On remarque dans les miracles de Jésus-Christ
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On connaît l'argument qu'a faitsaint Augustin pour prouver que, de quelque manière que l'on s'y prenne, il faut nécessairement admettre des
deux ca' actère publicité.
cïpanXj leur importance et leur
Considérés, soit en eux-mêmes, soit dans leurs conséquences, ca sont des JVit.s de la plus haute importance. Par eux-mêmes ils préseutaient le spectacle le plus magnifique, le plus extraordinaire que l'on eût jamais vil.
Jean-Baptiste, né au milieu des prodiges, annonce la naissance encore plus merveilleuse ds Jc:sus. Les anges la révèlent à des bergers et la célèbrent par leurs concerts. Du fond uV lOiient. des sages, conduits par un météore brillant, viennent se prosterner devant son bei eean. Il est présenté au temple ; un vieillard vénérable, mie sainte propbétesse, reconnaissent dans cet enfant le Metsie attendu depuis tant de siècles, et prédisent ses hautes destinées. A l'âge de douze ans il s'assied au milieu des docteurs, et les confond par la sagesse et la profondeur de ses discours. Jeun-Baptiste parait: tous les regards se tournent sur lui j on cro.t qu'il est le Metsie, mais il ne se réserve que la gloire de le faire connaître. A son témoignage se joint une voix du ciel, qui proclame Jésus Fils de Dieu. Jésus sort de sa retraite; et 'pendant ti ois ans, chaque jour de sou ministère public est inarqué par quelques prodiges. On ie voit marcher sur les flots et commander à In tempête ; avec quelques pains et quelques petits poissons, il mssasie des troupes entières ; d'une seule parole, d'un simple signe, il guérit desdémoniaques, des aveugles, des lépreux, des paralytiques ; à sa voix les morts sortent du tombeau. L'heure de sa moit, dont il avait prédit tontes les circonstances, est arrivée, et pour montrer qu'elle est pleinement volontahe, il fait tomber à ses pieds les satellites envoyés pour le saisir; il guérit celui qu'un de ses disciples avait blessé. Traîné successivement devant les pontifes, le gouverneur romain et le tétrarque de Galilée, il les épouvante par ses réponses, et encore plus par son silence. Il expire; le soleil s'obscurcit, la terre tremble, le voile du temple se déchire, les morts ressuscitent... Jusque dans sa mort Jésus se montre le maître de la nature.
N'enssent-elles été que l'objet d'une admiration stérile et passagère, des œuvres si éclatantes mi pouvaient manquer d'éveiller l'attention publique. Slais Jésus ne voulait pas seulement frapper les yeux et étonner les esprits, ses prodiges avaient un but plus important, la fondation d'un nouveau cu!t3 qui devait succéder à la loi de Moïse/ 1 1 s'établir dans tout l'univers sur les ruioes de l'idolâtrie. Les miracles de Jésus-Christ, étroitement liés à lacause de la religion, intéressaient donc essentiellement les ministres et les sectateurs de tous les cultes. De pins, chez les juifs, chez les païens mômes, l'ordre public était fondé sur les opinions et sur les pratiques religieuses. L'état était menacé par des miracles qui tendaient visiblement a renverser les synagogues et les temples. Ceux-mêmes en qui le z'èle de la religion n'aurait pas excité un vif intérêt, pouvaient-ils voir d'un œil indifférent les suites politiques de la révolution qu'annonçait Jésus-Christ, et que préparaient ses miracles.
Un secou/1 caractère des mirages de l'Evangile, c'est leur publicité, leur notoriété, leur évidence, Ce n'étaient pas de ces merveilles équivoques ez momentanées qui laissent douter si l'œil du spectateur n'a pas été trompé par des illusions, ou ébloui par des prestiges. Ni les ressources de la nature^.
LSI
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