MIE
leurs, tant pis pour toute sa personne.
Lk Noir.
MICROSCOPE {Théol. mixt. scien.
nat. opt.) — V. Micrographie.
MIEL (Théol. mixt. scien. nat.) — Ce délicieux produit des abeilles, qui était le seul sucre que nous eussions avant que le Nouveau Monde nous donnât la canne à sucre, et que l'idée vînt ensuite d'en faire avec la betterave, est encore une des choses les plus mystérieuses pour la science.
Celle-ci ne connaît que très-imparfaitement la composition du miel; elle y a constaté pourtant le sucre de raisin nommé glycose, qui est solide, un sucre liquide tout particulier, et un troisième sucre particulier aussi, quoique différent des deux premiers, de la mannite, deux sortes d'acides organiques, un principe colorant et des matières grasses et azotées. Le miel est d'autant meilleur que les plantes sur lesquelles l'abeille le butine sont plus aromatiques ; telles sont le thym, le serpolet, la lavande, le romarin, la menthe; les fleurs de l'oranger et du safran sont aussi trèsbonnes; celles du sarrazin donnent, prétend-on, un miel moins délicat; c'est affaire de goût; car nous, qui sommes originaire des côtes de la basse Normandie (Créances, près Coutances) où les sarrazins sont magnifiques, et où les abeilles tirent la plus grande partie de leur miel des blanches fleurs de cette plante, nous avons toujours préféré la saveur prononcée de notre miel à celle de tous les autres ; est-ce patriotisme?... Estil vrai, comme on le dit, que l'if, le buis, l'absinthe rendent le miel amer, et que certaines plantes vénéneuses lui communiquent leurs propriétés?
Ce pourrait être un préjugé; si c'en est un, ce préjugé est bien ancien, car il existait chez les Crées, et bien universel, car il règne aux Etats-Unis, au Brésil et dans les vallées des Alpes.
On cite des faits de miels d'abeilles domestiques qui avaient été rendus vénéneux par des plantes malfaisantes sur lesquelles les abeilles avaient butiné. Mais un assez grand nombre