, les génies qui les nourrissaient.

Diodora distingue également deux sortes de dieux reconnus dus anciens ; les uns immortels et incorrupiibles, tels que le soleil, la lune, les vents, les [louves, etc. ; les autres, d'une nature mortelle, étaient les bienfaiteurs du genre humain, à qui la reconnaissance publique élevait des autels. [Prxp. evany., lib. 2, cap. 3.)

Si l'on en croît Lucien, {De syriâ Deâ, t. 2,) ce fut en Egypte que naquit le culte des dieux. Sa religion n'était qu'une confusion effroyable de divinités de toute e'pèce, et de bizarres superstitions. 1! paraît que le sabéisme y dominait originairement. (Mauetb., apnd Euseb., PriBpar. eva?ig. t lib. 2 # cap. 1.) Nous voyons dans Ih-rodote que le pays était couvert de temples érigés à des dieux humains. (Hérodote, lib. 2, cap. 91, 112 et alib.) L'Egypte adorait ses rois même vivants ; et plus aveugle dans ses pensées que beaucoup de peuples barbares, cette nation savante prostituait les honneurs divins aux animaux les plus vils, ou plutôt aux esprits qui les animaient. Chacun se choisissait parmi eux un protecteur, comme les nègres ee font des fétiches du premier objet qui se présente à eux. Embaumé avec soin, l'animal sacré était enfermé dans le tombeau avec son adorateur, pour le préserver des mauvais génîe3 q\i'- n croyait inquiéter les âmes des morts. (Kirker, (JEd'p. sEijyp.) Ou tachait d'apaiser ces génies malfaisants par dos prières et des sacriGces, ou l'on cherchait contre eux des protecteurs parmi les génies amis do l'homme.

« C'est une chose universellement reconnue, dit » un «avant anglais, que l'idolâtrie chaldéenne, a appelée aussi le sabéisme, consistait en grande a partie, an moins originairement, dans le culte du a soleil , de la lune et des étoiles. On croyait a qos chacun de ces astres était animé par une a ame, do la mémo manière que le corps humain. « Très-probablement on pensait aussi qu'ils étaient

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le polythéisme a commencé nav ho- â<?es rin mn nri» n. ■

Dorer les âmes des morts, qu'ainsi sion S beaucour d c^'T T" £

les dieux des païens ont été des hom- dition ifs ne non, n» a ï W ' U "

mes qui ont vécu dans les premier fondé' ^iï£g?%$8£>

« habités par les âmes des hommes illustres- car » e était une opinion reçue généralement, qu'après » la mort elles retournaient dans les cieux, leur .demeure native. » ( The général prévàlenci etc., l>y jjugh Farmer, p. 186.) De là les divers rites en usage chez les païens pour faire deseaadre les âmes des astres, et les attirer dans les «talnes et les symboles qu'on leur consacrait. ( Voyez Hottinger. Hist. orient.fib. l, cap. 7, p. aso et suiv.) r * r

Le sabéisme dut surtout se répandre en Orient cnez les peuples nomades, qui, somblahles au navigateur se guidaient, dans leurs plaines immenses par observation des astres qu'un ciel serein offrait constamment à leurs regards. Aussi ce culte idolo, trique paralt-i avoir pris naissance sur les bord» du Tigre et de l'Enphrate. Il y éprouva successivement de nombreuses variations ; et quoiqu'on le retrouve en d'antres contrées, il s'y présente sens des formes qui différent à l'infini, selon les idées qui le modifièrent. Les Chaldéens croyaient encore al existence d une multitude d'esprits créés par le Dieu suprême. r »

Les Perses sacrifiaient au soleil, à la lune, au feu a leau a la terre et aux vents. Anciennement,' ajoute Hérodote, ils n'offraient de sacrifices qu'à ces divinités ; mais ils ont ensuilo appris des U-vriens et des Arabes, à sacrifier aussi àYénus-Uranie appelée par les Assyriens Militta, par les Arabes Alltta, et par les Pertes Jlillira.

Les écrivains persans s'aoenrdont à cet égard avec I historien grec. Suivant Aloshin Fani, la première idolâtrie connue en Perse, lorsque la religion primitive s y corrompit, fut le culte de l'armée du ciel ou des co ,,-p, célestes. {Bisl. de Perse, par r JohD Malcolm, t. |, Ainsi le rapporte le Dusïateer ouvrage dont le texte original est écrit dans une langue fort antique, qui -jt probablement un dialecte di Pohlrri.

«Les sectateurs de Moltabad, dit l'auteur du » Ualistan, adoraient les planètes re résentées par » des images d'une uaime fort extraordinaire

• 11 observe qno les planètes étaient des corps de » forme sphérique et que les figures dont il oonno » le détail étaient celles sous lesquelles les âmes " S? ce f a ' tres avoient paru, dans le monde de » llmaeination, à plusieurs saints prophètes ou » philosophes. P.es Ames ou génies, dit-il, ont sou-

• vent pris différentes formes en «onl rmité rles- "lïid I ° D 6 " " f " il diver!us ">pré«eo!alions. .

Les Perses rendaient nu =i un c )!o à leurs anroi ■ iNewi ,,. Short chronicle, pag 40 2> m °ixJ> • **•) Zoroastre abolit r.'otimui iïS lïtae. (h Herbelot, BibKoth. orient., an. J/««,„ s et Mmjius, t. *. p. [).] || ,.,.„„, ,!,. ,. nll) .. uar ]hs hommes à In religion du Dieu suprême, nue -os sectateurs adoraient -ons l'emblème du feu Pour donner à s e .s lois plni d'autorité, il prétendit eue » commerce avec laaiotel , , tes, et avec

,' *"" irdiei.s des animaux et dos élément.

(>oyez le Zend Attesta.) Le culte qu'il établit

vint, eu se corrompant, 1« source d'une nouvella idolâtrie : et, .,uo, .,„',.„ „;, ,ii, p. ,|, c , „ (But.l-eltg. tteter. fer or.) i! parait certain c , même à son origine, .. n'élait pas entièrement pur de tonte r

"Le* peuples ,ie la Tsrtarie r round-, «nient un » Dieu souverain du ciel, auquel ils n'adressaient

m encens n, prières Leur culte était réservé pour » une foule Je génies qu'ils croyaient répandu.

rAltha, h';;-'; 7 U ,err J °' "" m ' lieu des ~«« " (Micliaud, I/ist. des croisades, 4= part., 1. 13, t . 3,

r,ul mai "' enant M " s considérons les anciens peuples de I Europe, nous trouvons partout le culte des hommes morts uni au culte de" certaine, puis! sauces invisibles de différents ordres, de divinités célestes qui présidaient aux astres, et de divinités terrestres, généralement appelées démons, T, gouvernaient le monde inférieur. Varron donne aux premières le nom d'âmes éthérées, et aux secondes celui d'âmes aériennes. C'est é»ale-

«âge ou il les divulgue très-clairement du Dion

fXod 9 ," , Te ' 19 *'«." <" »«&*» «es Scythes! (Herodot. 1, 4rLuc,an. oper, t. I, Tertuilian de Ammâ c. 2.) des Thraces, (Herodot., 1 5 c. /; Lucien.; t. 2, Photii Biblioth.LX-A Eni-

dot. llb. 4,c. 94 : Plat, Charmid., tom. 2 édit

fythugor. 1. , regm.ï; c. 30.) des Massage es (Herodot., 1. , o. 212; BlackveWs «yrtS des Goths, Romandes, de Rébus gotnicis ; dlaûs ,,,. gnus, H,st de g ntib. septentrional.; Adam bremensis de Sue,,, ni, us; Grotins, l'rolegom. Bilt. got. et vand 'al. «Ancienne unio. Bisi., vol 19 ) desGermains, (C««ar.,.tf<;i?f/<. ,,„;. i lb . 6 w '{ Tact., de Morib. Gmn. ; Sdiedim, de Lu German) des Celtes, (Cesnr., de 0,-11. g'all., M,. „•■ Diodor. 8iq.i1., lib, 5 ; Strah,, 1. 4 ; Pelloutier Bttt

hook ) ; Witaker's But. cf. M mehesler, vol. 2 ) des Ibénens, des Celtibériens, (Strabo lib 3 - Ma crob., Saturn., I. 1, c. 19.) des Hellènes, et des premiers liab.tante de l'Italie. ( l duel lirvant Faber ., Blackvvoll, Pioche, BanieT, Guérin du Soclier, letJUém. de l'Acad. desh>script.,t,lVItalta manti il dominio dei Romani, par M. Joseph Mieali.) Chacun de ces peuples ewit ses dieux propres et ses rites particuliers; mais les objets de leur culte étaient toujours les esprits chargés de 1 administration de l'univers, et les âmes dos inorts. Du reste ce culte variait sans cesse, comme on le voit surtout chej les Grecs et ch.i les Bornai g.. Ou abandonnait ha anciens dieux, et l'on s'en lormait de nouveaux, ou gré de l'imacii ation des poètes, et fuivent les caprices de la superstition. Les fables se mêlaient aux fable». Dans l»s divers pays, et dans le même pays, à divor os époques, les mêmes noms ne réveillaient pas les mêmes idées. Ainsi le culte du soleil, qui, dans In Chnldéo, s'a. dressait à l'intelligenoe céleste qu'on croyait animer cet asiro, n'élait à Borne otdaus la Grèce que le culte dnne divinité bamaiae on d'Apollon. (Cicér., de Ant. < . ,np. 20.)

Des débris de divew qui ont sn-ces-

sn-emont çaané dan) 1 I do, et d plus eim doctoM

I leli-urés, se composent aujourd'hui les re-

liguai do l'Indonatao, de (a Tnrtario, .luThibet, du

, de la CJiine et des Iles odja itss. Un ne

saurait douter que le christianisme n'ait pénétré dès 1rs premiers siècles jusqu'aux eilréumés de l'Asie. CI. Ant. And.ada, cité par l.n Croso. BilU.

Christ. In.l.. I. 6 ; ,l t- :i. part. 2 : Abultarago, t. 2; C/iorojrah., cap. 1 ; id., Bit. d,

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que sur des vraisemblances, et non sur aucune preuve positive ; aucun d'eux n'a directement attaqué celles que nous avons données de notre

part. 2, lib. 3 ; M. de Sainte-Croix, YEzour- Védam, observ. pre7mi.,LaCroze, Hist. du Christian. ,ètc.) Plus Uid les nastoriens l'y portèrent de nouveau; d'autres sectaires les suivirent ou même les précédèrent, et l'on trouve, au Tfoibet surtout, des traces évidentes de uiauieheiimo. (Renaudot, Hist, pa~ tnarck. Alex'indr. ; Sun. A^séuiaui, Biblioth, orient., tom. 3, part. 2; de Guignes, Bisl. des Hnns.)W paraît même constant (pie le Ualaî-Lhama n'était originairement qu'un prêtre manichéen, et la religion dont il est le pontife semble n'être qu'un mélange du samanéisme et de la doctrine de Maoès. {Alphabet tfnbetan., tom. I.)

Le culte 'tes astres, (Macrob., Satnrn., lib. I. c. 23 ; Alphabet thibetan., tom. 1.) des esprits célestes et des génies malfaisants, était autrefois répandu, (Strabo. 1. 15 ) et subsiste encore, mais après avoir subi ie nombreux chargements, sur les bords du Gange et de l'Induis. Les principales divinitésdes Indiens, Brama, Visehnou et Chib, sont les génies tntélaires du monde physique. (Omto, Cont. deBarros.,dec. 5, 1. 6, c. 3 ; Abrah. Roger, p. 286.) Oq adorait aussi dans l'Inde des divinités humaines, et particulièrement B idda, que son éclatante sainteté fit placer ou rang des dieux, dit Clément d'Alexandrie- [Stromnt., lib. i.) Les esprits qui présidaient aux fleuves et aux éléments, et les animaux mêmes, (voyez les Recherches asiatiques ; Hist. des rit. relig. des Ind. ; Parallèle des religions, tom. 1 ; Hist. de Sumatra, par William Mardea, t. 2 ; JSiS-t. des Indes, par Barras, et la continuation par Couto; Maurice's Hist. of Indostnm.) Henry Lord Religion of Banians ; Holwel!, Hist. events. ; Dow I/ist of lndû'&m.) sont encore aujourd'hui dans L'Ifids, comme jadis en Egypte, l'objet d'un culte superstitieux: mais ce culte, les Egyptiens ïe rapportaient à des génies d'une nature différente de la nôtre, tandis que les Iudiens croient par là honorer les fimes des morts.

Il y a de fortes raisons de penser que la religion primitive s'est longtemps conservée plus pure à la Chine que dans presque toutes les autres contrées du monde. Cependant le respect pour les aucêtree y a dégénéré en une idolâtrie réelle; et plusieurs sectes y ont adopté bas superstitions indiennes, particulièrement celles du Thibet. Là, comme dans l'IndouMan,ces superstitions reposent sur la croyance des bons et des mauvais esprits. Les Chinois reconnaissaient môme l'existence des anges gardiens et des anges tentateurs de l'homme.

L'idJlMne propre du Japo^n e t le culte des dieux Kamis. « Sin et iShmt, dit Kœmpfor, sont les » noms des idoles qui font l'objet de ce culte,.. Ces » noms signifient âmes ou esprits. Les Japonais » ont deux généalogies de leurs dieux. La première » est une succession d'esprits célestes, d'êtres pu- » rement spirituels.... La seconde est une race » d'espri's terrestres ou dieux liommes. .. Enfin i ils engendrèrent la troisième race qui habite au- » jnurd'bui le Japon, y [Hhtor. Japon., lib. 3, s cap. I et 2.) « Nous ne décrirons point les diver- « ses superstitions des Japonais, plusieurs desquel- » les paraissent avoir été apportées de l'Inde, mais » nous ferons observer qu'ils croient à des esprits « préposés à la garde des hommes et des lieux. » [Vnj/.IIist. des'Huns, par M. de Guignes.)

Kevenons en Afrique, afin de comparer, sous le rapport de la religion, son état ancien avec son«tat

opinion, c'est assez déjà pour nous y confirmer. Mais nous en avons encore plusieurs à proposer.

i° L'on ne peut pas douter que le

actuel. Dans l'Ethiopie, dont Meroë était la métropole, et qui comprenait autrefois une portion considérable de l'Afrique centralo et méridionale, l'idolAtne ressemblait, en plusieurs points, à celle de l'Egypte. On y reconnaissait des dieux de différents ordres, les uns immortels et les autres mortels. Les Ethiopiens rendaient aussi un culte aux bienfaiteurs dn pays, et aux rois, qu'on regardait, dit Strabon, comme les gardiens et les sauveurs dn pe' pie.

On adorait en Libye le soleil et la lune, et des divinités humoinoi=, îHcrodot., lib. 4, cap. 188, et ]îb. 2, cap. 50.; entre autres Psaphon, que les Libyens«déifièrent pour avoir enseigné aux oiseaux à répéter ces paroles, le grand dieu Psaphon, (Maxim. Tyr., Disscrt. 19.;

Les Àugilites n'honoraient point d'autres dieux que les mânes, (Plin., lib. 5, cap 8.) c'est-à-dire las démous inférieurs et les âmes des hommes. L«s habitant» de Cyiëne adoralyul Battus, leur premier roi. (Herodot., t. 4, c. 161.) Ceux de YÀfriqua Propre, qui était située entre la Cyrén-ïque et la Mauritanie, adoraient Mopsus, roi des Argives; parce que ce peuple, dit Apulée « n'appelait dieux que ceux qui avaient vécu avec jnstice et prudence. »

Chez les Atlantes, qui habitaient la partie occidentale de l'Afrique, dans la Mauritanie, à Cartilage, on trouve un mélange infirme de divinités céleste», de démons et de dieux humains. ;Diodor. Sicul. lib. 3; Strabo, lib. 18, c. 6. etc.)

Le fétichisme est aujourd'hui à peu près la seule religion des peuples idolâtres de l'Afrique. C'est la culte des mauvais esprits ; aussi ils les craignent et ne les aiment pas. De là les affreux sacrifices si communs dans ces contrées. Dans la stupide terreur qu'inspirent des êtres malfaisants, ou cherche à les apaiser avec du sang et des crimes. Ii paraît qua les Aschantes se croient abandonnés dn Dieu de l'univers. Ne serait-ce point comme une sorte de tradition terrible des descendants de Cham? « Us s pensent que leurs fétiches ou divinités secondai- » res habitent des rivières, des bois et des monta- » gnes particulières.... Le fétiche favori d'Aschanh tie est dans ce moment celui de la rivière Tando.» Voyage dmis le pays d'Asc/iantie 7 par T. E.

Bnwdich, trad. de l'anglais.) Outre le fétiche commun supposé le plus puissant, chacune ses fétiches particuliers qu'il honore à sa manière.

Le culte dos manitous, répandu parmi les Sauvages de l'Amérique, n'est non plus que le culte des esprits. Les cemis des insulaires étaient regardés comme les auteurs de tons les maux qui affligent la race humaine. (O?iédo,77/if. &PèIndes, liv. 3, c. 1 ; P. Martyr, Decad. ;Robertson,/Zï>fo>\ of America , vol. 2, book. 4.) Le culte qu'on leur rendait n'avait d'autre objet que de les apaiser. (Du Tertre, Hist. génfo. des Antilles, t. 2 ; State of Virginiana 'hy à native, book. 3 ; Bancroft, Nat. Hist. of Guiana.) Plusieurs peuples du Nouveau-Monde adoraient aussi les puissances célestes, le soleil, ta lune, les étoiles, (Leclerc, IHst. de Gaspcsie, chap. 9 et 10) et des dieux d'origine humaine principalement au Mexique et au Pérou, Los habitants des terres australes reconnaissent également des esprits de différente nature et de différents ordres, qui ont été créés par un Dieu supérieur. lis sa choisissent des patrons ; des divinités tntélaires parmi les esprits célestes. Les mauvais génies sont

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polythéisme et l'idolâtrie ne soient nés chez des nations plongées dans I état de barbarie, puisque l'on n'en a presque trouvé aucune dans cet état qui ne fût polythéiste et idolâtre.

Pour 1 être, il n'est pas nécessaire d avoir des statues ou des images travaillées, il suffît d'adorer un objet matériel quelconque, en le supposant animé par un génie intelligent et puissant, duquel dépend notre destinée. Lorsque les Grecs adoraient Venus sous la forme d'une borne ou d une pyramide blanche, ils n'étaient pas moins idolâtres que quand ils offrirent leur encens à la Vénus de Praxitèle. Mais dans l'état sauvage lorsque les familles sont encore éparses, isolées, tout occupées de leur subsistance animale, il nepeutyavoir • parmi elles aucun personnage assez miportant ni assez grand pour s'attirer l'adoration de ses semblables.

On ne peut en citer aucun exemple chez les peuples anciens ni chez les isauvages modernes. Tousconnaissent cependant des esprits, des génies, des manitous, des fétiches, qu'ils redoutent et qu'ils révèrent, et ces esprits ne sont point les âmes des morts.

2° Suivant l'histoire sainte, les Chaldeens ont été les plus anciens polythéistes, et, selon le témoignage de tous les auteurs profanes, ils adoraient les astres. S'ils avaient aussi rendu un culte aux âmes des morts il serait fort singulier qu'ils n'eussent

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appelé» Elus malebus aux tle« Caroline». Un de d^lr/p ""Tt M-rogrog, fut autrefois chassé du ciel. (Parallèle des reig. tom. I, pait 1 ) Tel est en raccourci le tableau (idole des reliions

i.nlT" ' l "À °'n rie " é °" 1'" ri, S°<">' encore uane le monde. Il eût été facile de l'étendre; mais noua crovnos avoir suffisamment prouvé que l'ido- „'" f"'J«-ai»qi.el- .nlte des esput, bon, et n>»uv« ; , et le culte des homme, distingué, par des ,„..,,„, éclatante, ou vénéré, par leur, bienfa. : c en à-d.re, au fond, le culte des anges et celui des san.ts. J

Afin de rend.e cette vérité plus sensible, il faut remarquer qu en .dora.il soit de» esprit, intermé- «™ il ''n" " '"'" mC "' on ne l " «'•'""■lai. po ut îhf. inîi il s, ", ,rt '"-'. '" "»i Bien ; la preuve I. plu , v„„uble qu'on en pale» donne/, c'est que la notion de ce Dieo ,u„q„«. éternel, inliui, »■.,! ,„„-

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ae I hssai sur l indifférence, etc.. itv . 3.;

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divinisé aucun des anciens patriarches, qui étaient leurs aïeux, et desquels ils ne pouvaient avoir perdu la mémoire. Noé et Sem, qui étaient la tige de leur nation, ne méritaient-ils pas plutôt des autels qu'un prétendu roi Belus qu'on leur donne pour premier roi, et dont l'existence n'est rien moins que certaine? Il en est de même des Egyptiens ; ils reconnaissaient Menés pour leur premier roi, et il est très-probable que Menés était Noé ; mais ce n'était pas leur premier dieu. Suivant tous les auteurs égyptiens, le règne des rois avait été précédé chez eux par le règne des dieux, et ceux-ci, tels qii Osins, Sérapis, Isis, Anubis, etc., n étaient certainement pas des hommes, quoique plusieurs écrivains se soient obstinés à les regarder comme tels.

3» Chez les Grecs et chez les Romains, le culte des grands dieux, des dieux anciens fut toujours distingué d'avec celui des héros ou des grands hommes ; nous le voyons par la théogonie d'Hésiode, qui est le plus ancien des mythologues. Or, si les grands dieux, tels que Jupiter, Mars, Venus, etc., avaient été des hommes, cette distinction ne serait fondée sur rien. La plus ancienneapothéose dont les Romains eussent connaissance était celle de Romulus. De même chez les Chinois, le culte des ancêtres est très-différent de celui que l'on rend aux esprits moteurs de la . nature, au ciel, à la terre, aux fleuves, etc. Cela est certain par le Chou- Kmg et par les leçons de Confucius.

Cette considération seule aurait dû détromper les partisans du système que nous attaquons.

4° L'on ne peut pas prouver que les anciens païens se soient avisés de placer les âmes des morts dans le soleil, dans la lune, dans les autres astres, ni dans les éléments, et on ne voit aucun vestige de cette opinion chez les polythéistes modernes. Les philosophes, qui ont cru comme le peuple que les astres étaient animés, n ont pas imaginé que c'étaient des âmes humaines qui s'y étaient allées loger, et qui faisaient mouvoir ces grands corps : un tel pouvoir est

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trop supérieur aux forces de l'humanité. Platon dit à la vérité qu'après la mort d'un homme sou âme va se réunir à l'astre qui lui convient ; mais il enseigne dans le même ouvrage que les astres, en corps et en âme, ont existé longtemps avant que la race des hommes fût formée. Suivant l'opinion populaire, les âmes des morts étaient dans les enfers ou dans les champs élysées ; on ne les croyait point dispersées dans les différentes parties de la nature. On ne peut pas prouver non plus que les Egyptiens ont supposé, dans les animaux qu'ils adoraient, des âmes qui avaient été autrefois dans un corps humain ; mais ils y ont certainement supposé des esprits, des génies, des dieux plus intelligents et plus puissants que les hommes. Le philosophe Celse soutient très- sérieusement cette opinion dans Origène, 1. 4, n. 88.

5° Dans une question d'histoire et de critique, nous sommes en droit de citer le sentiment des différentes sectes de gnostiques qui ont paru dans le second siècle de l'Eglise, et qui avaient puisé leur doctrine chez les philosophes, soit grecs, soit orientaux ; aucun de ces sectaires n'a enseigné que les dieux des païens étaient des hommes déifiés après leur mort, tous ont pensé que c'étaient des génies ou des esprits inférieurs à Dieu, et qui avaient eu l'ambition de se faire adorer par les hommes.

VOjjeZ GiXOSTIQl'ES, Valentiniens, etc.

Nous cherchons vainement dans les divers monuments de la croyance des païens, des arguments qui prouvent que les dieux anciens, les dieux principaux et en plus grand nombre ont été des hommes déiliés ; nous n'y trouvons que le contraire.

Cependant les plus habiles critiques protestants ont embrassé ce système; nous verrons ci-après par quel motif, Beausobre, Ilist. du Manich., t. 2, 1. 9, c. 4, § 2 et suiv., prétend que les dieux des païens n'ont C'é que des hommes ; que cela est démontré par plusieurs de leurs cérémonies. Mais, dans cet endroit même, il est forcé de se rétracter et de distinguer deux espèces d'idolâtrie, savoir, l'adoration des intelli-

gences ou des esprits que l'on suppen sait dans les astres et dans toute la nature, et ensuite l'adoration des âmes des grands hommes. Voilà donc des dieux de deux espèces ; la question est de savoir à laquelle des deux l'on a commencé d'abord de rendre un culte : or nous avons fait voir qu'elle est décidée par les auteurs sacrés, par les philosophes, par les poètes, par les usages et par les opinions de tous les peuples idolâtres. La prétendue démonstration que Beausobre veut tirer des cérémonies païennes est absolument nulle; quand il yen aurait plusieurs qui semblent avoir été instituées pour honorer des hommes, il ne s'ensuivrait rien, puisque les païens en général attribuaient à leurs dieux les actions, les inclinations, les faiblesses, les vices et les accidents de l'humanité. Dans son système, toute la mythologie est un chaos inintelligible, au lieu qu'elle s'explique trèsaisément, dans le système opposé.

Il assure que la plus grossière de toutes les idolâtries a été le culte rendu aux âmes des héros, il se contredit encore en disant, ibid., c. 2, § 9 : « Le culte rendu- aux an- » ges ou aux éons est plus raison- » nable que celui que les païens « rendaient à la pierre; car les anges » pensent et agissent, au lieu que la » pierre n'a ni pensée ni action. »

Or, en supposant immortelles les âmes des grands hommes, elle étaient aussi capables de penser et d'agir que les anges et les éons. Il est d'ailleurs évident que la plus grossière de toutes les idolâtries a été le culte rendu 'aux animaux et à leurs ligures, cela est prouvé par les reproches que Moïse fait, aux Israélites au sujet du culte du veau d'or, par les paroles du livre de la Sagesse, c. 13, jMOet 14, et parcelles de saint Paul, .Rom., c. 1, y 23.

Beausobre cite le prophète Baruch, c. 6, y 28, pour prouver que les démons étaient la même chose que les âmes des morts. La vérité est que ce prophète n'en dit pas un mot; il dit seulement, ^21, que les Babyloniens crient et hurlent contre leurs dieux, comme on fait dans le repas d'un

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mort ; mais cela ne signifie pas crue ces dieux étaient des morts. On sait qu après le repas des funérailles les païens faisaient à grands cris leurs derniers adieux aux morts. Le seul passage de l'Ecriture sainte que nos adversaires aient pu citer en faveur de leur opinion, est le reproche que David fait aux Israélites, Ps. 105, ? 23, d avoir été initiés aux mystères de Beelphegor et d'avoir mangé des sacrifias des morts. Il ne s'ensuit pas de la que ce dieu des Moabites était un homme mort.

Ce même critique ajoute que les

païens n'ont fait des statues que

quand ils ont commencé d'adorer des

morts. Etait-il en état de prouver

que les thcraphim de Laban étaient

des figures de mort ? Lui-même pense

que c étaient des figures d'anges

Ibid. ,c.a ,§ 14, C'est en défendant

aux Israélites d'adorer le soleil la

lune et Les astres, que Moïse leur

détend aussi de faire aucune figure

d homme, de femme ou d'animaux

Dcuter., c. 4, j> 10 et suiv. Or des

ligures d'animaux n'étaient pasfaites

pour représenter des hommes morts.

Le système de Beausobre n'est donc

tonde sur aucune preuve solide.

Brucker, dans son Histoire critique de la Philosophie, 1.2, c. 2, §19, soutient aussi que la première origine du polythéisme a été le culte des morts; mais que les philosophes orientaux corrigèrent ce préjugé dans la suite. Ils supposèrent, dit-il, un Dieu suprême, père et gouverneur do I univers, dont l'essence, comme une grande àme, pénétrait toute la nature, était la source des esprits tua en gouvernaient chaque partie.

11- crurent que ces esprits étaient sortis de I essence divine par émanation, ou qu'ils en étaient seulement ^modification. Telle a été, selon m, I opinion non-seulement des Lbaldeeus et des Egyptiens, mais de tout I ancien paganismt. De là il conclu, que les Chaldéens adoraient le ' " suprême sous le nom de Baal ou de Jupiter Bélus, parce que leurs Philosophes apprirent à rapporterai!

J.cu suprême oe qu'ils dirent de

if"'/' 1 ; 11 : .aiteté le premier

objet de leur culte.

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Rien de plus fabuleux que cette hypothèse. 1» Brucker n' a pu d onner aucune preuve positive de ce qu'il

, a ur r 'n n m- deS 0pinions ( f u ' il Prét'' aux Chaldéens et aux Egyptiensnous ne sommes pas obligés de lé croire sur sa parole. 2» Les plus anciens monuments que nous ayons de la religion des Chaldéens sont nos livres sacres Nous y lisons, Gènes., t , ' \ *■?> 9 ue La!,s n avait des

MO c. 3K,* l.que Jacob.de reteur de la Mésopotamie, et prêt à ourir un sacrifice à Dieu, ordonna à ses gens de se défaire des dieux angers, qu'ils les lui donnèrent

et qu il les enfouit sous un arbre, ii est dit dans Josué, c. 24, f 2, et dans le livre de Judith, c. 5, f 8, que les ancêtres d'Abraham, dans la Mésopotamie, avaient adoré plusieurs dieux, et des dieux étrangers. IV Rro c, 17, ^29 et suiv., que les Babyïomens et les autres peuples, qui furent envoyés par le roi des Assyriens pour habiter la Samarie, y joignirent Je culte de leurs dieux au culte du

, Sei £ n T L c - '% * 30 > et Isaî ->

c cW, y 38, que Sennachérib, roi des Assyriens, adorait son dieu Nesroch oujtisroch, dans son temple, lorsque fut tué par ses deux fils. Jérémie annonce aux Israélites conduits en captivité à Babylone, qu'ils y verront adorer des dieux d'or, d'argent et de pierre, Bamch, c. 0, } 3 "Daniel nous apprend que Nabuchodonosor Mi de Babylone, fit faire une grande statue d or et la fit adorer par tous ses sujets; c. 3, f i, que Balthasar, son lils, fit faire un grand festin poi;r toute sa cour, que les convives y cèleraient leurs dieux d'or, d'argent, de bronze, etc. Il n'est parlé de 1 idole de Bel ou de Bélus <uu- dans le chapitre 14, y 2. Peut-on prouver que ce Belus était un ancien roi d'Assyrie, et que son culte était plus ancien que celui de toutes les idol dont l'Ecriture sainte fait mention ?

3° Brucker ne nous dit point eni sont les philosophes chaldéens qui ont corrigé l'erreur de leur nation, <'< qui 1m ont appris à ren culte au Dieu suprême , sous lenoai de Belus ; nous ne connaissons aucun

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philosophe dans aucun lieu du monde gui ait travaillé à instruirelespeuples.

ni qui leur ait fait connaître le Dieu suprême. Tous ont caché leur doctrine au peuple, lorsqu'elle était contraire à ses préjugés, ou ils se sont appliqués à réduire en système toutesles erreurs populaires. Nous l'avons fait voir au mot Idolâtrie et ailleurs.

4° S'il y a eu une réforme religieuse chez les Chaldéens et chez les peuples voisins, ce ne peut être que celle de Zoroastre; or ce législateur vivait sur la fin de la captivité de Bubylone, et son système n'est point celui que Brucker a trouvé bon de prêter aux Chaldéens. Voyez Pausis.

Mosheim, qui était dans la même opinion que lieausobre et Brucker, a blâmé les critiques anciens et modernes quiont cru retrouver les mêmes personnages dans les dieux des Syriens, des Egyptiens, des Grecs, des Romains, des Gaulois et des Américains. Il aurait eu raison de les censurer, s'il élait prouvé que ces dieux divers ont été des hommes ; le même personnage ne peut avoir vécu dans tant de lieux différents. Mais si ces dieux sont le soleil, la lune, la terre, l'eau, le feu, les nuées, le tonnerre, etc., que l'on croyait animés, certainement ces objets sont les mêmes partout, et ils ont dû faire sur tous les peuples à peu près la même impression.

Le Clerc n'a pas mieux conçu que les autres protestants les véritables objets du polythéisme et de l'idolâtrie ; il l'expose fort mal dans son Hist. écoles., Proleg., sect. 2, c. 1, § 2 et suiv. Il n'apporte aucune raison nouvelle pour prouver que des dieux des païens ont été des hommes.

D'autres écrivains ont imaginé que les divinités delà mythologie étaient les attributs de Dieu personnifiés,; que Jupiter était sa puissance, Junon sa justice, Minerve sa sagesse, etc., Qu'ainsi Dieu lui-même était adoré sous ces noms dilfêrents. Ils ont pensé, sans doute, que le polythéisme est né chez des peuples philosophes, exercés dans les sciences, et capables d'imaginer de pareilles allégories. Mais nous avons observé que les hommes les plus ignorants et les plus grossiers sont précisément ceux

qui sont les plus enolms â multiplier, pour ainsi dire, la Divinité, à placer partout des génies, des esprits, des êtres supérieurs à l'humanité, dont il est important de gagner la bienveillance et de prévenir la colère.

Chez tous les peuples, les faines et les pratiques de Pidolâtrèe font plutôt allusion aux phénomènes de la nature qu'aux attributs de Dieu. Comment reconnaître ces attributs dans les personnages que l'on supposait présider aux inclinations, aux vices, aux crimes des hommes, à l'impudicité, à la vengeance, a l'ivrognerie, au larcin, etc.?

On nous objecte que plusieurs Pères de l'Eglise ont soutenu aux païens que leurs dieux avaient été des hommes; mais les plus anciens, tels que saint Justin, Tatien, saint Théophile d'Antioche, Clément d'Alexandrie, le poëte Prudence, etc., dont plusieurs étaient nés dans le paganisme, et qui l'avaient examiné de plus près, ont été convaincus que ces dieux prétendus étaient des génies ou démons qui étaient supposés animer les différentes parties de la nature. Les Pères postérieurs, qui semblent avoir pensé différemment, n'ont fait que suivre l'opinion qui régnait de leur temps chez les païens mêmes; elle semblait être confirmée par les fables qui attribuaient aux dieux les actions, les passions, les vices de l'humanité.

C'était donc un argument personnel dont les Pères ont eu droit de servir, sans remonter à la première origine du polythéisme et de l'idolâtrie.

Mais le très-grand nombre de ces saints docteurs ont pensé aussi, et non sans raison, que les démons, ou les anges rebelles, attentifs à proiiter des erreurs et des passions des hommes, sont souvent intervenus dans le culte que les païens rendaient à des génies purement imaginaires, qu'ils se sont ainsi approprié ce culle, et qu'ils l'ont souvent confirmé par des prestiges. Il est en effet diflicile de comprendre que les hommes aient pu regarder comme uncultc religions des crimes tels que l'impudicité, la prostitution, les sacrifices de victimes humaines, etc., si ces abominations ne leur avaient pas été suggérées par

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des esprits malicieux, ennemis de Dieu et de ses créatures. Il n'a pas été nécessaire, pour cela, que les démonsallassentselogcr dans les astres, dans les éléments, dans tous les corps dans lesquels les païens supposaient des esprits; il leur a suffi de tromper les idolâtres par des prestiges et par des suggestions infernales, pour devenir tout à la fois les auteurs et les objets de l'idolâtrie (I).

§ IL Le polythéisme et l'idolâtrie ont-ils été la première religion du genre humain ? Plusieuss de nos philosophes modernes l'ont assuré sans preuve et sur de simples conjectures; ils ont seulement fait voir que si Dieu avait dans l'origine abandonné tous les peuples à leur ignorance et à leur stupidité naturelle, ils auraient été certainement polythéistes et idolâtres, et que telle est la pente naturelle de l'esprit humain, comme nous l'avons observé au mot Idolâtrie, § 1 et 2.

Mais l'Ecriture sainte nous apprend que dés la création Dieu a prévenu ce malheur, qu'il a instruit lui-même nos premiers parents et leur postérité, et que si les hommes avaient tons été tidèles à conserver le souvenir de ses leçons primitives, aucun ne serait tombé dans l'erreur.

Une preuve positive de la vérité de cette tradition, c'est qu'après la naissance même du polythéisme et de l'idolâtrie, presque tous les peuples ont encore conservé une notion

(i) Toute celte discussion de Bsrgier avec les auteurs protestants est de lu pure due. me. Tous ont raison en même tempB, excepté quand ils se nient les uns les autres. La tin de la njte précédente signée Gousset résume la vérité générale : notion toujours conservée du Dieu suprême, du vrai Dieu ; adontion île génies supérieurs, bienfaisants et malfaisants, qui reviennent aux angestt aux démons: adoration aussi de grands hommes divinises, qui reviennent ù des saints oui des tyrans redoutables par leur force ; enfin, cITacemeut plus ou moins complet du mite du vrai Dieu par les cultes des génies et des grandi hommes qui étaient considérés comme il ai puisâmes plus rapprochées de l'humanité et en rapport plus direct avee elle. Puis, viennent s'i il tiui suc ces bases toutes les superstitions du peupla ci toutes les fictions des poètes. Purmi ces dernières si; mou tient de belles allusions — par exemple, la fable do M met vu sortie du cerveau de Jupiter — à des attributs du Dieu aholu qui sont personnifies, puis lu l'un mvthokwiimi qui n'a plus

de fin. Qnnnd l'esprit et l'imagination entrent Juns la voie des fictions, cette voie les conduit à des mondes Indéfinis*

Le Nota.

vague et faible d'un seul Dieu, auteur et souverain maître de la nature.

Ainsi, du temps d'Abraham, de Jacob et de Joseph, nous voyons encore le vrai Dieu connu, respecté et craint parles Chaldéens, parlesChananéens et par les Egyptiens. Gen.., c. 12, 13, 14, etc. L'histoire de Job et de ses amis, celle des sages-femmes d'Egypte, de Jéthro, beau-père de Moïse, de Balaam, de Rahab, de Jéricho, etc., nous montrent encore la même notion subsistante dans les temps postérieurs ; malheureusement elle n'influait en rien sur le culte, sur la morale ni sur la conduite du gros des nations qui s'étaient plongées dans l'idolâtrie. Nous pourrions prouver le même fait par le témoignage des auteurs profanes les plus anciens et les mieux instruits; mai? plusieurs savants l'ont fait avant nous. Iluet, Qusestiones alnctan...; de Burigny, Théologie des païens ; Cndworth, Syst.

intellect.; Batteux, Hisl.des causes premières ;Bullet, Démonst. de l'existence de Dieu; Mêm. de l'Académ. des Inscript., t. 62, in-12, p. 337, etc. Nous avons rassemblé un grand nombre de ces témoignages dans le Traité historique et dogmatique de la vraie rrligion, t. (, pag. 16(5 et suiv. 2 r édit.

Cette idée d'un Dieu suprême n'était certainement pas venue à l'esprit des peuples par le raisonnement, puisqu'on fait de religion ils ne raisonnaient pas; c'était donc un reste de l'ancienne tradition (I).

Lorsque les dissertateurs incrédules ont dit que tous les peuples ont été d'abord polythéistes, qu'ensuite, à force de méditer sur le premier principe des choses, quelques philosophes ont imaginé qu'il n'y a qu'une seule cause première, et qu'ils l'ont ainsi enseigné, ils ont très- mal conçu la marche de l'esprit humain. Aussi, lorsqu'il leur a fallu expliquer par quelle progression d'idées les peuples oui passé du polythéisme au dogme de l'unité de Dieu, ces sublimes spé-

(1) Les philosophes raisonnaient ; il y a toujours • i philosophes , et les raisonnements de la

fus aidaient coosidèrablemenl à conserver uuives, les ramenaient à leur puieté, les développaient, e'-C.

Li Nota.

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culateurs n'ont proposé que des conjectures ''dénuées de toute vraisemblance.

Eu effet, si les peuples, accoutumés d'abord à encenser plusieurs dieux et à leur attribuer le gouvernement du monde, étaient enlin parvenus à reconnaître un seul Dieu suprême, ils lui auraient attribué sans doute une providence, du moins une inspection et une attention sur le gouvernement des dieux inférieurs, le pouvoir et la volonté d'en réprimer et d'en corriger les désordres. Or, quel est le peuple, quel est le pbilosopbe qui a eu cette idée d'un Dieu suprême (1)? Ceux mêmes qui ont admis une première cause, un formateur du monde, ont supposé tous qu'il en abandonnait l'administration tout entière aux génies ou esprits secondaires; d'où ils ont conclu que le culte devait être adressé à ceux-ci, et non au Dieu suprême ; tel a été le cri général de la philosophie jusqu'à la naissance du christianisme. Celse est le premier (2) qui ait semblé avouer que le culte

(i) Une pareille question, dans la bouche d'un théologien, vous déconceite. On ne trouve que cette idée dans Platon. N'est-ce pas lui qui dit dans le Traité des lois: « Murtels, il est un Dieu que les pères de nos pères ont nommé le commencement, le milieu et la Un de tous les êtres, et dont l'âme environne et pénètre le monde. » Saint Augustin ne pensait pas comme Bergier: il dît par exemple, au liv. VU1 chap. 6 de la Cité de Dieu, on parlant de Platon et des platoniciens, qu'il qualifie de « savants et ingénieux philosophes » : « Ils out reconnu qu'il y a une beauté première et immuable... qui est le principe des choses, principe qui n'a point été fait et qui a fait tout ce qui est. C'est ainsi qne Dieu leur a découvert ce qu'il est possible de connaître do lui par les créatures, et qu'ils se sont élevés, par ta considération des choses visibles, à la connaissance de ses grandeurs invisibles, de la puissance éternelle et de la divinité de celui qui a créé tontes les choses visibles et temporelles.»

Nous prions le lecteur de suppléer lui-même, avec son bon sens, toutes les notes que île pareilles assertions de Bergier provoqueraient do notre part; le nombre en serait souvent si graud, qu'il en deviendrait fastidieux.

Le Noir.

[1) Le promier ?... et Pytbagore, Thaïes, Héraclile, Socrate, Platon, etc., etc., vous ne les connaissez donc pas ? On dirait que vous ne connaissez qu'Aristote et Epicure. Ces deux- lu n'admettent aucun culte ; ils font de l'homme une autonomie a reu p''ès absolue, au moins sons le rapport de la liberté morale, et, à ce point de vue, nos Prondhons modernes sont leurs fils. Mais leur philosophie, négative de la providence et du culte, ne ressemble en rien à celle de toute l'antiquité, tant par rapport aux génies et aux dieux secondaires, aux dieux nés de Platon, que par rapport au Dieu suprême, dont

des génies ne devait pas exclure celui du Dieu suprême; mais ce point important de doctrine n'a jamais été connu du commun des païens. A quoi servaient les spéculations des philosophes, lorsque le peuple n'y avait aucune part, et qu'elles ne pouvaient influer en rien dans sa croyance ni dans sa conduite ?

On conçoit très-bien, au contraire, que des hommes instruits dans l'enfance de l'existence d'un seul Dieu, de sa providence générale, du culte qu'il fallait lui rendre, ont cependant imaginé des génies, des esprits, des âmes, dans tous les corps où ils voyaient du mouvement; l'étonnement, la peur, l'ignorance de la vraie cause des phénomènes, ont sufli pour leur donner cette idée. Ce premier pas une fois fait, le reste est venu de suite. Si ce sont des génies qui mettent tous les corps en mouvement, ce sont eux aussi qui produisent immédiatement tout le bien ou le mal qui nous en arrive : eu les supposant à peu près semblables à nous, ils doivent être flattés de nos hommages, de nos prières, de nos offrandes; donc il faut leur en adresser. Voilà le polythéisme établi conjointement avec la croyance de l'existence d'un seul Dieu ou d'un seul Etre suprême. Si l'on se persuade une fois que ce n'est pas lui, mais des génies particuliers qui distribuent les biens et les maux, tout le culte sera bientôt réservé à ces derniers; le vrai Dieu sera oublié, méconnu, relégué, pour ainsi dire, avec les dieux oisifs d'Epicure; dès qu'il ne pense plus à nous, à quel titre serions-nous obligés de nous occuper de lui?

Encore une fois l'Etre suprême, conçu sans providence immédiate, n'est plus un Dieu, mais un fantôme inutile, étranger à l'humanité. On aura beau lui attribuer des perfections absolues, l'éternité, l'immen-

Epicnre et Aristote ne font guère que démontrer la nécessité comme force motrice primordiale. Tous les autres enseignent la prière au Dion suprême et à ses ministres int jrcosseurs, comme Homère l'avait fait par son mythe célèbre des prières boiteuses au pied du troue de Jupiter.

Lb Nom.

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site, la toute-puissance, une intelligence et une sagesse infinies, etc., s'il n'y a pas en lui bonté, miséricorde, justice, attention et libéralité à l'égard de ses créatures, nous n'aurons pour lui ni le respect, ni la reconnaissance, ni la crainte, ni l'amour dans lesquels consiste le vrai culte; nous chercherons ailleurs le maître ou les maîtres que nous devons adorer. Or, ce n'est pas la philosophie qui a fait connaître aux hommes les perfections divines relatives et adorables qui les intéressent, elle ne s'en occupa jamais (1); c'est la révélation seule, et sans cette lumière surnaturelle nous les ignorerions encore; mais ce sont celles dont l'Ecriture sainte nous parle le plus souvent.

De tout cela il s'ensuit, 1° que Dieu, en ordonnant aux hommes de sanctifier le septième jour de la semaine, en mémoire de la création, avait pris le moyen le plus propre à conserver parmi eux la notion d'un Dieu créateur, conservateur et gouverneur de l'univers, duquel viennent immédiatement tous les biens et les maux de ce monde, qui, par conséquent, doit être seul adoré. L'exactitude des patriarches à observer ce culte exclusif a maintenu parmi eux la vraie foi; la négligence de leurs descendants à remplir ce devoir les a fait tomber insensiblement dans l'erreur; leur faute a dune été volontaire et inexcusable.

2" Dès ce moment le spectacle de la nature n'a plus suffi peur élever les hommes à la connaissance d'un seul Dieu : il est, au contraire, devenu un piège d'erreur, auquel les philosophes mêmes ont été pris; savants ou ignorants, tous ont cru les corps animés par des esprits plus puissants que l'homme, desquels dépendaitsonsortsur la terre, auxquels, par conséquent, il devait adresser son culte, et la pbilosopbie n'est venue à bout d'en détromper aucun.

Plusieurs se sont plongés dans l'athéisme, plutôt que d'en revenir à la

(I) Quand on a lu Platon, on ne conçoit pas qu'il y ait eu une plumeau dii-huitième siècle pont- écrire de pareilles exagérations.

Lt Xoia.

doctrine et à la croyance primitive.

3° Les déistes ont donc très-grand tort de vanter les forces de la raison et de la lumière naturelle, pour connaître Dieu et savoir le culte qu'il faut lui rendre; il faut en juger par l'événement, et non par des ■ onjectures arbitraires. L'exemple de toutes les nations anciennes et modernes démontre que l'bomme passe fort aisément de la vérité à l'erreur, mais que, sans un secours surnaturel, il ne lui est jamais arrivé de revenir de l'erreur à la vérité.

§ III. Le culte des polythéistes a-t-il pu se rapporter à un Dieu suprême?

Parmi le grand nombre des savants qui se sont appliqués h prouver qu'au milieu même des ténèbres de I'idolàt'jie, il s'est toujours conservé du moins une faible notion d'un seul Etre suprême, tous n'ont pas agi par des motifs également louables. Les uns ont voulu prouver contre les athées, que le polythéisme n'a pas été la croyance constante et uniforme de tout le genre humain. Les déistes ont saisi avec avidité cette occasion de conclure qu'avant le christianisme tous les peuples n'étaient pas plongés dans un aveuglement aussi profond que le supposent les théologiens (1), et que ceux-ci sont partis d'un Faux principe pourdômontrer la prétendue nécessité de la révélation. Plusieurs protestants en ont profité à leur tour, afin de persuader que le culte rendu par les païens à des dieux subalternes était relatif et se rapportait au vrai

(I) Quoique les peuples idolâtres n'aient pas été plongés dans un aveuglement aussi profond qne le supposent plusieurs théologiens, on n'en peut rien conclure en faveur du déisme. Car il restera toujours aux philosophes a prouver qne tes hommes qui ne sont point éclairés par l'Evangile d Jésus- Christ, sont parvenus, d'eux-mêmes et sans le secours de latradition,à la connaissance dos premières vérités que nous trouvons partout.

Goisjit.

La vérité nous parait ôtre, sur ces auasti la raison partie olière des philosophes, la rairaie du genre humain et la traditiou ie.noul.iot I une lumière primordiale épandne par l'esprit de Dieu dans l'esprit humain, ont toujours concouru à l'épanouissement et A la démonstration des Tentée radicales, fondement de la foi, que, d'après le concile du Vatican, le raison démontre. La-dessu«, H Gousset a i lus raison que Dergior; et nous croyons avoir, par ce que nous venons de dire, plus raison que II. Gousset.

Le N ■■; .

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