‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 9 (volume 2)Chapitre 93 sur 122 · livre de. 1 Enéide n est guère qu une brillante expo · texte numérisé non relu

livre de. 1 Enéide n est guère qu une brillante expo

n'oTe ,° »"""■ d0e ' ri ' ]e ' et P»«-««" l'amiquité n o Ire-t-el e rien qui prouve davantage le pouvoir de la tradition sur l'esprit humain, que le pacage de ee livre où le poète, pénétrant avec Enée dans e séjour des morts, décrit en vers magnifiques le lugubre spectacle qui se présente d'abord à sa vue ; car s il y a quelque chose au monde qui réveil e en nous lidée de l'innocence, assurément c e.t 1 enfant qui n a pu encore ni commettre le mal m même le connaître; et supposer qu'il soit soumis à des chauments, des souffrances, es. une pensée qui révolte toute l'âme. Cependant Virgile le tendre Virgile, place les enfants „ moissonnés à la mamelle avant d'avoir goûté la vie, à l'entrée des royaumes tristes » où il les leprésente dans un état de peine, pleurant et poussant un long gémisse- ^"['""'J' 1 ™ >"9™- (Eneid., lib. 6,° 426 - «».) Pourquoi ces pleurs, ces voix douloureuses, ce

faut,"! T ? Q " elle 'r te "f ie ' n ■■" je-ee. eÛ! lants ,àq U1 eurs mères n'o„tpointsouri(Virg .,Ecloq. r'r ,-,> , ,p ' 1 sl| ggércr au poêle celle «tonnante fiction ? 0„el en est le fondement ? D'où vien"elle

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Mais s'il a toujours connu et avoué ta dégradation toujours aussi l'espérance d'être un jour Zi... SOa , premior élat a Sû "'enu son

ZZTJ 6I Tî l6 POi ' 18 d " Crime 1" c """ <»' rappelait, au dehors comme au dedans de loi-mime .1 a pu encore lever le. yeux au ciel .au, effroi Tons les peuples ont attendu un libérateur, un personnage m.v.lénonx, divin, qui. selon d'anciens .racles, devait leur appeler le saint, el l es réconcilier avec l'Eternel.- £ Ilrail de V£ssttiaur l'Indifférence, etc., tom. 3, ch. 28.

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suffisamment répondu; nous non* bornerons à résoudre celles qui ont ete renouvelées de nos jours par le= incrédules. '

Ils disent en premier lieu que le dogme du péché originel ne peut pas se concilier avec la justice de Dieu encore moins avec sabonté ; on ne con-

cevrajamais que Dieu ait voulu confier à nos premiers parents le sort éternel de leur postérité, surtout en prévoyant que l'un et l'autre violeraient la loi qui leur serait imposée, et rendraient malheureux le genre humain tout entier; l'on comprend encore moins que Dieu puisse punir par un supplice éternel un péché qui ne nous est m libre ni volontaire.

Cela se conçoit très-bien quand on veut faire attention à la constitution de la nature humaine. Comme les enfants ne peuvent pourvoir à leur sort par eux-mêmes, il est naturel que leur destinée dépende de leurs pères et mères. Un père inhumain peut laisser périr ses enfants, par une mauvaise conduite il peut les réduire a la pauvreté, par un crime il peut les déshonorer et les couvrir d'opprobre pour jamais ; soutiendra-t-on que par justice et par bonté Dieu devait constituer autrement la nature humaine ? Le plan de la Providence est encore plus aisé à comprendre, quand on se souvient que Dieu, en prévoyant le péché d'Adam et ses suites funestes, résolut de les réparer abondamment par la rédemption de Jésus- Christ. Il ne faut jamais séparer ces deux dogmes, l'un est intimement lié a 1 autre. Voyez Rédemption.

Rien ne nous oblige de croire que Dieu punit par le supplice éternel de 1 enfer le péché originel ; il est (trèspermis de penser que ceux qui meurent coupables de ce seul péché, sont seulement exclus de la béatitude surnaturelle et surabondante qui nous a été méritée par Jésus-Christ. On ne prouvera jamais que Dieu a dû parjustice destiner la nature humaine à un degré de félicité aussi parlait, aussi sublime : lajustice même des hommes peut, sans blesser aucune loi, priver les enfants d'un père coupable des avantages de pure grâce qui lui avaient été accordés.

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Quant aux souffrances de cette vie, nous avons t'ait voir à l'article Mal, qu'il est faux que notre état sur la terre soit absolument malheureux, et que Dieu par justice ait dû nous accorder ici-bas un plus haut degré de bonheur. Voyez Etat de nature.

En second lieu, les pélagiens disaient aussi bien que les incrédules :

Si tous les enfants naissent objets de la colère divine, si avant de penser ils sont déjà coupables, c'est donc un crime affreux de les mettre au monde ; le mariage est le plus horrible des forfaits, c'est l'ouvrage du diable ou du mauvais principe, comme le soutenaient les manichéens.

On leur répond que lui-même a institué et béni le mariage, et qu'il n'en a point interdit l'usage à l'hom me après son péché ; cet usage est donc innocent et légitime. Les enfants naissent coupables, non en vertu de l'action qui les a mis au monde, mais en vertu de la sentence prononcée contre Adam : un enfant né en légitime mariage n'est pas moins taché du péché originel qu'un enfant adultérin conçu par un crime. Lorsqu'un homme était condamné pour ciime à l'esclavage, cette tache passait à ses enfants, non par l'action de les mettre au monde, mais par la force de l'arrêt qui l'avait condamné.

Du moins, répliquent nos adversaires, le baptême efface le péché originel ; un enfant baptisé ne devrait donc plus être sujet à la concupiscence ni aux souffrances. Cela serait vrai, si le baptême, en effaçant la tache du péché, en détruisait aussi tous les effets; mais en nous rendant la grâce sanctifiante et le droit à la béatitude éternelle, il nous laisse le penchant au mal et la nécessité de souffrir et de mourir, parce que l'un et l'autre rendent la vertu plus méritoire et digne d'une plus grande récompense.

En troisième lieu, les incrédules ont accusé Origène et saint Clément d'Alexandrie d avoir nié le péché originel. Si cela était, il serait fort étonnant que les pélagiens qui avaient cherché si attentivement dans les Pères ce qui pouvait les favoriser, n'eussent pas cité deux des plus célè-

bres. La vérité est que ni l'un ni l'autre n'ont pensé comme les pélagiens.

SaintClément d'Alexandrie, Strom., 1. 3, c. 16, disputait contre Talien et d'autres hérétiques qui condamnaient le mariage, et soutenaient que la procréation des enfants est un crime.

Il cite ce passage de Job-, c. 14, f 4 et 5, selon la version des Septante :

Personne n'est exempt de souillure, quand même il n'aurait vécu qu'un si ul jour ; et il ajoute : « Qu'ils nous di- » sent où a péché un enfant qui vient » de naître, ou comment est tombé » sous la malédiction d'Adam celui » qui n'a encoie fait aucune action.

» Il ne leur reste, selon moi, qu'à » soutenir conséquemment que la » génération est mauvaise, non-seu- » lenient quant au corps, mais quant » à l'âme. Lorsque David a dit : J'ai » été conçu en péché et formé en ini- » quilt: dans le sein de ma mère, il » parle d'Eve selon le style des pro- » pbètes; celle-ci est la mère des vi- » vants : mais si lui-même a été » conçu en péché, il n'est pas pour » cela un pécheur ni un péché. » En effet les deux passages cités par saint Clément signifient de deux choses l'une, ou qu'un enfant est souillé du péché parce que sa procréation est un crime, ou qu'il l'est parce qu'il descend d'Adam et d'Eve coupables.

Saint Clément rejette, le premier sens adopté par les hérétiques, il s'en tient au second ; il professe donc le péché originel.

Origène, son disciple, est encore plus positif. « On liaptise les en- » fauts, dit-il, pour leur remettre » les péchés. Quels péchés ? En quel » temps les ont-ils commis? Ou » quelle raison peut-il y avoir de » baptiser les enfants, sinon le sens » de ce passage : Personne n'est exempt m de souillure quand même il n'aurait i vécu qu'un seul jour ? Parce que le » baptême etlace les souillures de la » naissance, c'est pour cela que l'on » baptise les petits enfanis. » 11 cite ailleurs les paroles de David, et en tire lesmêmesconséquences,//o?n. 14, in Luc. ; Tract. 9, m Mutth. ; llvmil. 8, in Levit., etc. Sur le quatrième livre contre Celse, n° 40, les éditeurs ont

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