OLD
Les classihcations des oiseaux que ion a proposées depuis Cuvier, ne modifient pas beaucoup ]a sienne.
Celle de 1 anglais G. R. Gray, de * j.r Rona P al ' te . prince de Caniuo, et dis. Geoffroy Saint-Hilaire sont les seules qui méritent d'être mentionnées.
En 1840, M. G. R. Gray distribua les oiseaux en huit ordres, qui sont les mêmes que ceux de Cuvier, excepte que les pigeons et les autruches forment deux ordres distincts.
En 1850, Ch. Bonaparte les distribua en deux sous-classes renfermant encore 8 ordres : la 1" sous-classe se compose des percheurs st renferme 4 ordres : Perroquets, Oiseaux (le proie, Passereaux et Pigeons ; la \ sous-ctesse, se compose des marcheurs et renferme 4 ordres : les Poules les Autruches, les ÉchasMers et les Oies; le tout comprend 7 000 espèces réparties en 500 genres '
Enfin M. Is. Geoffroy Saint-Hilaire établit 3 sous-classes : les Alipennes, les PucUpennes et les Impennes, les premiers renfermant les Iiapaces, les tassereaux, les Gallinacées, les Êchassiers et les Palmipèdes; les seconds renfermant les Insectes, et les Coureurs- les troisièmes renfermant les Manchots.
Le Noir.
OLÏ
™«.?ohmma seripsmmt, Perueiœ,
ii>80, Clémentes, Utulo sanctitatis illustres; Athenœufh Augustum, in guo Perusmorum scripta exponuntur, Pc-
ZT'Jrf' At,m »< LigusÙcum, sue syllabus scriptorum Ligurum necnon Sarzanensium ac Carencnsium, reipublkx Genuensis emdUorum, Perusiœ, f 680 ; Difficultés grammaticales, en italien, Ancona,
Le \oir.
OLIBAN (Théol. mixt. selon, bot.)
— Y. E.NCENS. '
OLDOIN (Augustin) (Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Ce Jésuite naquit à la Spezia, dans l'État de Gènes, en 1601, et mourut vers la lin du' dix-septième siècle à Pérouse Son principal ouvrage est : Vitse et res gestse Romanorum Pontificum et cardinalium usque ad Clementem XI, Alphonsi Ciaconii et aliorum opéra descriptx, ab Augustino Oldoino recogmtx et ad IV tomos productw tonu IV, Romœ, 1G77. Il publia des documents pour servir à l'histoire des Papes dans d'autres écrits intitules : Athenwum Romanum, in quo 1 ontificum et pseudo-pontificum, necnon cardinalium et pseudo-car dinalium, scripta exponuntur, Perusiœ, 1676 ; Catalogus eorum qui de liomanisPonttficibus scripserunt, Francof., 1732 ; Index auctorum qui in S. Biblio-
OLIER (Jean-Bapli 3 te) [Théol. hist.
biog. et bibliog.)- Ce vénérable fondateur et premier supérieur de la communauté et du séminaire de Saint-Sulpice, naquit à Paris en «308 ht ses études à la Sorbonne, fut lié d amitié avec saint Vincent de Paul refusa l'ôvêcbé de Châlons-sur-Marnè que lui offrit Richelieu, fut nommé en 1042 curé de C aint-Sulpice, releva cette paroisse délaissée , combattit avec succès l'usage du duel, commença, en 1646, la construction d'une église qui devint insuffisante, jeta en 1655 les fondements de l'église actuelle que termina son successeur l'abbé Longuet, fonda la congrégation de Saint-Sulpice pour la direction du séminaire et l'administration de la paroisse, renonça à sa cure en 1652, ne dirigea plus que le séminaire et mourut en 1657. Bossuet l'appelle virum prsestantissimum ac sanctitatis odore florentem. Outre sa congrégation des Sulpiciens , il fonda beaucoup d associations de charité. Il a laissé des traités de spiritualité : un Traité des saints ordres, 1676-1817; un Catéchisme chrétien pour la vie intérieure; une Journée chrétienne et des Lettres qui furent p»bliees à Paris, en 1674, in-12.
Le Nom.
OLIVA ou OLIVI ! (Pierre-Jean)
(Théol. hist. biog. et bibliog.) — Co franciscain, de Serignan (diocèse de Béziers), né en 1247, et mort à .N'arbonne en 1297, en odeur de sainteté, est souvent nommé Biterensis 'de Béziers); il est encore appelé Oliva de
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Serignagno; il vécut et professa longtemps au couvent de Béziers. 11 était {'adversaire du droit de propriété des couvents; les religieux de son ordre, réclamèrent contre sa théorie, qu'il exposa dans un Traité de la pauvreté et dans un Commentaire sur l'Apocalypse, et dénoncèrent ces écrits à l'université de Paris. Oliva se défendit lui-même devant le chapitre général, et le fit si bien qu'il réduisit ses adversaires au silence. On l'avait déjà accusé devant le chapitre général de Strasbourg, en 1682, d'être une tête remuante et même d'hérésie. Voici ce qu'en dit M. Dux :
« Dans ses Commentaires sur l'Apocalypse il censure vivement le clergé ; il vénère le fondateur de son ordre comme un être surhumain, et prétend que le Pape peut aussi peu modifier en quoique ce soit la règle de saint François que l'Evangile, cette règle ayant, dit-il, été observée à la lettre par le Christ et les Apôtres Tous les défenseurs de la stricte pauvreté se rattachèrent à Oliva, et les Franciscains de la Provence, qui appartenaient au parti des Spirituels, s'associèrent à lui et formèrent avec lui la Congrégation de Narbonne. Le pape Nicolas IV, auquel la majeure partie de l'ordre lit parvenir des plaintes contre ces rigoristes exagérés, l'exhorta à la modération, mais ne fut guère écouté. Oliva avait, su se défendre habilement contre les attaques dont il avait été l'objet, et était mort durant la discussion engagée avec les Spirituels do Narbonne. Malgré la renommée de sainteté qui entoura son tombeau, ses adversaires continuèrent à le considérer comme un hérétique, et obtinrent du général, Jean de Muro, qu'il intimât aux Franciscains la défense de lire les écrits d'Oliva et ordonnât qu'on les lui remît tous. Les religieux qui résistèrent furent emprisonnés. Cette défense ne fut levée que par le pape Sixte IV, qui déclara que les écrits d'Oliva ne contenaient rien de contraire à la foi et aux mœurs. Jusqu'à cette déclaration certains théologiens n'avaient pas cessé d'extraire de ses livres, et surtout de ses commentaires sur l'Apocalypse, despassages d'aprèsles-
quels ils accusaient l'auteur d'erreur, et même de grossières attaques contre le Saint-Siège et l'Eglise romaine. Lq libelle qui renfermait ces articles erronés fut condamné par le Pape en 1320; les ossements do l'auteur furent déterrés et brûlés (I). On fit aussi des extraits du livre d'Oliva, des Louanges de la Sainte-Vierge, et on lui reprocha en 1278 des propositions téméraires. Le général de l'ordre, Jérôme d'Ascoli, obligea l'auteur des extraits de brûler son livre (2).
» Un des plus zélés défenseurs d'Oliva, après sa mort, fut son disciple Ubertinode Casalc, qui le justifia surtout de l'accusation portée contre lui par ceux qui soutenaient qu'il avait reconnu, dans la prostituée de Babylone dont parle l'Apocalypse, l'Eglise romaine.
» Les écrits d'Oliva avaient été fort nombreux; mais, comme il avait toujours eu à se défendre des fausses incriminations d'hérésie, beaucoup de ces ouvrages furent anéantis, beaucoup d'autres furent conservés en manuscrits dans les bibliothèques publiques. »
Oliva écrivit beaucoup de traités, philosophiques, exégétiques, dogmatiques, ascétiques, mystiques. On peut citer, outre ceux qui ont été déjà nommés: Qtiœstiones et iractatus logicales ; postillx super Genesin; in XII Prophetas minores; super iEvangelia; in Epistolas canonicas ; Tractatus de Sacramentis ; postillse super libr. B.
Dionysii de Angelica hierarchia ; Ea;positio regulx FF. Minorum ; Quxstiun..
disput. de Papas et concilii autoritate ; miles armatus; etc. etc. Dux.
Le Noir.
OLIVA (Alexandre) {Théol. hist.
biog. et bibliog.) — Ce général de l'ordre des Augustins, devenu cardinal sous Pie II, a laissé une grande réputation d'habileté, de savoir, de vertu, et les ouvrages suivants : De Christi or tu sermones ccntum ; De Coma, cum Apostolis facta ; Le Peccato in Spiritum Sanctum. Il mourut à Tivoli en 1403, à l'âge de 55 ans.
(1) B.ivn., ad ann. 1325, n. 20.
(2) Wadding, !» Script, ord. Afin.
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OLÏVA (Jean) (Thêol. hist. hiog. et tnWttag.)- Ce célèbre bibliothécaire du cardinal de Rohan, né à Rovigo en 1680, prêtre en 17H, mourut à Rome, en 17S7, conservateur de la fameuse bibliothèque qui était devenue l'asile des savants étrangers.
On doit à sa plume active et savante :
Un discours latin, prononcé dans un collège cl'Asolo, sur la Nécessité a associer l'étude des anciennes monnaies avec l'histoire proprement dite ; une dissertation sur la Manière dont les sciences s'introduisirent parmi les Romains, et sur les causes de la décadence des sciences chez ce peuple ; une dissertation sur un Monument de la déesse Isis. Ces trois écrits parurent à Pans (chez Martin), en 1758, in-8°, sous le titre d'Opuscules divers de l abbé Oliva ; une édition d'un manuscrit de Sylvestre, sur un ancien monument de Castor et Pollux, avec la vie de l'auteur ; une édition in-4» de plusieurs lettres de Poggi, qui n'avaient jamais été publiées ; un catalogue manuscrit de la bibliothèque du cardinal de Rohan, en 23 feuilles în-fol. ; une traduction latine d'une dissertation de l'abbé Fleury, sur les Etudes; une traduction française du livre de Lacelloti, les Impostures de l histoire ancienne et profane, Londres, 1770 ; une traduction des Tusculanes, de Ciceron, sur le Mépris de la mort, Paris, 1732, in- 12; Dissertatio ludicra aeantiqua in Rc-marns scholis grammaticarum disciplina, Venet., 1718.
Le Noir.
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avec la ville de Jérusalem et l'énU»
du Saint-Sépulcre, de l'autre ruté* au nord et à l'est, la plaine de Jéricho, 1 embouchure du Jourdain et la mer Morte, on a une des plus belles vues qui soient sur la terre.
Le Noir,
OLTVÉTAINS. Congrégation de religieux et de religieuses assez répandue en Italie; ils suivent la régie de saint Benoit, et sont habillés de blanc Leur instituteur fut saint fkmard- Ptolemée, né à Sienne en 1272. Leurs constitutions ont été approuvées par les papes Grégoire IX, Jean XXII et Clément VI. •
Bergif.r.
OLIVES ou OLIVIERS (le mont des) (Théot. mixt. et hist. scien. géog. hist saint.) — V. Palestine. « L'usage s'est introduit chez nous, dit l'abbé Michen, de dire la montagne des Oliviers. Le véritable nom de cette montagne, celui que lui donnaient, en français, les chrétiens au temps des croisades, est celui-ci: le mont Olivet, mens Oliveti. Les évangélistes nomment huit fois le mont Olivet, et quatre fois seulement le mont des Oliviers. »
Quand on est sur le haut de cette montagne, au bas de laquelle est le Gethsemani et la vallée de Josaphat, un peu au delà l'emplacement de 1 ancien temple sur le mont Moria,
OMBRE. Dans les pays chauds, tels que la Palestine, l'ombre des arbres est un avantage précieux ; le premier soin des patriarches, lorsqu'ils se proposaient de séjourner dans une campagne, était d'y planter des arbres pour y jouir de leur ombrage. Manger son pain à l'ombre de son figuier, III Rcg., c. 4, y 2S, est une expression qui désigne l'état de tranquillité et de félicité parfaite.
Ombre, dans les livres saints, signifie souvent protection ; le Psahniste dit à Dieu, Ps. 16, y 8 : « Protégez-moi » à l'ombre de vos ailes, comme une » poule couvre ses petits. » L'ange dit à Marie, Luc, c. 1, y 35 : « La » puissance du Très-Haut vous cou- » vrira de son ombre, vous protégera » et vous mettra à couvert de tout » danger. » Mais les ombres de la mort signifient, ou l'état des morts, que l'on supposait privés de la luœièise, ou une calamité qui nous met en danger de périr; et au sens figuré, l'ignorance et les ténèbres de l'idolâtrie.
Il est dit dans les Actes des Apôtres, c S, f 15, que l'ambre seule du corps de saint Pierre guérissait les mal.i,.
Saint Paul, Hebr., c. 10, y 1, di! fi la loi de Moïse ne présentait que l'ombre des biens futurs, c'est à -d'ire une figure imparfaite des grâces sue nous avons reçues par Jésus- Clu:
Les païens nommaient ombres les âmes des morts, ils supposaient que c'étaient des ligures légères, telles
ONA
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que celles qu'un peintre trace avec le crayon sur le papier.
Bergjer.
OMISSION. Ne pas faire ce que la loi de Dieu nous commande, est un péché d'omission. Comme la morale évangélique nous ordonne beaucoup de bonnes œuvres et des actes de toutes les vertus, la plus grande partie des fautes du chrétien sont des péchés d'omission. Mais comme l'inadvertance et la faiblesse peuvent y avoir beaucoup de part, ordinairement ces fautes ne sont pas aussi grièves que les péchés de commission, qui consistent à faire ce que la loi de Dieu nous défend.
Bergier.
OMPHALOPHYSIQUES. Quelques écrivains ont dit que ce nom avait été donné aux bogomiles ou paulieiens de la Bulgarie, mais il est plus probable que l'on a voulu désigner par là les hôsichastes du onzième et du quatorzième siècles. C'étaient des moines fanatiques qui croyaient voir la lumière duThabor à leur nombril.
Voyez Hésichastes,
Bergier.