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trées septentrionales. C'est à cette dernière catégorie de migrations que se rapportent les grands voyages semestriels de tant d'espèces.
» Forts ou faibles, grands et petits, les voyageurs ailés ne se hasardent pas à partir isolément; les oiseaux de proie eux-mêmes se réunissent par petites troupes ; le plus souvent les autres se rassemblent par plusieurs centaines, quelquefois par milliers. On se réunit donc sur le haut des arbres, des édifices; une animation extraordinaire semble indiquer de longs pourparlers et comme une délibération sol ennolle ; puis la troupe se range dans son ordre de marche. Chez presque toutes les espèces, les vieux mâles tiennent la tète et iront le plus loin; après eux les femelles d'âge mur; puis les jeunes forment le centre, et la masse de la horde voyageuse et les derniers nés ferment la marche en traînards. Rarement, comme chez les pinsons, les femelles font tête de colonne ; plus rarement encore ce sont les jeunes.
» L'heure du départ est réglée pour chaque espèce : les cailles, les raies, les foulques, les becs-iins, les grives partent le soir pour voyager la nuit ; les pigeons voyagent au milieu des brumes qui précèdent le lever du soleil ; les alouettes, les étourneaux, les farlouses, les bergeronnettes préfèrent la clarté du jour et les rayons d'un heau soleil; les pétrels, les mouettes se plaisent aux âpres rafales de la tempête et aux mugissements de la mer irritée. »
On pourra trouver, dans notre Dictionnaire, la question des migrations de quelques espèces d'oiseaux, traitée très-sommairement àplusieurs titres particuliers, comme celui d'Hi-