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Ancien et du Nouveau Testament, tout ce que les signes, les miracles e les témoignages de tout genre proclament de la Trinité divine. Le ciel et la terre ont toujours été tels qu'ils sont aujourd'hui sous nos yeux • ils sont sans commencement et seront fans lin. Toute œuvre de piété et de justice chrétienne, qu'on considère comme digne dune récompense éternelle, est une œuvre inutile. Le Christ na pas été enfanté par la Vierge Marie ; il n'a pas souffert pour les hommes; il n'a pas été enseveli; il nest pas ressuscité. Le Baptême ne lave pas du péché ; l'acte de consécration du prêtre n'opère pas le sacrement du corps et du sang de Jésus-Christ, etc. »
Outre Glaber, le nioine Adémar parie de ces pseudo-mystiques d'Océans ; c étaient d'après lui dix chanoines de la Sainte-Croix, qui furent trouves coupables de manichéisme.
Le Noir.
ORNEMENTS DES ÉGLISES. Voyez,
CiGLISES»
ORNEMENTS PONTIFICAUX FT SACERDOTAUX. Voyez Habits.
ORNITHORHYNQUE (1') {Thêol.
mixt. scien. zool.) — Cet animal étrange, qui ne parait n'avoir qu'une espèce et qui est propre à la Nouvelle- Hollande, a été placé par G. Cuvier à cote du genre Echidnè dans l'ordre des Mammifères édcntès famille des Monotrcmes. Le premier type qu'on vit en Europe fut reçu pal- Blumenbach vers la fin du siècle dernierc était l'Anglais Banks qui le lui envoyait; il avait 3G centimètres de longueur, était couvert de poils, était quadrupède, mais portait, en guise de bouche, un bec de corne pareil à celui du canard. Blumenbach l'appela l'Orn. paradoxal, parce qu'on ne savait s'il fallait le classer parmi les mammifères ou parmi les oiseaux.
Un prétendait même alors qu'il pondait des œufs; mais il a été reconnu depuis que ses petits naissent vivants et qu'il les allaite, en sorte qu'il n'est plus douteux que ce ne soit un ma mifere. Les Anglais le nomment Water
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Mole, taupe aquatique, Les mâles ont aux pieds de derrière un ergot percé d'un canal par lequel une glande de la jambe jette une liqueur que l'on avait crue venimeuse, mais qui ne l'est point ou qui l'est si faiblement que c'est imperceptible. Les femelles, n'ont point cet ergot.
On peut considérer cet animal comme formant transition entre les mammifères et les oiseaux. Il semble que le créateur n'ait poiut voulu laisser entre ses créations des degrés vides. Le Noir.
OROSE (Paul) ou OROSIUS et la Bibliothèque d'Alexandrie (Théol.hist.
biog. et bibliog.) — Orose était un prêtre de Catalogue qui alla visiter saint Augustin, en Afrique, vers 415, pour conférer avec lui au sujet des sectes qui se remuaient alors en Espagne.
11 remit à saint Augustin un Mémoire intitulé : Consultatio sive com~ monitorium de errore Priscillianistarum et Origenistarum; et saint Augustin y répondit par son livre :
Contra Priscillianistas et Origenistas, ad Orosium (1).
Orose ayant reçu d'Augustin le conseil d'aller voir le prêtre Jérôme à Bethléem pour avoir de lui des renseignements sur les origines des sectes, il y alla avec une lettre de recommandation de l'évêque d'Ilippone (2), et, à cette occasion assista au concile pélagien qui fut tenu en Palestine par Jean de Jérusalem. Les Pélagiens l'accusèrent d'hérésie, et il se défendit dans l'opuscule : Apologeticus contra Pdagium de arbitrii libertate, dont on a sans raison nié l'authenticité (3). Au printemps de 416 Orose retourna en Afrique avec une lettre de saint Jérôme pour saint Augustin (4), et une autre lettre de Héros et de Lazare adressée aux évoques africains au sujet de Pelage et de Célestius. Ce fut alors qu'à la demande de saint Augustin, il entreprit
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son principal ouvrage, Libri 7 Historiarum ; il le commença tandis que saint Augustin travaillait au onzième livre de la Cité de Dieu (1) par conséquent en 41 G, et l'acheva l'année suivante.
» Les païens, dit M. Reusch, soutenaient que les malheurs sans nombre qui accablaient les Romains à cette époque, étaient un châtiment des dieux, se vengeant de ce que les hommes abandonnaient les temples pour embrasser le Christianisme. Orose combattit cette assertion en démontrant que les mêmes catastrophes ont toujours frappé l'humanité. Son ouvrage s'étend depuis le commencement du monde jusqu'à son temps, et jusqu'à l'an 416; il est important surtout parce que l'auteur se sert de sources qui sont perdues aujourd'hui.
Il avait déjà obtenu une grande autorité dans l'antiquité ; il fut souvent reproduit dans les manuscrits du moyen âge. Dans quelques-uns de ces manuscrits on trouve le nom énigmatique à'Ormesta (ou Hormesta, Orchestra, Or esta, pour Miseria, mundi, c'est-à-dire Orosii tnœsta) (2). «
On lit, dans cet ouvrage, dont le titre complet est celui-ci : Pauli Orosii adversus paganos historiarum libri septem, un passage sur lequel plusieurs modernes tels que l'abbé Louys Moreri (3), des Michels (4), Gibbon (5), Ampère, Chateaubriand, se sont appuyés pour dire que la fameuse bibliothèque d'Alexandrie ne fut point brûlée comme on l'a tant de fois répété par le calife Omar dans le septième siècle, (638) attendu qu'elle avait été déjà détruite dans le quatrième (390) par les chrétiens sur un éditdel'empereurThéodose le Grand, qui ordonna de détruire les monuments païens.
Voici ce passage i'Orosius tel qu'il se lit dans redit. in-4° de Sigeberg Havercamp, Leyde (Lugduni Batavorum), 1767, p. 421 et 422, avec notre traduction littérale en regard.
(l)Migne, t. VIII, p. 670.
(î) Ep. 166 Migne, t. Il p . 720.
(i) Il a et* 1 ' seulement interpolé par un passage tiré du D> naturn et rjralin, d'Augustin.
(4) Epi»t. 134, Migiio, I, 1214.
(1) Prmf. ad Aur. Aut/.
(î ( Voir J.-A Fabrl'iï Bibl. Lat. 1. IV, c. 3.
(3) Grand Oict. Jlist-, t. I, p. 118.
(4) IJist. du moqen di/e, t. I, p. 451.
■ S) Hist. de la décadence de l'empire rom., t. VII, p. 32.
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Le texte d'Orae selon l'édition Havercamp.
Csesar. composais apud Thessaliam remis, Alexandriaui venit, ptrlatoquc ad se ac visa Pompeii capitu annuloque, Hevit. Cumque se in regiam recepisset, eludebatur a iutoribus, tmominus pecumam acciperttjempla suaaslu spoliantibus, utetregios Ihesauros vacuos sese ostenderentelininvidiam Cxsaris populum concitarent. Prselerea Achillasdux regi.us,imbulus semel Pompeii sanguine, Cxsaris quoqucnecemmedita.batur.Nam jussus exercilum dimillere. cui prxerat vigenii millium armalorum, non modo sprevit imperium,verum et aciem direxil, In ipso prxlio regia classis, forte subdiictajubelurincendi.EaJlammacum parlent (1) quoque urbis invasisset, qvadnngenta (2) millia librorum, proximis forte xdibus condita, excusstt; singulare profepto munhnentum sludiicurxquemajorum qui lot tantoque illus/hum ingeniommopera congèleront. Vnde quamlibet hodteque (3) in tempUs exstent, qux et nosvidimus, or maria librorum • quibusdJreplis (4) exinanila ca a nostri's nomimbus (5) nostris tempoiibus (G) memorent (7), quod quidem verum (8) est • tamen honestius credilur (9) alios libro's fuisse q„,r.siios, qui pristinas studiorum curas xmajarentur, quam a lia m ullam (10) tu,,'- fuisse biliothccam qux extra quadrnujmla millia (11) librorum fuisse, acper hoc evasisse credalur(l2). Csesar postea, etc., (liv. vi. cap. 15).
(I) Alias: partes. — (I) Havercamp cila plusieurs auteurs qui parlent de même do cette bibliothèque : Tlte-Llve Plutarqtio, Senèq-ie; Anlu-Gelle élève même le nombre des volumes qu'elle contenait a sept cent mille (vi, cap. 17.)— (3) Alias: hodie, ÇUS. — (1) Alias : dcrelictis. — (5) Ces mots manquent dans une édition, la 4" do Leyde. — (6) Quelques anciennes éditions portent : noslrisque temporibus. — (71 Alias : memorentur.
(•)• Havercamp met ici cette réflexion : Hoc mM glossam rno.rgina.lem tapere videtur. Il n'est pas en effet, hors do vraisemblance que ce quod quidem verum est, ait été une note de copiste uuia d'abord en margo, puis introduite dons le texte, comme il est arrivé quelquefois; mais la
osition n'en est pas moins gratuite, pu I -n ne cite aucun manuscrit qui vfeuue à son appui, nrrait tout aussi bien supposer qu'il v avait
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La traduction de ce texte atissi littérale que possible.
César, après avoir réglé les affaires en inessalie, vint à Alexandrie où on lui présenta la tête et l'anneau de Pompée et en les voyant, il pleura. Lorsqu'il se lut retire dans le palais du roi, il fut joué par les partisans de celui-ci, pour quil reçût moins d'argent ; ils avaient.
1 astuce de dépouiller leurs temples aliu de se montrer vides ainsi que les trthoix royaux et d'exciter contre César l'aversion du peuple. Eu outre, Achillas général du roi, déjà souillé du sang de Pompée, méditait aussi la perte de César ■ car, ayant reçu ordre de congédier l'armée de vingt mille soldats qu'il commandait, non-seulement il méprisa cet ordre mais il la mit en bataille. Dans le combat même, l'ordre fut donné d'incendier la flotte royale, qui peut-être se dérobait.
La flamme, ayant envahi aussi une partie de la ville, consuma quatre cent mille livres qui se trouvaient par hasard serrés dans les édifices voisins ; éclatants vestiges, certes, de l'étude et du soin des anciens, qui avaient rassemblé tant et de si grands ouvrages des illustres génies.
D où viendrait tout ce qu'il y a encore aujourd'hui dans les temples", et ce que nous avons vu, d'armoires de livres ; desquels pillés on dit qu'elles ont été dégarnies par les nôtres, dans notre temps, ce qui est même vrai ; cependant il est plus convenable de penser que d'autres livres aient été recherchés à l'imitation de ce que l'amour de l'étude avait inspiré aux anciens, que d'y avoir eu, alors, quelque autre bibliothèque que l'on croirait avoir été en dehors des quatre cent mille volumes et avoir par l,i échappé à 1 incendie (1). César, ensuite, etc.
la nu non ■ i ■ ; i donnait le sens opposé et qui s'est trouvé supprimé. Ou pourrait, à laide de cea sortes •le •oppositions, changt-r lous les textes.
aroamp dit qu'a partir decetawenle texte
Mt difficile à comprend™. Nous ne pensons pas
it'ii ."'"" !ea| W° susceptible d'un seul sens.
(10; Cet ullnm manqne dons quelques éditions
(H)Uiu:CÇÇCU (ItlÊtiulaZdMtimmiM,
dans ce cas, d faut que le second fuisse précédent •oit changé en fuisiet, sans quoi la phrase n'est plus grammaticale.
On penl r.ji arquer cfne les variante» des diverse» copies ne changent pas le ions.
(1) On peut donner eetto autre traduction pfau française et plus explicative du passage important: > C'est de lu que seraient \enues les armoires do livres qui sont encore aujourd'hui dans les temples et que nous avons vues, hues qui ont été, it-oo, pillés et armoires qui ont été en partie dégarnies par les nôtres dans notre temps, ce qni est mémo conforme • la vérité ; copendant il est plus convenable de penser que l'on avait collectionné, dans ces temples, d'autres livres, à l'imitation do ce quo l'amour de l'étude avait inspiré anx anciens, que de supposer qu'au temps de César il y eut eu quel autro bibliothèque en dehors des quatre cent mille volumes, laquelle aurait échappé à l'inoendie. >
Le mot honeslius se comprend à merveille do la part d'un chrétien : n'élait-il pas, en effet, pour Orose, plus honnête et plus convenable dadm.
l'hypothèse d'après laquelle les livres détruits les chrétiens étaient de» ouvrages nouveaux d'iciteurs ennemis du christianisme, qne celle d« quelle il s'en serait suivi que ces livres étaient des œuvres d'anciens génies, considérées déjà cou très-précieuses a oetto époque?
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