‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 9 (volume 2)Chapitre 58 sur 122 · NOC · texte numérisé non relu

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pie le livre de Jean Bar Phiukai, Expositio vocum.

» A. coté de Bar Phinkai on cite, comme grammairiens, Elias, évêque de Nisibis (1000 ans après Jésus- Christ), Jesudenah, Achudemes eUean, le médecin. Mais bientôt même ce genre d'étude tomba; Grégoire Bar- Hébrœus, au treizième siècle, se plaint hautement de la décadence des Eglises nestoriennes. Ebedjesu Sobensis est le dernier Nestorien savant qu'on nomme encore. »

Aujourd'hui JV«sï'6isn'cstplus qu'un misérable village habité par des chrétiens nestoriens et arméniens, dont la seule richesse est dans son vieux nom.

Le Noir.

NITHARD [Théol. hist.biog. et bibliog.) — Cet historien du ix e siècle, petit-fils de Charles le Gros, naquit sur la lin du vin siècle, prit part pour Charles le Chauve dans la lutte fratricide des lils de Louis le Débonnaire, l'assista de ses conseils et partagea avec lui les hasards de la guerre. Ce fut d'après ses ordres, qu'en 841, il commença à écrire ses quatre livres d'histoire qu'il termina en 843. Il mourut, dit-on, d'une blessure qu'il avait reçue lors d'une invasion des Normands, vers 8o8-8o9.

Le Noir.

NOACHIDES. Voyez Noé.

NOCES, festin que l'on fait à la célébration d'un mariage. Jésus-Christ daigna honorer de sa présence les noces de Cana, pour témoigner qu'il ne désapprouvait point la joie innocente à laquelle on se livre dans cette occasion; il y lit le premier de ses miracles, et y changea l'eau en vin.

Voyez Cana.

A son exemple, les conciles et les Pères de l'Eglise n'ont point blâmé la pompe et la gailé modestes que les fidèles faisaient paraître dans leurs Jioces; mais ils ont toujours ordonné d'en bannir toute espèce d'excès, et tout ce qui ressentait encore les mœurs païennes. « Il ne » convient point, dit le concile de » Laodicée, aux chrétiens qui assis-

» tent aux noces, de se livrer à des » danses bruyantes et lascives, mais « d'y prendre un repas modeste et » convenable à leur profession. »

Saint Jean Chrysostome a déclamé plus d'une fois contre les désordres auxquels plusieurs chrétiens se livraient dans cette circonstance. Bingham, Orig. ecclês., 1. 22, c. 4, § 8.

Plusieurs conciles ont défendu aux ecclésiastiques d'assister aux festins des noces ; d'autres leur ont seulement ordonné de se retirer avant la tin du repas, lorsque la joie devient trop bruyante. Dans les paroisses de la campagne, plusieurs pasteurs ont coutume d'assister aux noces, lorsqu'ils y sont invités, parce qu'ils sont sûrs que leur présence contiendra les conviés, et fera éviter toute espèce d'indécence. Ceux qui ont des paroissiens moins dociles et moins respectueux, s'en absentent, alin de ne pas paraître approuver ce qui peut y arriver de contraire au bon ordre. Les uns et les autres sont louables dans leurs motifs et dans leur conduite, selon les circonstances.

B ERG 1ER.

NOCES (secondes). Voy. Bigames

NOCTILUQUES (les) (Théol. mixt.

scien. zool.) — Les noctilvques sont un genre d'infusoires [V. ce mot) qu'ont déterminé les travaux de M. Savigny,deM. Dujardin et deM. Doyère.

Les micrographes n'en ont encore reconnu qu'une espère qu'ils appellent le Noctiluque MiHaris ; c'est un petit animal marin, globuleux, transparent, muni d'une petite trompe et qui est gros comme une toute petite tète d'épingle. Ce sont les uoctUuques qui rendent parfois la mer si belle de phosphorescences sur les côtes de laNormandie.llsse développent dans ces eaux en assez grande quantité pour produire ces elfets de lumière; c'est tout à la fois, par des productions lumineuses dans le genre de celle du ver luisant et par des reflexions et réfractions de ces lueurs que les eaux de ces parages nous donnent si souvent ces spectacles durant les belles nuits.

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