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MÉTÉORITES (les). ThéoL. mixt.
scien. météorol. et cosmol.) — On donne maintenant le nom de météorites aux pierres plus ou moins métalliques tombéesdu ciel, qu'où appelait auparavant aérolithes. Eu ouvrant notre premier volume, nous ne trouvons point d'article sous le titre Aérolithes, nous l'aurons oublié; il est vrai que nous en trouvons un au mot Astéroïdes, qui peut être considéré comme équivalent en partie à celui que nous aurions pu faire sous ce titre ; il ne le remplace pourtant pas assez pour nous dispenser d'un petit sur les météorites.
Les historiens et le vulgaire ont toujours parlé de pierres tombées du ciel;mais les savants n'y croyaient pas. Ce n'est que dans notre siècle que ces phénomènes si étranges et si curieux ont été mis hors de doute et que la science sérieuse s'est vue obligée d'y ajouter foi. En 1803, le 26 avril, il tomba en plein midi, prés de Laigie, dans l'Orne, une pluie de pierres surun terrain d'environ dix kilomètres de longueur et quatre de largeur ; les pierres qui tombèrent ainsi furent assez nombreuses et as-
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sez visibles pour lever toute espèce d'incertitude; il en tomba deux à trois mille de diverses grosseurs, dont la plus pesante était de dix-sept livres.
Biotétudiale phénomène avecleplus grand soin, en constata l'absolue certitude et, dès lors, aucun savant ne douta plus. On enregistre maintenant sur des catalogues tous les phénomènes semblables, et ces phénomènts ne manquent pas. en sorte que la certitude en devient encore de plus en plus incontestable. Le catalogue des météorites de Chladni est le plus connu.
Les météorites sont les uns plus pierreux et les autres plus métalliques, mais aujourd'hui on en fait des classifications très-minutieuses, et M. Stanislas Meunier en a donné déjà, dans ces dernières années, un traité particulier, dans lequel il consigne les résultats de ses propres études sur cet objet. Sa théorie consiste à supposer que les météorites sont des débris d'une planète qui occupa jadis, entre Mars et Jupiter, l'espace dans lequel circulent aujourd'hui les petites planètes dont le nombre s'augmente chaque année; ces petites planètes en sont les gros morceaux qui ont continué d'exécuter leur révolution autour du soleil, et les météorites, ainsi que les étoiles filantes, en seraient de petits éclats égarés dans l'espace, qui s'approcheraient assez de la sphère d'attraction de notre terre pour s'y laisser entraîner, et qui, lorsqu'ils entrent dans notre atmosphère, s'y échauffent, y deviennent rouges et lumineux, et y subissent des explosions qui les font éclater en morceaux de toute grosseur tels que nous les recueillons.
Les éléments chimiques qui les composent sont bien de même nature que ceux qui composent notre globe; ce sont du nickel, du chrome, du phosphore, des silicates de chaux, d'alumine, de magnésie ; mais ces éléments n'y sont pas associés de la même manière, en sorte que l'étude de ces pierres, lorsqu'on neles a pas vues tomber suffit maintenant pour les reconnaître. Mais ce qui présente le plus de mystérieux encore, ce sont les cii-constances qui accom-
pagnent leur chute; elles ne sont jamais incandescentes, au moment où elles arrivent à la surface de la terre; mais elles sont fortement échauffées, avant leur chute se produit un roulement et une détomation semblable à celle d'une poudrière éloignée qui fait explosion ; Je bolide, en approchant de nous, est suivi d'étincelles lesquelles sont suivies elles-mêmes d'un nuage de vapeur ou de' fumée.
Le 9 décembre 1858, il tomba à Montréjean dans la Haute-Garonne, une météorite qui fut l'objet de communications très-détaillées à l'Académie des sciences, et dont la chute présenta toutes ces particularités.
M. Stanislas Meunier croit donc que tous ces phénomènes, auxquels il faut joindre ceux des étoiles filantes, sont dus aux restes d'un astre détruit, qui aurait fait, dans le ciel, une immense explosion, et dont les fragments, les espèces de biseaïens qui constituent aujourd'hui tes météorites , seraient de petits éclats ayant gardé, de la nature de leur origine etfaisant à Ienr tonr de petites explosions.
Cette hypothèse ne nous paraît point improbable; elle se noue bien avec celle d'OIbers sur les petites planètes, et M. Stanislas Meunier l'appuie de diverses observations sur une desti • née probable de notre lune qui serait appelée à se briser un jour, et sur notre terre elle-même qui ne devrait pas avoir dans l'avenir un autre destin. V. Hiatus (le) céleste.
Tout, dans le monde, marche à des fins inconnues; rien n'y présente la périodicité absolue qui annoncerait une perpétuité véritable. S'il y a la mort des individus dans les espèces par rupture d'une circulation qui n'était périodique qu'avec des restitutions et des usures insensibles, il y a la mort des espèces elles-mêmes ; c'est ce que nous témoigne avec éclat la science de la géologie ; et s'il y a la mort des espèces, il y a aussi la mort des globes qui les portent, et la mort des mondes. Mais dans l'immense ruine, il y a une chose immortelle : c'est l'élément; or l'élément, c'est l'âme.
Le Noir.
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MÉTÉOROLOGIE. [Théol. mixt.
scien. nat. et philos.) — La météorologie, ou la science des météores, c'està dire des phénomènes atmosphériques a un grand desideratum, celui d'arriver à pouvoir prédire, d'avance, les changements de température, les pluies, les sécheresses, les neiges, les grêles, les vents, etc., comme l'astronomie, sa sœur, annonce, depuis si longtemps, les éclipses et toutes les positions que prennent les astres dans le firmament. Les difficultés sont beaucoup plus grandes, dit-on, et l'on a raison ; mais pourquoi cela?
On a coutume de répondre que pour arriver à prédire les phénomènes astronomiques, il suffisait de constater les mouvements des astres, lesquels sont visibles, etleurs périodicités, tandis que pour les phénomènes météorologiques, les causes se multiplient et se compliquent à tel point que la périodicité rigoureuse des effets est et restera probablement toujours une question. Nous n'oserions pas dire que cette réponse soit fondée, et nous ne sommes pas le seul à en douter.
M. Sainte-Claire Deville a toujours soutenu, dans ses cours au collège de France, qu'on arrivera à prédire les changements de température, aussi positivement que l'on prédit les éclipses; il s'est enfin hasardé cette année même à faire des prédictions météorologiques en pleine Académie, et ces prédictions se sont vérifiées, ainsi que nous le racontons plus bas dans une note. Voici là-dessus, quelle est notre manière de penser. Nous croyons à des périodicités météorologiques dans le genre des périodicités astronomiques ; mais nous croyons, en même temps, que les périodicités dans les deux ordres ne sont pas rigoureuses absolument.
D'abord elles ne peuvent pas être des périodicités absolues, parce que des périodicités absolues seraient des périodicités éternelles, et que des périodicités éternelles sont impossibles, attendu qu'il y aurait et qu'il n'y aurait pas, tout à la fois, dans une semblable hypothèse, une période précédente et une période précédée; il y aurait l'une et l'autre, par l'essence même de la périodicité
qui est impossible sans l'une et l'autre; périodicité dit essentiellement une période qui précède et une période qui suit. Il n'y aurait ni l'une ni l'autre par l'essence même de l'éternité de chacune d'elles, laquelle n'admettrait pas de précession : éternité dit essentiellement qui ne peut pas être précédé et qui ne peut pas suivre.
Il faut donc qu'elles soient des périodicités relatives qui aient commencé par l'une des deux périodes, par celle qui est venue la première.
Mais en tant que périodicités relatives, elles ne sont pas, non plus, rigoureuses, car il a fallu une liberté pour faire que la période par laquelle la périodicité a commencé, soit venue lapremière; ilfautqu'elle ait été choisie et préférée attendu que ses droits à l'être n'étaient pas plus absolus que ceux de la période suivante. Or, s'il y a eu liberté pour la détermination de la période commençante, il y a toujours liberté pour un arrêt de la série, et à chacun des instants pendant lesquels la série se poursuit, elle doit dire à cette liberté : si je continue d'évoluer, c'est que tu le veux bien; cesse de vouloir, et je cesserai d'être. Cela provient de ce que la liberté primitive n'a pu rendre la série absolue.
Donc la périodicité est conditionnelle.
Enfin elle doit être mélangée de fatal et de libre. J'entends par fatal ce qui ne l'est que relativement puisque je viens de réfuter l'hypothèse de l'absolu, mais qui l'est véritablement, étant posées les lois issues de la liberté; et j'entends par libre ce qui doit s'interposer dans la série circulaire en vertu de la même liberté agissante ou d'une liberté nouvelle et relative. Ce mélange de libre au sein du fatal est en moi; j'en suis certain, parce que je le sens; je sais bien, par exemple, que je suis libre en ce moment d'ouvrir ou de fermermafenètre, de tailler ma plume ou d'en prendre une nouvelle, de me faire ou de ne me pas faire à la peau une piqûre d'épingle pour en tirer une gouttelette de sang avec laquelle j'écrirai par caprice, une de ces lignes, etc. Appuyons un peu sur le dernier exemple:
la circulation du sang est en moi une périodicité dont les lois sont régulières et fatales au sens relatif, comme celles qui régissent les mouvements des astres, comme celles qui régissent les retours des saisons sur la terre, comme celles qui régissent les variations de température et tous les phénomènes atmosphériques, quoiqu'elles ne soient pas encore constatées ; supposons un œil et une science qui eussent pénétré dans le mystère de la circulation de mon sang et' pour lesquels les régularités en seraient tellement claires que celui qui les posséderait pourrait prédire le retour périodique de telle ou telle gouttelette, non pas numérique sans doute puisqu'il y a sans cesse modification, mais spécifique, et qui aurait annoncé le retour de celle que je me suppose avoir fait sortir de son circuit, quand elle a passé au point où j'ai pratiqué la piqûre. La prédiction de ce savant ou démon, sera rendue fausse par mon action libre sur moimême, quoique selon le cours régulier, elle fût nécessairement vraie.
Voilà du libre qui vient s'interposer dans le fatal et qui y met de la perturbation ; mais la perturbation n'empêche pas la loi de continuer d'agir; elle est si bien constituée et pondérée en vue de ces perturbations possibles qu'elle les subit sans en être essentiellement atteinte, excepté pourtant dans le cas où la perturbation serait tellement profonde qu'elle amènerait la mort.
Or. s'il en est ainsi dans mon organisme, s'il y a en moi mélange de fatal et de libre, il doit en être de même dans le grand Cosmos et dans toutes ses parties; pourquoi ferais-je seul exception? Une telle hypothèse n'est pas admissible; aussi l'idée de ce mélange de liberté à la fatalité est-elle universelle dans le genre humain. C'est elle qui a donné naissance à toutes les fictions mythologiques d'après lesquelles tous les êtres de la nature avaient leur divinité particulière, leur âme directrice, leur Dieu présidant, leur ange tutélaire, leur démon qui surveillait et introduisait dans le fatal, des influences libres bienveillantes ou malveillantes.
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Il suffit, pour que le fond de l'idée
soit vrai, qu'il y ait partout et en tout du libre, comme il y en a en moi; et la pensée chrétienne d'une môme providence intelligente qui préside à tout, répond très-bien à ce fond de l'idée pour l'ensemble des êtres matériels et des événements.
Il faut donc admettre que les prédictions fondées sur les périodicités constatées ne sont jamais absolues; elles peuvent être déconcertées par des interventions de liberté plus ou moins profondes; es interventions n'arrêtent pas les périodicités lorsqu'elles ne portent que sur des détails non essentiels aux vies mêmes; mais mais elles y font des vides et y abattent des branches; lorsqu'elles produisent des morts, elles coupent une série particulière, c'est ce que je fais quand j'écrase un insecte ; c'est ce que fait le bûcheron quand il jette au feu un arbre qui ne fleurira ni ne fructifiera plus; c'est ce que fait le chasseur quand il tue un canard sauvage qui ne fera plus son nid dans la migration prochaine ; et ainsi de toutes les périodicités de la nature.
A présent, parlons des périodicités constatées des astres et des périodicités des météores, non encore constatées, mais qu'on cherche à constater en vue d'arriver à en prédire aussi les effets, les retours.
La raison pour laquelle on est parvenu à fixer les périodicités astronomiques beaucoup plus vite qu'on ne pouvait parvenir à fixer les périodicités météorologiques, n'est pas celle qu'on a donnée. Elle vient uniquement de ce que les astres sont très-éloignés de nous, tandis que les météores sont très-rapprochées : nous ne voyons les astres que de loin et de manière à n'en pouvoir embrasser que les grandes lignes générales, tandis que nous sommes plongés nous-mêmes dans les météores et que leurs détails infinis, dont nous sommes les témoins, y introduisent des complications visibles trop considérables. Si nous étions dans les astres que nous observons de si loin, il en serait de même.
Nous avons déduit le double mouvement de la terre, mais le voyonsnous? Et après combien de recherches
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et de travaux l'avons-nous trouvé?
Au reste, l'élément de liberté que nous avons reconnu devoir être partout semble se manifester aussi dans les astres. Il y en a qui disparaissent; il y a des comètes qui ne reviennent plus après qu'on a pourtant constaté leur périodicité. Les météorites ou astéroïdes qui paraissent ou disparaissent eu si grandes quantités à certains moments donnent à supposer tout ce quoi! voudra. Quoi qu'il en soit, en mettant toujours de côté cette réserve qui rend tout conditionnel à tout instant, mais qui n'empêche pas les régularités générales au moins jusqu'à nouvel ordre, car, absolument parlant, on doit être là-dessus toujours sur le qui vive, les prédictions marchent et marcheront bien longtemps; il est probable que celle qui se trompera sur le lever du soleil chaque matin est bien loin encore dans l'avenir. (V. Avenir du monde terrestre); et il est probable aussi que nous aurons, nous genre humain, le temps d'arriver à constater les périodicités des phénomènes météorologiques, thermomélriques, hygrométriques, etc., avant que notre destinée sur ce globe soit accomplie. Nous le ferons à l'aide des tables météorologiques; nous finirons par tirer de ces tables quelque clef qui nous conduira à des lois résumant les détails et servant de règles fixes, dans le genre des lois de Kepler pour les cicux. M. Sainte- Claire Deville, à notre avis, a donc raison; mais nous sommes encore loin de ce progrès. On sait les déconvenues de ceux qui, comme M. Mathieu de la Drôme, avaient essayé de s'appuyer, pour généraliser des lois de succession, sur les phases lunaires ; on sait que ceux, qui, comme M. Goulvier-G ravier, avaient tenté de se baser sur les étoiles filantes, n'ont pas été plus heureux. M. Sainte-Glaire Deville a bien réussi, cette année même, en s'appuyant sur une périodicité d'abaissements de température à peu près mensuelle qui s'est faite et qui se fait encore au moment où nous écrivons ; mais ce ne sont encore là que de petite commencements, qui auront besoin de se renouveler sou-
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vent et d'être rattachés à des lois de périodicité résultant des tables (!').
Le grand progrès de notre époque, en ce qui concerne les observations météorologiques, consiste dans rétablissement de ces réseaux télégraphiques qui par leurs télégrammes annoncent aux stations centrales, comme est celle de notre observatoire de Mont-Souris à Paris, les temps qu'il fait sur tous les points du globe à la fois, les courants d'air chaud ou froid qui se dirigent vers tel ou tel lieu, les crues des cours d'eau, et le reste. Déjà, on peut prédire, à l'aide de ces nouvelles, qui sont à peu près instantanées, un assez bon nombre d'heures à l'avance, si nous aurons de la pluie, de la sécheresse, de la neige, du vent, et le reste, de même que l'on peut annoncer, par le môme moyen, la crue d'un fleuve, un jour ou môme quelques jours avant qu'elle n'arrive, parce qu'elle a déjà commencé vers la source et dans les aliluents.
(1),M. Sainte-Claire Devilla annonça à l'Académie des sciences, durant la dernière quinzaine de février époque à laquelle il faisait tues-doua pour la saison' qu'il y aurait un abaissement de tooipératiiro du 9 au 13 mars avec glace ou neige : la prédiction parut d autant plus étrange que Paris n'avait encore vu de 1 année, a pou près ni glace ni neige. Or, précisément dans la nuit du 9 an 10, il tomba beaucoup de neige et fit très-froid, et le froid avec glace et neige se continua les jours suivants jusqu'au 14, puis le temps redevint doux. M. Sainte-Claire Deville avait dit, en môme temps, qu'il y aurait, du 9 au 13 avril, un nouvel abaissement do température ; la prédiction se vérifia encore, mais en s accentuant et se délim tant moins pour les jouta. 11 avait encore dit, au même moment, qu'un pareil phénomène se reproduirait du 9 au 13 mai: celte fois le froid a commencé quelques jours plus tard et s'est prolongé pendant la lune rousse. Nous ignorons s'il ava.t fait une propbélio pareille pour le mois de juin ; mais, à son imitation, nous I avions faite à quelque* connaissances; et voilà qu au moment même où nous écrivons, elle se réalise. Après ,1'assez fortes chaleurs, il fait, de nouveau, très-froid relativement , depuis le 1 ou le 1 1 (nous sommes au 14). Voilà donc pour les mois de mars, d'avril, de mai et de juin de 1874, une périodicité qui a été à très-pou près mensuelle. Pourquoi n'y aurait-d pas dans le passé une aimée qui correspondrait à celle-ci et qui devrait revenir périodiquement dans l'avenir ?
A force de noter les temps sur les tables météorologiques, pour telle ou telle zone terrestre, on. arrivera peut être à pouvoir assigner, pour les années futures, des variations qui se répéteront da lougues périodes en longues périodes, sur ia monta ziîne.
Le Noir,
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Ces réseaux télégraphiques mettront les météorologistes à même de relier leurs observations les unes aux autres ; et nous ne cloutons pas qu'on arrive, à l'aide de tant d'observations comparées, après un long temps, à la prédiction assurée, moyennant toujours la réserve de l'élément libre qui se mule à tout.
Le Noir.
MÉTHODE (S.) (Théol. hist. biog. et bibliog.) — Ce Père de l'Eglise du m et iv° siècle, qui fut d'abord évêque d'Olympie en Lycie, puis évêque de Tyr, mourut martyren312, d'après saint Jérôme (de Script, eccles.
c. 83). Il combattit Origène; aussi Eusèbe ne lui est-il pas favorable et le passe-t-il sous silence dans son Histoire de l'Eglise. Un de ses principaux ouvrages nous est parvenu tout entier; c'est le Banquet des dix vierges ou de la chasteté, composé en opposition au Banquet de Platon sur l'amour. C'est un dialogue dans lequel apparaissent alternativement dix vierges; les interlocutrices présentent successivement dans neuf parties la question sous un jour nouveau. Il s'appuie sur saint Paul pour élever le célibat au-dessus du mariage, sans déprécier ce dernier état.
L'ouvrage est terminé par un hymne en l'honneur de la virginité. C'est une œuvre littéraire trop peu connue.
Môhler reconnait qu'elle est difficile à traduire, et ajoute « qu'on y trouve toute la magnificence de la langue grecque; que l'auteur y revêt son idée de tout le luxe d'une imagination poétique et d'un langage éloquent. »
Les autres livres de saint Méthode qui ne nous sont connus que par des extraits et des fragments, sont :
Le livre du libre arbitre, aussi sous forme de dialogue, dont Photius a conservé une partie dans laquelle l'auteur explique le mal uniquement par l'abus que l'homme fait de sa liberté.
Le livre de la résurrection, dont plusieurs grands fragments ont été conservés par Épiphane et par Photius; l'auteur y défend contre les objections et les doutes d'Origène à
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ce sujet, le dogme de la résurrection des corps.
Quelques livres contre Porphyre qui ont servi de modèles aux Uj^l >gistes Eusèbe etApollinaire.
Enfin des travaux d'exégèse sur l'apparition de Samuel évoqué par la magicienne d'Endbr, sur la Gt n se et sur le Cantique, dont il ne reste rien.
On lui attribue deux homélies, un livre intitulé l'Apocalypse, et un antre intitulé la Chronique, qui ne sont pas de lui, parait-il du moins
Ce fut le P. Combélis qui publia, le premier, les œuvres de Méthode, Paris, 1G44, in-fol. Le iNom,
MÉTHODISTES. C'est le nom que les protestants ont donné aux controversistes français, parce que ceuxci ont • suivi différentes méthodes pour attaquer le protestantisme.
Voici l'idée qu'en a donnée Mosheim, savant luthérien, dans soaHist. eccl., sœc. 17, sect. 2, part. 2, c. 1, § 15.
On peut, dit-il, réduire ces méthodistes à deux classes. Ceux de la première imposaient aux protestants, dans la dispute, des lois injustes et déraisonnables. Do ce nombre a été l'ex-jésuite François Yéron, curé de Charenton, qui exigeait de ses adversaires qu'ils prouvassent tous les articles de leur croyance par des passages clairs et formels de l'Ecriture sainte, et qui leur interdisait mal à propos tout raisonnement, toute conséquence, toute espèce d'argumentation. Il a été suivi par Berthold Nihusius, transfuge du protestantisme; parles frères de Wallembourg, etpar d'autres, qui ont trouvé qu'il était plus aisé de détendre ce qu'ils possédaient que de démontrer la justice de leur possession. Ils laissaient à leurs adversaires toute la charge du prouver, afin de se réserver seulement le soin de répondre et de repousser les preuves. Le cardinal de Richelieu , et d'autres , voulaient qu'on laissât de côté les plaintes et les reproches des protestants, qu'on réduisit toute la dispute à la question de l'Eglise, que l'on se contentât de prouver son autorité divine par des raisons évidentes et sans réplique.
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Ceux de la seconde classe ont pensé que, pour abréger la contestation, il fallait opposer aux protestants des raisons générales que l'on nomme préjugés, et que cela suffisait pour détruire toutes leurs prétentions. C'est la méthode qu'a suivie Nicole, dans ses Préjugés légitimes contre les calvinistes. Après lui, plusieurs ont été d'avis qu'un seul de ces arguments, bien poussé et bien développé, était assez fort pour démontrer l'abus et la nullité de la réforme. Les uns lui ont opposé le droit de prescription; les antres, les vices et le défaut de mission des réformateurs ; quelques-uns se sont bornés à prouver que cet ouvrage était un vrai schisme, par conséquent le plus grand de tous les crimes.
Celui qui s'est le plus distingué dans la foule des controversistes, par son esprit et par son éloquence, est Bossuet ; il a entrepris de prouver que la société formée par Luther est une église fausse, en mettant au jour l'inconstance des opinions de ses docteurs, et la multitude des variations survenues dans sa doctrine; de démontrer, au contraire, l'autorité et la divinité de l'Eglise romaine, par sa constance à enseigner les mêmes dogmes dans tous les temps.
Ce procédé, dit Mosheim, est fortement étonnant de la part d'un savant, surtout d'un Français, qui n'a pas pa ignorer que, selon les écrivains de sa nation, les papes ont toujours très-bien su s'accommoder aux temps et aux circonstances, et que Rome moderne ne ressemble pas plus à l'ancienne que le plomb ne ressemble à l'or.
Tous ces travaux des défenseurs de l'Eglise romaine, continue le savant luthérien, ont donné plus d'embarras aux protestants, qu'ils n'ont procuré d'avantage aux catholiques.
A la vérité, plusieurs princes et quelques hommes instruits se sont laissé ébranler, et sont rentrés dans l'Eglise que leurs pères avaient quittée; mais leur exemple n'a entraîné aucun peuple ni aucune province. Ensuite , après avoir fait l'énumôration des plus illustres convertis, soit parmi les princes,
soit parmi les savants, il dit que si l'on excepte ceux qui ont été poussés à ce changement par des revers domestiques, par l'ambition d'augmenter leur dignité et leur fortune, par légèreté ou par faiblesse d'esprit, ou par d'autres causes aussi peu louables, le nombre se trouvera réduit à si peu de chose, qu'il n'y aura pas lieu d'être jaloux des acquisitions faites par les catholiques.
Nous ne pouvons nous dispenser de faire quelques réflexions sur ce tableau.
1° Dès que les protestants ont posé pour principe et pour fondement de leur réforme, que l'Ecriture sainte est la seule règte de foi, que c'est par elle seule qu'il faut décider toutes les questions et terminer toutes les disputes, où est l'injustice, de la part des théologiens catholiques, de les prendre au mot, et d'exiger qu'ils prouvent tous les articles de leur doctrine par des passages clairs et formels de l'Ecriture ?
Prétendent-ils enseigner sans règle, et dogmatiser sans principes ? Ils ont eux-mêmes imposé cette loi aux catholiques, et ceux-ci l'ont subie ; ensuite les protestants la trouvent trop dure, et voudraient s'en exempter. Ce sont eux qui sont venus attaquer l'Eglise catholique, et lui disputer une possession de quinze siècles ; c'est donc à eux de prouver par l'Ecriture que cette possession est illégitime.
2° Il n'est pas vrai qu'aucun de nos controversistes ait interdit aux protestants tout raisonnementet toute conséquence ; mais on a exigé que les conséquences fussent tirées directement de passages de l'Ecriture clairs et formels. Il ne l'est pas non plus que nos controversistes se soient bornés à répondre aux preuves des protestants. On n'a qu'à ouvrir la Profession de foi catholique de Véron, l'on verra qu'il prouve chacun de nos dogmes de foi par des textes formels de l'Ecriture sainte. Les frères de Wallembourg ont fait de même ; mais ils sont allés plus loin.
Ils ont fait voir que la méthode de l'Eglise catholique est la même dont elle s'est servie dans tous les siècles,
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et qui a été employée par les Pères de l'Eglise pour prouver les dogmes de foi et réfuter toutes les erreurs ; que celle des protestants est fautive, et justifie toutes les hérésies sans exception ; que leur distinction entre les articles fondamentaux et les non fondamentaux, est nulle et abusive; qu'ils ont falsitié l'Ecriture sainte, soit dans leurs explications arbitraires, soit dans leurs versions, et il le prouve en comparant leurs différentes traductions de la Bible ; que non contents de cette témérité, ils rejettent encore tout livre de l'Ecriture sainte qui leur déplaît. Ces mêmes controversistes prouvent que c'est par témoins ou par la tradition que le sens de l'Ecriture sainte doit être fixé, et que les articles de foi doivent être décidés, et qu'ils ne peuvent l'être autrement. C'est après tous ces préliminaires qu'ils opposent aux protestants la voie de prescription, et des préjugés très-légitimes ; savoir, le défaut de mission dans les réformateurs, le schisme dont ils se sont rendus coupables, la nouveauté de leur doctrine, etc. Ils ont donc prouvé d'une manière invincible, non-seulement la possession de l'Eglise catholique, mais la justice et la légitimité de cette possession.
3° Puisque les protestants ont allégué, pour motif de leur schisme, que l'Eglise romaine n'était plus la véritable Eglise de Jésus-Christ, le cardinal de Richelieu n'a pas eu tort de prétendre qu'en prouvant le contraire on sapait la réforme par le fondement. Sur ce point, comme sur tous les autres, nos adversaires se sont très-mal défendus; ils ont varié dans leur système, ils ont admis tantôt une église invisible, tantôt une église composée de toutes les sectes chrétiennes, quoiqu'elles s'excommunient réciproquement et ne veuillent avoir ensemble aucune société. Bossuet a démontré l'absurdité de l'un et de l'autre de ces systèmes, et les protestants n'ont rien répliqué.
4° L'on sait de quelle manière ils ont répondu à ['Histoire des Variations ; forcés d'avouer le fait, ils ont dit que l'Eglise catholique avait varié u aus sa croyance aussi bien qu'eux,
et avant eux. Mais ont-ils apporté de ces prétendues variations des preuves aussi positives et aussi incontestables que celles que Bossuet avait alléguées contre eux? Leurs plus célèbres controversistes n'ont pu fournir que despreuves négatives; ils ont dit : Nous re voyons pas, dans les trois premiers siècles, des monuments de tels et de tels dogmes que l'Eglise romaine professe aujourd'hui : donc on ne les croyait pas alors ; donc elle a varié dans sa foi.
On leur a fait voir la nullité de ce raisonnement, parce que l'Eglise du quatrième siècle a fait profession de ne croire que ce qui était déjà cru et professé au troisième, et enseigné depuis les apôtres ; donc les monuments du quatrième siècle prouvent que tel dogme était déjà cru et enseigné auparavant.
Quant à ce que Mosheim dit des théologiens français, il veut donner le change et faire illusion. Jamais ces théologiens n'ont enseigné que les papes s'étaient accommodés aux temps et aux circonstances, quant à la profession du dogme ; qu'ils ont varié dans le dogme ; que l'Eglise de Rome n'a plus la même croyance que dans les premiers siècles. Ils ont dit que les papes ont prolité des circonstances pour étendre leur juridiction, pour borner celle des évêques, pour disposer des bénéfices, etc.; qu'ils ont ainsi changé l'ancienne discipline; mais la discipline et le dogme ne sont pas la même chose. Hossuet a démontré que les protestants ont varié dans leurs articles de foi; Mosheim parle de variations dans la discipline ; est-ce là raisonner de bonne foi ? D'ailleurs les théologiens français sont persuadés que le pape ne peut pas décider seul un article de foi, que sa décision n'est irréformable que quand elle est confirmée par l'acquiescement de toute l'Eglise; comment donc pourraient-ils accuser les papes d'avoir changé la foi de l'Eglise?
Le procédé de Mosheim n'est pas plus honnête à l'égard des princes et des savants, qui, détrompés des erreurs du protestantisme par les ouvrages des controversistes calkoli-
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ques, sont rentrés dans l'Eglise romaine. Lorsque ces controversistes ont accusé les réformateurs d'avoir fait schisme par libertinage, par esprit d'indépendance, par ambition d'être chefs de sectes, etc., les protestants ont crié à la calomnie; ils ont demandé de quel droit on voulait sonder le fond des cœurs, prêter des intentions criminelles à des hommes qui pouvaient avoir eu des motifs louables; et ils commettent cette injustice à l'égard de ceux qui ont renoncé au schisme et aux erreurs de leurs pères. Ces convertis ont-ils eu une conduite aussi répréhensible que les réformateurs ? Qu'aurait dit Mosheim, si on lui avait soutenu en face qu'il voulait vivre et mourir luthérien, parce qu'il occupait la première place dans ^une université, et jouissait d'une bonne abbaye?
Que le commun des luthériens, malgré l'exemple de plusieurs princes et d'un nombre de savants convertis, aient persévéré dans les erreurs dont ils ont été imbus dès l'enfance, cela n'est pas étonnant; ils ne sont pas instruits et ne veulent pas l'être ; ils ne lisent point les ouvrages des théologiens catholiques, et les ministres le leur défendent. Mais la conversion de ceux qui ont été instruits, qui ont lu le pour et le contre, nous paraît un préjugé favorable à l'Eglise catholique, et désavantageux aux protestants.
Bergier.
MÉTHODISTES, est aussi le nom d'une secte récemment formée en Angleterre, et qui ressemble beaucoup à celle des hernhutes ou frères moraves. Son auteur est, un M. Withelield; elle se propose pour objet la réforme des mœurs et le rêtablissementdu dogme delà grâce, défiguré par l'arminianisme, qui est devenu commun parmi les théologiens anglicans. Ces méthodistes enseignent que la foi seule suffit pour la justification de l'homme et pour le salut éternel, et ils s'attachent à inspirer beaucoup de crainte de l'enfer; ils ont adopté la liturgie anglicane, et ont établi parmi eux la communauté de hiens qui régnait dans l'église de
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Jérusalem à la naissance du christianisme. On assure qu'ils ont les mœurs très-pures; mais comme cette secte ne doit sa naissance qu'à l'enthousiasme de son chef, il est à craindre que sa ferveur -ne se soutienne pas longtemps, Londres, t. 2, p. 208.
MÉTRÈTE, sorte de mesure chez les Grecs : ce nom est dérivé de |j.sTperv mesurer. On le trouve deux fois dans l'ancien Testament ; savoir, I Parai, c. 2, } 10, et c. 4, f 5. Dans l'un et l'autre endroit, l'hébreu porte latke. Celle-ci était une grande mesure creuse, qui contenait trente pintes, mesure de Paris, à peu de chose prés, et la métrète des Grecs était à peu près égale.
Il est dit dans saint Jean, c. 2, f 6, qu'aux noces de Cana, Jésus-Christ lit emplir d'eau six grands vases de pierre qui contenaient chacun deux ou trois métrètes, et qu'il changea cette eau en vin. Selon l'évaluation ordinaire, chacun de ces vases pouvait contenir environ quatre-vingts pintes ; ainsi le miracle fut opéré sur quatre cent quatre-vingts pintes d'eau.
Par cette quantité de vin, Jésus- Christ voulut dédommager les époux de Cana d'une partie de la dépense qu'ils avaient faite pour leurs noces.
Voyez Cana.
Bergier.
MÉTROCOMIE. Ce terme, souvent employé par les historiens ecclésiastiques, signifie un bourg principal, et qui en a d'autres sous sa juridiction : il vient du grec y.iw?, mère, et xu(iri, bourg, village. Ce que les métropoles étaient à l'égard des villes, les mélrocomies l'étaient à l'égard des villages de la campagne. C'était le siège de la résidence d'un chorévêque ou d'un doyen rural. Voyez Choreveque.
METROPOLITAIN (évèque) ou AR- CHEVEQUE. (Théol. hist. dig. ecclé.) — On ne donne le nom de métropolitain à l'archevêque que s'il a des évêques suffragants ; or le titre d'archevêque avec le droit de porter lg
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pallium, est quelquefois conféré par exception à un évêque qui n'a point de suffi agants sur lesquels s'étende sa juridiction. L'archevéquemétropolitain avait autrefois sur sa province ecclésiastique des droits plus grands qu'aujourd'hui; il assistait, soit par lui-même soit par des délégués, aux élections de ses suffragants, confirmait ceux qui étaient élus, pouvait visiter leurs églises, faire des règlements concernant ces églises pour le maintien de la discipline, juger, déposer, elc. Aujourd'hui ces droits sont à peu près réduits à celui de connaître en appel des affaires qui sont encore de la compétence de l'évêque et qu'il a jugées en première instance, à celui de convoquer les conciles provinciaux et à celui de les présider.
Presque tous les antres sont passés peu à peu au Pape lui-même, quoique la dignité de métropolitain ou à'arekevêque remonte aux temps apostoliques, le titre n'en apparaît dans l'histoire ecclésiastique qn'au iv° siècle, époque où on voit ce titre employé
.rla première fois par saint Athauase.
« Parmi les insignes ecclésiastiques, dit M. Permaneder, que les métropolitains ont de plus que les évèques, sont : le pallium, qui, après avoir été, dès le v e siècle, une distinction spéciale de quelques métropolitains, est devenu une marque distinctive de la dignité métropolitaine, et a été depuis considéré comme le signe de l'union de V archevêque avec le Saint- Siège apostolique ; la croix double, que ['archevêque peut, dans les occasions solennelles et dans son diocèse, faine porter devant lui (mais non en présence du Pape ou d'un cardinallégat), n
« Dans ces derniers temps, dit le même auteur, les Etats allemands de la province du Haut-Rhin ont voulu rétablir la juridiction de ['archevêque d'après les bases de l'ancienne discipline (1); mais le Saint-Siège a rejeté les propositions faites en vue de l'indépendance de l'Eglise vis-à-vis
(I) Praym drs Egl. du Haut-Rhin, de l'an 1818, art. III, § 13; suppléai, au protocole du 30 avril 1818, §57.
de la puissance temporelle dans ces pa)'s, en prévision des dangers que pourrait amener, dans les circonstances actuelles, l'extension du pouvoir |d'un archevêque d'une seule province, par rapport à l'unité de l'Eglise entière (1).
Outre les droits que nous avons indiqués comme restant encore aux métropolitains sur leurs suffragants, M. Permaneder signale encore les suivants: « de veiller à l'accomplissement des prescriptions du concile de Trente par rapport à l'inslilution des séminaires diocésains et à l'obligation de résidence des évèques sufiraganis ; de rappeler les négligents à leur devoir, et, en cas de résistance persévérante, de les dénoncer au Pape ; de même que, à la vacance d'un siège de leur province, dans le cas où le chapitre ne. nommerait pas, dans le temps normal, un vicaire général capitulaire et un écoaoaae épiscopal, de faire le nécessaire par droit de dévolution (2). L'archer* que n'exerce plus de jurididtion pénale à l'égard de son suffragant; car, même pour connaître des délits qui n'"Utrahieraient pas la peine de la déposition, il faudrait qu'il convoquât le concile provincial. »
Le Nom.
MEURTRE. Voy. Houicir.E.
MEXIQUE {ThCol lus', éfflis. part.) — Cette république fédérative do l'Amérique centrale , qui appartenait autrefois à l'Espagne, est fort riche comme Eglise, malgré les sacrifices qu'elle a dû faire depuis qu'elle s'est séparée de la métropole.
Ce fut Fernand Cortez qui la fonda par les Franciscains. Auparavant les Aztèques, peuplebelliqueux et adroit, en avaient chassé les paeitiques Toltèques et y avaient introduit les sacrifices humains au dieu de la guerre Huit/.i lePochtli. Le premier évèque du Mexique fut François-Juan de Zumarraya. Les Dominicains y allèrent
(1) Pie VII, not. du 10 août 1819, n° 41. L'-un XII, Bulle ad Vomin. (jreg. eustod., III. Id. avril 1828, i.o 6.
(2) Cône. tr. ses. VI c. 1.; ses. XXIII, c. 18; ■eu, XXIV, c. 16 Delleform.