‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 9 (volume 2)Chapitre 43 sur 122 · NAN · texte numérisé non relu

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dans le moment de la conception, elle n'agisse sur le germe, et nous disons de même de l'imagination du père. On peut conclure de nos articles Génération, Génératianisme, et plusieursautres, que nous ne croyons pas à une formation de l'être par parties, dont l'une serait purement physique, et l'au Ire purement psychique ; nous croyons à une génération de 1 engendré tout entier, par le générateur tout entier ; et, par conséquent l'état p=ycbique et-moral du père et de la mère pourrait, selon nous, en produisant le germe fécond, poser en lui des principes modifieatifs qui s'accentueraient ensuite durant le développement total. Et il sort de là une grande leçon de morale à tous les pères et mères. S'ils veulent avoir des enfants forts et beaux physiquement et moralement, qu'ils suivent régulièrement les procédés de^ la nature, et qu'ils soient euxmêmes toujours beaux moralement pour ne pas manquer de l'être dans leurs unions génératrices.

Le Noir.

NAHUM est le septième des douze petits prophètes ; il prédit la ruine de Ninive, et il la peint sous les images les plus vives ; il renouvelle contre cette ville les menaces que Jonas avait faites longtemps auparavant. Cette prophétie ne contient que trois chapitres, et on ne sait pas certainement en quel temps elle a été faite ; on conjecture que ce fut sous le règne de Manassès.

Bergier.

NAISSANCES (Théol. misa, scien.

social, statis.) — Nous nous prononçons formellement, dans plus d'un article, contre la polygamie en la déclarant une violation du droit naturel ; nous tirons nos principales raisons de l'état d'esclavage auquel la polygamie réduit nécessairement la femme devant l'homme; mais il y en a une purement matérielle qui suffirait pour établir cette opposition aux droits de la nature; et cette raison consiste en ce qu'il est établi par les statistiques que la nature ne fait pas naitre dans l'espèce humaine plus

de femelles que de mâles ; ce serait plutôt le contraire qui aurait lieu; en France de 1817 à 1857, il naquit 20,340,104 garçons, et seulement 19,18i,557 filles; la différence fut de 1/16 environ au profit des mâles.

Si l'on avait la statistique des naissances des autres contrées dans le monde entier, nous sommes convaincu que l'égalité se trouverait rétablie par la moyenne générale ; mais ce qu'il y a de certain, c'est que la nature ne donne au sexe masculin que tout au plus une femelle par individu, et que, par conséquent, aucun homme n'en reçoit de la nature plus d'une pour sa part. Si donc quelqu'un s'en adjuge plus d'une, il vole à ses frères toutes celles qu'il prend en surplus, et se constitue dans un état de violation constante du vœu de la nature. Joignez à cela que la femme perd bien avant l'homme la faculté de produire.

Nous ne voyons pas de réponse possible à cette raison physiologique.

Le Noir.

NAISSANCE y. Marie.

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