NEU
évêque et un moine, qui tous étaient Syriens jacobites, et que ceux-ci avaient semé leur erreur parmi ces chrétiens ignorants, de sorte que ces malheureux, après avoir été nestoriens pendant plus de mille ans, sont devenus, sans le savoir, jacobites ou eutychiens, malgré l'opposition essentielle qu'il y a enire ces deux hérésies. La Croze, qui ne l'ignorait pas, n'a témoigné y faire aucun3 attention. En 1758 ils avaient pour archevêque un caloyer on moine syrien fort ignorant, etunchorévêque de même religion un peu mieux instruit. Ce dernier lit voir à M. Anquetil les likugies syriaques, et lui laissa copier les paroles de la consécration ; il lui donna ensuite sa profession de foi jacobite dans la même langue. Zend-Avesta, iom. 1. p. 1 65.
Par la suite des faits que nous venons d'exposer, l'on voit que les protestants ont manqué de sincérité dans tout ce qu'ils ont écrit touchant le nestorianisme, ils l'ont déguisé et très-mal justifié, soit dans sa naissance, soit dans les progrès qu'il a faits après le concile d'Ephèse, soit dans son dernier état chez les Malabaras ou chrétiens de saint Thomas ; ils couronnent leur infidélité par des calomnies contre les missionnaires de l'Eglise romaine. « De quelque ma- » nière que Jésus-Christ soit an- » nonce, disait saint Paul, soit par » un vrai zèle, soit par jalousie, soit » par un autre motif, je m'en ré- » jouis et m'en réjouirai toujours. »
l'hilipp., c. 1, f 18 et 19. Ce n'est plus là l'esprit qui anime les protestants ; ils ne veulent pas prêcher Jésus-Cbrist aux inlidèles, et ils sont fâchés de ce que les catholiques font des conversions. Voyez Missions.
Bergier.
NETTER (Thomas) Théol. hist. biog.
et bibliog.) — Ce célèbre théologien surnommé Waldensis, naquit à Walden, en Angleterre, f*t envoyé par le roi Henri IV au concile de Pise en 1409, y combattit les partisans des deux antipapes, fut élu, à son retour provincial de son ordre (Carmes,) et s'éleva avec une telle vigueur contre Wiclofl qu'il alla, dans ses prédications, ju-qu'à blâmer le roi de sa né-
gligence à punir les hérétiques. Il fut aussi envoyé au concile de Constance en 1415. Il mourut à Rouen, en 1430, dans un voyage à Paris où il accompagnait Henri V. Il a laissé beaucoup d'écrits; un seul a été imprimé : Doctrinale antiquitatum fidei catholkse.adversus Wklevitas etHassitas, Paris 1532 ; Saïamanque, 1556 ; Venise, 1571.
Le Noir.
NEUVAINE, prières contiuuées pendant neuf jours en l'honneur de quelque saint, pour obtenir de Dieu quelque grâce par son intercession.
Comme les incrédules instruits par les protestants se font une étude de tourner en ridicule toutes les pratiques de piété usitées dans l'Eglise romaine, un bel esprit ne peut pas manquer de regarder une ncuvaine comme une superstition,. de la mettre au rang des pratiques que l'on nomme vaincs observances et culte superflu . Pourquoi des prières répétées pendant neufjours niplusni moins?
Seraient-elles moins efficaces, si elles étaient faites seulement pendant huit jours ou prolongées jusqu'à dix ? etc.
En quelque nombre que l'on puisse faire des prières, la même question reviendra et ne prouvera jamais rien. L'allusion à un nombre quelconque n'est superstitieuse que quand elle a quelque chose de ridicule, "et n'a aucun rapport au culte de Dieu ni aux vérités que nous devons professer ; elle est louable, au contraire, lorsqu'elle sert à inculquer un fait ou un dogme qu'il est essentiel de ne pas oublier. Ainsi chez les patriarches et cbez les Juifs le nombre septénaire était sacré, parce qu'il faisait allusion aux six jours de la création, et au septième qui était le jour du repos ; c'était par conséquent une profession continuelle du dogme de la criition,dogme fondamental et de la plus grasde importance, Voyez Sept. Le cinquième jour de la fête des Expiations, les Juifs devaient offrir en sacrilice des veaux , au nombre de neuf; nous ne croyons pas que ce nombre eût rien de superstitieux, quoique nous n'en sachionspas la raison. Num.,c. 20, t 26.