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monde et en tant qu'impliquant, dans son cadre, notre cosmogonie adamique?
» Il y aurait, ce nous semble, en l'envisageant comme nous enveloppant dans son étendue, deux manières de l'interpréter, quant à la partie qui concerne nos origines ; car nous verrons, au mot Immortalité, ce qu'on en doit penser quand on la considère comme négative de l'éternité des distinctions entre les bons et les méchants. On peut la rendre exclusive de trois points essentiels ; celui d'une déchéance de l'humanisé depuis qu'elle est humanité ; celui d'une assomption hypostatique surnaturelle et spéciale de l'âme du Christ par le Verbe ; et celui de la rédemption humaine opérée par Dieu lui-même dans cette union avec l'âme, et non par cette âme considérée comme médiatrice en son propre nom. On peut aussi l'arranger de manière à conserver ces trois points intacts.
» Dans le premier sens, il est évident qu'elle est hérétique et qu'elle mène au pélagianisme par son détail de notre cosmogonie humaine en particulier. Dans le second, nous ne voyons point qu'elle soit certainement et positivement contraire à la foi.
Nous en avons assez dit les raisons dans les notes sur les canons contre Origène (I); et l'on pourrait même appuyer cette théorie, quant à son détail de la préexistence de nos âmes, par un passage du livre de la Sagesse qui indique peut-être (2) que son auteur, philosophe juif platonicien selon toute probabilité , croyait à cette préexistence, entendue dans un sens quelconque : Or, dit-il, j'étais un enfant bien né, et j'eus en partage une bonne âme; et comme j'étais encore meilleur, je suis venu à an eierps souillé; et, sachant que je ne pouvais être con-
(1) Toiroei notea Au» notre: dfatfoimriN des droits delà raison dans la fui, art. Amu, rlmp. h.
(2) Nous disons peut-être, et ce uVst pes sans motif ; car le sens naturel du passage cité pltu bas nous paraît être celui-ci : ■ Mon Ame était bonoe, elle devint encore meilleure à mesure que je Grandis ; mais enfin arriva l'Ace «les passions, et alors, etc.. On peut opposorce verset du Sage à ceux <]ni disent qmn tfl nel est une vieiosité posi-
tive qui rend l'Aine mauvaise*
Ornent si Dieu ne me donnait de l'être, que cela même était sagesse de savoir de qui était ce don, je suis allé au Seigneur, l'ai prié et lui ai dit du plus profond démon cœur:.... suit une sublime prière pour demander la sagesse. (Sap. vin, 19 seq )
» Mais, s'il en est ainsi, devant la théologie rigoureuse il n'en est pas de même devant la raison et la conscience de chacun quand elles observent avec sagesse les phénomènes de cette vie. Elles trouvent, alors, que rien n'y indique cette préexistence des âmes, et que l'absence de souvenirs, en nous, rend totalement inutile tout ce qu'on peut imaginer comme s'étant passé avant la vie présente. Que nous ayons existé a des états divers avant de naitre ici-bas, ou que nous n'ayons commencé d'exister qu'en naissant, nous sommes, devant le fait de notre conscience, des êtres nouveaux, puisque notre conscience no relie notre vie présente à aucune vie antérieure ; or, ce fait de notre moi est le seul qui nous importe; et, s'il arrivait que la préexistence fût liée, devant Dieu, à des harmonies ne pouvant concerner notre sentiment d'identité antécédente, puisque ce sentiment s'existe pas, nous serions encore, relativement à nous, aussi nouveaux que si nous l'étions, en même temps, pour Dieu même. Que l'un imagine la pensée et le sentiment dans un arbre :
cet arbre iinit par mourir; ses é ments se dispersent ; et, au bout d'un temps, ces mêmes éléments se réunissent et reforment un arbre, soit de même espèce, soitd'espôce différente, mais, à coup sur, autre individu; cette hypothèse posée, il est clair que le nouvel arbre a préexisté à luimême dans l'arbre premier; mais de deux choses l'une; ou il en aura le sentiment de manière à rattacher son moi présent à sim moi passé ; ou il n'aura que le sentiment de son arborité présente. Dans le premier cas, il n'est jkis un rma nouveau: mais dans le second il est un moi, un individu, un arbre moral aussi nouveau que s'il se composait d'éléments qui n'auraient jamais été à l'état d'arbre, ou qui auraient été créés, à proprement
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parler, au moment de leur organisation en lui-même tel qu'il existe.
» Nous reviendrons sur cette hypothèse dans l'article Immortalité, pour en constater encore l'inutilité et d'autresdéfauts, peut-être encore plus graves, relatifs à la justice éternelle (I).
» Déjà nous venons de mettre le pied hors de la question qui devait , nous occuper, celle du cosmos universel, en parlant de ce qui concerne notre humanité ; nous ne pouvions éviter ce défaut par suite de l'universalité même du système origéuien, et de la nécessité de le juger au point de vue de notre foi catholique, qui ne se mêle du tout que par les côtés qui nous concernent. Pour revenir à ce système, en tant que pantocosmique à proprement parler, nous n'osons le condamner, avons-nous déjà dit, comme ne pouvant avoir son application dans aucune des actions de Dieu; nous croyons, au contraire à sa réalité comme à celle d'autres systèmes sans nomhre, dans la série, que Dieu seul connaît, des élaborations de son éternité ; mais nous ajoutons que, s'il prétendait embrasser la totalité des plans de l'infini, et exprimer le tout de ses œuvres, nous le trouverions aussi petit par cette prétention, relativement à ce tout, qu'il est grandiose, considéré par rapport à nous; et celui qui le soutiendrait dans ce sens ne nous paraîtrait qu'un étroit philosophe. D'un autre côté, si l'on entendait confondre, dans cette unité primordiale des êtres en Dieu, ces êtres avec Dieu, ce qui rendrait la créature éternelle, et ramènerait le panthéisme, il serait condamné par la philosophie avant de l'être par la foi. Si enfin on évite ces deux excès, et qu'on ie présente comme étant notre vérité cosmogonique à nous-mêmes, viennent les deux manières de l'interpréter que nous avons distinguées; et dans l'une seulement il est hérétique, pendant que, dans les deux, il nous semble inutile et dépourvu d'indications suffisantes fournies par les réalités empiriques de notre nature. » Le Nom.
(1) Nous citons, dans 00 dictionnaire, au mot iiMonTAuié nés iues, l'article dont il s'agit ici.
ORIGÉNISTES. On a ainsi nommé ceux qui s'autorisaient des écrits d'Origène pour soutenir que Jésus- Christ n'est Fils de Dieu que par adoption, que les âmes humaines ont existé avant d'être unies à des corps, que les tourments des damnés ne seront point éternels, qui les*démons mêmes seront un jour délivrés des tourments de l'enfer. Quelques moines de l'Egypte et de la Palestine donnèrent dans ces erreurs, les soutinrent avec opiniâtreté, et causèrent de grands troubles dans l'Eglise ; c'est ce qui attira sur eux la censure du cinquième concile général, tenu à Constantinople l'an 553, dans laquelle Origène lui-même s'est trouvé enveloppé.
Les oviijcnistes étaient pour lors divisés eu deux sectes, qui ne suivaient ni Tune ni l'autre toutes les opinions fausses qui se trouvent dans les livres d'Origène. Ceux qui soutenaient que Jésus-Christ n'était Fils de Dieu que par adoption, prétendaient aussi qu'au jour de la résurrection générale les apôtres seraient rendus égaux à Jésus-Christ; pour cette raison ils furent nommés isochristes. Ceux qui enseignaient que les âmes humaines avaient existé avant d'être unies à des corps, furent aussi appelés protoctistes, nom qui désignait leur erreur. On ne sait pas pourquoi ces derniers furent appelés tctnidiles ou entêtés du nombre de quatre.
Il ne faut pas confondre cet origénisme avec les erreurs d'une autre secte dont les partisans furent aussi nommés origénistes ou origeniens, parce qu'ils avaient eu pour chef un certain Origène, personnage trèspeu connu, ils condamnaient le mariage, et soutenaient que l'on pouvait innocemment se livrer aux impudicilés les'plus grossières. Saint Epiphane et saint Augustin, qui ont parlé de cet origénisme impur, conviennent que le célèbre Origène n'y a donné aucun lieu; ses écrits ne respirent que l'amour de la chastejé.
Bbrgieh.
ORIGINE et FIN (Théol. mixt.
psychol.) — Qui n'a pas rélléchi à
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cette ciiose étrange : Un être, qui se sait lui-même, se consulte et se raisonne, apparaît tout à coup ; il n'a aucun souvenir d'avoir existé dans le siècle précédent ; il sait qu'il ne sera plus, du moins sous sa forme présente, dans le siècle suivant; et à peine s'est-il apparu à lui-même, avec la possession rationelle de luimême, qu'il se met à creuser ces deux questions : D'où viens-je, et comment suis-je là? où vais-je et que deviendrai-je ? questions de son origine et questions de sa destinée, auxquelles il ne pourra jamais répondre en la manière positive dont il répondrait à des questions d'arithmétique ou de géométrie, et pourtant questions dont il ne pourra, jusqu'à sa mort, détacher sa pensée, et sur lesquelles il se morfondra toute sa vie !
Quoi de plus étrange qu'un pareil être ?
| Oh! s'il était comme est l'animal d'après toutes les apparences, c'est-àdire ne faisant que sentir l'objet présent, et n'ayant le rêve ni de l'avant ni de l'aprôs, oh ! alors, il ne serait pas embarrassant : on pourrait supposer tout sur son origine et sur sa lin, parce que la rectitude éternelle dont il est nécessairement un produit ne serait engagée envers lui qu'aux choses présentes, ne lui devrait rien ni du passé comme connaissance, ni de l'avenir comme promesse. Mais il n'en est pas ainsi de l'homme : il rêve toujours de ce qui a précédé et de ce qui doit suivre ; il ne peut pas s'en empêcher ; c'est le vœu de sa nature qu'il en songe toute sa vie.
Savez-vous quelle est la conséquence nécessaire à tirer de ce phénomène ? c'est l'indispensabilité d'une autre vie dans laquelle la réponse aux deux questions de l'origine et de la fin sera donnée. 11 est impossible que l'existence humaine, comme toute existence, provienne d'un mal éternel ; le mal éternel est l'absurdité même; il n'y a de possible comme cause éternelle que la justice, la sagesse, la bonté, la véracité, le bien en un mot. Or il n'est pas moins impossible que le bien absolu pro-
duise un être raisonnable de cette espèce avec la rêverie nécessaire dont nous parlons, pour se jouer de lui et de son rêve pendant un temps, et puis le laisser là dans le néant comme s'il n'avait jamais existé ; ce serait le mensonge, la dérision, la fourberie qui résulteraient, dans ce cas, de l'éternelle et sérieuse rectitude ; ce serait le sarcasme qui sortirait du grave absolu ; non, cela est impossible; il faut une vie quelconque dans laquelle s'éclaire le problème de celle-ci.
Nous trouvons cet argument inéluctable, à tel point, en faveur de la survivance de l'âme, que l'aveuglement seul de la passion le peut attaquer.
Le Nom.
ORIGINEL (péché). L'on entend sous ce terme le péché avec lequel nous naissons tous, et qui tire son origine du péché de notre premier père Adam. Voy. Adam.
La première chose nécessaire à un théologien est de savoir précisément qujlle est la doctrine et la foi catholique sur ce point; le concile de Trente l'a clairement exposée, sess. 5.
Il décide, can. I, qu'Adam par son péché a perdu la sainteté et la justice, a encouru la colère de Dieu, la mort, la captivité s»us l'empire du démon. Can. 2, qu'il a transmis à tous ses descendants non-seulement la mort et les souffrances du corps, mais le péché qui est la mort de l'âme. Can. 3, que ce péché propre et personnel à tous ne peut être ôté que par les mérites de Jésus-Christ.
Can. 6, que la tache de ce péché est pleinement effacée par le baptême.
De là les théologiens concluent que les effets et la peine du péché originel sont, 1° la privation de la grâce sanctifiante et du droit au bonheur éternel, double avantage dont Adam jouissait dans l'état d'innocence; 2° le dérèglement de la concupiscence ou l'inclination au mal; 3° l'assujetissement aux souffrances et à la mort ; trois blessures desquelles Adam était exempt ayant son péché. D'où s'ensuit la nécessité absolue du baptême pour y remédier. Voy. Ii.vpihiit:. Le dogme
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catholique ne s'étend pas plus loin.
Holden, De Resol. fidei, 1. 2, c. 5.
Plusieurs hérétiques l'ont comhattu et rejeté. Les cathares ou montanistes, vers l'an 256, enseignèrent, qu'il n'y avait point de péché originel, et que le baptême n'est pas nécessaire. Environ l'an 412, Pelage soutint que le péché d'Adam lui a été purement personnel, et n'apointpassé à sa postérité, qu'ainsi les enfants naissent exempts de péché et dans une parfaite innocence ; que la mort à laquelle nous sommes sujets n'est point la peine du péché, mais la condition naturelle de l'homme; qu'Adam serait mort quand même il n'aurait pas péché; enfin que la nature humaine est encore aussi saine, aussi forte, aussi capable de faire le bien, qu'elle l'était dans l'homme tel qu'il est sorti des mains de Dieu.
Pelage trouva un adversaire redoutable dans saintAugustin : il fut condamné dans plusieurs conciles d'Afrique, par les papes Innocent I et Zozime, et enfin par le concile général d'Ephèse.
En 596 un synode des nestoriens, en 640 les Arméniens, en 796 les Albanais, renouvelèrent l'erreur de Pelage, et c'est encore aujourd'hui le sentiment de la plupart des sociniens.
Calvin a prétendu que les enfants des fidèles baptisés naissent dans un état de sainteté, qu'ainsi le baptême ne leur est pas donné pour elfacer en eux aucun péché. Le Clerc et les ministres la Place et le Cène ont nié formellement, le péché originel. Au contraire, Elaccius, luthérien rigide, soutenait que le péché originel est la substance même de l'homme. Mosheim, Hist. ecclés., seizième siècle, sect. 3, 2° part., c. 1, § 33. On conçoit bien que ce dogme ne pouvait pas manquer de déplaire aux incrédules de notre siècle ; ils ont répété contre cet article de foi la plupart des objections des hérétiques anciens et modernes.
Mais cette triste vérité est clairement enseignée dans l'Ecriture sainte.
Job, c. 14, f 4, dit à Dieu : « Qui peut » rendre pur l'homme né d'un sang » impur, sinon vous seul? Le Psal- » miste, Ps. 50 jfr 7 : « J'ai été conçu » dans l'iniquité, et formé en péché
» dans le sein de ma mère. » Saint Paul, Rom., c. 3, f 12. De même « que par un homme le péché est » entré dans le monde et la mort par » le péché, ainsi la mort a passé » dans tous les hommes, en ce que » tous ont péché... Et de même que » la condamnation est pour tous par » le péché d'un seul, ainsi la justifi- » cation et la vie sont pour tous, par » la justice d'un seul, qui est Jésus- » Christ. » II Cor., c. 5, f 14 : « Si » un seul est mort pour tous, donc » tous sont morts : or Jésus-Christ » est mort pour tous. » I Coi\, cap. 15, f 21. « La mort est venue » par un homme, et la résurrection • vient par un autre homme; de » même que tous meurent en Adam, » ainsi tous seront vivifiés en Jésus- » Christ. »
Nous ne savons pas ce que répondaient les pélagiens aux passages do Job et du Psalmiste, mais à celui de Yépitre aux Romains, ils répliquaient que, selon l'apôtre, le péché et la mort sont entrés dans le monde par Adam, parce que tous les hommes ont imité le péché d'Adam, et sont morts comme lui; que, dans ce sens, la condamnation est tombée sur tous par son péché, et tous sont morts en Adam. Comment, de Pelage sur l'ép.
aux Rom.
L'absurdité de cette explication saute aux yeux. 1» Comment Adam a-t-il pu être imité par les pécheurs qui ne l'ont pas connu et qui n'ont jamais oui parler de lui ? En quoi son péché a-t-il pu influer sur les leurs ?
2» peut-on dire dans ce sens, que la, condamnation est pour tous par son péché, et que tous meurent en lui.
3° Il s'ensuit que la justice de Jésus- Christ n'influe sur la nôtre que par l'exemple ; qu'il est mort pour nous seulement dans ce sens qu'il nous a montré le modèle d'une mort sainte et courageuse. C'est ainsi que l'entend Pelage dans son Comment, sur la 1™ Ep. aux Cor., c. 15, ? 22. Et telle est encore la manière impie et absurde dont les sociniens expliquent la rédemption. Toute l'Eglise chrétienne en fut scandalisée au cinquième, siècle, et il ne fut pas difficile à saint Augustin de foudroyer cette doctrine.
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Le saint docteur la réfuta victorieusement par l'Ecriture sainte et par la tradition; il apporta en preuve du dogme catholique des passages des Pères qui, dans les siècles précédents, avaient professé clairement la croyance du péché originel, la dégradation de la nature humaine par le péché, la nécessité de la rédemption et du haptème pour l'effacer, et toutes les conséquences que Pelage affectait de nier. Toutes ces vérités se tiennent, l'on ne peut en attaquer "une sans donner atteinte aux autres.
Il insista principalement sur ces paroles de saint Paul : Si un seul est mort pour tous, donc tous sont morts, or Jésus-Christ est mort pour tous : il fit voir que l'apôtre prouve l'universalité de la mort spirituelle et temporelle de tous les hommes, par l'universalité de la mort de Jésus-Christ et de la rédemption pour tous saus exception. Voyez Rédempteur, Sauveur.
Il opposa même aux pélagiens la tradition générale de tous les peuples (1), et Je sentiment intérieur de
(j) Le dogme de la chute de notre premier père et de la dégradation du genre humain es t Ion dé comme tons les dogmes catholiques, sur la tradition primitive qui est devenue commune à tous las peuples du monde ; Voltaire en a fait l'aven ■ « La » chute de 1 homme régénéré, dit-il, est le fondement » de la théologie de tontes les anciennes nations » ((Juest. sur l Encyclopédie.)
« Ce dogme fondamental du christianisme n'é- ' , t , ai , t , f°' ut ,' ffnoré dans Ies anciens terops, dit * T 1 ^ Fo '" her - Les peuples plus voisins que nous » ciel origine du monde savaient par une tradition » titoonno et constante que le premier lmmine » avait prévanqué et que son crime avait attiré ' a ™ tt «'l'ction de Dieu sur toute sa postérité » D ailleurs on pont dire que le péché originel » est un fait notoire et palpable. Tous les hommes » Dussent avec dos inclinations dépravée», portés » à tous les vices et ennemi, de la vertu. Leur vie » sur la terre est visiblement nu état de misère et « de punition. I est donc manifeste que l'homme »n est point tel qu'il devrait être, ni tel qu'il est » sorti des mains du Créateur. , lilém. defacad. des Inscnpt., t. 74, p. 302, 393.)
Cicéron, q,„ a point si éloquemment la grandeur de la nature humaine, ne laisse pas d'être frappé des étonnants contractes qu'offre celte mè„.e nature, sujette à tant ,1e misères, aux maladies, aux cbagrms, aux craintes, aux plus avilissantes pas- , S !,T ; i , S '"' let, " e ' fmc " ' lo «connaître que nue
uiîît' °* • Sa " f omm '"» >° ««Soir et l'appelle une dme en ruine, (l'e Bcpublic, \ib 3.1
Et voilà pourquoi, dans PI , ton, Sonna rappelle à «es disciples que ceux qui ont établi les mmtérm
pnaicr, ,1 aprèe es .nnon-, que trnfcincini menrt «au» être purifie, reste aux enfers plongé dam la
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tous les hommes qui réfléchissent sur
eux-mêmes, comme font les philosophes. En effet, tous les hommes naissent avec des inclinations dépravées,
dieux' et que cdui qui a élé puriflé > heLhhe a7eo le *
Tous les anciens théologiens et les poètes disaient. au rapport de Philolatis le pythagoricien, , q„ê 1 àme était ensevelie dans le eorps, comme dans un tombeau, en punition de quelque péché. »
(Clem. Alex., Strom., lih. 3.)
C'était aussi la doctrine des orphiques- fPIat Cratyl., Oper., tom. 3.) et comme en même tempe ou reconnaissait que l'homme était soi ti bon des mains de Dieu, et on'il avait d'abord voeu dans un état de pureté et d innocence, le crime pour lequel u était puni était par conséquent postérieur à sa création.
Mais comment le crime d'un seul homme a-t-il miecte toute sa race ? Comment les enfants peuvent-ils justement porter la peine de la faute de leur père ? Ils la portent, celte peine, c'est un fait constant, et que dès lors il n'est nullement nécessaire d expliquer. Dieu est juste, et nous somme punis ivoili tout ce qu'il est indispensable que nouss sachions ; le reste n'est pour nous que de pure curiosité. ^ e
Une raison sage peut néanmoins découvrir quelques lueurs dans ce profond mystère, et la philosophie ancienne, en prenant la tradition pour guide saule méthode qui puisse donner uue règle sûre au raisonnement, s'est élevée, sur la question aussi diluci le qn importante de l'imputation des délits. a de fort belles considérations.
Dans son traité sur les Délais de la justice divine, Plutarque fait d'abord observer qu'il y a des êtres collectifs qui peuvent être coupables de certains crimes, aussi bien que les Sires indiuiduels. « Un état, par exemple, est, dit-il, une » même chose continuée, un tout, senibiuble 4 un » animal qui est toujours le même, et dont I âge ne » saurait altérerl'identité. L'état étant donc toujours » wn, tandis que l'association maintient l'unité, le » mérite et le blâme, la récompense et le CBati- » ment, pour tout ce qui est fait en commun lui » sont distribués justement, comme ils le sont à » 1 homme individuel. » (Sur les Délais de Injustice divine, /ans lapunitinn descoup, ,.',V., ; ) tra.lnrt de M. le comte de Maisti-e, p. 48, L«n. 1816 i •Ma», «joute Plulorque, s ', |',;i„t , 1 , . i t être conti- " ^ res »." s çepoktde vue.il en doil i re de même » dune famille provenante d'une souche commune » dentelle tietitjenesais quelle foi cec U e|,é » quelle communication d'essence et de qualités nuit'* ■ tend à tous les individus delà lignée. Lesétres pro- » oints par vote de génération ne ressemblent point » aux prodiictionsde l'art. A l'égard de celles-ci, dès » que I ouvrage est terminé, il est snr-le-cliwsin . sépare do la main de l'ouvrier, et no lui ni ir-
• tient plus : i! est bien fait par lui, mais ,, ,n dé
• 1m. Au contraire, ce qui est engendré proviool i de la luosUncamême do l'être générateur; tellement qu'il tient de fut quelq hose qui est
. i " - »"• '1" mjpi- i;ji)3c i
» très-justement puni ou ré ... pei ..,.,„„■ lui • ce q,»Jqn« chose est lui. . [fbid., a. ;,0 ci U.1 U après la doctrine des Perso, JJochm 01 .l/'s, c/nané , au le premier homme et la pi lomme, étaient d'abord purs, sonmi- aOrnw auteur Al.riman les vu et fttfjaleni de lei leur. Il le, aborda sous la forme d'uni- coulonfre, ' '' : fonts U 1er persuada qu'il ""' ! " ; " ' - des plan-
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