SUPERSTITIEUSES
Foi/. Epreuves
PAINS (multiplication des). Nous lisons, Matt., c. 14, y 17, que Jésus- Christ rassasia dans le désert cinq mille hommes avec cinq pains et deux poissons, et que l'on recueillit douze corbeilles des restes : ces pains, n'étaient pas gros, puisqu'ils étaient portés par un enfant, Joan., c, 6, 9. Dans un autre endroit, il est dit, y Watt., c. 15, y 34, qu'il répéta le même miracle, en nourrissant avec septpœnset quelques poissons quatre mille hommes, sans compter les femmes et les enfants, et que l'on remplit des restes sept paniers. Ce prodige fit tant d'impression sur cette multitude d'hommes, qu'ils s'écrièrent que Jésus était véritablement le Meseie, et qu'ils furent près de le proclamer roi. Joan., c. 6, y 14 et 15.
Pour diminuer l'éclat de ce prodige, les incrédules ont dit que c'était le même événement répété deux fois; mais la narration des é'-angélisles atteste le contraire,
puisque les circonstances sont différentes. Ils ont ajouté que sans doute Jésus avait envoyé ses disciples à la quête dans les environs, qu'ils étaient revenus avec des vivres; que Jésus les fit distribuer, et qu'il n'y a rien là de miraculeux. Mais quand vingt disciples seraient revenus chargés de vivres, auraient-ils pu en rapporter assez pour rassasier quatre ou cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants ? L'Evangile prévient encore ce soupçon, en disant que les disciples de Jésus lui représentèrent qu'il était impossible de trouver assez de vivres pour rassasier toute cette multitude, dont une grande partie n'avait pas mangé depuis trois jours. Enfin, dans l'impossibilité de contester ces deux miracles, nos sages critiques ont dit qu'il eût été mieux d'empêcher ce grand nombre d'hommes d'avoir faim, ou de les convertir tous sans miracle.
Ils n'ont pas vu qu'en disputant contre deux miracles, ils y en substituaient deux autres ; mais le premier n'aurait pas été aussi éclatant ni aussi sensible que lamultiplication dis pains, et le second aurait été absurde. Dieu ne convertit point les hommes sans raison et par un enthousiasme suint, mais par des réflexions, par des motifs, par des preuves sensibles et palpables.
Bergieh.
PAINS DE PROPOSITION ou D'OF- FRANDE. Ce sont les pains que l'on otl'rait à Dieu tous les samedis dans le tabernacle et ensuite dans le temple de Jérusalem. Il devait y en avoir douze, selon le nombre des tribus au nom desquelles ils étaient offerts ; on les posait sur une table couverte de lames d'or et revêtue de divers ornements, uniquement destinée à cet usage, et placée vis-à-vis l'arche d'alliance qui était censée être le trône de Dieu. C'étaient des pains sans levain ; on devait les renouveler chaque jour du sabbat, et il n'était permis qu'aux prêtres d'en manger, Exod., c. 25, y 23, 30, etc. Cependant Jésus-Christ, Matth., c. 12, y 14, fait remarquer que David et ses gens en mangèrent dans un cas de nécessité,
PAI
et que ce ne fut pas un crime de leur part, I.Jteg., o.21, f 6.
Uuelques interprètes disent que ces pains sont appelés en hébreu les pains des faces, et c'est ainsi que Aqmla et Onkélos ont traduit : ils auraient mieux rendu la force de 1 hébreu en traduisant par les pains ; des présents; face et présence sont là même chose; nous nommons une oflrande un présent, parce qu'offrir et présenter sont synonymes. La Vulgate, en biidukantpanespropositionis, n a rien dit de plus que panes oblatwnis. Cette offrande était un aveu solennel que faisaient les Israélites d être redevables à Dieu de leur nourriture, de leur subsistance, dont le pain est le symbole et la partie principale. Il n'est pas nécessaire de supposer, comme font plusieurs commentateurs, que Dieu, voulant être censé monarque des Israélites, exigeait que son temple fût meublé
Z a »?i, anpaMs < l"' 1 ' 7 eût toujours une table servie, etc. Il était juste que les Israélites lui présentassent suffit reconn aissance, et cela
La coutume subsiste encore, dans quelques paroisses de la campagne, d offrir de petits pains le dimanche qui suit 1 enterrement d'un mort ■ chaque proche parent porte le sien cet usage semble faire allusion à la leçon que Tobie donnait à son fils, c - *, y 18 : « Placez votre pain et «votre vin sur la sépulture du juste. »
L était donc une aumône faite à l'intention du défunt. Voyez Offrande.
Bergier.
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d'une bonne conscience et avec la consolation que donne l'espérance d un bonheur éternel.
C'est dans ce dernier sens qu'il est employé le plus souvent dans le nouveau, lestament. Le Messie avait été annonce sous le nom de Prince de la paix- son Evangile est appelé YEvangilede la paix, non-seulement parce quil apprend aux hommes à vivre en paix les uns avec les autres, en exerçant mutuellement la justice et lâchante, mais parce qu'il nous enseigne le moyen de conserver la tranquillité de notre âme par le calme de nos passions. Saint Paul dit que Jesus-Chnst, en mourant pour les hommes, a pacifié par le sang de sa croix tout ce qui est dans le ciel et
sur la terre cotoc. 1,^10, parce quil a mente et obtenu le pardon de nos péchés, et nous a réconciliés avec la justice divine. Il f au t donc se délier de tout système qui suppose que, maigre la rédemption, la guerre règne toujours entre le ciel et la terre.
Bergier.
PAIX. Ce terme, dans l'Ecriture sainte, a un sens très-étendu; il signifie non-seulement le repos, la tranquillité, la concorde, mais toute espèce de prospérité et de bonheur, i u?? lè re ordin aire de saluer chez les Hébreux était de dire : La paix soit avec vous; Jésus-Christ saluait ainsi ses disciples, et les apôtres se w ei î * ,f nc °re de cette formule dans
« r , ■ }™ S - P aVld P° ur exprimer la itncitedun bon gouvernement, dit que la justice et la paix se sont embrassées, Ps. 84, * )f, M 011ri , en Pinx, c est mourir avec la tranquillité
PAIX ou BAISER DE PAIX. Saint Pierre et saint Paul finissent leurs lettres en disant aux fidèles : « Sa- » Juez-vous les uns les autres par un saint baiser. » Dès l'origine de l'Eglise la coutume s'introduisit parmi les chrétiens, dans leurs assemblées de se donner le baiser de paix, symbole de concorde et de charité mutuelle. Saint Justin, dans sa deuxième Apologie n. 65; Tertullien, de Orat , c. 14; Saint Cyrille de Jérusalem, Catech. mtjst. 5, et les Pères des siècles suivants en parlent; il en est fait mention dans le concile de Laodicée, dans les Constitutions apostoliques, et dans toutes les anciennes liturgies.
Les païens prirent de là un prétexte" pour calomnier les chrétiens, et leur firent un crime de cette marque d'amitié fraternelle.
Jésus-Christ avait dit : « Si votre » frère a quelque chose contre vous, » laissez là votre oblation devant l'au- » tel, et allez auparavant vous récon- « cilier avec votre frère, » ilatt., c 5, f 24. Les fidèle» conclurent avec raison, qu'une disposition né-