‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 9 (volume 2)Chapitre 84 sur 122 · OND · texte numérisé non relu

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clés précédents. Les sectes, qui se sont séparées de l'Eglise catholique au cinquième et au sixième, n'ont pas été aussi hardies que les protestants, elles ont conservé l'usage des onctions.

L'utilité des huiles et des essences dans certaines maladies les a fait aussi envisager comme un symbole de guérison ; il est dit, Marc, c. 6, 7 13, que les apôtres oignaient d'huile les malades et les guérissaient; ce n'était pas par la vertu naturelle de cette onction, mais par le ])ouvoir de faire des miracles que Jésus-Christ leur avait donné. Saint Jacques exhorte les lidèles malades à se faire oindre de même par les prêtres avec des prières ; il dit que ces prières faites avec foi guériront le malade, et que s'il a des péchés, ils lui seront remis, Jac, c. 5, ^ 14.

Nous ne savons pas si cette pratique était en usage chez les Juifs, mais nous voyons dans l'Ecriture que l'onction signifie quelquefois l'action de consoler un affligé, et de soulager ses peines. Ps. 22, f 5; Isai, c. 1, y 6, etc.

Eniin l'usage des anciens était de se parfumer pour les grandes cérémonies; ainsi David, après avoir passé plusieurs jours dans le jeune et la pénitence, prit le bain et se parfuma pour aller au temple du Seigneur, II Reg., c. 12, f 20. Judith fit de môme pour paraître devant Holopherne, c. 10, ji' 3. On usait encore des parfums pour les festins :

c'était faire honneur aux convives que de répandre sur leur tête des essences odoriférantes, Matt., c. 26, t 7 ; Ps. 103, f 15, etc. Ces essences sont appelées dans l'Ecriture l'huile ou le parfum de la joie, et cette expression prise au ligure signifie l'abondance de tous les dons, Ps. 44, t 8; Isaï., c. 61, f 3.

Lorsqu'il est parlé dans l'Ecriture de l'onction que Jésus-Christ a reçue de Dieu, ce terme réunit toutes les significations précédentes; il exprime le caractère de roi, de prêtre, de prophète, la plénitude des dons du Saint-Esprit, la destination au plus auguste de tous les ministères, Act., c. 4, f 27; c. 10, ? 38. Saint Paul,

Hcbr., c. I, y 8, lui applique ces paroles du ps. 44, f 8 : « Votre trône, » ô Dieu éternel, et le sceptre de » votre royauté, est celui de la jus- » tice.... c'est pour cela que votre » Dieu vous a oint du parfum de la » joie, par préférence à ceux qui y » participent avec vous. » Cela ne signifie pas seulement que Jésus- Christ a reçu les dons du Saint-Esprit avec plus d'abondance que les autres hommes, mais qu'il possède tous les attributs de la Divinité auxquels les hommes ne peuvent avoir part que dans un sens très-impropre. L'apôtre dit à la vérité, Hebr., c. 3, f 14, que nous sommes devenus participants de Jésus-Christ, et saint Pierre, que nous participerons un jour à la nature divine, II Pctr., c. 1, f 4; mais il n'y a point de comparaison à faire entre cette participation par grâce, et celle qui convient au Fils de Dieu par sa nature. C'est vainement que les sociniens ont voulu argumenter sur ces passages pour écarter la preuve qui en résulte pour la divinité de Jésus- Christ. Yoy. Fils de Dieu.

Bergier.

ONDOYER un enfant, c'est le baptiser sans observer les cérémonies de l'Eglise. Lorsqu'un enfant nouveauné parait être en danger de mort, et qu'il n'est pas possible de le porter à l'église pour lui faire donner le baptême on prend la précaution de l'on.

doyer ; mais pour que le baptême ainsi administré soit valide, il faut que la matière et la forme soient exactement gardées. Voy. Baptême.

On trouve dans les rituels le détail des cas dans lesquels on peut baptiser ainsi les enfants qui ne sont pas encore entièrement nés ou sortis du sein de leur mère. Hors le cas de nécessité, on ne doit pas ondoyer, sans une permission expresse de i'évèque.

L'usage était établi en France d'ondoyer les princes à leur naissance, etde ne suppléer les cérémonies que plusieurs années après ; le roi Louis XVI, par un motif de piété, a fait baptiser se* enfants avec toutes les cérémonies, Immédiatement après leur naissance.

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