‹ Dictionnaire de théologie approprié au mouvement intellectuel de la seconde moitié du XIXe siècle par l'abbé le Noir. Volume 1 (volume 3)Chapitre 102 sur 166 · ANC · texte numérisé non relu

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noncer contre ce qu'il possédait, pen-' dant qu'il pouvait en faire un don ou une oblation au Seigneur.

Il faut donc traduire ainsi à la lettre : « Tout anathéme qu'un homme » aura juré au Seigneur, hors de ce » qu'il possède, en hommes, en ani- » maux, en terres qui lui appartien- » nent, ne sera ni vendu ni racheté ; » parce que tout anathéme est sacré » devant le Seigneur. Tout anathéme » ainsi juré, ne sera point racheté, » mais mis à mort. » Dieu permettait à un homme de racheter ce qu'il avait voué et qui lui appartenait, mais non de racheter ce qui était aux ennemis et ne lui appartenait pas. Il est certain que la préposition mi ou min du texte hébreu, que l'on traduit ordinairement par de ou ex, signiiie aussi hormis, excepté. Yoy. Glassii Philolog. Sacra, col. 1158, 1159,1166.

Bergier.

ANATOLE, (thcol. hist. biog. et bibliog.) — Il était d'Alexandrie, en Egypte, et fut un des pn miers savants de son époque : arithmétique, géométrie, physique, astronomie, rhétorique, philosophie lui étaient familières. Il ouvrit à Alexandrie une école aristotélicienne, et obtint, par son ami Eusèbe, plus tard évêque de Laodicée, le pardon de tous ceux de sa ville qui se soumirent librement aux romains, quand ceux-ci enlirent le siège en 269 (1). Anatole, dans un voyage qu'il lit en Syrie, fut choisi pour coadjuteur destiné à lui succéder par l'évêque de Césarée de Palestine; mais étant parti pour Antioche afin d'y assister au concile tenu contre Paul de Samosate, il fut retenu par le peuple de Laodicée et élu par lui pour évêque, à la place de son ami Eusèbe qui venait de mourir. On ignore la date de sa mort, mais on sait qu'elle arriva pendant qu'il était à son poste'.

Anatole était surtout mathématicien et brillant orateur. Ses ouvrages sont perdus ; Eusèbe nous a seulement conservé un fragment du principal, et il reste aussi quelques fragments

(1) Eusèbe. Hùt. e:cl., VU, 32.

de dix livres qu'il avait composés sur l'arithmétique. Le Noir.

ANCIEN. Le gouvernement le plus naturel et le plus sage est celui des anciens. Chez les patriarches, toute l'autorité était entre les mains des chefs de famille. Moïse, parle conseil de Jéthro, en choisit un nombre dans chaque tribu pour rendre la justice et faire observer la police parmi le peuple. Exod., c. 18, y 18 et suiv.

Chez les Romains, le sénat était l'assemblée des vieillards , senes. Les apôtres établirent cette forme d£ gouvernement pour maintenir l'ordre dans l'Eglise de Dieu. Saint Paul, qui ne pouvait pas aller à Ephèse, fait venir les anciens de cette Eglise, et leur dit : « Ayez attention sur vous- » mêmes et sur tout le troupeau » dont le Saint-Esprit vous a établis > surveillants, pour gouvernerl'Eglise » de Dieu qu'il s'est acquise par sou » sang. » Act., c. 20, y 17, 28. Les apôtres délibèrent avec les anciens au concile de Jérusalem, et décident ensemble, c. 15, y 6, 22, 23, 41.

Saint Jean, qui a représenté dans l'Apocalypse l'ordre des assemblées chétiennes ou de l'office divin, place ce président surun trône, etvingl-quatre vieillards sur des sièges autour de lui. Apoc, c. 4 et 5. Ces anciens ont été nommés prêtres, Ttp6o6ÛTspoi, vieillards ; le président, évêque, éizimcnzos surveillant. Ainsi s'est formée la hiérarchie.

Il ne s'ensuit pas de là que le gouvernement de l'Eglise, dans son origine, a été purement démocratique comme le soutiennent les calvinistes ; que les évèques ne devaient et ne pouvaient rien décider sans avoir pris l'avis des anciens. Nous voyons, par les lettres de saint Paul à Timothée et à Tite, qu'il leur attribue l'autorité et le pouvoir de gouverner leur troupeau, sans être obligés de consulter l'assemblée, si ce n'est dans les ( circonstances où il était besoin de témoignages. Voyez Evêque, Hiérarchie. Bergier. '

AIÏCYRE (Conciles d'), {théol. hist.

conc.) — Après la granie persécution de Dioclétien, les évèques tinrent un

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