ODE
ODART (Alexaudre-Pierre comte) (Théol. hist. biog. et bibliog .) — Ce viticulteur et auteur ampelographe français, né à Prézault (Indre-et-Loire) en 1778, et mort il y a une dizaine d'années à l'âge d'environ quatrevingt-cinq ans, a rendu des services importants à l'artantique, qui remonte à Noé, de la culture de la vigne ; il avait formé dans son domaine, près de Tours, une curieuse collection des cépages de tous les pays. Il fut chargé en 1839, par le gouvernement français d'une mission œnologique en Hongrie, et fut décoré en 1849.
M. Odart a laissé plusieurs ouvrages pratiques dans lesquels il oppose l'expérience aux spéculations des chimistes; citons : Essai des divers modes de la culture de la vigne, Tours, 1837, in-8; Ampèlographie universelle ou Description des cépages les plus estimés. Tours 1851 , ia-S; Manuel du vigneron, Paris, 184b, in- 12.
Le Noir.
ODE (1') {Théol. mixt. litlèr. et - V. Poésie.
art.
ODEUR. Ce terme, dans l'Ecriture, signifie non-seulement les parfums, comme dans Amos, c. S, f 21 : a Je » n'accepterai plus l'odeur de vos as- » semblées, » c'est-à-dire l'encens que vous m'offrez ; mais il se prend souvent dans un sens figuré, comme en français, pour ce qui nous plaît ou nous déplaît. Gen., c. 8, ^21, il est dit que Dieu reçut en bonne odeur le sacrifice de Noë, c'est-à-dire qu'il l'approuva, et que ce témoignage de reconnaissance lui fut agréable.
Ephes., c. o, f 2, saint Paul dit que Jésus-Christ s'est livré et s'est offert à Dieu pour nous, comme une hostie et une victime de bonne odeur ; parce que Dieu, touché par ce sacrifice, a pardonné aux hommes. Odeur signifie encore la bonne réputation et les heureux effets qu'elle produit. « Par » nous, dit ce même apôtre, II Cor., » c. 2, ^ 14, Dieu répand partout » l'odeur de sa connaissance ou les y bons effets de sa doctrine, parce » que nous sommes devant lui la » bonne odeur de Jésus-Christ, pour j> ceux qui sont sauvés et pour ceux
» qui périssent; pour les uns c'est » une odeur mortelle, pour les autres v une odeur qui donne la vie. »
Ce terme se prend aussi en mauvaise part; Gen., c. 34, y 30, Jacob dit à ses enfants : « Vous m'avez mis » en mauvaise odeur chez les Cha- » nanéens, «vousm'avezrenduodieux à ces peuples. Exod., c. S, ^21, les Israélites disent à Moïse et à son frère : « Vous nous avez mis en mau- » vaise odeur auprès de Pharaon et » de ses ministres. » Dan., c. 3, ^ 94, il est dit des trois enfants dans la fournaise, que l'odeur du feu ne passa point en eux, c'est-à-dire qu'ils ne ressentirent aucun mal ni aucun des effets du feu. Bergieh.
ODEURS {Théol mixt. scien.phys.) — Les mystères ne sont pas loin de nous; ils nous enveloppent et nous les rencontrons à chaque pas. L'odeur d'uDe rose est quelque chose de plus mystérieux pour le savant que la lumière, la foudre, le magnétisme, et beaucoup d'autres choses pour lesquelles la science a trouvé des explications qui, si elles ne lèvent pas toutes les difficultés, les reculent au moins et satisfont, jusqu'à un certain point, l'esprit. Les odeurs, disent le plus grand nombre des physiciens, sout des émanations gazeuses qui sont lancées par les corps odorants et qui affectent le sens de l'odorat chez les animaux. Mais avant que l'explication de la lumière et des fluides impondérables par des mouvements vibratoires, donnée par Descartes, Huygghens et Malebranche, eut triomphé dans la science, ne disait-on pas aussi avec Newton que la lumière était une émanation des corps lumineux se faisant par mode d'émission?
Et combien de difficultés ne présente pas cette théorie? Ou dit bien que ce sont des parcelles extrêmement ténues qui se volatilisent à la surface des corps, se dissolvent dans l'atmosphère et s'y répandent de nouveau, comme on voit un tourbillon de fumée s'étendre et produire de petits tourbillons, lesquels s'étendent encore; les odeurs envahiraient de la sorte les espaces environnants. Mais comment concevoir, par cette explication, des faits