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l'avance pour être averti et pour donner le coup de barre qui suffit à la déviation nécessaire ; mais dans les nuits sombres, deux navires faisant route en vis-à-vis, courent risque de se briser l'un contre l'autre comme deux locomotives lancées de face sur la même voie. Tout le monde a frémi dans ces derniers temps aux lugubres récits qu'ont donnés ;les journaux de ces genres d'accidents. Il s'agit de trouver le remède à ce danger issu de la perfection morne des procédés trouvés par notre industrie.
Or, on n'a pensé jusqu'à présent qu'aux avertissements soit par des phares électriques que porteraient les paquebots à leurs mâts de misaine et dont la lumière serait assez puissante pour traverser les brouillards les plus épais, soit par des sifllets assez perçants pour traverser les couches atmosphériques les moins diaphanes acoustiquement. Le premier moyen est à peu près trouvé; le second n'est encore qu'à l'étude, et les expériences qui se font en vue de le découvrir ont révélé de nouveaux mystères d'acoustique, dont nous dirons quelque chose au mot Son si la place nous reste. Nous ne ferons ici que signaler le premier moyen, qui repose sur une application de la lumière électrique, et qui ne pourrait devenir insuffisant que dans des temps de brouillards extraordinaires.
On peut produire la lumière électrique à l'aide de plusieurs sources, très-différentes ; on le peut avec la pile voltaique, on le peut avec les appareils d'induction; avec la pile, ce sont simplement deux fils conducteurs provenant des pôles contraires qui viennent faire leur décharge continue dans deux petits cylindres de charbon dont les bouts se regardent à une faible distance ; il se produit, dans le petit intervalle un arc lumineux très-vif duquel s'échappe un cône de lumière qui va au loin éclairer fortement les objets, et qui se voit comme une sorte de comète avec son noyau et sa longue queue. Avec l'appareil d'induction, ce sont des bobines de fil conducteur qui tournent rapidement devant des aimants, établissent sans cesse, par leur mou-
vement, des changements précipités de courant, des ruptures et des reprises, et déterminent ainsi un effet semblable au point de réunion, à faible distance, des deux charbons terminant les conducteurs des pôles de nom contraire.
Cette dernière source a paru jusqu'à présent la plus facile à appliquer dans les paquebots. On a imaginé un appareil composé de quatre disques parallèles supportant des bobines de fils de cuivre (soit 64), tournant avec une vitesse de 430 tours à la minute, devant des aimants trèsforts (soit 40), et dont le mouvement de rotation est entretenu par la machine à vapeur, moyennant une dépense de trois chevaux vapeur. Tout l'appareil occupe un emplacement de deux mètres cubes ;ilest!ongde l m 10, large de t m 30 et haut de l m 43. C'est.
un peu encombrant, mais ce ne l'est pas assez pour nuire beaucoup sur les grands paquebots, (comme dimensions, pourtant on trouvera mieux).
Cette source d'électricité est placée au bas du mât de misaine et les deux fils qui en sortent avec les deux crayons de charbon qui les terminent vont au haut du mât produire leur lumière dans un fanal. Les charbons s'usent en six heures, et ont par conséquent besoin d'être tous les six heures renouvelés; on avait d'abord fixé le fanal au haut du mât, et par là même un marin était obligé d'y monter toutes les six heures ; mais la manœuvre était trop difficile avec les mouvements du mât par suite de ceux du navire; on a rendu le fanal susceptible de se hisser et de se déhisser le long de deux rainures de fer écartées du mât, comme un de nos anciens réverbères à huile ; les fils de la longueur du mât s'enroulent et se déroulent sur une bobine ad hoc. Tel est l'appareil dont on a obtenu déjà de bons résultats sur plusieurs paquebots qui en ont fait l'essai.
Mais tout cela sent encore l'enfance dans son ordre. On trouvera beaucoup mieux.
Le Noir.
NAZARÉAT, NAZARÉEN. Ces deux mots sont dérivés de l'hébreu nazar.
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âtefingner, séparer, imposer des abstim ■!. u ,., |t
des hommes qui s'abstenaient par
vœu do planton choses perm 1° ' : !r temps de leur
ti ï > ~ i i n . ■ i . ; une espèce de pu-
rification ou de Son ; il en
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(m y voit que le nax en trois choses principale s'abstenir de rin ',....■ boisson
capable d'enivrer : point se
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mon ipproeber.
B y avait c - Juifs deux es-
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qui durait toute la vie, L'antre passager qui m dorait qne pendant nn certain temps, ri i prédrl de
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serait tuuan n d> :■> u depuis son enfance; \ de Samuel
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et de ue poinl loi . \ la tète.
L'ange qui annonça à Zacbarie la naissance de saint Jean-Baptiste, lai dit que cet enfant ne fer li d'aucune boisson i et qu'il serait rempli .lu SaintrEsprit dès le sein de sa mère. Luc, c. 1, f 15. Ce son! là autant d'exemples de ttasan ai perpétuel.
!■' rabbins pensent qne le na :
passager ne durait que mais ils l'ont ainsi décidé sur idées cabalistiques qui ne prou rien; il est plus probable que cette durée dépendait de ta volonté de celui qui s'y était engagé par un \ et en* i :u poovail être plus on
moins long. Le chapitre du h du l mères presci il ce qne le wizari'ii devait faire a ta lin de san vomi :
il devait se ,,.,
offrir à Iticii des ■ sacriliccs, du pam. m ,t du
vin ponr les libations ; ensuit lui
>' la tète, ci on brnl il ses cheveux au ici, de Paotel : .les ce moment, son veeu étad pu, il clan c, pen : di : d tueet auxquelles n j'étail obli
Ceux qui fais dent le vœu dn n - ■arMhors de i . Palestine, et qmi pouvaient se présentée au temple à
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la lin de leur «on, n Usaient raser la t. le .ni ils se trooraient, et remettaient à un autre temp sèment des a.
en ma saint l'aul B Cem ; lin de son v.eu. | | S .
Les rabbins ont ima-iné qu'une sonne pouvait avoir part au mérite du ' en contribuant aux
des sacrifices do muai il n, l.,r-.pi'eile ne ponvait taire opinion n'est fondée sur au ne.
Spencer, ,l.in- s,.,, cér,
dissert. c. 6, obearve que la ooub de nourrir la chevelue ,,i.-s
Kens à l'honneur de quelque divii et de la lui i ensuite, était
commune aax Egyptiens, aax Syriene, aux Grecs, etc. ; el il supp mal à propos que Moïse ne lit enta pnrifieri monie, en limitant
et la destinant à henorer le vrai Dieu.
Il dit qu'il n'est pas probable qui nations l'aient empruntée des Juifs; mais il est encre moins probable que Mofse l'ait empruntée d'eux, et il est fort incertain si , et u ige était pratiqué de son temps par les idolâtres.
Si Spencer et d'autres y avaient mieux réfléchi, ils auraient vu qu'il n'y a point ici d'emprunt, que la coutume des païens n'avait rien de commun avec le naxareïlfd *ix.
Les jeunes Crées nourrissaient leur chevelure jusqu'à l'âge de p alors lesche\cii\ le- .ni! ir-
raaséa dans la mtte, dan nager el i . ii s
ntsacraienl donc à llemil • qui présidait à la lutte. u
des eaux protectrices des ,
ils les suspendaient dans les temples et les conservaient dan
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la Palestine, la chevelu commode; c'était une mortift alien de ta farder ans i bien que de s'abstenir du vin, etc.
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'. -', ) S3, que Je- . .li-
rait a ■ .il
aiu.-i ce qui est dit par lea prophètes,
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il sera nommé Nazaréen. Ce nom, disent les rabbins et les incrédules leurs copistes, ue se trouve dans aucun prophète en parlant du Messie; saint Matthieu a donc cité faux dans cet endroit.
Ils se trompent. Soit que l'on rapporte ce nom à netser, rejeton, ou à natzar, conserver, garder, ou à nazir, homme constitué en dignité, etc., cela est égal. Isaïe, c. 11, f i, parlant du Messie, le nomme un rejeton, netser, qui sortira de Jessé. C. 42, f 6, Dieu dit au Messie : Je vous ai gardé pour donner une alliance à mon peuple et la lumière aux nations.
L'hébreu emploie le prétérit ou le futur de natzar. C. 52, f 13, il dit que le Messie sera élevé, exalté, constitué en dignité. La version syriaque a rapporté ce nom à netser, rejeton :
elle fait ainsi allusion au premier de ces passages d'Isaïe ; le nom de la ville de Nazareth y est écrit de même; cette allusion était donc très-sensible dans le texte hébreu de saint Matthieu, et il est incertain si la version syriaque n'apas été faite sur le texte même, plutôt que sur le grec. Ainsi saint Jérôme, dans son Prologue sur la Genèse, n'a pas hésité de rapporter le Nazarxus de saint Matthieu au texte d'Isaïe, c. Il, f 1. Bergier.
NAZARÉENS, hérétiques qui ont paru dans le second siècle de l'Eglise :
voici l'origine de cette secte.
On sait par les Actes des apôtres, c. tS, que parmi les docteurs juifs qui avaient embrassé le christianisme, quelques-uns se persuadèrent que, pour obtenir le salut, ce n'était pas assez de croire en Jésus-Christ et de pratiquer sa doctrine, qu'il fallait encore observer la loi de Moïse ; conséquemment ils voulaient que les gentils même convertis fussent assujettis à recevoir la circoncision et à garder la loi cérémonielle. Les apôtres assemblés à Jérusalem décidèrent le contraire; ils écrivirent aux fidèles convertisde la gentilitê qu'il leursuffisait de s'abstenir du sang, des chairs suffoquées et de la fornication; quelques auteurs ont cru que sous ce nom les apôtres entendaient tout acte dïdolàtrie.
Mais ils ne décidèrent point que les Juifs de naissance, devenus chrétiens, devaient cesser d'observer la loi de Moïse; nous voyons, au contraire, Act., c. 21, f 20 et suiv., que les apôtres et saint Paul lui-même continuèrent à garder les cérémonies juives, non comme nécessaires au salut, mais comme utiles à la police de l'église juive. Ces cérémonies ne cessèrent qu'à la destruction de Jérusalem et du temple, l'an 70. Il parait que, même après cette destruction, les Juifs chrétiens qui s'étaient retirés à Pella et dans les environs, ne quittèrent point leur ancienne manière de vivre, et qu'on ne leur en fit pas un crime.
Vers l'an 137, l'empereur Adrien, irrité par une nouvelle révolte des Juifs, acheva de les exterminer, et prononça contre eux une proscription générale ; alors les chrétiens, juifs d'origine, sentirent la nécessité de s'abstenir de toute marque de judaïsme. Quelques-uns, plus entêtés que les autres, s'obstinèrent à garder leurs cérémonies, et firent bande à part; on leur donna le nom de nazaréens, soit que ce nom eût déjà donné aux juifs chrétiens en général, comme nous le voyons, Act., c. 24, ^5; soit que ce fût pour lors un terme nouveau, destiné à désigner les schismatiques, et qui venait de l'hébreu, nazar, séparer.
Bientôt ils se divisèrent en deux sectes, dont l'une garda le nom de Nazaréens, les autres furent nommés ébionites. Quelques auteurs ont cru cependant que la secte des ébionites est plus ancienne que cette date, qu'elle fut formée d'abord par des juifs réfractaires à la décision du concile de Jérusalem, qu'elle eut pour chef un nommé Ebion, vers l'an 73.
Voyez Ebionites.
Quoi qu'il en soit, les nazmèem en étaient distingués par leurs opinions.
Ils joignaient, comme les éliionites, la foi de Jésus-Christ avec l'obéissance aux lois de Moïse, le baptême avec la circoncision ; mais ils n'obligeaient point les gentils qui embrassaient le Christian ismo à observer les rites du judaïsme, au lieu que les ébionites voulaient les y assujettir. Ceux-ci
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soutenaient que Jésus-Christ était seulement un homme né de Joseph et de Marie : les nazaréens le reconnaissaient pour le Fils de Dieu, né d'une Vierge, et ils rejetaient toutes les additions que les pharisiens et les docteurs de la loi avaient faites aux institutions de Moïse. Il est cependant incertain s'ils admettaient la divinité de Jésus-Christ dans un sens rigoureux, puisque l'on dit qu'ils croyaient que Jésus-Christ était uni en quelque sorte à la nature divine.
Voyez Le Quien, dans ses Notes et ses Dissert, sur saint Jean Damascùne, dissert. 7. Ils ne se servaient pas du même Evangile que les éhionites.
Nous ne voyons pas pourquoi Mosheim, qui fait cette observation dans son Histoire ecclésiastique, blâme saint Epiphane d'avoir mis les nazaréens au rang des hérétiques. S'ils n'admettaient qu'une union morale entre la nature humaine de Jésus-Christ et la nature divine; si, malgré la décision du concile de Jérusalem, ils regardaient encore les cérémonies judaïques comme nécessaires ou comme utiles au salut, ils n'étaient certainement pas orthodoxes.
Saint Epiphane dit que, comme les nazaréens avaient l'usage de l'hébreu, ils lisaient dans cette langue les livres de l'ancien Testament. Ils avaient aussi l'Evangile hébreu de saint Matthieu, tel qu'il l'avait écrit; les nazaréens de Bérée le communiquèrent à saint Jérôme qui prit la peine de le copier et de le traduire. Ce saint docteur ne les accuse point de l'avoir altéré ni d'y avoir mis aucune erreur.
Il en a seulement cité quelques passages qui ne se trouvent dans aucun de nos Evangiles, mais qui ne sont pas fort importants. Nous ne savons pas sur quoi fondé Casaubon a dit que cet évangile était remplidefables, qu'il avait été altéré et corrompu par les nazaréens et par les ébionites. Ces derniers ont pu corrompre celui dont ils se servaient, sans que l'on puisse attribuer la même témérité aux nazaréens. Si saint Jérôme y avait trouvé des fables, des erreurs, des altérations considérables, il n'aurait pas pris la peine de le traduire.
Il est vrai que cet Evangile était
appelé indifféremment l'Evangile des nazaréens, et l'Evangile selon les Hébreux; mais il n'est pas sur que ce soit le même que l'Evangile des douze apôtres. Voyez Fabricii codex apocryph. nov. Testament., n. 35. Le traducteur de Mosheim assure mal à propos que saint Paul a cité cet Evangile. Cet apôtre dit, Gai., c. i t $ 6 : « Je m'étonne de ce que vous » quittez sitôt celui qui vous a appe- » lés à la grâce de Jésus-Christ, pour » embrasser un autre Evangile. »
Mais il est clair que par Evangile, saint Paul entend la doctrine, et non un livre : il en est de même, jk 7 et H.
Ce qu'il y a de certain, c'est qu'aucun auteur ancien n'a reproché aux nazaréens d'avoir contredit dans leur Evangile aucun des faits rapportés par saint Matthieu et par les autres évangélistes ; voilà l'esssentiel. Puisque c'étaient des Juifs convertis et placés sur les lieux, ils ont été à portée de vérifier les faits avant d'y ajouter foi, ils ne les ont pas crus légèrement, puisqu'ils poussaient à l'excès leur attachement au judaïsme.
A l'occasion de cette secte, Tolaud et d'autres incrédules ont forgé une hypothèse absurde. Ils ont dit que les nazaréens étaient dans le fond les vrais disciples de Jésus-Christ et des apôtres, puisque l'intention de ce divin Maître et de ses envoyés était de conserver la loi de Moïse; mais que saint Paul, pour justifier sa désertion du, judaïsme, avait formé le dessein de l'abolir, et en était venu à bout malgré les autres apôtres ; que le christianisme actuel était l'ouvrage de saint Paul, et non la vraie religion de Jésus-Christ. Toland a voulu prouver cette imagination ridicule par un ouvrage intitulé Nazanmus. Il a été réfuté par plusieurs auteurs anglais, mais surtout par Mosheim, sous ce titre : Vindicix anliqux Christianor.
disciplina adv. J. Tolandi Nazarenum, in-8°, Hamburgi, 1722. Il y fait voir que Toland n'a pas apporté une seule preuve positive de toutes ses imaginations; il soutient que la secte hérétique des nazaréens n'a pas paru avant le iv e siècle.
D'autres incré 'n'^s prétendent au contraire que le parti de saint Paul a
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eu le dessous, que les judaïsants ont prévalu, que ce sont eux qui ont introduit dans l'Eglise chrétienne l'esprit judaïque, la hiérarchie, les dons du Saint-Esprit, les explications allégoriques de l'Ecriture sainte, etc.
Cette contradiction entre les idées de nos adversaires suffit déjà pour les réfuter tous. A l'article Loi céréjionielle, nous avons prouvé que l'intention de Jésus-Christ ni de ses apôtres ne fut jamais d'en conserver l'observation ; ils n'auraient pu le faire sans contredire les prédictions des prophètes, et sans méconnaître la nature même de cette loi. 11 n'est pas moins faux que saint Paul ait été d'un avis différent de celui de ses collègues sur l'inutilité des cérémonies légales par rapport au salut ; le contraire est prouvé par la décision unanime du concile de Jérusalem, par les lettres de saint Pierre et de saint Jean, par celles de saint Barnabe, de saint Clément et de saint Ignace, par la conduite qu'ils ont suivie dans les églises qu'ils ont fondées, etc. Cette imagination des rabbins, qui était déjà venue dans l'esprit des manichéens, de Porphyre et de Julien, ne valait pas la peine d'être renouvelée de nos jours. Voyez Saint Paul,
D'autre part, comment a-t-on pu conserver dans l'Eglise chrétienne l'esprit du judaïsme, pendant que les nazaréens et les ébionites ont été condamnés comme hérétiques, à cause de leur obstination à judaïser? On voit, par cet exemple et par beaucoup d'autres, que les ennemis du christianisme, anciens ou modernes, ne sont pas heureux en conjectures.
Bergier.
NAZIANZE. Voyez Grégoire (S.).
NAZARETH (Théol. mixt. scien.
■jéogr.) — V. Palestine. Nous citerons ici le passage suivant du Voyage religieux en Orient de l'abbé Michon; le voyageur après avoir exprimé ses sentiments pieux lorsqu'il dit la messe dans la grotte de Nazareth, décrit comme il suit les costumes des hommes et des femmes de cette petite cité montagnarde, et par con-
séquent ceux que portèrent, dit-il, le Christ et sa mère :
« La sainte grotte (1) avait été parée de draperies de soie. Les fHèles de Nazareth étaient venus assister à l'office du matin, selon l'usage de l'Orient dans toutes les communions chrétiennes. Ce fut un jeune homme de Nazareth qui me servit la messe.
Je fus frappé de la douceur et de la noblesse de ses traits. Son costume surtout attira mon regard, et lorsque je sortis du couvent, je ie priai de poser quelques instants devant moi, pour que je prisse un croquis de ce costume Je suis parfaitement convaincu que le Christ était vêtu ainsi.
» Ce jeune homme avait environ vingt-cinq ans. Il avait assez de barbe, et il la portait tout entière.
Sa tète était rasée et couverte d'un kalieh.
» Le kalieh est un mouchoir rayé, orné de longues franges. 11 se plie en deux et se pose sur la tête de manière àjeter sur les épaules et sur le cou la partie frangée. Il est retenu par une double corde de poil de chameau, qui produit à l'œil l'effet d'un diadème. Le kaiieh tombe avec beaucoup de grâce sur les vêtements.
Il protège le cou, les oreilles et le front. C'est le voile de l'homme ; et dans les grandes chaleurs, surtout en voj'age, on le noue autour du visage, de manière à ne laisser découverts que les yeux. On se défend ainsi de l'excessive chaleur et des insectes dont les piqûres sont terribles.
» Le corps est vêtu d'une tunique, longue robe qui part du couet tombe sur les pieds. Cette tunique est d'une extrême simplicité, fendue dans le haut sur le devant, pour y passer la tète, et retenue au milieu du corps par une ceinture (2).
» L'usage de porter des caleçons s'introduit peu à peu; mais il est inconnu des Arabes, qui n'ont sur le corps que la simple tunique ; et leslivres saints ne parlent pasd' autre
(i) La grotte île 1'Anoonciation. Ljî Nom.
(2) Les frères do Joseph le dépouillent de sa tunique, qui tombe sur les pieds et qui ost rayée. Nutlaverimt eum tunica talai i et polymita* (Gens., XXXVII, 23.)
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