OSE
que ceux auxquels ils attribuent tous ces vices.
Nous voyons d'abord qu'aucun hétérodoxe ne fut fort scrupuleux sur le cboix des moyens propres à répandre sa doctrine, à se faire des partisans, ù décréditer et à ruiner le parti de ses adversaires. Nous jugeons, en second lieu, par la véhémence de leur style, par la chaleur de leurs déclamations, par la noirceur de leurs calomnies, que leur caractère n'est pas fort doux. Enlin, la licence des mœurs de la plupart nous donne lieu de penser qu'ils n'ont pas beaucoup d'horreur pour toute espèce de crime qui pourrait leur être utile, dès qu'ils seraient en état de le commettre impunément.
Dès qu'il est incontestable que la religion défend et proscrit toute mauvaise action quelconque, il n'y a qu'un cerveau dérangé qui puisse se persuader qu'il lui est permis d'en commettre une par zèle pour la pureté de la foi. Or, nous ne comprenons pas que l'hérésie, l'incrédulité ni l'athéisme, puissent être de meilleurs préservatifs contre le dérangement du cerveau que la docilité des croyants. Vuij. Zèle de Religion.
Bergier.
OS (la chai pente des) (Thé.ol. mixt.
scien. anat.) — V. Squelette.
OS. Il était défendu aux Juifs de briser les et de l'agneau pascal après l'avoir mangé, E.nid., c. 12, y 46.
(In ne voil. p;is d'abord quelle pouvait être la raison Û6 cette défense ; mais saint Jean l'évangéliste, en racontant la mort de Jésus-Christ, fait remarquer qu'on ne lui rompit point les os, comme l'on avait fait aux deux larrons eruoitiés avec Lui, et il • rapporte à et sujet la drtfc de l'Exode :
Vous n'en Mi it les es, afin
de nous faire comprendre que le sacritice de l'agneau pascal était une ligure de celni de Jésus-Christ immolé pour la rédemption du naonée.
Ces Hébreu disaient : Vous êtes ma chair ■ I net m, pour dire nous sommes de même sans, nous sommes
i croches parents ; cette expression sem- >lait faire allusion à ce que dit Adam,
lorsqu'il vit l'épouse qui avait été tirée de sa propre substance : Voilà la chair de ma chair et les us de mes os. Ger., c. 2, t 23.
Les os signifient quelquefois la force du corps. Ainsi le Psalmiste dit :
Mes os sont affaissés, disloqws, brisés, pour exprimer la perte entière de ses forces ; souvent aussi ils signifient l'intérieur de l'homme et toute sa substance : lorsque Job et David disent, mes os sont troublés, effrayés, humiliés, c'est comme s'ils disaient, le trouble, la frayeur, l'humiliation m'ont saisi tout entier, ont pénétré jusqu'à la moelle de mes os. Pour exprimer la difficulté de se défaire des mauvaises habitudes de la jeunesse, Job dit, chap. 20, f M, en parlant d'un pécheur obstiné : Les vices de sa jeunesse demeureront encore dans ses os, et dormiront avec lui dans la poussière du lambeau.
Dieu avait ordonné de briser et de réduire en poudre les os des idolâtres et des impies, afin qu'il ne, «estât rien d'eux après leur mort ; aÏDii briser les os des pécheurs, signifie souvent effacer leur mémoire. Il est dit, au contraire, que Dieu conservera, engraissera, fera germer les os des justes, c'est-à-dire qu'il conservera leur mémoire et la rendra respectable. C'est une allusion à l'usage des patriarches île garder par respect les os de leurs pères, afin de s'en rappeler le souvenir. Joseph mourant en Egypte ordonna à ses enfants i ses proches rie conserver ses os, et de les transporter avec eux lorsqu'ils partiraient de Kkgj pie pourse rendre dans la Palestine, fiai., c. ,'i0, ^ 13 ; et Moïse eut grand soin de faire exécuter cette dernière volonté, Er.od., c. 13, f 19. Saint Paul fait remarque!
la foi de Joseph, qui attestait ainsi à ses descendants que Dieu accomplirait certainement les promesses qu'il avait faites à Abraham, lb!,r., a. Il, f 22. BtjieiË*.
OSCULUM. Voyez. Baiser de tau.
OSÉE est le premier des douze petits prophètes; il a été contemporain d'Amos et d'isaie; il coinmenea à prophétiser vers l'an